"Pour François Hollande, il s'agit surtout de reprendre contact avec la Turquie"

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Jean-Claude Vérez, Maître de conférences à l’Université d’Artois et ancien recteur adjoint de l'université Galatasaray. (Droits réservés)
Jean-Claude Vérez, Maître de conférences à l’Université d’Artois et ancien recteur adjoint de l'université Galatasaray. (Droits réservés) (Crédits : Droits réservés)
François Hollande est en visite officielle durant deux jours en Turquie. Il y a peu de chance que des contrats soient signés en raison des mauvaises relations héritées du quinquennat précédent. Pour Jean-Claude Vérez, maître de conférences à l’Université d’Artois et ancien recteur adjoint de l'université Galatasaray, cette visite d'abord à rétablir des relations normales.

Pourquoi François Hollande se rend-il en visite d'Etat à Istanbul ?

Je pense que c'est une visite de routine. On peut y voir l'ambition de maintenir, au minimum, les positions françaises en Turquie. La plupart des entreprises du CAC40 sont présentes dans le pays, des banques, beaucoup de nos fleurons industriels ou hôteliers. Mais c'est avant tout une visite de reprise de contact entre les deux pays. On est dans une situation de standby, il s'agit de prendre la température d'un chef d'État un peu affaibli après des manifestations et des accusations de corruption. Peut-être que François Hollande peut envoyer un signal positif à la Turquie, mais de là à ce que ça devienne un symbole, je n'en suis pas convaincu à l'heure d'aujourd'hui.

Les entreprises françaises ont-elles souffert de la position ferme de Nicolas Sarkozy contre l'adhésion de la Turquie à l'Europe ?

Il y a toujours un décalage entre le discours politique et la réalité économique. Mais, en termes de business, de part de marché, je pense que le rejet du projet d'adhésion a été plutôt négatif pour les entreprises françaises et européennes. Elles étaient d'ailleurs plutôt favorables à un rapprochement entre la Turquie et l'Union européenne. Les Turcs, de leur côté, se sont sentis trahis par l'Union européenne, et les relations, dans un contexte européen lui-même peu favorable, risquent d'être encore plombées pendant quelques années.

Qu'est-ce que François Hollande pourrait apporter à la Turquie ?

La Turquie a deux problèmes structurels : d'une part, celui du chômage. Le pays ne crée pas assez d'emplois pour absorber les nouveaux demandeurs, alors qu'il scolarise de plus en plus de jeunes, les filles notamment. Son deuxième problème, c'est le déficit courant. Bon an, mal an, il oscille autour de 10% du PIB. Le pays doit donc attirer des capitaux et des investissements extérieurs. Peut-être qu'un contrat peut essayer de recoller les morceaux ?

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Commentaires
a écrit le 27/02/2014 à 17:21 :
François Hollande est trop sympa <3 je veux le garder comme président toute la vie , tu est mon étoile qui brille tous les jours !!! signature : guigui oce à bientot
a écrit le 28/01/2014 à 14:03 :
L'auteur de l'article, visiblement bobo turco-islamophile n'aime pas certaines vérités !
a écrit le 28/01/2014 à 12:04 :
Demander aux allemands le rôle des travailleurs turcs! OK si vous interrogez des patrons ces turcs sont merveilleux pour mettre de l'huile dans les rouages de l'économie libérale. travailler plus pour toujours moins la gloire pour l'enrichissement de certains pardon de quelques-uns.

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