L'économiste Stanley Fisher devrait seconder Janet Yellen à la Fed

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Stanley Fischer va devenir n°2 de la Réserve fédérale américaine.
Stanley Fischer va devenir n°2 de la Réserve fédérale américaine. (Crédits : Forex)
Stanley Fischer, ancien professeur au MIT, qui a présenté en janvier 2013 sa démission de la Banque centrale d'Israël, a été appelé par Barack Obama à devenir numéro 2 de la Réserve fédérale américaine.

Trop âgé pour être candidat à la direction du FMI - il a 70 ans - Stanley Fisher n'avait pu succéder à Dominique Strauss-Kahn en 2011. L'économiste Stanley Fischer pourra finalement (re)prendre ses quartiers à Washington si sa nomination est confirmée. Barack Obama l'a en effet choisi comme numéro deux de la Réserve fédérale. 

Il seconderait donc Janet Yellen officiellement patronne de la Fed à partir du 1er février. Elle succédera à Ben Bernanke - qui fut l'élève de Fischer au MIT - pour devenir la première femme présidente d'une institution centenaire.

Naissance en Rhodésie du Nord

Stanley Fischer est né en Rhodésie-du-Nord, l'actuelle Zambie, en 1943. A 13 ans, ses parents ont déménagé en Rhodésie-du-Sud (actuel Zimbabwe), pays alors soumis à un régime proche de l'apartheid du voisin sud-africain, explique Slate

Bachelor de Sciences à la London School of economics, docteur en Sciences économiques du Massachusetts Institute of Technology, il a occupé le poste de premier directeur général adjoint du Fonds monétaire international entre 1994 et 2001, avant une pige dans le privé en tant que vice-président de Citigroup.

Un Keynésien adulé par les milieux d'affaires

Keynésien, il devrait pouvoir s'accommoder de la politique défendue par Janet Yellen, réputée proche des économistes progressistes et des milieux démocrates. Il est également très respecté dans les milieux d'affaires, selon l'agence Bloomberg, et s'était vu gratifié d'un "A" par Global Ginance en 2012, s'octroyant une place parmi les six meilleurs banquiers centraux du monde, pendant que Ben Bernanke et Mario Draghi devait se contenter d'un "B" et d'un "B-".

On lui attribue notamment le mérite d'avoir permis à Israël de traverser, sans trop de dommage, la crise financière et économique mondiale, comme l'explique le Washington Post dans un article au titre éloquent : "Fischer a sauvé l'économie israélienne. Peut-il sauver celle des Etats-Unis ?" Israélien depuis 2005, il a pris les commandes de la Banque centrale du pays jusque là, avant de démissionner en janvier 2013.

Draghi et Mankiw pour élèves

Commentaire de Barack Obama au sujet de cette nomination, cité par Business Insider :

Stanley Fischer est largement reconnu comme l'un des meilleurs esprits de la politique économique mondiale, et l'un des plus expérimentés, et je lui suis reconnaissant d'avoir accepter ce nouveau rôle. Je suis confiant qu'il formera une grande équipe avec Janet Yellen.

Si son âge l'avait empêché de prétendre à la présidence du FMI, il a au moins eu un avantage : le "futur ex" numéro 1 de la Banque d'Israël connait déjà Mario Draghi, président de la BCE, Ben Bernanke, le prédecesseur de Janet Yellen, ou Greg Mankiw, l'ancien chef économiste de Georges Bush à la Maison Blanche. Ils ont en effet pour particularité d'avoir été... ses étudiants au MIT de Boston.

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Commentaires
a écrit le 13/01/2014 à 9:58 :
Tient tient, on dirait que l'étau se resserre autour de Merkel-Schauble-Wiersman et consors.

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