Ces 37 startups valorisées à plus d'un milliard de dollars dans le monde

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Dans le Billion-Dollar Startup Club on trouve en vrac des réseaux sociaux, des sites de e-commerce, le fabricant de la GoPro, ou encore des spécialistes de la protection de données.
Dans le "Billion-Dollar Startup Club" on trouve en vrac des réseaux sociaux, des sites de e-commerce, le fabricant de la GoPro, ou encore des spécialistes de la protection de données. (Crédits : Reuters)
L'Américain Dropbox et le Chinois Xiaomi mènent le classement, avec une valorisation estimée à 10 milliards de dollars. Seules trois start-up européennes passent la barre symbolique du milliard de dollars.

Les startups françaises ont le vent en poupe... mais aucune ne fait encore partie du très select "Billion-Dollar Startup Club". Et pour cause : baptisée comme telle par le Wall Street Journal, selon les valorisations du DowJones VentureSource, la liste des startups dépassant le milliard de dollars ne compte que 37 compagnies, dont 26 sont américaines.

Seulement trois européennes

Les trois startups européennes recensées présentent des profils très différents. Zalando (4,9 milliards de dollars, 5e), le géant allemand de la vente de vêtements et chaussures en ligne créé en 2008, offre un catalogue constitué de plusieurs centaines de milliers d'articles.

Juste derrière arrive Spotify (4,0 milliards de dollars, 7e), la plateforme suédoise de musique en streaming qui compte pas moins de 24 millions d'inscrits, dont 6 millions d'utilisateurs payants.

Enfin, les Pays-Bas placent un troisième rejeton très prometteur : Mobileye (1,5 milliard de dollars, 19e), une entreprise fondée en 1998 qui fournit aux gros constructeurs automobiles des dispositifs innovants en matière de technologie anti-collision.

Si les startups de l'hexagone restent absentes du "club" établi par le quotidien américain, il ne faut pas oublier le fabuleux parcours de Criteo, jeune entreprise française spécialisée dans le ciblage publicitaire sur internet, qui a perdu son statut de startup en faisant une entrée particulièrement réussie au Nasdaq de New-York en octobre 2013. Criteo était alors valorisée à plus de 1,7 milliard de dollars.

Le coup de force chinois

Elles sont huit à figurer dans le classement, dont deux dans le peloton de tête. Très proche de la première marche du podium, on trouve Xiaomi (10 milliards de dollars, 2e), un fabricant de smartphones créé il y a à peine 4 ans.

La Chine place ensuite Beijing Jingdong Century (7,3 milliards de dollars, 4e), un monstre de l'e-commerce, leader du marché chinois de la vente en ligne en volume, et dont le site JD.com est pourtant peu connu en France.

Parmi les autres membres de ce Billion-Dollar Startup Club, on trouve sans surprise des noms américains - souvent californiens même - connus du grand public, comme le service de stockage en ligne Dropbox (10 milliards de dollars, 1e), le réseau social Pinterest (3,8 milliards de dollars, 8e), la société qui fait trembler les taxis Uber (3,8 milliards de dollars, 9e), la très populaire plateforme de location de logements entre particuliers Airbnb (2,5 milliards de dollars, 13e), ou encore la star du partage de photos et vidéos Snapchat (2 milliards de dollars, 15e).

Une startup quasi inconnue mêlée au scandale Wikileaks...

Le nom de Palantir Technologies (9,0 milliards de dollars, 4e) ne vous dit rien ? Pourtant, elle n'était pas passée complètement inaperçue en 2011. Experte en sécurité de données sur internet, la jeune compagnie californienne qui travaille avec des agences gouvernementales comme la CIA et le FBI, s'était en effet retrouvée mêlée au scandale Wikileaks.

A l'époque, Wikileaks avait rendu publique une présentation dénichée par les Anonymous et intitulée "La Menace Wikileaks". Préparée conjointement par trois sociétés spécialisées dans la sécurité de données, dont Palantir, le document s'adressait à la Bank of America et indiquait comment affaiblir le site fondé par Julien Assange. La banque s'inquiétait de certaines informations confidentielles que Wikileaks s'apprêtait à divulguer.

Gageons qu'avec l'inflation des inquiétudes autour de la protection de données sur le web, la jeune pousse américaine ne devrait pas tarder à passer la barre des 10 milliards...

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