Après la destitution du président, l'Ukraine en danger de partition et de faillite

 |   |  1001  mots
Ioulia Timochenko place Maidan
Ioulia Timochenko place Maidan (Crédits : Reuters)
Au-delà du calme et de la joie des opposants, le bouleversement complet du paysage politique de l'Ukraine pose deux questions de fond. Comment l'Ukraine peut-elle éviter la banqueroute ? Ne risque-t-elle pas une partition de facto entre l'Ouest ukrainophone, plus tourné vers l'Europe, et l'Est russophone ? Des élections présidentielles anticipées seront convoquées en mai.

Une nouvelle ère s'ouvre à partir de ce dimanche pour l'Ukraine après la folle journée de la veille, marquée par la destitution par le Parlement du président Viktor Ianoukovitch et la libération de l'opposante et égérie de l'ex-révolution orange  Ioulia Timochenko. Tôt dans la matinée, le centre de Kiev semble renouer avec un semblant de calme, tandis que l'on ignore toujours où se trouve l'ex-président destitué.

Sur la Maïdan (place de l'Indépendance), l'heure est au soulagement et au recueillement. Quelques centaines de personnes y étaient rassemblées ce dimanche, chantant l'hymne national. D'autres déambulent des fleurs à la main, ou prennent des photos des barricades. Des opposants casqués sirotent du thé autour des braseros. A proximité, les magasins, restés fermés ces derniers jours, ont rouvert ce dimanche. Les affrontements ont fait près de 80 morts cette semaine.

Risques de faillite

Mais si l'extrême tension des derniers jours est retombée et que les messages de sympathie affluent du monde entier - Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, a publié un communiqué saluant  la libération-surprise de l'opposante Ioulia Timochenko et appelant au maintien du calme en Ukraine  -, les inquiétudes au sujet de ce pays de 46 millions d'habitants situé à moins de trois heures de Paris restent vives. L'Ukraine est en effet profondément divisée  et se trouve au bord de la faillite.

L'Ukraine s'est du coup imposée comme thème lors de la réunion du G20 dimanche à Sydney: "Plusieurs pays se sont mis d'accord pour évoquer leur soutien" à l'Ukraine, a déclaré le ministre français de l'Economie et des Finances, Pierre Moscovici. Les bouleversements de samedi risquent fort de remettre en cause la promesse par la Russie d'un crédit de 15 milliards de dollars, dont seuls 3 milliards ont été versés, et d'un important rabais sur le prix du gaz. Les Européens ont promis une assistance financière beaucoup plus modeste, d'environ 610 millions d'euros! Le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague a indiqué s'être entendu avec son homologue allemand afin de faire pression pour le déblocage d'une "aide financière vitale du Fonds monétaire international".

Une partition possible

Plus encore que de la banqueroute, la communauté internationale redoute dans l'immédiat que la crise n'ait encore creusé le fossé entre l'Est russophone et russophile, majoritaire, et l'Ouest nationaliste et ukrainophone. Sous le règne de l'Union soviétique, les russes ont immigré en masse dans l'est du pays,  qui a fait l'objet d'une rapide industrialisation. l'Ouest est historiquement plus tourné vers la Pologne. Le Premier ministre polonais Donald Tusk, en première ligne, estimait  d'ailleurs samedi soir qu'il existait des forces menaçant l'intégrité territoriale de l'Ukraine.

La menace de partition du pays n'est pas un vain fantasme. A Kharkov, des responsables locaux des régions pro-russes de l'est ont immédiatement remis en cause samedi la "légitimité" du Parlement ukrainien, qui selon eux travaille actuellement "sous la menace des armes". "L'intégrité territoriale et la sécurité de l'Ukraine se trouvent menacées", ont-ils estimé.

Alarmés, la chancelière allemande Angela Merkel et le président russe Vladimir Poutine ont d'ailleurs souligné ce dimanche l'importance pour l'Ukraine de préserver son intégrité territoriale, lors d'un entretien téléphonique, a indiqué le porte-parole du gouvernement allemand. Une partition de l'Ukraine ou le "retour de la violence" ne sont dans l'intérêt ni de l'Ukraine, ni de la Russie, ni de l'Union européenne, ni des Etats-Unis, a également  assuré une proche conseillère de Barack Obama, Susan Rice. La conseillère du président américain pour les questions de sécurité nationale souligne en outre que la Russie commettrait une "grave erreur" en envoyant ses forces armées en Ukraine.

Un paysage bouleversé et incertain

Le paysage politique de l'Ukraine a été totalement transformé avec la libération de l'ex-Premier ministre Ioulia Timochenko, 53 ans, emprisonnée depuis 2011. Elle apparaît dès à présent comme une candidate de poids à l'élection présidentielle anticipée fixée au 25 mai. A peine sortie de prison, elle s'est rendue sur la Maïdan où elle a salué les "héros" de l'Ukraine et leur a demandé de poursuivre le combat. "Si quelqu'un vous dit que c'est terminé et que vous pouvez rentrer chez vous, n'en croyez pas un mot, vous devez finir le travail", leur a-t-elle lancé. Mais les sceptiques n'ont pas oublié ses  excès ainsi que sa gestion erratique et autoritaire quand elle était Premier ministre. Ioulia Timochenko a 'ailleurs déclaré qu'elle n'était pas intéressée par un nouveau poste de Premier ministre en Ukraine, dans un message publié sur le site internet de son parti.

Sa libération immédiate avait été votée samedi par le Parlement. Peu après, les députés votaient ce qu'ils ont présenté comme une vacance du pouvoir justifiant une destitution de facto du chef de l'Etat et l'organisation d'une présidentielle anticipée. "Le président Ianoukovitch s'est écarté du pouvoir et ne remplit plus ses fonctions", affirme la résolution adoptée par le Parlement. L'intéressé, élu en 2010 et dont le mandat court jusqu'en mars 2015, a cependant assuré qu'il n'avait nullement l'intention de démissionner. "Le pays assiste à un coup d'Etat (...) Je suis un président élu de manière légitime", a-t-il souligné dans une allocution télévisée non datée, diffusée par une chaîne régionale à Kharkov.

Selon le nouveau président du Parlement, Olexandre Tourtchinov, qui va assurer la présidence par intérim du pays, Viktor Ianoukovitch aurait tenté samedi de fuir en Russie à bord d'un avion mais en a été empêché par les gardes-frontières. Ces derniers ont indiqué par la suite que le président avait tenté en vain de les corrompre pour qu'ils laissent son avion décoller.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 25/02/2014 à 5:21 :
Vous commentez pour ne rien dire, car au final, cachez derrière votre ballon de rouge, vous n'en avez rien à faire sinon occuper vos journées de retraité.
a écrit le 24/02/2014 à 18:04 :
Timochenko n'est pas l'avenir de l'Ukraine, et j'espère que ceux qui y croient encore vont vite se raviser ! Je souhaite aux ukrainiens de retrouver leur autonomie, et de ne tomber ni sous le joug russe ni sous la carcan européen
a écrit le 24/02/2014 à 13:40 :
L'Allemagne prévoit peut-être déjà un plan d'austérité pour l'Ukraine ?
Réponse de le 24/02/2014 à 16:42 :
Un plan d'austérité c'est quand un pays s'endette comme la France pour embaucher des millions de fonctionnaires inutiles.
Ou comme la Grèce pour acheter des villas et des bateaux et des propriétés inutiles.
Les dettes publiques de ces pays proviennent de leur gaspillage, et comme tout le monde, si tu t'endettes , tu dois rembourser.
Mais pour toi, l'austérité c'est un gros mot et une insulte, alors que c'est juste la logique, vas dire ça à une famille surendettée qu'elle ne doit rien à personne !
Réponse de le 25/02/2014 à 5:17 :
T'es bien content de les trouver les fonctionnaires pour te payer ta pension.
Réponse de le 26/02/2014 à 7:12 :
Cher @JJassis même si c'est hors sujet, oui le pays à trop de fonctionnaires, oui il faut un fonctionnement plus direct entre administration et administrés. C'est dur à accepter mais il faut refondre notre mode de fonctionnement, trop lourd donc trop coûteux, pas adapte à notre époque. Pour ce qui est de l'Ukraine, je n'y connais rien et ne peut me prononcer sur les remèdes à apporter, mais ça semble être une véritable république bananière ou s'affrontent deux camps, deux aspirations. Seul point comment avec le reste du monde est qu'aucun des 2 dirigeants des deux camps, n'a réussi à gérer le ays pour le bien des ukrainiens.
a écrit le 24/02/2014 à 11:53 :
Lors de l'élection en février 2010 de Viktor Ianoukovitch comme président, le pays avait une croissance annuelle d'environ 5 %. Sous son "règne", c'est descendu proche de 0 %. A présent, que l'Ukraine soit danger de faillite, ça c'est sur mais, pour la partition du pays, ça risquerait de passer par des troubles politiques entre l'Europe et la Russie. Poutine est probablement prêt à faire le coup de force.
a écrit le 24/02/2014 à 10:05 :
Il ne manquerait plus que l'Europe aille verser à l'Ukraine du fric pour alimenter la corruption ! du grand n'importe quoi qui finira par un rejet violent de l'Europe par les peuples européens.
a écrit le 24/02/2014 à 9:28 :
Aidons nous avant d'aider les autres qui ne seront même pas reconnaissant.
a écrit le 24/02/2014 à 8:18 :
Le développement d'attentes impossibles à satisfaire par les européens est irresponsable. On voit bien qu'il faut parler vrai:non, l'Ukraine n'a pas vocation à rejoindre notre communauté. Et quand bien même, nos compatriotes le refuseraient. Alors, les béni oui oui manichéens qui confondent la de l'ex URSS accusant par avance V.Poutine de tous les maux devraient réfléchir un instant. Seule une solution acceptable par les russes permettra ce que tous veulent: une stabilité de ce pays. Et in fine, peu importe qui essayera de trouver une solution économique pour l'Ukraine, car cela est du futur très très lointain.. En vingt ans, il semble que rien n'ait été fait!
a écrit le 24/02/2014 à 1:17 :
Les Européens n'ont même pas assez d'argent pour aider les Etats membres en quasi faillite, mais par contre on va en trouver pour aider un pays qui ne fait même pas partie de l'Union; avec des "rebelles" qui sont des nationalistes de la pire espèce! La partition est la meilleure chose. Un coup ce sont les Ukrainien de l'Ouest qui renverse le pouvoir, un coup ceux de l'Est
a écrit le 24/02/2014 à 0:23 :
Aucun pays ne souhaite de partition de l'Ukraine, de la Russie à l'Europe en passant par les Etats-Unis etc. et à commencer par les ukrainiens eux-mêmes dans leur grande majorité et souverains dans ce choix. C'est déjà une bonne chose car économiquement l'Ukraine a besoin de sa partie Ouest comme Est alors qu'elle est déjà dans une situation difficile. Et la Russie souhaite encore une zone tampon entre elle est l'Europe car son industrie n'est pas assez prête à un forte concurrence comme beaucoup de russes comme Medvedev entre autres l'ont rappelé. Mieux vaut que la Russie, l'Europe, les Etats-Unis, le FMI etc aident l'Ukraine à sortir du contexte post-soviétique encore pesant et alors qu'elle dispose de beaucoup d'atouts en ressources, formation, tourisme etc. Cà demande un peu de temps mais ce n'est pas si complexe compte tenu des atouts et situation de l'Ukraine.
Réponse de le 24/02/2014 à 6:41 :
La partition de l'Ukraine serait la meilleure solution pour tout le monde. Les français qui n'aiment pas les riches (qui a dit ça ?) récupèreraient à travers l'Europe 25 millions de pauvres comme ils les aiment. Pauvres qu'il faudra aider, soigner, nourrir même et les Russes récupéreraient la partie riche des ressources minières. Russes qui aiment vivre dans les fastes et l'opulence. Qui plus est la Crimée reviendrait à la Russie et les riches Russes pourraient s'y installer au lieu d'acheter des villas sur la Côte d'Azur et d'être l'objet de tous les sarcasmes. Il y a longtemps que l'avenir radieux du socialisme est passé de mode en Russie.
a écrit le 24/02/2014 à 0:12 :
Le premier acte du spectacle est bien terminé. Maintenant le deuxième acte du spectacle commence. 1. Certains gens de "Pravyj Sector" ont dit à Timoshenko qu'ils ne voulaient pas qu'elle se présente aux élections avant 2019. 2. O. Tourtchinov, président par intérim, a déclaré qu'il n'y avait rien dans le Trésor (donc, la faillite s'approche aux grands pas). 3. Verkhovnaja Rada (Parlement) n'a trouvé rien de plus urgent dans un pays au bord de la faillite et l'anarchie que de voter la suppression de la loi sur les langues régionales (donc, la fin de leur reconnaissance, y compris le russe). Il est difficile de trouver une chose plus stupide à ce moment dans un pays avec des fractures régionales si fortes. L'Est et le sud d'Ukraine sont amorphes politiquement et souffrent également de l'oligarchie et du pouvoir corrompu, mais tel pas risque de les faire s'organiser et les tensions régionales peuvent monter beaucoup.
Réponse de le 24/02/2014 à 0:28 :
Il ne font que revenir à une situation antérieure sur certains points pour marquer la souveraineté de l'Ukraine. Cà peut déplaire mais n'est pas anormal. L'important et de voter si possible en mai prochain dans des conditions convenables avec tous les partis représentés. Pour l'aide il y a suffisamment de pays qui vont s'en occuper car le dossier est critique. Pas de doute que certains vont chercher la partition mais çà n'intéresse pas la majorité ni des ukrainiens ni des pays impliqués de la Russie à l'Europe etc.
Réponse de le 24/02/2014 à 1:09 :
Mettre l’huile dans le feu, même s’il semble éteint, est une mauvaise chose par détermination. L’indépendance est prouvée autrement. Pourquoi à Tchéquie personne n’a eu l’idée d’interdire la langue slovaque (25% de population) au moment de leur séparation ? Non, c'est une bêtise des nationalistes obsédés, sans doute. Je ne parle même pas qu’une majorité absolue de la population d’Ukraine utilise le russe comme la langue principale, pas seulement à l’est d’Ukraine, mais aussi au centre et au sud. P.S. Je trouve aussi la probabilité d’un grand conflit intérieur et du séparatisme pas énorme, mais les actions qui visent l’allumer sont dangereuses.
a écrit le 23/02/2014 à 22:27 :
Et si l'objectif des technocrates de l'Europe était de provoquer une guerre aux frontières orientales de l'Europe ( souvenez-vous de la phrase (de mémoire) de J. Attali " s'ils ne veulent pas l'inflation, ils auront la guerre " ) ; l'Ours russe a besoin de ce glacis de 3000 km qui protège Moscou et qui permet à son général hiver de transformer en statues de glace ses envahisseurs ...
a écrit le 23/02/2014 à 21:13 :
La partition me parait pourtant la solution la plus sage.
Réponse de le 24/02/2014 à 0:34 :
Personne n'en veut ni la majorité ukrainienne, ni les russes, ni les européens etc. On se demande comment l'Ukraine pourrait survivre sans sa partie industrielle d'un côté et sa partie agricole de l'autre, notamment. Essayez déjà de séparer les flamands et les wallons, ils en parlent mais ne le font jamais.
Réponse de le 24/02/2014 à 4:24 :
@Louis - Vous êtes bien péremptoire comme tout bon français qui se respecte bien sûr. Pas si certain que ça que les russes ne souhaitent pas la partition de l'Ukraine. Je parle des russes de la rue, vivant moi-même à Moscou depuis vingt ans. Beaucoup souhaiteraient récupérer la partie Est de l'Ukraine, partie la plus riche, et la Crimée donnée en cadeau par Kroutchef et laisser à l'Europe toute la misère de la partie Ouest. Ca serait une bonne affaire pour la Russie et une moins bonne affaire pour l'Europe qui croule sous les dettes. Pour votre gouverne, la dette de la Russie est dérisoire comparée à celle de la France par exemple.
a écrit le 23/02/2014 à 16:05 :
J'ai eu "l'honneur" de voir les palaces de la famille Timochenko eparpilles dans toute l'Ukraine (a Dnepropetrovsk, Concha Ozernoi, Silver Bay, New Bezradichi et quelques autres encore. Celle de Ianoukovitch fait tres amateur a cote des ses maisons tres tres cossues ... Politiciens de tout bord, un metier qui rapporte a tous les coups.
Réponse de le 23/02/2014 à 18:07 :
Il est permis pour un représentant politique d'être riche et de s'enrichir. Que la famille Timochenko soit riche n'est un secret pour personne et ne peut être condamnable. Ce qui est condamnable serait d'utiliser une fonction d'Etat pour prendre des décisions qui seraient prises davantage pour s'enrichir personnellement que pour l’intérêt de l'Etat. Quand a dire que "politiciens de tout bord, un métier qui rapporte a tous les coups", c'est nier qu'il puisse y avoir des politiques honnêtes, y compris dans un petit ville de France. Je plains votre pessimisme.
Réponse de le 24/02/2014 à 0:18 :
@Ben: Désolé, mais les nuances du capitalisme ultrasauvage et corrompu de l'époque des années 90 à l'ex-URSS ne permettent pas imaginer une possibilité de s’enrichir honnêtement à telle échelle. Elle était quand même parmi les plus riches personnes d'Ukraine. Aussi je vous laisse consulter qui était le premier ministre d'Ukraine à l'époque de son enrichissement maximal et quel était son destin.
a écrit le 23/02/2014 à 14:52 :
Ah voila c claire depuis le début les jeux sont fait et les décisions sont prisent loin de l’Ukraine un compromis est survenu ya longtemps la juste une démonstration sur le terrain ^pour faire basculer les choses en faite il fallait tout cette arsenal pour le limogeage pour k le peuple croie et gagné la crédibilité
a écrit le 23/02/2014 à 12:31 :
IL faut une partittion de l'Ukraine si on veut éviter un massacre des russophones.
Réponse de le 23/02/2014 à 14:03 :
Chili, Syrie, Nicaragua, Guatemala, Vietnam, Irak, Afghanistan dans les annees 80, les Americains laissent leur trace philanthropique partout en semant le chaos dans les pays qu'ils noyautent.
Réponse de le 23/02/2014 à 15:59 :
Et alors vous croyez les russes sont mieux ? Dans leur histoire de conquetes et de massacres de peuples d'asie qu'ils ont conquis jusqu'en sibérie. Sans parler des massacres en tchétchénie et le caucase. Les russes ne sont pas les gentils bisounours, ils sont autant un empire conquérant que les usa, sinon plus.
Réponse de le 23/02/2014 à 16:04 :
Tout à fait d'accord, un vieux relent de guerre froide.
Et Timochenko n'était pas en prison pour rien, n'en déplaises aux médias occidentaux... Et le président avait été élu démocratiquement. On peut prendre la question dans le sens qu'on veut, c'est un COUP D'ETAT nationaliste pur et simple.
Et nos instances soutiennent ceci...
Réponse de le 23/02/2014 à 19:34 :
@agenda de poutine
On est très loin du record des ricains, un pays en guerre incessante depuis 1939...
Réponse de le 23/02/2014 à 22:30 :
arrétez vous de parler des massacres effectues par les soldats russes en tchétchénie !! vous ici en europe avalez les info bien preparées et triées par vos dirigeants ou plutôt par votre seul dirigeant du continent d’amérique du nord. La guerre est toujours un massacres pour les deux parties. Vous vous ne rendez compte combien des soldats russes, des jeunes garçons de 19-20 ans avait été tués, torturés, brulés, décapité par les extrémistes islamiqués en tchétchénie supporteés par les les americaines et vous, europeéns ! Si vous croyez que l’info dans vos médias informatiques est une source de la vérité, je dois vous décevoir – c’est loin d’étre objectif.
Réponse de le 24/02/2014 à 0:48 :
@agenda de poutine: @russe vous a bien répondu, mais il a oublié une chose importante et peu connue à l'Occident. Après la fin de l'URSS toute la population non-tchechene (40% de population dans années 80 quand même et pas uniquement les russes) a été chassé de la Tchetchenie. Des milliers des gens ont été tués, des dizaines des milliers - violemment agressés et laissés sans mobilier et immobilier. Avant la guerre de 1994 il n'y avait que 10% non-tchetchenes, certains dans le vrai esclavage. P.S. Mais évidement ce n'était pas la raison de guerre, qui était plutôt le mauvais partage d'argent volé (affaire d'avisos).
Réponse de le 24/02/2014 à 0:49 :
@ Russe : merci de votre intervention mais il suffit de sortir les chiffres des pertes dans chaque camp et les sources, ce sera le meilleur moyen d'informer plutôt que de dénigrer et de faire croire que nous sommes sous la domination de tel ou tel pays. Nous sommes 28 pays avec des opinions, cultures etc parfois très différentes donc toujours prétendre que nous sommes manipulés par les Etats-Unis n'est pas réaliste.
Réponse de le 24/02/2014 à 23:17 :
renseignez-vous des chiffres des pertes parmi civils en guerre d’Algérie et des massacres faites par l’armées française..
renseignez-vous des chiffres des pertes parmi civils en guerre d’Irak, des nombre des réfugiés, des bombardements des quartiers civils faites par l’armées américaine..
a écrit le 23/02/2014 à 11:53 :
Moi je verrai bien Poutine par intérim , il a libéré la Tchétchénie démocratiquement et œuvre en Syrie .
a écrit le 23/02/2014 à 11:51 :
A quand la partition de l'Europe et la faillite complète de la France ? Quelques mois, un an ou deux ?
Réponse de le 23/02/2014 à 12:18 :
Tant que les taux d intérêts sont bas, on est à l'a abri d'un défaut de paiement. Et la situation économique actuelle mondiale poussea a continuer des taux bas.
Réponse de le 23/02/2014 à 14:51 :
@Bien plus : je vous trouve bien optimiste pour ne pas dire euphorique ... Les taux vont très bientot remonter car il n'y a pas de croissance et avec la déflation alors nos taux réels (taux nominal - inflation) sont déjà plus élevés qu'en 2012 malgré que les taux nominaux soient plus bas ...
Réponse de le 24/02/2014 à 0:52 :
@ LPV : il est contradictoire de parler de déflation et de hausse des taux. On ne relève les taux que s'il y a inflation et dans la zone euro et grâce à l'euro ce n'est pas le cas.
a écrit le 23/02/2014 à 11:32 :
Comment l'Ukraine peut-elle éviter la banqueroute? Faites confiance à François Hollande pour augmenter nos impôts et taxes pour pouvoir les aider.
Réponse de le 23/02/2014 à 11:40 :
Non car c'est madame Merkel qui decide pas f Hollande
Réponse de le 23/02/2014 à 12:20 :
L Ukraine n'est pas dans la zone euro et nous n'avons pas a ce titre de raison de la soutenir a ce point. Le FMI peut s'en charger. L'UE a déjà dit qu'elle souhaitait que le FMI s'en charge. C'est son boulot.
a écrit le 23/02/2014 à 11:26 :
Le grand frère russe va mettre la main sur une partie du pays (la plus riche) et les miettes reviendront à l'UE Tous les bobos de gauche pourront faire le voyage de Kiev...
Réponse de le 24/02/2014 à 0:59 :
Le Nord Pas de Calais était aussi plus riche à une époque que les plaines de la Beauce mais la situation a changé. L'est et l'ouest de l'Ukraine ont de même leur intérêts réciproques et n'ont pas lieu d'être séparés. Ce n'est pas une question de richesse ponctuelle à un temps t qui n'a pas de sens ou d'Europe et de Russie qui n'ont pas d'intérêts majeurs sur ce pays hormis la nécessité de stabilité.
a écrit le 23/02/2014 à 10:49 :
si l'Ukraine se divise et qu'une partie devient européènne, nous allons tout droit vers une réèdition puissance 2 de ce que nous avons connu avec la Grèce , et devinez qui va payer ?
Réponse de le 23/02/2014 à 11:27 :
L'Ukraine ne remplit pas les conditions pour rentrer en Europe et encore moins pour entre en zone euro. Mais elle peut avoir des liens privilégies avec l'UE sans entrer en Europe.
Réponse de le 23/02/2014 à 12:01 :
@Oui... mais

L'Ukraine n'aura qu'à trafiquer ses comptes comme la Graisse pour entrer dans l'UE...
Réponse de le 23/02/2014 à 12:22 :
La Grèce était deja dans l'UE. Quand elle a trafiqué ses comptes. Elle l'a a fait pour rentrer en zone euro.
Réponse de le 23/02/2014 à 14:08 :
@Oui mais

Nous sommes tous les deux dans l'erreur. La Grèce venait d'entrer en zone Euro en 2001 lorsqu'elle a trafiqué ses comptes par un swap de devises (maquillant ainsi une part de sa dette) à l'aide de Goldman Sachs pour ne pas atteindre un taux d'endettement de plus de 60 %. C'était une optimisation fiscale légale à l'époque et communément pratiquée en zone Euro. En réalité, l'Europe est un marché de dupes.
Réponse de le 24/02/2014 à 1:04 :
@ Michel : Ce n'est pas l'Europe qui est un marché de dupes c'est au contraire un choix de Nations de faire entrer la Grèce : d'abord Giscard puis souhait entériné par Chirac. L'Europe ne voulait pas de la Grèce en son temps. Revoyez l'historique exact et pas dans les documents de propagande du FN !
Réponse de le 25/02/2014 à 14:54 :
@Vincent

Votre révisionnisme est à vomir...
a écrit le 23/02/2014 à 10:47 :
Les JO se Sochi se terminent aujourd'hui. On parle de mouvements de chars russe à la frontière ukrainienne. Une fois les JO d'Hivers terminé, c'est à dire ce soir, Poutine va annexer et ramener à la Sainte Mère Patrie l'Est de l’Ukraine russophone!
Réponse de le 23/02/2014 à 11:29 :
On prend le pari ! Ça permettra de mesurer votre credibilitė pour le futur !!
Réponse de le 23/02/2014 à 12:33 :
Rassurez vous les Russes (comme les Français)ne sont plus que l'ombre minuscule de leurs glorieux ancêtres....ça n'arrivera donc pas. Sinon l'Ukraine, les pays baltes et l'Asie centrale auraient rejoint l'empire.
a écrit le 23/02/2014 à 10:43 :
Afin d'éviter de donner l'impression qu'il s'agit du fait du Tsar Poutine, des députés "indépendants" de la Douma pourraient demander le réexamen de l'accord passé entre la Russie et l'Ukraine sur le prêt accordé à l'Ukraine et probablement aussi l'accord sur le prix très avantageux du gaz.
Décision du parlement ukrainien contre décision du parlement russe, personne à l'ouest ne pourrait protester. Quant à la prise en charge par le G20 de la dette ukrainien il présente l'inconvénient de faire entrer les USA dans une affaire de la proche Russie, et la Chine au coté de la Russie pourrait se montrer très réticente. Reste à savoir comment sont prises les décisions au G20 pour des sommes aussi considérables.
Réponse de le 24/02/2014 à 1:13 :
C'est le FMI ou la Banque mondiale entre autres qui interviennent, pas le G20 dont ce n'est pas le rôle.
a écrit le 23/02/2014 à 10:41 :
Timochenko c'est la pseudo martyr marketing que l'Occident adore aduler sans raison. La belle blonde est plus vendeuse mediatiquement et politiquement que le mechant gros bonhomme aux cheveux noir. Meme si Timoshenko a detourne des dizaines de millions d'euros quand elle etait 1er ministre, l'Europe est tres tolerante a cet egard et on comprend pourquoi : 120 milliards d'euros de coruption annuelle dans l'UE des 27 selon le rapport 2014 de la commissaire europeen Cecila Maelstrom.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :