Un premier porte-avions livré à la marine chinoise

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La presse officielle a annoncé dimanche la livraison à l'Armée populaire de libération du premier porte-avions chinois, un ancien bâtiment soviétique réhabilité.

La cérémonie de remise du premier porte-avions chinois a eu lieu dans le port de Dalian, dans le nord-est de la Chine. La mise en service actif du bâtiment devrait avoir lieu plus tard, a indiqué le "Global Times" sans autre précision.

Ce navire de 300 mètres de long, un ancien porte-avions soviétique baptisé le Varyag, dont la construction avait été stoppée en 1991 lors de l'effondrement de l'Union soviétique, a fait l?objet de longs travaux de rééquipement par un chantier naval chinois. Depuis août 2011, il avait fait l?objet de nombreux essais en mer.

Regain de tension en mer de Chine 

Sa livraison intervient alors que les tensions dans la région Asie-Pacifique se sont intensifiées depuis que la Chine a affirmé sa détermination vis-à-vis du Japon, du Vietnam et des Philippines. Le conflit qui l?oppose au Japon au sujet de l'archipel inhabité des Senkaku, revendiqué par la Chine sous le nom de Diaoyu dure depuis les années 1970. Cet archipel est situé en mer de Chine orientale, à 200 km au nord-est de Taïwan et à 400 km à l'ouest d'Okinawa, dans le sud du Japon. Mais il a connu un regain d?intensité lorsque le gouvernement japonais a racheté début septembre trois îles à la famille japonaise qui les possédait.
Dans ce contexte, Pékin a d?ailleurs repoussé une cérémonie marquant le 40e anniversaire de la normalisation des relations entre la Chine et le Japon.

De lourds investissements de modernisation programmés

Selon un rapport du Pentagone paru en mai, Pékin, dont le budget militaire a officiellement atteint 106 milliards de dollars en 2012 en progression de 11,2%, prévoit d?investir dans la modernisation de son armée de l'air, ses sous-marins, ses armes anti-satellite et ses missiles anti-navires. Selon ce même rapport, les investissements réels de la Chine pour sa défense se situeraient entre 120 et 180 milliards de dollars.

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Commentaires
a écrit le 24/09/2012 à 15:13 :
LA Question est maintenant : On attend quoi pour mettre en ordre notre position européenne en nous dotant d'une armée unique paneuropéenne. Ceci aurait l'avantage de faire des économies sur chaque nation, et de montrer aussi les crocs, car nous n'avons rien a envier a qui que ce soit en matière de technologie et d'organisation. Le vieux continent, dont sont issus les US et qui a attendu que la chine s'éveille va-t-il enfin se botter le cul une bonne fois pour toutes ? Mais non, on n'a a Bruxelles que des laquais de l'économie américaine, même pas élus, et qui font tout ce qu'il faut pour maintenir une zizanie destructrice, sur demande des financiers UK et UK....
Réponse de le 26/09/2012 à 1:09 :
vive la grece , avec ses commandes d'armes .
sinon pas bien le recession ...............
quand a montré les dents faut faire attention quand on le fait aprés on appel a l'aide! us
juste retour de leur magouille eco (cf crise de 29 ,...... compte de la grece .....)
a écrit le 24/09/2012 à 13:59 :
Vendre des verges pour un jour se faire fouetter....on est habitué aux visions à court terme de nos politiciens.
a écrit le 24/09/2012 à 12:02 :
après que les Russes aient vendu les copies du soyouz aux Chinois (on a vu ce qu'ils en ont fait avec Shenzou et Tiangong), c'est maintenant au tour d'un ancien porte-avions et des vieux Su 27. Nul doute que les Chinois vont en tirer un grand profit pour la "défense" de leurs intérêts.
a écrit le 24/09/2012 à 11:30 :
Oui ils ont mis 20 ans à enfin réussir à en faire quelque chose. Ils ne savent pas bien, à ma connaissance, fabriquer des catapultes à vapeur (pourtant ils sont fort en matière de vapeur en général...), ce qui est rédhibitoire pour un porte-avions... Quand au groupe aérien embarqué, ils ont des Su-27 qu'ils ont copiés...
a écrit le 24/09/2012 à 7:53 :
Pas de quoi s'affoler: c'est un chantier qui était annoncé depuis plusieurs années. Encore faut-il avoir l'aviation embarquée. Et surtout la maitrise d'un tel outil aéronaval. Gageons sur l?opiniâtreté et la ténacité des militaires chinois pour y arriver, donc gardons un ?il ouvert, un doigt pas trop loin de la gâchette. Mais de la à se faire du mauvais sang, d'autres problèmes sont actuellement présents en Europe, notamment économiques...
Réponse de le 24/09/2012 à 11:03 :
un doigt sur la gachette
Réponse de le 24/09/2012 à 11:52 :
Les Japonais devraient le garder, ce doigt sur la gâchette, en tout cas.

Cela dit le Japon a aussi ses porte-avions (ses porte-hélicoptères, en fait : il parait que ça fait moins "japon de 1945"), et je trouve que c'est surtout inquiétant pour des pays moins développés que le Japon, du genre Vietnam, qui n'ont pas de gâchette où poser leur doigt.
Réponse de le 28/09/2012 à 22:52 :
@ Uzbad: les Vietnamiens ont déjà pressé sur la gâchette en 1978 et rossé l'armée chinoise dans les jungles de leur frontière commune. Le terrain n'ayant guère changé, il devraient pouvoir recommencer...

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