Peine de mort avec sursis pour l'épouse de Bo Xilai

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Gu Kailai, l'épouse du dirigeant communiste déchu Bo Xilai, a été condamnée à mort avec sursis pour l'assassinat d'un homme d'affaires britannique. C'est désormais le procès de son époux qui est attendu.

 L'épouse de Bo Xilai passera probablement le reste de ses jours en prison. Gu Kailai a en effet été condamnée ce lundi à la peine capitale assortie d'un sursis à exécution de deux ans, a annoncé lundi un porte-parole du tribunal. Autrement dit, si dans ce délai, elle ne commet aucune infraction, elle devrait voir sa peine transformée en prison à vie.

L'avocate chinoise a été condamnée à l'issue d'un procès éclair qui s'est déroulé le 9 août. Lors des audiences, elle avait reconnu avoir empoisonné l'homme d'affaires britannique Neil Heywood, un proche de sa famille.

L'un des domestiques de Gu Kailai ainsi que quatre policiers ont également été condamnés pour complicités à des peines allant de cinq à onze ans de prison. La principale condamnée ainsi que son ancien domestique ont précisé qu'ils ne feraient pas appel de ce jugement.

Bientôt un procès pour Bo Xilai?

Ce procès intervient à quelques semaines d'un congrès du Parti communiste chinois au cours duquel le bureau politique doit être renouvelé. Avant que n'éclate le scandale qui a contribué à sa chute, Bo Xilai faisait partie des "étoiles montantes" du parti. L'ancien chef du Parti communiste de la municipalité de Chongqing, qui n'a pas été vu en public depuis le mois de mars, pourrait faire l'objet de poursuites pénales liées au meurtre de Neil Heywood.

Selon des sources de police à Chongqing, il aurait en effet tenté d'étouffer l'enquête lancée sur sa femme après avoir appris les soupçons qui pesaient sur elle. Bo Xilai avait été écarté de ses fonctions en mars à la suite de la défection en février de son bras droit Wang Lijun, "super-flic" de Chongqing qui avait pris brusquement la fuite et trouvé refuge dans le consulat américain de Chengdu, où il avait dévoilé les accusations de meurtre.

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Commentaires
a écrit le 20/08/2012 à 11:08 :
Certes. Mais que fait cet article en Une de la section économie? La Tribune est une ONG maintenant?

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