Le PIB ukrainien s'est effondré de 2,3% au deuxième trimestre

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La production industrielle, déjà affectée depuis plusieurs années par la crise de la métallurgie en Europe et la dégradation des relations avec la Russie, s'est affichée en juin en chute de 5% sur un an. (Photo : Reuters)
La production industrielle, déjà affectée depuis plusieurs années par la crise de la métallurgie en Europe et la dégradation des relations avec la Russie, s'est affichée en juin en chute de 5% sur un an. (Photo : Reuters) (Crédits : Reuters)
L'Ukraine s'est enfoncée dans la récession au deuxième trimestre, son produit intérieur brut chutant de 2,3% par rapport au trimestre précédent, après une contraction de 2% au premier trimestre.

Il n'y a pas que sur le plan politique que la situation en Ukraine est préoccupante. Sur le plan économique, le pays est en train de sombrer. Au deuxième trimestre, le produit intérieur brut (PIB) a chuté de 2,3% par rapport au trimestre précédent, selon des données du service national des statistiques corrigées des variations saisonnières. Sur un an, la chute est encore plus impresionnante. Par rapport au deuxième trimestre de 2013, le PIB a chuté de 4,7%.

Le FMI attend une récession de 6,5% cette année

En récession quasi ininterrompue depuis plus de deux ans, l'Ukraine a vu sa situation s'aggraver brusquement en début d'année avec la crise politique puis le conflit armé dans l'Est.

Le Fonds monétaire international, qui a accordé en avril une ligne de crédit de 17 milliards de dollars à Kiev dans le cadre d'un plan international de 27 milliards, table sur une chute du PIB de 6,5% en 2014.

Une crise déjà bien amorcée avant le conflit

La production industrielle, déjà affectée depuis plusieurs années par la crise de la métallurgie en Europe et la dégradation des relations avec la Russie, s'est affichée en juin en chute de 5% sur un an. Dans les régions de Donetsk et de Lougansk, coeur industriel du pays agitée par de violents combats, cet indicateur est en chute respectivement de 13,7% et 20,4% sur un an.

Conséquence de l'effondrement de la monnaie, les prix à la consommation se sont envolés dans le pays de 11,6% entre décembre et juin.

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Commentaires
a écrit le 31/07/2014 à 16:41 :
c'est pas grave l'europe paiera
a écrit le 31/07/2014 à 14:07 :
Pas improbable que Poutine finisse par envahir directement l'Ukraine vus les mauvais résultats obtenus par ses milices. Il ne cesse de masser des troupes aux frontières et semble nous rejouer le coup de la Géorgie, de la Crimée, de la Transnitrie...
a écrit le 31/07/2014 à 10:37 :
C'est rien à côté de ce qui nous attend si le FN prend le pouvoir en France !
a écrit le 31/07/2014 à 8:39 :
les forums s'affichent souvent très mal : à revoir
a écrit le 31/07/2014 à 7:37 :
Quand ils ont commencé à faire des affaires en Europe dans les années 1990, les Russes ont compris très vite l’importance des entreprises connectées à la politique. En conséquence, ils ont commencé à acquérir des parts dans celles-ci. Rosneft, l’entreprise publique russe de pétrole –à présent la cible de sanctions américaines– a récemment acheté 13% des parts de Pirelli, une énorme entreprise italienne de pneus. Le président de Rosneft, qui ne pourrait pas obtenir de visa aux Etats-Unis, fait partie du conseil d'administration de Pirelli. L’année dernière le président Vladimir Poutine lui-même est venu en Italie pour annoncer la création d’un fonds d’investissement spécial russo-italien d’un milliard d’euros. Résultat? L’Italie, et non la France, la Grande Bretagne ou l’Allemagne, a été la plus assidue dans le blocage des sanctions à l’encontre de la Russie, et l’Italie est le plus grand soutien européen des «intérêts» russes en Ukraine.
Les efforts de la Russie en Europe du sud-est ont été particulièrement remarquables. En Serbie, qui n’est pas encore membre de l’UE, les compagnies russes contrôlent les plus grandes entreprises de pétrole et de gaz. En Hongrie, l’annonce par la Russie d’un investissement majeur dans le nucléaire civil semble avoir aidé à convaincre le gouvernement hongrois de rester silencieux sur l’Ukraine. En Grèce, la tentative de Gazprom d’acheter le fournisseur de gaz de l’Etat a été bloquée par l’Union européenne à la dernière minute car elle contrevenait aux lois de l’Union sur la concurrence.
But : affaiblir l’UE, l’empêcher d’avoir une politique étrangère, et par dessus tout l’empêcher de créer et de maintenir une stratégie unifiée concernant la Russie.
A ces fins, la Russie soutient des partis d’extrême droite anti-européens qui pourraient jouer un rôle perturbateur au Parlement européen, et elle mène par ailleurs une guerre de l’information à de nombreux niveaux en Europe. Mais l’argent est le meilleur levier dans les plus petits pays, et les investisseurs russes avisés le savent bien.
Réponse de le 31/07/2014 à 12:01 :
"A ces fins, la Russie soutient des partis d’extrême droite anti-européens "

La russie soutient l'extreme-droite ???? Alors là c'est le délire. Vous savez ce que pensent les russes des fachos? Rappelons que c'est les USA-Europe qui ont soutenu le coup d'état d'extreme droite en ukraine. C'est factuel, regarder d'où viennent les politiques actuellement au pouvoir. Svoboda c'est internationale communiste peut-etre?
a écrit le 30/07/2014 à 22:36 :
Bah, certains y mettent bien les trafics en tout genre.
Eux doivent mettre les missiles tirés sur les civils.
a écrit le 30/07/2014 à 18:13 :
Il y a encore plus d'Ukrainiens qui vont regretter l'insupportable, la terrible et insoutenable oppression Russe d'il y a 6 mois....

C'est beau la démocratisation/moralisation/réalignement d'un pays par l'Occident... Des leçons, en quantité, des solutions, très limitées
Réponse de le 31/07/2014 à 8:40 :
Kwel C'est clair.
a écrit le 30/07/2014 à 17:38 :
Saluons les statisticiens qui font fi du terrible bazar de l'Ukraine actuel, et qui, à l'encontre de tous les autres experts, montrent leurs capacités à aller chercher des données dansun pays où l'on est incapable d'envoyer des experts accompagnés de gardes militaires...tout cela me laisse pantois..
Réponse de le 31/07/2014 à 0:01 :
La guerre ukraino-russe par milices russes interposées est localisée en Ukraine de l'Est pour le moment donc le reste tourne. Le "bazar" ne touche pas toute l'Ukraine si Poutine ne va pas au delà.
a écrit le 30/07/2014 à 17:37 :
Vous ne trouvez pas que vous exagérez un tantinet. Effondrement du PIB, pays en train de sombrer économiquement. On dirait que c'est la fin. Heureusement que vous donnez les chiffres. -2,3% au 2ème trimestre. Pour un pays en guerre civile, c'est quand même plutôt bien! Vous auriez pu titrer que l'économie résistait, ça aurait été plus proche de la réalité...
a écrit le 30/07/2014 à 16:14 :
Administration bordélique = décroissance économique : Ukraine
Administration nulle = zéro croissance : France
Réponse de le 31/07/2014 à 0:02 :
Normal avec des gens comme vous.

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