Au Japon, l'inflation s'emballe à cause de la flambée des prix de l'énergie

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Au Japon, l'inflation galope, principalement en raison de la flambée des prix de l'énergie (Photo Reuters)
Au Japon, l'inflation galope, principalement en raison de la flambée des prix de l'énergie (Photo Reuters) (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Les prix à la consommation ont grimpé de 0,8% en août, le plus haut niveau depuis 2008. Cela ne signifie pas pour autant que la croissance redémarre car cette hausse est due en grande partie à la facture énergétique.

Jamais depuis 2008 les prix à la consommation n'ont grimpé aussi vite qu'au mois d'août (+0,8%). La flèche monétaire des "Abenomics" aurait-elle déjà atteint sa cible?

Difficile à dire car ce chiffre du mois d'août s'explique en grande partie par une très forte hausse des prix de l'énergie. Les tarifs de l'essence ont ainsi grimpé de 13,2%, ceux de l'électricité de 8,9% et ceux du gaz de 3,6%.

Baisse du yen

Le prix de l'énergie, principalement importée, s'est apprécié en raison de la dépréciation du yen face au dollar à la suite de l'assouplissement monétaire décidé par la Banque du Japon dans le cadre de la politique du Premier ministre Shinzo Abe

Dans le même temps, le prix des produits manufacturés a continué de se contracter (-5%). Signe positif cependant: les prix des produits électroniques, l'un des secteurs clés de l'économie nippone, ont légèrement augmenté (+0,1%). Mercredi, le chef du gouvernement japonais s'est félicité du retour d'indicateurs économiques positifs. 

>> Japon: une robuste croissance de 0,9% au printemps conforte les "Abenomics"

Menaces sur le pouvoir d'achat

Problème: cette reprise apparente serait toujours en danger, menacée par une baisse du pouvoir d'achat. "Sans une hausse des salaires, le pouvoir d'achat des ménages va s'affaiblir graduellement", pointe Taro Saito, directeur des recherches économiques à l'institut NLI de Tokyo, cité par l'agence Bloomberg.

Au mois de juillet, les salaires (hors bonus et heures supplémentaires) se sont réduit en moyenne de 0,4% sur un an, enregistrant leur 14e mois de baisse. Le pouvoir d'achat pourrait d'autant plus s'affaiblir si le Premier ministre décide d'augmenter la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) comme il pourrait l'annoncer le 1er octobre. 

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Commentaires
a écrit le 04/10/2013 à 5:56 :
les japonais vivent au tout électrique, mais sans centrales nucléaires comme en France, sauf fukushima, mais en france, on a pas de problemes comme fukushima ou tchernobyle.
a écrit le 29/09/2013 à 22:58 :
article eclairant , helàs je le redoutais , une baisse du yen entraine de facto une inflation importée et comme au japon on a aucune ressources fossile ( charbon , gaz et pétrole ) en prime cela se répercutera sur le pouvoir d'achat des ménages et plus le yen baissera plus l'inflation grimpera , ce qui sera très vite une mauvaise idée pour les entreprises puis les ménages qui seront alors mécontents si les revenus stagnent , enfin voilà a quoi conduit une dévaluation monétaire elle se paie cash .. alors toujours partisans de quitter l'euro et de dévaluer comme une démagogue le propose ? , pas sur que le pouvoir d'achat grimpe en flèche suite a cette décision , il n'y a pas de solutions miracles que des déceptions a prévoir
a écrit le 27/09/2013 à 13:29 :
Les prix de l'énergie nippone on permis à Tepco de déposer des dossiers de réouvertures de 2 de ses centrales. Sachant qu'il ne sont déjà pas capables d'assurer l'étanchéité de pauvres cuves d'eau à Fukushima, ça parait ubuesque de continuer à leur confier la gestion de centrales nucléaires.
a écrit le 27/09/2013 à 12:00 :
L'avenir de la France en Vert

Voilà ce qui nous attendra si l'on décide de réduire rapidement la part de l'énergie nucléaire dans la production de l'électricité. L?Allemagne a des difficultés identiques mais elle a de quoi payer une électricité plus chère (pour le moment). Ce n'est pas du tout de la France.
Réponse de le 27/09/2013 à 13:21 :
Fukushima coûte au final le même prix qu'une transition énergétique. Les allemands n'on pas l'air d'être si mécontent (Merkel à été réélue) vs 23% de satisfait pour Hollande. Et effectivement la France n'a pas les moyens d'un accident nucléaire à 1000 milliards d'euros. Ca à donc été une erreur stratégique de la France de se lancer dans un programme dont elle n'avait pas les moyens. Maintenant comment en sortir sans trop de casse c'est la question. Car au rythme actuel des accidents importants on peut en prévoir 3,5 d'ici à 2100 (1 tout les 25 ans).
a écrit le 27/09/2013 à 11:45 :
Ce n'est pas gagné car sans hausse de salaires avec 2 à 3% de plus de tva et un carburant au top l'inflation ne sera que faciale!

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