Les talents de demain se trouveront du côté des pays en développement

Par latribune.fr  |   |  346  mots
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A l'horizon 2021, le marché du travail international connaîtra un déséquilibre géographique au niveau de la répartition des talents. Et pour faire face à cette nouvelle donne, les entreprises devront repenser leurs modèles.

Construction, transport, hôtellerie, santé... Tels sont quelques-uns des secteurs pour lesquels la France manquera cruellement de talents d'ici dix ans, comme le révèle la dernière étude mondiale du célèbre cabinet de conseil Tower Watson.

Pour réaliser son étude, en association avec l'Oxford Economics, le Center for Effective Organizations de l'Université de Californie du Sud et des multinationales de renom, le cabinet s'est appuyé sur des données publiques ainsi que 352 professionnels des ressources humaines.

Surplus de talents dans les pays en développement

Et le constat est sans appel. Ce sont en majorité des pays en développement (tels que l'Inde, l'Indonésie, la Colombie et l'Afrique du Sud) qui offriront un surplus de talents d'ici une dizaine d'années. A contrario, des économies matures comme les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Canada, l'Italie, et la France, mais aussi le Japon et la Corée du Sud seront en quête de travailleurs qualifiés, en partie à cause leur population vieillissante.

Un déséquilibre qui s'explique notamment par "une adoption rapide des nouvelles technologies, la poursuite de la mondialisation, les changements démographiques et une concurrence accrue", selon Lou Celi, Président d'Oxford Economics pour l'Amérique.

De nouveaux business models

Les entreprises devront donc s'adapter et repenser leurs business models. Elles privilégieront ainsi de nouvelles compétences telles que l'agilité mentale, les compétences interpersonnelles et de communication ou la capacité à évoluer à l'international.

Au total, d'ici 2021, la France accusera une pénurie de talents (-0,6%) dans divers secteurs, dont la construction (-3,2%), les transports (-1,8%), la santé (-1%) et l'hôtellerie (-0,4%), concernant les actifs n'ayant pas le Bac. En revanche, l'Hexagone sera en surplus d'actifs dans les domaines de l'éducation (+1,6%), du secteur minier (+3,1%) ainsi que celui de l'information et de la communication (+0,9%).
 

Reste que pour les actifs de niveau bac ou plus, la France sera en surplus de talents (+0,1%), notamment dans les secteurs minier (+3,5%), manufacturier (+1,7%), des transports (+0,6%), de l'administration publique (+0,7%) et de l'éducation (+0,7%).

 

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