Ces crevettes et autres moules "biélorusses" qui se faufilent entre les mailles de l'embargo russe

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Des consommateurs russes ont retrouvé à Koursk des crevettes provenant de... Biélorussie. Un pays n'ayant pas d'accès à la mer.
Des consommateurs russes ont retrouvé à Koursk des crevettes provenant de... Biélorussie. Un pays n'ayant pas d'accès à la mer. (Crédits : Reuters)
Des produits alimentaires aux étiquettes fantaisistes font leur apparition en Russie, signalant des tentatives de contournement de l'embargo imposé par le Kremlin aux produits alimentaires provenant de l'Union européenne et d'autres pays occidentaux. Et cela devient même un sujet de plaisanterie.

Vous reprendrez bien un peu de "crevettes biélorusses"? Apparues récemment sur des étals de Koursk, de curieux décapodes, mais aussi des moules en provenance du pays voisin - qui n'a rappelons-le aucun accès à la mer - font bien rire en Russie.

Les fameuses "rives de la Biélorussie"

Le quotidien Novaia Gazeta rapporte ainsi des plaisanteries échangées sur les réseaux sociaux portant sur des pêcheurs norvégiens venus relever leurs filets près des fameuses "rives de la Biélorussie".

Une façon de moquer des contournements apparemment de plus en plus fréquents de l'embargo imposé par Moscou aux produits en provenance de la Norvège, de l'Union européenne mais aussi du Canada et de l'Australie. Car, malgré la promesse faite par le président biélorusse Alexandre Loukachenko à son homologue à Moscou de ne pas laisser passer de produits importés d'Europe par ses frontières, il semblerait que des aliments se soient tout de même faufilés.

Tomates serbes

D'autres exportateurs européens tenteraient leur chance en passant par la Serbie, relève le site EurActiv, qui cite le quotidien belge daily Standart. D'après ce dernier, des entreprises bulgares envisagent d'installer des filiales dans ce pays ou en Turquie afin de pouvoir poursuivre leur commerce avec la Russie.

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Commentaires
a écrit le 01/09/2014 à 8:02 :
les russes importaient 30% de leurs besoins alimentaires l'europe n'etait pas le seul fournisseurs le bresil la chine la turquie israel et de nombreux autres pays qui ne sont pas touches par l'embargo et qui se rejouissent dejà de cette situationtion provisoirement les russes seront peut etre prives de façon limitee de certains produits en attendant la mise en place de nouveaux circuits mais les producteurs europeens vont etre durablement touches
a écrit le 23/08/2014 à 0:16 :
Le contournement de l'embargo était couru d'avance.
a écrit le 22/08/2014 à 19:51 :
Connaissez vous la différence entre une moule et une huitre ?....50 ans.
a écrit le 22/08/2014 à 17:06 :
Oh! On voudrait voir un embargo terrible avec des gens qui tirent si on passe une caisse de tomates ? Poutine dispense une riposte tranquille qui touche l'essentiel et permet aux petites gens une certaine souplesse. Il sera bien temps de serrer s'il était besoin. La stratégie utilisée est plus de faire comprendre quel bon client est la Russie et comment son économie est intégrée à nos petits pays en bout de continent. Non seulement bon client mais aussi bon prêteur, c'est ce qu'il fait en réclamant les impayés occidentaux : on veut le "priver" de crédit ? Mais ce crédit sert en réalité à financer nos économies. A croire que les européïstes idéologisés ne s'en étaient pas rendu compte !? Si l'on veut le priver, il nous prive et nous sommes les perdants. En effet nos économies sont des bulles gonflées qui peuvent très vite se rétrécir tandis que la Russie a un étiage naturel qui ne peut se réduire qu'à une faible marge. Nous prenons les plus grands risques. Ce qui se passe en Ukraine par contre est terrible d'autant plus qu'inutile. On ne domine pas un peuple par la force - Nous l'avons vérifié lorsque nous avons occupé l'Allemagne et ensuite lorsque ce fut le contraire- sauf à immense barbarie, ce qui est déjà en partie à l'oeuvre de la part de l'armée ukrainienne. Cessons ces excès et ces crimes. Partageons le pays s'il faut partager. Il n'est pas sûr que le partage territorial soit la demande réelle des russes. Cela n'a pas de grande importance sauf pour les imbéciles. Si nous ne faisons pas le pas nécessaire pour reconnaître nos erreurs, nos régions seront isolées durablement. Evitons cela.
a écrit le 22/08/2014 à 14:36 :
pitoyable !
Bonjour a Vladi !
a écrit le 22/08/2014 à 13:24 :
À ceux qui, sans la moindre connaissance des choses et saupoudrés de mauvaise foi, parlent qu'avec leur embargo aux fruits européens les Russes ne vont manger que des pommes de terre et j'aimerais juste faire un petit rappel des mots de Luc Barbier, président de la Fédération des producteurs de fruits français (FNPF) : "Les Russes vont continuer à manger des pommes, des tomates, des pêches. Sauf que l'origine ne sera plus européenne : elle sera d'Asie, du Brésil, d'Afrique du Sud, etc. Donc, quand ce marché se rouvrira, il faudra des années pour reconquérir des parts de marché. C'est dramatique". Continuez donc à faire de la politique d'autruche, imbibés que vous êtes dans votre anti-poutinisme grossier et aveugle et qui vous amènera droit au but : l'auto-goal.
a écrit le 22/08/2014 à 9:14 :
il y a toujours des moyens de detourner un embargo on peut titrer la dessus pour faire croire que l'embargo est inefficace mais ce ne peut etre que marginal et aleatoire et un jour ou l'autre ceux qui se sont crus malins se font coincer
a écrit le 22/08/2014 à 9:06 :
Des patates des choux et des camps..
Лавре́нтий Па́влович Бе́рия
Réponse de le 22/08/2014 à 14:37 :
Guantanamo ?
a écrit le 22/08/2014 à 1:16 :
Sur l'île de Sakhalin, les responsables russes ont indiqué que le prix des cuisses de poulet avait grimpé de 60 %. Avant ces sanctions, le poulet était la viande la moins chère et la plus populaire en Russie. Dans la région de Primorié, le prix du poisson aurait également augmenté de 40 % en quelques semaines. Les responsables politiques russes estiment que le prix des poissons surgelés a augmenté de 6 % à Moscou depuis le 7 août, selon la BBC. Il en va de même pour le lait (5,3 %) et le fromage (4,4 %).
Réponse de le 22/08/2014 à 9:16 :
Vous racontez des bobards, arretez de lire CNN et BBC, ils vous disent toujours les mêmes intox, rien à voir avec la réalité.
Réponse de le 22/08/2014 à 15:13 :
Les balles perdues sont votre habitude..?? J'ai quoi à voir là..?? Si vous pensez que je marche dans la propagande, désolé, non, merci.
a écrit le 22/08/2014 à 0:34 :
C'était pareil à l'époque de la prohibition. Plus c'est interdit, plus il y a contournement et çà se vend plus cher encore, donc profitable aux européens notamment. Poutine n'arrive déjà pas à surveiller ses frontières avec l'Ukraine où passent de nombreux miliciens et armements russes alors pour les pommes et les poires lol !
a écrit le 21/08/2014 à 21:04 :
Les quatre premiers volontaires français ont rejoint les partisans d'indépendance de la République populaire auto-proclamée de Donetsk cette semaine. Il s'agit de quatre de nos les plus braves compatriotes qu'au lieu de rester devant leur poste télé ou en lisant la propagande anti-Poutine de nos médias ont décidé de prendre les choses en main. Ils sont quatre, Michelle, Vainqueur, Nicolas et Guillaume. Selon ce dernier, ils sont des volontaires français appelés 'les précurseurs '. Autrement dit, ils font partie de l'avant-garde car un autre groupe de nos compatriotes ou prépare à ce moment pour un voyage en Ukraine. Voilà la France qui donne l'exemple aux autres Européens, désolé pour les ardents défenseurs de l'Otan mais il faut rester soudés derrière nos braves compatriotes en Ukraine.
Réponse de le 22/08/2014 à 9:14 :
C'est la France qui montre la voie à l'Europe et au monde ! quittons l'Otan vivement !!
a écrit le 21/08/2014 à 20:50 :
Ca va pas tarder que les Suisses vont recevoir un blâme de l'UE pour ne pas avoir appliqué les mêmes sanctions qu'eux, on le sent venir. L'UE s'est tiré une balle dans le pied, et on va demander aux Helvètes d'en faire autant. Mais peut-être que pour une fois, les petits suisse sauront résister la moindre et conserver ce qu'il leur reste de souveraineté. Au moins pour le fromage... Ce serait déjà bien...
Réponse de le 22/08/2014 à 12:57 :
Les suisses ont trainé, mais ont bien été obligé d'appliquer les sanctions sur leurs oligarques, et la liste est plutôt longue.
La suisse, ne compte pas dans ce genre de situation, leur soi-disant neutralité pour faire leurs magouilles passe même à la trappe.
Et des blames, ils n'ont pas fini d'en recevoir!!!
a écrit le 21/08/2014 à 19:32 :
On a vu Mr Poutine aller en Amérique du Sud faire ses emplettes et les européens suivre aveuglement les ordres des USA. Cet embargo n'est que le début après il y aura l'effet l'inverse avant l'automne. L'Europe n'a pas le monopole des denrées alimentaires. Par contre si le gaz venait à manquer...Les conseillers USA ne sont pas les payeurs. Ils ont à leur actif des tueries guerrières style Irak. L'UE a déjà un magnifique Prix Nobel "de la Paix" ! alors il faut lui en donner un Nobel de la Bêtise !!
a écrit le 21/08/2014 à 15:39 :
Là, pour ceux qui n'ont pas eu le temps de faire leur réserve de caviar, ça va être chaud...
Réponse de le 21/08/2014 à 19:06 :
La Russie est le plus grand producteur mondial de caviar rouge. Avec l'embargo, les russes vont passer dérormais à pain et.... caviar ! lol
Réponse de le 22/08/2014 à 0:29 :
les russes sont concurrencés par les français pour le caviar.
Réponse de le 22/08/2014 à 10:03 :
Le caviar qu'on consomme en France vient de plusieurs pays (mer Noire et Caspienne, Russie, le Kazakhstan, l'Azerbaïdjan et l'Iran).
Réponse de le 22/08/2014 à 15:17 :
Je propose un échange de prisonniers : caviar contre fois gras... Et vodka contre bordeaux grands crus. Pour le fromage, contre du gaz...
Réponse de le 22/08/2014 à 15:20 :
Quand tu penses que les financiers sont contre le troc et le travail du noir, qui ne leur rapportent rien, je ne vais pas me faire bien voir...
a écrit le 21/08/2014 à 14:27 :
C'est de la propagande et rien d'autre que la propagande occidentale. Dans les presses russes on ne lit que Moscou allair renforcer les mesures en vue d'éviter ce genre de commerce illégal. Il n'y a qu'une seule réalité : nous sommes pénalisés par l'embargo russe et c'est ridicule dire le contraire. Et irréspectueux envers nous, les producteurs.
Réponse de le 21/08/2014 à 14:55 :
Vous devez mieux lire le russe qu'écrire le français, car vous avez raison de dire que l'embargo russe est astreignant pour les distributeurs européens (et non les producteurs...)
Réponse de le 21/08/2014 à 15:43 :
C'est évident que des moyens de contourner les embargos vont être testés, dans les deux sens.
Réponse de le 21/08/2014 à 16:02 :
Been... Déjà, sans les Entonov russes pour déplacer du matériel militaire, l'Occident ne peut plus aller faire la guerre où il veut. Et si ici on continue à avoir du gaz, on aura du bol...
Mais bon, si l'otan n'avait pas voulu aller mettre des missiles en Ukraine, on en serait pas là, non plus...
Réponse de le 21/08/2014 à 18:18 :
Antonov est une société Ukrainienne...
Réponse de le 21/08/2014 à 19:09 :
Il y a les entonnoir et les Antonov. Les deuxièmes sertent à voler, les premiers à mettre sur la tête des gens très intelligents. lol
FrenchPravy Sektor
Réponse de le 22/08/2014 à 15:22 :
Désolé de ne pas être un spécialiste militaire. Je laisse ça à d'autres qui ont envie de tuer.

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