Qui sont ces patrons chinois chouchoutés par François Hollande ?

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François Hollande a accueilli le China Club Entrepreneur, ce mardi midi, à l'Elysée. Le président a déclaré vouloir régler dans un esprit d'apaisement le conflit commercial entre l'Union européenne et la Chine / Reuters
François Hollande a accueilli le China Club Entrepreneur, ce mardi midi, à l'Elysée. Le président a déclaré vouloir régler "dans un esprit d'apaisement" le conflit commercial entre l'Union européenne et la Chine / Reuters
Les membres du China Entrepreneur Club sont reçus, ce mardi 25 juin, à l'Elysée. François Hollande les a accueillis en leur expliquant qu'il souhaitait attirer davantage les investissements chinois privés en France. Qui sont donc ces hommes d'affaires qui séduisent tant l'Elysée ?

Une délégation très spéciale est reçue, ce mardi 25 juin, à l'Elysée. François Hollande accueille une quarantaine d'hommes d'affaires chinois, membres du China Entrepreneur Club (CEC), la fédération patronale la plus influente de l'Empire du Milieu.

Ces millionnaires chinois participent à l'International Capital Conference (ICC), organisée lundi 24 et mardi 25 juin, à l'hôtel Lutetia, à Paris. "Une délégation conduite par un ministre ne serait pas reçue de cette manière", a salué, Wu Jianmin, ancien ambassadeur chinois en France et conseiller du CEC.

L'Elysée parie sur les investisseurs chinois privés

Dans un discours prononcé devant ce parterre de chefs d'entreprises, le président de la République a affirmé vouloir régler "dans un esprit d'apaisement" le conflit commercial opposant l'Union européenne à la Chine sur le marché des panneaux photovoltaïques. François Hollande, qui avait effectué un voyage à Pékin en avril dernier, a également appelé les Chinois à investir davantage dans l'Hexagone. "Il y a beaucoup d'investissements français en Chine et nous n'avons rien à craindre (...) des investissements chinois en France, à la condition qu'ils soient favorables à l'emploi et à l'activité", a-t-il précisé.

Ce week-end, les membres du CIC ont fait escale à Bruxelles, où ils ont notamment rencontré le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso et le Premier ministre belge, Elio Di Rupo.

Les patrons français invités

Plusieurs patrons français ont été conviés à l'ICC pour rencontrer l'élite des affaires chinoises. Comme Serge Dassault (Dassault), Bruno Matheu (Air France), Henri Giscard d'Estaing (Club Med), Xavier Marin (Fondations Capital), Philippe Varin (PSA Peugeot-Citroën), Jean-Louis Chaussade (Suez Environnement)... pour ne citer qu'eux.

Si la France et la Chine coopérent déjà dans des domaines tels que l'aéronautique ou le nucléaire, Paris aimerait tisser de nouvelles relations commerciales dans "l'agroalimentaire, la santé, le développement urbain durable ou l'économie numérique", a souligné Sylvie Bermann, l'ambassadeur de France à Pékin.

Alors, qui sont ces patrons chinois choyés par François Hollande ? Voici la liste (non-exhaustive) des "guest-stars" de la semaine.

  • LIU CHUANZHI, FONDATEUR DE LENOVO 


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Président du China Entrepreneur Club, Liu Chuanzhi a fondé le groupe Lenovo, spécialisé dans la fabrication de matériel informatique. En rachetant la division des ordinateurs personnels d'IBM, en 2005, Lenovo est entré dans le top 3 des plus grands fabricants informatiques du monde.

Dans une interview donnée au Figaro le 22 juin dernier , l'homme d'affaires de 69 ans revient sur la visite du CIC dans l'Hexagone : "Nous avons trois objectifs : étudier l'environnement commercial en France et mieux comprendre le marché, mieux faire connaître les entrepreneurs chinois et chercher des investissements intéressants à réaliser en France". Liu Chuanzhi y explique également son entachement... au Contrat social de Jean-Jacques Rousseau : "Le développement rapide de l'économie et de la société chinoise impose une nouvelle conception des relations commerciales et de la culture du contrat. Or la France est le berceau du contrat social contemporain. Il y a en Chine un problème très préoccupant de perte de la crédibilité publique. Il faut restaurer cette responsabilité et cette crédibilité. Nous voulons voir comment les entreprises européennes ont pu réaliser cela", souligne-t-il.

Depuis 2012, Liu Chuanzhi s'est retiré de la gestion de Lenovo, mais l'homme d'affaires conserve néanmoins le titre de président d'honneur de la maison mère, Legend Holdings.

  • GUO GUANGCHANG, LE WARREN BUFFETT CHINOIS


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Surnommé le "Warren Buffett chinois", Guo Guangchang est PDG de la Fosun International limited, l'un des plus grands conglomérats chinois. Il regroupe ainsi des entreprises spécialisées dans l'industrie pharmaceutique, l'immobilier, l'édition, la métallurgie ou la vente de détail.

Né dans une famille modeste de la province du Zheijang, au sud de Shanghai, Guo Guangchang est classé 34ème fortune de Chine (2,7 milliards de dollars) par le magazine Forbes. L'homme d'affaires a racheté récemment des parts du Club Med, dont il possède 46%, comme l'indiquait la semaine dernière le journal Le Monde.

  • HUANG NUBO, FONDATEUR DU ZHONGKUN GROUP


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A 57 ans, Huang Nubo est devenu millionnaire en créant le Beijing ZhongKun Investment Group, une société privée de tourisme. 129ème fortune chinoise, d'après le magazine américain Forbes, le Pékinois est notamment connu pour avoir voulu racheter 300 km2 de terres, en Islande, afin d'y construire un complexe hôtelier. Une première offre à 9 millions de dollars avait été refusée, en novembre 2011, par Reykjavik, comme l'indiquait à l'époque un article du Financial Times. 

Depuis les négociations ont repris. "Peut-être que les Européens ne comprennent pas trop la Chine, un pays en plein boom économique, qui se met à vouloir investir un peu partout dans le monde... Il y a des malentendus à dissiper", explique l'homme d'affaires, interviewé par le journal Libération, dans son immeuble privé à Pékin, le week-end dernier.

Originaire d'une famille modeste, Huang Nubo a été fonctionnaire dans un bureau de propagande qu'il a quitté "avec soulagement" pour se lancer dans les affaires au début des années 90. Son credo ? Racheter des usines en faillite, les rénover, puis les louer à des entreprises. "Dès 1998, c'est le début de la fortune", résume Libération.

  • JACK MA, LE STEVE JOBS LOCAL 

 
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Même s'il a pris sa retraite début mai, Jack Ma joue encore un rôle fondamentale dans sa société. L'homme d'affaires de 48 ans a créé, en 1999, le site de vente en ligne à destination des entreprises alibaba.com, surnommé "l'Amazon chinois".

Cet ancien professeur d'anglais, passionné d'arts martiaux et défenseur de l'écologie, ne dirigera donc pas l'entrée en bourse de son groupe, dont la date effective reste encore un mystère, comme le rappelait, en mai dernier, le quotidien La Croix. Ce "Steve Jobs" à la chinoise s'est lancé dans l'informatique dans les années 90. Il a également créé le site d'e-commerce Taobao.

>>> Pour aller plus loin, relire le portrait de Jack Ma, publié le 10 mai dernier sur notre site.

  • CHARLES CHAO, LE "PAPA" DE WEIBO 

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Charles Chao dirige le SINA Group, détenteur de sina, le plus grand site de divertissements en langue chinoise. Cet ancien journaliste a rejoint la société en 1999, lorsque son siège était encore basé dans la Silicon Valley, en Californie. Sina Group déménage à Shanghai en 2001. Charles Chao en devient ensuite PDG en 2006.

Cet homme d'affaires de 47 ans, titulaire d'un master en comptabilité obtenu à l'Université du Texas, a également créé Weibo, le Twitter chinois, qui compte aujourd'hui près de 50 millions d'utilisateurs actifs quotidiens.

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Commentaires
a écrit le 26/06/2013 à 13:18 :
Pour accueillir les entrepreneurs étrangers, nous n'avons pas trop de compétences. Nous sommes toujours situés derrière l'Allemagne, l'Angleterre, et même l'Italie. On en est au même niveau pour l'investissement. Tout les investisseurs étrangers ont peur d'investir en France vu la mauvaise façon de le gouvernement Français gouverne, la mauvaise politique, la mauvaise économie... par les réseaux sociaux, ils sont directement au courant de la situation de France. Au moment du passage de la délégation pour les JO à Paris, le même jour, les syndicats ont fait une grève de transports. La démocratie ne s'en tire pas toujours comme ça. Nous avons montré, au nom de la démocratie, une mauvaise image de nous alors la délégation n'a pas agrée pour que les JO se déroulent en France. Ils ont tout de suite compris que si les JO se déroulaient ici, les syndicats pourraient faire n'importe quoi. On doit comprendre qu'il va se passer la même chose pour les investisseurs internationaux. Pour les rendre confiants, il faut que nous redressons notre situation économique, en plus de notre situation politique, au lieu de donner de la garantie à des mafieux, il faut respecter le peuple. Cela ne coûte pas cher pour comprendre la situation du peuple. Quand les syndicats appellent à la grève, juste pour comprendre, on peut appeler tous les ministres à visiter toutes les gares et aéroports, pour voir comment ça se passe du côté passagers. Ce n'est pas réel ce qui prétendent les journaux. Ils colorent les choses juste pour paraître intelligents et intéressants. En voyant les gares les jours de grève, comprenez que la démocratie n'est pas : à cause d'une personne, plusieurs en souffrent. La démocratie veut dire que tout le monde doit être libre. Si nous réglons tous ces problèmes sociaux, les investisseurs seront automatiquement attirés.
a écrit le 26/06/2013 à 11:24 :
En progrès, dans son speech il n'a pas confondu les Chinois avec les Japonais !
a écrit le 26/06/2013 à 10:29 :
pourtant ces gens gagnent plus que 4000 euros par mois et mollande n'aime pas les riches !
a écrit le 26/06/2013 à 10:12 :
les chinois sont en europe car leur pays commence a tousser économiquement , ils veulent aussi contourner une europe qui pourrait se protéger tôt ou tard , donc ils se préparent a ces éventualités , de plus ils observent comment gèrent les grosses multinationales en europe leurs business et ils vont vite se rendre compte de leur voracité au sein meme de la zone euro , nul doutes que les chinois vont faire mal et surtout aux prix et aux démagogies tout azimuts , on risque de voir de nouveaux acteurs qui vont changer certaines mauvaises habitudes , pas un mal en ce sens .
a écrit le 26/06/2013 à 8:39 :
Vous êtes trop pessimistes. Laissez faire A. Montebourg.
Réponse de le 26/06/2013 à 11:11 :
@ sarcasme Arrêtez de vous moquez de Montebourg ce cavalier qui surgit hors du gouvernement , qui ridiculise le sergent Garcia Barroso et qui signe son nom à la pointe de la vérité Arno Arno Arno zic zic zic (là il faut imaginer le cavalier qui zèbre le ciel élyséen économiquement noir qui commence à avoir une teinte jaunâtre (sans doute des grêlons chinois)
a écrit le 26/06/2013 à 8:20 :
hier soir sur C dans l'air M.Calvi nous a montré les China Entrepeneurs Club en visite à
l'Elysée.Bon accueil,air de fete,etc.
Les chinois sont froids,calculateurs et pragmatiques,il ne faut pas s'attendre à des miracles
ou une invasions des capitaux ches nous.
Avant d'investir il faudra régler certaines " exceptions françaises" voir gréves en masse,35
heures,vacances et commemorations à gogo,madonnes,jesus,ramadans,noel,paques,etc.
etc.Un investisseur chinois veut obéissance absolue et pas s'emmer... avec notre exception
au camembert..
Ce club a deja visité l'Allemagne,lAngleterre,la Suisse,etc.Alors la farce de Hollande qui
nous a montré hier c'est et ça restera une farce.
a écrit le 26/06/2013 à 5:47 :
Bienvenue les Chinois, ici tous est à brader vous pouvez faire vos emplettes sans soucis vu que la loi ici ce n'est pas comme chez vous où on ne peut rien acheter sans être dans une société chinoise minoritaire et moins que moins acheter du terrain à votre nom. Dans dix ans vous pourrez aussi acheter le gouvernement parce que vous contrôlerez alors 100% des entreprises françaises.
Réponse de le 26/06/2013 à 10:16 :
a leo , si les français frileux et peureux , cessaient de placer leur epargne dans le livret A et qu'ils achètent donc les actions des sociétés françaises , c'est la seule solution , ah oui c'est vrai mittal a racheté arcellor parce que beaucoup de français n'aiment pas les banquiers et adorent le livret A et autres protections , râlent contre les impôts a juste titre , mais par contre les japonais eux contrôlent leur propre dette publique , sinon ils seraient dans une situation catastrophique a la grecque , c'est cela la différence ..
Réponse de le 26/06/2013 à 15:48 :
j'ajouterai qu'il faut que le CEC fasse plus vite les quataris.
Réponse de le 26/06/2013 à 16:28 :
J'ajouterai qu'il faut que ces messieurs fassent plus vite que les quataris.
a écrit le 25/06/2013 à 18:02 :
il croit que les chinois vont venir faire des investissements pas rentables 'car sinon c'est de l'exploitation sur le dos ultra laborieux des syndicalistes misereux', en se faisant traiter de sales riches qui gagnent plus de 4000 euros par mois, et en ayant la menace permanente de se faire nationaliser par montarebourg ( tout en risquant une taxation a 75% de leurs revenus mondiaux si le fisc decide que le centre de leurs interets est la france).... s'il croit que les chinois ne sont pas au courant, il se fout le doigt dans l'oeil....il a de l'espoir dans le slip, donc

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