Les États-Unis voient pointer un nouveau problème : la déflation

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Les États-Unis ont connu une baisse des prix à la consommation au deuxième trimestre, pour la première fois depuis 2009, au plus fort de la crise. C'est l'une des raisons pour lesquelles la Fed a maintenu sa politique monétaire accommodante la semaine dernière (Photo : Reuters)
Les États-Unis ont connu une baisse des prix à la consommation au deuxième trimestre, pour la première fois depuis 2009, au plus fort de la crise. C'est l'une des raisons pour lesquelles la Fed a maintenu sa politique monétaire accommodante la semaine dernière (Photo : Reuters) (Crédits : REUTERS/Beawiharta)
Les États-Unis sont entrés dans un mouvement déflationniste au deuxième trimestre. Ce qui explique la décision récente de la Fed de maintenir sa politique monétaire ultra-accommodante.

Il y a bien eu une reprise solide de l'économie américaine au deuxième trimestre. Mais le vrai problème des États-Unis est ailleurs, il s'appelle déflation. Ce que la Fed a bien compris.

Recul des prix à la consommation

Nombreux sont en effet ceux qui s'étaient demandé pourquoi, alors que le chômage baisse et que la reprise semble solide (+2,5% en rythme annuel confirmé au deuxième trimestre), la Fed a décidé de maintenir sa politique monétaire ultra-accommodante inchangée la semaine dernière. La réponse est dans la statistique officielle dévoilée ce jeudi. Les États-Unis sont sur la voie de la déflation. 

En effet, l'indice des prix à la consommation (PCE), l'indicateur qui mesure l'inflation et qui sert à la Fed pour décider de sa politique monétaire, a affiché un recul de 0,1% au deuxième trimestre. Alors que la précédente estimation le donnait inchangé. Il faudra toutefois attendre les données du prochain trimestre avant de confirmer que les États-Unis sont réellement en déflation.

Une première depuis 2009 qui a de quoi préoccuper si la situation perdure

En attendant, cet indicateur a tout de même de quoi préoccuper. Il montre en effet que faute d'une demande suffisante, les entreprises peinent à augmenter leurs prix, voire doivent les baisser.

C'est en tout cas la première fois que les prix baissent depuis le premier trimestre 2009, au plus fort de la crise financière et alors que les États-Unis étaient plongés dans la récession.

La déflation a toutefois pour effet d'augmenter le pouvoir d'achat des ménages. Mais, selon la certains économistes, un mouvement de déflation prolongé peut aussi inciter les ménages à épargner et différer leurs achats pour mieux profiter de ce gain de pouvoir d'achat à l'avenir.

Ce qui peut amplifier l'effet de baisse de la demande et forcer les entreprises à réduire encore leurs prix. La consommation est pourtant un pilier important de la croissance américaine.

>> Lire aussi : "La Fed navigue à vue... mais elle n'a pas le choix"

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Commentaires
a écrit le 31/10/2013 à 14:26 :
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a écrit le 27/09/2013 à 12:07 :
Bizarre vous avez dit bizarre et combien sont payés ces têtes qui arrosent à coup de milliards les banques toutes en difficultés cela juste pour le fun mais surtout pour ne pas affronter les réels problèmes. Pris en défaut de fausser la concurrence plus de faillites ?Bizarre oui. le simulacre d'inflation calculé se fait à coup de hausse de taxes, du pipo quoi
a écrit le 27/09/2013 à 9:39 :
l'information est inedite , les USA risque de vivre une situation a la japonaise en 1998 mais le japon était lui riche d'un excédent budgétaire aujourd'hui le japon n'est pas sorti de la crise en question et la dette de l'état japonais frôle les 200% du PIB voir les dépasse , aux USA après la déflation le risque c'est l'hyper-inflation , cela rappelle plus le scénario de l'Allemagne de weimar entre 1930-1933 , on a vu ce que cela a donné socialement ensuite et le désespoir des gens quand l'hyper-inflation les as touchés , de plus les USA sont tellement endetté , une classe politicienne qui ne songe qu'a éliminer le président actuel par haine qu'ils sont en train de scier consciemment la branche sur lequel ils sont assis , on a faire a des dingues , si les USA plongent dans l'Hyper-inflation , l'Europe et la chine ne pourront pas faire grand chose et seront entrainés dans la chute , rien de gai , espérons qu'une chose qu'on évitera cette catastrophe car des millions de vies en dépendent et que les politiciens arrettent leur démagogie de classe , l'enjeu est au de là de çà ..
a écrit le 26/09/2013 à 22:07 :
Eh oui, avec le QE, les acheteurs de bonds ne sont plus les acteurs du privé mais la Fed. Mais comme cette substitution s'opère alors que l'Etat US en pleine austérité dépense de moins en moins, on a donc un effet récessif sur une économie qui n'en avait pas besoin. Le but du QE est de poussé les taux d'intérêts à la baisse et ce QE est donc logiquement accompagné de distribution à vil prix de fonds aux banques pour qu'elles proposent elles mêmes des taux plus bas aux emprunteurs. Cette baisse des taux ne sert pas à grand chose vu l'état de l'économie aux USA : difficile d'emprunter même pour pas cher avec un petit boulot ou quand on a abandonné l'espoir d'en trouver un ( voir la baisse historique du taux d'activité aux USA. C'est même étonnant que le taux de chômage officiel ne soit pas plus bas, c'est dire l'état du marché du travail...). Résultat, la création monétaire se déverse sur les marchés d'actions notamment qui, eux , ont ainsi retrouvés leurs niveaux d'avant crise, pendant que le pouvoir d'achat des américains continue à s'effondrer ( 50 millions de bons repas distribués chaque jour). Et certains ne comprennent pas qu'il n'y ai pas inflation... Encore des benêts appliquant la théorie quantitative sans se poser de questions sur ses hypothèses ( farfelues). Il faut dire que même une équation simplissime, ça impressionne toujours les foules au comptoir.
Réponse de le 27/09/2013 à 8:29 :
Très bonne analyse. Les QE ne servent pas à grand chose. Mr Bernanke serait bien inspiré de monter dans son hélicoptère pour distribuer de l'argent non aux banques mais directement aux consommateurs.
a écrit le 26/09/2013 à 21:14 :
L?inquiétude des gens est aujourd?hui palpable. Nous avons peur. Nous craignons à juste titre que nos modes de vie soient profondément remis en cause par la crise que nous traversons. Pour beaucoup, les causes de cette crise restent diffuses mais le ressenti demeure juste. Quelque chose ne va pas et ce quelque chose pourrait s?avérer dramatique. Comprendre les processus, connaître l?histoire, disposer de grilles de lecture sont autant d?atouts et d?outils qui permettront à chacun d?anticiper les risques majeurs auxquels ils sont susceptibles, avec une probabilité importante, de devoir faire face.

L?explosion de l?euro et du dollar (livre sterling), l?arrivée d?un nouveau système monétaire international ou encore une crise bancaire systémique, sans oublier une crise d?insolvabilité généralisée, sont autant de « drames » qui nous pendent au nez dans un futur proche.
Bon courage à tous
a écrit le 26/09/2013 à 19:18 :
Cash is King !! that's it !
Réponse de le 26/09/2013 à 20:13 :
Ah ouais ? Vous pouvez très bien avoir une déflation suivie d'une hyper inflation !
a écrit le 26/09/2013 à 18:59 :
On nous a vendu la mondialisation comme une chance pour les économies occidentales. Finalement c'est vrai ! Cela se vérifie : on assiste au lent naufrage de l'ultra-libéralisme. Les ultra-libéraux se sont fait prendre à leur propre piège. Comme quoi on ne nous dis pas que des mensonges...
Réponse de le 26/09/2013 à 20:25 :
@ Heretik : c'est marrant comme les français aiment utiliser le superlatif "ultra" devant "libéral"ou "libéraux", alors qu'ils ne le font jamais devant le mot "socialiste", qui est sans doute bien plus néfaste que le premier....
Réponse de le 26/09/2013 à 20:48 :
Ah bon ?
Réponse de le 26/09/2013 à 23:41 :
@Heretik ...
Et bien oui, pas de bol, nous assistons bien a une faillite, mais c'est celle de la sociale démocratie ... et ça n'est pas dommage !
Tu l'as vu ou le libéralisme ? (sans parler d'ultra d'ailleurs ?)...

Les bisounours a crédit, c?était quand même gonflé ... faillait oser.....et ils l'ont osé !!!
Bon d?après Audiard, c'est justement a ça qu'on les reconnait ;o)
Réponse de le 27/09/2013 à 0:14 :
Sans blagues ?
Réponse de le 27/09/2013 à 8:35 :
@Heretik. Oui, force est de constater que la mondialisation est un échec du moins pour les pays occidentaux. Le chômage progresse, les peuples s'appauvrissent, la consommation s'éffondre et la déflation arrive. Il ne fallait pas être grand clerc pour prévoir tout ça, c'est à la portée de n'importe qui.
Réponse de le 27/09/2013 à 8:59 :
@ironia : Pourquoi ultra-libéralisme. Parce que la mondialisation est piloté par la finance qui rejète toute régulation, ce qui est contraire théories du capitalisme. C'est aussi contraire à la démocratie dans le sens ou la vie en société n'est possible que si on respect des règles pour vivre ensemble. C'est ce qui s'appel la civilisation. La suppression des règles nous fait revenir à la sauvagerie : plutôt que le terme de capitalisme sauvage, je préfère l'appeler ultra-libéralisme car le capitalisme n'y est pour rien dans la situation dans laquelle on se trouve. C'est un dévoiement du capitalisme qui nous a ruiné, l'ultra-libéralisme = l'absence de régulation. Capisto ?
a écrit le 26/09/2013 à 18:34 :
avec toute la monnaie imprimee, en cas de pbs, ca va vite passer de l'autre cote de la barriere !
Réponse de le 26/09/2013 à 19:19 :
Injecter des liquidités afin d'éviter la déflation c'est un levier économique utilisé par la FED et d'autre banques centrales, maintenant si la déflation pointe, que faire ? Injecter plus de liquidités ? Courir aux canots de sauvetage ? Je penche pour la dernière solution !!
a écrit le 26/09/2013 à 18:10 :
Comme quoi le QE de Bernanke c est pas tout a fait au point, apparemment cela fait meme l effet contraire que celui désiré. Alors il va probablement en remettre une couche, la planche a billet va chauffer!!!
Réponse de le 26/09/2013 à 20:26 :
La forêt amazonienne va y passer ! Vite,vendez du bois à papier !:)
a écrit le 26/09/2013 à 17:56 :
Où sont-ils les experts nous ayant pronostiqué l'hyperinflation pour les USA ?
a écrit le 26/09/2013 à 17:56 :
ça sent le roussi : Pour info l'hyper-Inflation (qui sera due aux milliards imprimés par la FED) commence toujours par une phase de déflation !
Réponse de le 26/09/2013 à 19:21 :
Exact, 18 mois environ, le temps que les entreprises liquident leur stock avant d'arrêter !
a écrit le 26/09/2013 à 17:55 :
ce qui si cela se réalise, fera chuter les investisseurs en mpx ( gold etc.. )
Réponse de le 26/09/2013 à 19:22 :
C'est une opportunité pour l'or que la déflation, la meilleure période pour l'achat en prévision de la super inflation.
a écrit le 26/09/2013 à 17:27 :
en résumé ... la planche à billets ... va tourner à plein régime !
a écrit le 26/09/2013 à 17:21 :
Preuve qu?une affaire se fait toujours au détriment de quelqu?un. Car quand tout le monde veut faire des affaires ça ne marche pas. Les riches et les puissants le savent bien?
Réponse de le 26/09/2013 à 19:14 :
ben, tiens faut un fort, un faible, un plumeur", un plumé....

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