Spécial élections italiennes : «Nous vivons une crise sans équivalent depuis la guerre »

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Ultime meeting de Mario Monti, à Florence. Les grands partis politiques tenaient vendredi leurs dernières réunions publiques avant les élections législatives italiennes de dimanche et lundi, qui pourraient ouvrir une nouvelle période d'instabilité.
Ultime meeting de Mario Monti, à Florence. Les grands partis politiques tenaient vendredi leurs dernières réunions publiques avant les élections législatives italiennes de dimanche et lundi, qui pourraient ouvrir une nouvelle période d'instabilité. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Une grande majorité des chefs d'entreprise italiens, principalement des PME, sont en colère. Ils dénoncent la bureaucratie tatillonne, l'alourdissement de la fiscalité et la diculté à trouver des crédits. Reportage auprès de ceux qui restent encore le fer de lance de l'économie de la Péninsule.

«Ne le dites pas, mais la crise est si grave que je conseille aux entrepreneurs de ne pas payer la location des machines et de privilégier le paiement des salaires des ouvriers. » Ce président de la Chambre de commerce d'une grande ville industrielle regarde les chiffres de la croissance et l'augmentation rapide du chômage, avant d'expliquer : « Les sociétés de leasing ont déjà plein de machines sur les bras et cela leur coûterait trop cher de venir en démonter d'autres et de les entreposer dans un hangar. Il vaut mieux ne pas les payer plutôt que d'être obligé de licencier du personnel qualifié. Mais ce petit jeu ne pourra pas durer longtemps. On peut encore tenir six mois, mais si la demande ne repart pas, ce sera la catastrophe. »La plupart des entrepreneurs italiens vivent désormais dans l'urgence. Depuis le début de l'année, cinq entrepreneurs du nord du pays se sont suicidés. « Nous vivons une crise sans équivalent depuis la guerre », s'alarme le constructeur Paolo Buzzetti. « Le secteur est en train de mettre la clé sous la porte. Les entreprises ne licencient pas seulement les ouvriers, mais aussi les secrétaires et même les ingénieurs. » Depuis le début de la crise, le BTP a ainsi perdu plus de 500000 emplois. « Personne n'a jamais affronté une crise de cette ampleur », confirme Maurizio Torreggiani, président de la section de Modène de la Confédération nationale des artisans. Pendant des années, ce territoire qui s'étend jusqu'à la ville de Ferrare et représente 2% du PIB italien, a accumulé les performances économiques grâce au développement de pôles industriels dans le textile, la céramique, l'agroalimentaire et la mécanique. « Il y a peu, le taux de chômage ne dépassait pas les 3%. Aujourd'hui, il est au-dessus de 8% », s'inquiète Maurizio Torreggiani.

Les remèdes trop sévères de Mario Monti

La cure d'austérité du gouvernement de techniciens de Mario Monti a permis de redresser les comptes publics et de calmer les marchés. Mais au prix d'une récession qui contraint nombre d'entreprises à réduire la voilure, à licencier, voire à fermer. D'autant que la pression fiscale demeure l'une des plus élevées du monde. En Italie, le taux de prélèvement global sur les sociétés atteint 68,3%, dont 22,9% d'impôts sur les sociétés et 43,4% de charges sociales. La réintroduction d'un impôt foncier très lourd à la fin de 2012 a fini par affaiblir la consommation des ménages. « Les impôts sur les habitations s'élèvent au total à 44 milliards d'euros, est-ce normal? », s'indigne Paolo Buzzetti. « Pour verser un salaire mensuel de 1500 euros à un ouvrier, il faut verser en brut 4200 euros », résume-t-il.
De manière générale, chez les petits patronaux, on reconnaît que l'assainissement des comptes est nécessaire mais on estime que la cure du « Professore » est trop drastique. « La situation a empiré avec la recherche de l'équilibre budgétaire, c'est une politique complètement erronée. C'est le témoin de l'idiotie des choix politiques effectués jusqu'ici », conclut Paolo Buzzetti. À demi-mot, certains entrepreneurs lâchent aussi que la lutte contre l'évasion fiscale, en période de crise, a aggravé la situation : « Les gens qui ont de l'argent ne le dépensent pas car ils craignent de se retrouver avec les inspecteurs du fisc sur le dos », confie Paolo Buzzetti. En 2012, l'agence de recouvrement des impôts Equitalia a régulièrement été prise à partie par des artisans et des commerçants, qui ne parvenaient plus à régler les impôts réclamés par l'État. En mars dernier, devant le siège d'Equitalia à Bologne, Giuseppe C., un petit entrepreneur, s'est installé dans sa voiture et s'est immolé par le feu.

La garantie de l'état ne suffit plus aux banques

La situation est d'autant plus ubuesque que l'État qui réclame le versement des taxes ne paie pas, lui, ses fournisseurs qui n'ont très souvent même plus accès au cré-dit. Les banques ont en effet fermé le robinet des prêts. « J'ai décroché un contrat pour produire une fic-tion pour la Rai [la télévision publique italienne, ndlr] mais la banque qui me connaît depuis des années refuse de m'accorder un crédit pour faire démarrer le tournage », s'indigne cette dirigeante d'une petite société de production qui compte pourtant une dizaine de films à son actif. « Ils nous étranglent », s'exclame-t-elle, dans l'attente d'obtenir un prêt à 7% d'un autre institut de crédit. Les cas similaires sont légion. Même les garanties de l'État ne suffisent plus. « Le dernier gouvernement Berlusconi avait approuvé une loi pour aider les jeunes à emprunter de l'argent pour acheter un logement. L'État se portait garant pour obtenir des prêts. Mais presque tous les couples qui se sont présentés au guichet se sont vus refuser les crédits », fulmine l'agent immobilier Paolo Righi.
« Ce qui tue le pays, c'est la multiplicité et la complexité des règlements », juge Marco Achili, patron d'une petite société milanaise de photovoltaïque. « Chaque organisme administratif a sa propre interprétation d'une même procédure et réclame d'autres documents et justificatifs que ceux que l'on a pu vous demander auparavant. C'est sans fin », se lamente-t-il. À tel point que certains entrepreneurs envisagent sérieusement de délocaliser. D'autres n'hésitent plus à dire qu'ils voteront les 24 et 25 février pour le mouvement populiste « 5 étoiles » de l'humoriste Beppe Grillo qui propose d'envoyer balader tout le système. Il y a quelques jours à Trévise, dans cette très industrielle région du nord-est, une délégation de petits patrons et d'artisans est venue rencontrer le tribun. Emmenés par Massimo Colomban, fondateur du groupe de construction Permasteelisa, ils ont expliqué : « Nous ne croyons plus les partis traditionnels. Nous ne parvenons plus à payer les impôts et les fournisseurs. » Et d'ajouter à l'adresse de Beppe Grillo : « Soit tu fais la révolution, soit nous descendrons dans la rue avec les fourches à la main. »Dans ce contexte dramatique et tendu, rendu encore plus difficile par une succession de scandales mêlant la politique et des grands groupes comme Finmeccanica et la banque Monte Paschi di Siena, quelques sociétés dynamiques, innovantes et compétitives parviennent néanmoins à tirer leur épingle du jeu et à relancer les exportations italiennes. Le groupe alimentaire de Trévise Pasta Zara (qui exporte 92% de sa production) vient par exemple d'annoncer 60 millions d'euros d'investissements d'ici à 2018 et l'embauche d'une cinquantaine de personnes. Quant aux dirigeants de Ferrari, emblème de la technologie et du design italiens, ils viennent d'annoncer, pour 2012, le meilleur résultat historique de la marque avec un chiffre d'affaires de 2,43 milliards d'euros, en hausse de 8%...

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a écrit le 28/02/2013 à 10:05 :
Cela vaut aussi pour l'Italie, ce papier est de février 2012, lisez bien la fin du texte.
Zone euro : "nous vivons une tentative de coup d'Etat larvé"

A 69 ans, Charles Gave a créé plusieurs sociétés financières dont la dernière, GaveKal, basée à Hong Kong. Il s'est fait connaître du grand public en publiant "Des lions menés par des ânes" ou "L'Etat est mort, vive l'Etat".

Vous avez été un des premiers à prédire les difficultés de l'euro. Vous trouvez-vous aujourd'hui conforté ?
Depuis la création de l'euro, je n'ai cessé de dire qu'il s'agissait d'un système bancal qui ne peut fonctionner puisqu'il n'existe pas de mécanisme d'ajustement des différences de productivité des pays membres. Autrefois, ces différences étaient réglées par des dévaluations ponctuelles devenues impossibles. Ce qui ne peut s'ajuster a vocation à exploser. Aux États-Unis, il existe aussi des différences de productivité entre États, mais il y a une volonté de vivre ensemble, ce qui, pour Ernest Renan, constituait une nation, qui conduit à accepter que l'on taxe les plus productifs pour payer les moins productifs. Cette volonté n'existe pas en Europe, qui est une civilisation et non un pays. L'euro est donc une tentative, faite par une classe politique de créer une nation européenne. La crise, pense-t-elle, forcera la création d'un État fédéral, de transferts entre les pays et d'un ministère des Finances. C'est une espèce de coup d'État larvé contre les souverainetés qui est en train d'échouer. Car, comme l'a montré le cas de l'Union soviétique, la technocratie, cela ne marche pas. C'est la liberté qui marche.
Vous évoquez une « tentative de coup d'État ». Pourquoi cette tentative : par volonté de puissance ou parce que, sincèrement, ces politiques pensent que l'Europe est une solution ?
Depuis soixante ans, coexistent deux idées européennes. La première, celle de De Gasperi, Adenauer, Pie XII et Robert Schumann, voulait recréer l'Europe catholique des XIIe et XIIIe siècles, et voyait dans l'Europe un espace de liberté basé sur le principe de la subsidiarité. En cas de problème entre deux entités, on en appelle à l'échelon supérieur et on crée des instances d'arbitrage. La seconde est celle de Jean Monet et des technocrates français qui ont décidé de créer un État pour faire renaître l'Empire romain afin de s'opposer aux Américains et d'empêcher la domination allemande. Cette vision l'a emporté. Évidemment, la volonté d'augmenter leur pouvoir personnel existe aussi. Ces technocrates pensent que leur rôle est d'assurer le bonheur des peuples malgré eux. Ils ne croient pas à la liberté individuelle. Il suffit d'observer les institutions européennes : il n'y a pas de séparation des pouvoirs.
Pourquoi la classe politique française ne s'est guère opposée à cette dérive ?
Depuis la présidence Giscard, la France est gouvernée par une classe administrative qui, de droite comme de gauche, est représentative de cette idée technocratique. Les référendums sur Maastricht ou sur la Constitution européenne ont montré que le peuple n'acceptait pas cette dérive. Mais il l'admettait. À présent, les gens se rendent compte que cela ruine le pays. La prochaine étape sera donc de se débarrasser de cette classe administrative. Mais j'ignore comment.
La voie fédéraliste ne peut-elle pas l'emporter ?
C'est ce qui s'est passé jusqu'à présent. Tout le monde s'est mis au garde-à-vous au dernier sommet de Bruxelles, mais le diable est dans les détails. Plusieurs pays, comme le Royaume-Uni, l'Espagne, la République tchèque, ne semblent pas prêts à accepter les abandons significatifs de leur souveraineté.
La convergence franco-allemande ne vise-t-elle pas à contourner ces difficultés ?
Elle signifie d'accepter des hauts fonctionnaires allemands à Bercy qui ordonnent ce que l'on peut dépenser ou pas. La France a un tiers de fonctionnaires de plus que l'Allemagne pour 100 habitants. Le fonctionnaire ne produit rien pour l'exportation. Le défaut de compétitivité française par rapport aux Allemands est donc lié au poids de l'État. Comme la France semble incapable de dégraisser son État, il faudra, en cas de convergence, que les ordres viennent de Berlin. Je viens d'une famille qui a quitté l'Alsace en 1870 pour rester français et je ne perçois pas l'avantage pour la France de devenir un protectorat allemand. Et l'opinion ne l'acceptera pas.
Mais la France pourrait ainsi retrouver sa compétitivité...
C'est déjà ce que disait le maréchal Pétain, non ?
Nombre d'économistes mettent en garde sur les conséquences de la fin de l'euro. Qu'en pensez-vous ?
Je ne suis pas très inquiet. Ceux qui vous expliquaient que l'euro allait rendre les femmes plus belles et les oiseaux plus chantants, comme Alain Minc et Jacques Attali, nous expliquent à présent que, si l'on quitte l'euro, ce sera le désastre absolu. Ils se sont trompés. Ils n'ont rien vu, rien compris. Pourquoi leur donner de la crédibilité sur l'après-euro ? C'est comme demander au général Gamelin [chef des forces françaises en 1940, Ndlr] de diriger le débarquement en Normandie. Concrètement : le système bancaire européen est en faillite, le taux de chômage, Allemagne exceptée, est historiquement élevé, la moitié des États européens n'ont plus accès aux marchés financiers dans des conditions normales, la Bourse de Paris n'a pas cessé de reculer depuis la création de l'euro. En 2000, le niveau du CAC était deux fois plus élevé qu'aujourd'hui. Pourquoi ? Parce que l'euro conduit à une mauvaise allocation des capitaux et fait passer l'argent de ceux qui le gagnent à ceux qui ne le gagnent pas. Ceci conduit toujours à un marché vendeur qui, d'ordinaire, ne dure pas plus d'un an et demi. Mais ce marché vendeur dure en Europe depuis dix ans parce que le secteur public, la BCE et les politiques dépensent l'argent du futur pour maintenir une unité qui ne tient pas la route. Le désastre n'est-il pas suffisant pour que l'on passe à autre chose ?
Comment jugez-vous le quinquennat de Nicolas Sarkozy ?
Pour faire des réformes, il faut faire comme Madame Thatcher : être un gouvernement de conviction et pas de consensus. Nicolas Sarkozy a suivi une politique schizophrène : il tenait un discours de réformes et il a essayé de séduire ses ennemis naturels. Comme disait Pompidou : si vous essayez de gouverner avec vos opposants, vous allez perdre vos partisans. Ces cinq ans ont été un échec total, à part la réforme de l'université. Les impôts ont augmenté, les déficits et le poids de l'État aussi. Il n'y a pas eu de réformes.
On ne peut pas réformer la France ?
Les classes politiques grecques ou espagnoles ne voulaient pas non plus faire des réformes. Et puis, quand il n'y a plus eu d'argent et qu'on n'a plus voulu leur en prêter, ils ont été dans l'obligation de se réformer. C'est ce qui se passera en France. Parce que nous ne sommes pas face à une crise économique, mais bien face à une crise d'un État devenu obèse. L'État chinois réalise 30 % du PIB du pays. En France, c'est 55 %. Il faut que notre mur de Berlin tombe, l'État doit sortir des domaines où il n'a rien à faire. Sinon, c'est le FMI qui le fera pour nous. D'après mes calculs, le système français atteindra ses limites en 2013 ou 2014.

a écrit le 28/02/2013 à 9:56 :
BILDERBERG cela me dis quelques chose, ce gouvernement occulte créer par l'OTAN, avec dernièrement, mais cela change chaque année ! Il dirigent donnent des feuilles de route pour le plus grands bonheur des peuples, pardon de leur portefeuille.

Josef Ackermann Banquier suisse, directeur de la Deutsche Bank, vice-président du Forum de Davos.
Roger C. Altman Banquier états-unien, ancien conseiller des campagnes électorales de John Kerry et Hillary Clinton, directeur de la banque d?affaire Evercore Partners Inc.
Francisco Pinto Balsemão Ancien Premier ministre socialiste du Portugal (1981-83), président-fondateur du plus important groupe de télévision portugais SIC. (T)
Fran Bernabè Banquier italien, actuel patron de Telecom Italia (T)
Henri de Castries Pdg de l?assureur français AXA
Juan Luis Cebrián Directeur du groupe de presse écrite et audiovisuel espagnol Prisa.
W. Edmund Clark Banquier canadien, PDF de Toronto-Dominion Bank Financial Group
Kenneth Clarke Ancien vice président de British American Tobacco (1998-2007), Garde des sceaux et ministre britannique de la Justice, vice-président du Mouvement européen UK.
George A. David Pdg de Coca-Cola.
Étienne Davignon Homme d?affaire belge, ancien vice-président de la Commission européenne (1981-85), actuel vice-président de Suez-Tractebel.
Anders Eldrup Pdg de la société danoise des gaz et pétrole DONG Energy.
Thomas Enders Directeur d?Airbus.
Victor Halberstadt Professeur d?économie à l?université néerlandaise de Leiden, il conseille diverses sociétés telles que Goldman Sachs ou Daimler-Chrysler.
James A. Johnson Financier états-unien, il fut un des principaux responsables du Parti démocrate et un des artisans de l?investiture de Barack Obama. Il est vice-président de la banque d?affaire Perseus.
John Kerr of Kinlochard Ancien ambassadeur du Royaume-Uni à Washington, vice-président du groupe pétrolier Royal Dutch Shell (T)
Klaus Kleinfeld Pdg allemand du géant états-unien de l?aluminium, Alcoa.
Mustafa V. Koç Pdg de la holding Koç, première entreprise turque.
Marie-Josée Drouin-Kravis Éditorialiste économique dans la presse écrite et audiovisuelle canadienne. Chercheuse au très militariste Hudson Institute. Elle est la troisième épouse de Henry Kravis.
Jessica T. Mathews Ancienne directrice des affaires globales au Conseil de sécurité nationale des Etats-Unis. Actuelle directrice de la Fondation Carnegie.
Thierry de Montbrial Économiste, directeur-fondateur de l?Institut français des relations internationales (IFRI) et de la World Policy Conference.
Mario Monti Économiste italien, ancien commissaire européen à la concurrence (1999-2005), co-fondateur du Spinelli Group pour le fédéralisme européen.
Egil Myklebust Ancien président du patronat norvégien, directeur de Scandinavian Airlines System (SAS).
Matthias Nass Directeur adjoint du quotidien allemand Die Zeit
Jorma Ollila Homme d?affaire finlandais, ancien Pdg de Nokia, actuel président du groupe pétrolier Royal Dutch Shell.
Richard N. Perle Ancien président du Conseil consultatif de Défense du Pentagone, il est un des principaux leaders des Straussiens (les disciples de Leo Strauss) et à ce titre, une figure majeure du néo-conservatisme.
Heather Reisman Femme d?affaire canadienne, Pdg du groupe d?édition Indigo-Chapters.
Rudolf Scholten Ancien ministre autrichien des Finances, gouverneur de la Banque centrale.
Peter D. Sutherland Ancien commissaire européen irlandais à la concurrence, puis directeur général de l?Organisation mondiale du Commerce.Ancien directeur de BP. Actuel président de Goldman Sachs International. Ancien président de la section européenne de la Commission trilatérale, et vice-président de l?European Round Table of Industrialists, actuel président d?honneur du Mouvement européen Irlande.
J. Martin Taylor Ancien député britannique, Pdg du géant de la chimie et de l?agroalimentaire Syngenta.
Peter A. Thiel Chef d?entreprise états-unien, Pdg de PayPal, président de Clarium Capital Management et à ce titre actionnaire de Facebook.
Daniel L. Vasella Pdg du groupe pharmaceutique suisse Novartis.
Jacob Wallenberg Banquier suédois, il est administrateur de nombreuses compagnies transnationales.
Ce que vous ignorez sur le Groupe de Bilderberg
par Thierry Meyssan
http://www.voltairenet.org/article169364.html
a écrit le 28/02/2013 à 9:27 :
Mario MONTI, Nommé commissaire européen au Marché intérieur en 1995, puis commissaire européen à la Concurrence cinq ans plus tard, il retourne au monde universitaire à la fin de son mandat, en 2004, puis devient, en 2005, consultant pour GOLDMAN SACHS. Depuis 2010 à novembre 2011, il a été président de la section Europe à la Commission Trilatérale. Il est également membre du comité de direction du groupe Bilderberg une entité qui gouverne dans le dos des citoyens.
Un collègue Mario DRAGHI a été, de 2002 à 2005, vice-président de la branche européenne de la banque d'affaires américaine GOLDMAN SACHS. Cette fonction prête à polémique quant à un éventuel conflit d'intérêt : contre rémunération, la banque d'affaires a notamment aidé la Grèce à dissimuler son déficit public via un procédé considéré comme relevant de l'inventivité comptable. En fait 2 chevaux de TROIE dans les instances Européennes sans l'accord des peuples, plus de démocratie, mais la prise de pouvoir mondiale par les banquiers et les multinationales. Le fascisme est en marche, je ne veux plus travailler, je ne consomme plus et j'ai vidé mes comptes, finit les vaccins et les médicaments qui nous rendent malade, cela arrange les politiques pour détruire la France, n'en déplaise sir !
a écrit le 25/02/2013 à 3:57 :
Y a pas que l'Italie: en France aussi on en a marre de la technocracie de Bruxelles et de la sauce socialiste... Les PME et TPE en ont marre d'etre pris pour des vaches a lait... A bas l'Europe, vive les nations, vive notre monnaie souveraine, vive la liberte! A chacun ses propres responsabilites. La soit disante solidarite (notion collectiviste) nous tue! A mort l'Euro et les bureaucrates!
Réponse de le 25/02/2013 à 10:16 :
Un cri du coeur qui fait du bien. Merci ! De plus en plus d'eurosceptiques rejoignent les troupes. Y'a que comme ça qu'on pourra sortir de cette "destruction européenne" que les peuples ne veulent pas.
Réponse de le 25/02/2013 à 10:23 :
Et vive la dévaluation, vive le Franc monnaie de singe comme autrefois, vive la fuite des capitaux vers le $ et le DM, et donc vive le contrôle des changes, vive l'inflation à deux chiffres incontrôlée et incontrôlable, vive les emprunts de la France aux même taux que l'Espagne ou le Portugal, vive l'accroissement sans limite de l'endettement et vive les frais financiers astronomiques qui grèveront encore plus le budget !.
Réponse de le 25/02/2013 à 11:07 :
Et vive la propagande europeiste sans aucune argumentation en face. Ceci-dit on a l'habitude. Vous avez raison depuis 20 ans, l'UE c'est la liberté, la croissance économique et moins de dettes. Lamentable.
a écrit le 24/02/2013 à 16:50 :
La preuve que l'expérience ne sert à RIEN, ne sert pas aux hommes......Triste et dramatique!
a écrit le 24/02/2013 à 11:44 :
....les dirigeants de Ferrari viennent d'annoncer pour 2012 le meilleur résultat historique dela marque avec un chiffre d'affaires de "2, 43 milliards d'euros, "en hausse de 8% !".....Ben tout baigne de ce coté là, non?...
Réponse de le 24/02/2013 à 13:15 :
Au niveau mondial, le nombre de "très riches" explose.
C'est la classe moyenne des pays développés qui est laminée.
Et ce n'est que le début.
Réponse de le 24/02/2013 à 13:54 :
ben, justement, c'est ça qui cloche et que nous devrions ne pas laisser passer, mais personne ne bouge! dans ce cas, comme vous le dites si bien " et ce n'est que le début ", c'est clair et surtout plus que triste !
a écrit le 24/02/2013 à 11:13 :
La politique monétaire de la BCE est en cause pour de nombreux pays (dont la France) !
a écrit le 24/02/2013 à 11:00 :
pareil pour la France : M A R R E de fonctionnaires inutiles et parfaitement couteux : bientôt on descendra dans la rue !!!!!!!!!
a écrit le 24/02/2013 à 8:46 :
Une societe de production qui ne peut produire une fiction pour la TV, une societe de panneaux photovoltaïques travaillant dans un secteur sinistré...effectivement, personne en Europe n'a les moyens de continuer à balancer de l'argent par les fenêtres: itou pour la France (il faut arrêter de subventionner des films sur Asterix (France), ou de charger 2.5 milliards de certificats verts sur les factures d'électricité des belges..
a écrit le 24/02/2013 à 7:59 :
la poltique italienne et son système d' imposition sur la va ne permet pas au facteur social de se developper au maximum même en periode d' election, celà peut developper des peurs chez les voisins europenns
a écrit le 24/02/2013 à 6:49 :
Les riches s'appauvrissent ? C'est un sketch de votre prochain spectacle ?
a écrit le 24/02/2013 à 0:30 :
A paulo :
C'est fait, en rabotant votre retraite.
a écrit le 24/02/2013 à 0:04 :
bureaucratie,fiscalité,reglementation,clientélisme
Comme quoi faut jamais desesperer ,ya toujours pire ailleurs
si Monti y est pas arrivé les autres c est pas la peine d y penser.
L italie comme la France on chacun leur boulet trainé depuis plus d un siècle :
Eux c est le sud , le nord étant la region la plus prospère,inventive et industrielle d europe
Nous c est la ponction publique
Chacun ses turpitudes
a écrit le 23/02/2013 à 23:49 :
Certains sont persuadés que cette crise mondiale est provoquée en vue de l'établissement du Nouvel Ordre Mondial. David Rockfeller avait dit : " Nous sommes à la veille d'une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure et les nations accepteront le Nouvel Ordre Mondial." En lisant certaines citations, on a l'impression d'être en pleine science-fiction. Peut-on croire sérieusement en un vaste complot à l'échelle planétaire ?
Réponse de le 24/02/2013 à 9:05 :
faut croire que oui! un vaste complot, sinon comment "expliquer" que nous nous appauvrissions de plus en plus, et que d'autres s'enrichissent de +en + sur notre dos?? les affairistes mettent à mal, alors qu'il y a de l'argent les pays, les peuples en souhaitant les voir s'aplatir dans leur misère respective et revenir au temps des vassaux et serfs...
Réponse de le 25/02/2013 à 10:20 :
Ce n'est pas un complot c'est une triste réalité dont la génèse a démarré y'a des dizaines d'années. Aujourd'hui tout s'accelère (UE et marché transatlantique qui arrive en 2015) et il faut absolument qu'un maximum de personnes en prenne conscience et se bouge pour l'avenir des générations futures.
a écrit le 23/02/2013 à 17:33 :
Vive l'EU qui met à mal tous les peuples! Bravo !! une belle c..nerie !
a écrit le 23/02/2013 à 14:46 :
Assez amusant car les banques sont nées en Italie en 1492... Et ce sont les Hollandais qui ont inventé la spéculation des tulipes.
Réponse de le 24/02/2013 à 0:01 :
c etait le royaume de venise, pas l italie ;)
a écrit le 23/02/2013 à 13:51 :
En lisant le sous titre "les patrons de PME sont en colère contre la bureaucratie", j'ai cru qu'il s'agissait de la France ! Heureusement, il n'en est rien.
Ou pas encore...
a écrit le 23/02/2013 à 13:24 :
Petit rappel : le fameux Monti, encensé par l'UMPS française, a ajouté 600 milliards d'euros de dettes à l'Italie en moins de deux ans. Seul Sarko a fait pire et Hollande est en voie de battre largement ce triste record.
Réponse de le 23/02/2013 à 17:38 :
C'est faux pas 600 milliards ---
Réponse de le 23/02/2013 à 19:14 :
C'est parfaitement exact au contraire, ils ont été octroyés par le biais du FMI en novembre 2011 et tirés jusqu'en 2012 : http://archives.tdg.ch/actu/economie/fmi-preparerait-pret-600-milliards-euros-italie-2011-11-28
a écrit le 23/02/2013 à 12:17 :
Ferrari, Porsche, Rolls-Royce, le monde va-t-il pouvoir à continuer de tourner en ne produisant que des biens d'exception pour les 10% les plus riches de la population mondiale?
Réponse de le 23/02/2013 à 14:07 :
Pas les 10 pour cent ,ce serait trop beau , mais plutôt les 1 voire 0,1
Réponse de le 23/02/2013 à 16:58 :
@Fab
C'est plus grave que je ne pensais alors...A quand et comment la fin de l'histoire?
Réponse de le 23/02/2013 à 16:58 :
@Fab
C'est plus grave que je ne pensais alors...A quand et comment la fin de l'histoire?
Réponse de le 23/02/2013 à 17:39 :
@JB38 : au lieu de vous focaliser sur comment appauvrir les plus riches, pourquoi ne pas réfléchir sur comment améliorer les revenus des moins riches ?
Réponse de le 25/02/2013 à 11:25 :
@Paulo, vous vous trompez de combat : ce n'est pas leurs revenus, mais leur qualité de vie qu'il faut augmenter ... Si tu augmentes leurs revenus et qu'ils se mettent à manger au Mc Do et consorts, autant ne rien faire.

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