Relocalisation : le "Made in USA" fait son grand retour

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54% des cadres-dirigeants interrogés par le BCG expriment leur intérêt pour remettre leur production au cœur du pays.
54% des cadres-dirigeants interrogés par le BCG expriment leur intérêt pour remettre leur production au cœur du pays. (Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Le Boston Consulting Group prévoit un renforcement des forces de production américaines sur le territoire. Plus d'une entreprise étasunienne sur deux envisage d'y relocaliser ses activités, pour deux raisons principales : la qualité de la main d'oeuvre et le rapprochement des clients.

D'ici à cinq ans, la moitié des forces de production américaines devrait se situer sur le territoire américain, selon la 3e édition de l'étude "Made in America" du Boston Consulting Group (BCG), qui a interrogé un panel de 252 cadres dirigeants américains. Par rapport à l'étude de 2013, c'est 20% des personnes interrogées en plus qui affirment avoir enclenché le processus de relocalisation de leur production vers les États-Unis.

Ainsi, pour le BCG, la relocalisation prend de plus en plus d'ampleur aux États-Unis. En effet, "les Etats-Unis sont devenus la destination la plus choisie (27%) pour implanter de nouvelles usines américaines, dépassant ainsi la Chine (23%) et le Mexique (24%)." Et ce n'est pas fini: 54% des cadres dirigeants interrogés expriment leur intérêt pour remettre leur production au cœur du pays. Revue de détail des raisons de cette motivation.

  • Pour les économies

Parmi les principales raisons les poussant à relocaliser leur production aux États-Unis, les entrepreneurs américains avancent les réductions du coût du transport pour 78% d'entre eux, et le raccourcissement de la chaîne d'approvisionnement pour 79%. Des critères importants en vue de cet objectif: la proximité avec les clients, cruciale aux yeux de 69% des personnes interrogées, et le rapprochement avec les fournisseurs considéré comme primordial pour 63% d'entre eux.

  • Retrouver un savoir-faire

Autre critère plébiscité: le savoir-faire. Ainsi, 74% des cadres dirigeants comptent replacer leur production au cœur des États-Unis pour les talents et la qualification des travailleurs. Les entrepreneurs sont ainsi 4,5 fois plus nombreux à estimer que ce facteur les pousse à relocaliser que ceux pensant trouver plus de talents à l'étranger.

  •  Faire des affaires, optimiser la production

Faire des affaires plus facilement (71%), contrôler la production locale (75%) et améliorer la qualité et la production (74%) font partie des autres arguments avancés pour une relocalisation future au cœur des États-Unis.

Alors que les craintes sont fortes sur la solidité de la croissance en Europe et au Japon, les entreprises interrogées se disent confiantes dans le fait que cette relocalisation va créer des emplois nets aux Etats-Unis, signe des espoirs placés en l'économie américaine.

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a écrit le 23/10/2014 à 17:31 :
Les USA auraient déjà du commencer a lancer des plans d'infrastructures de transport en commun, ça aurait permis de relancer réellement sur de bonne base mais les forces d'inertie en Amérique du Nord compromettent la reprise solide. Des chantiers aussi complexes nécessiteraient beaucoup plus de volonté qu'actuellement. La majeur partie des projet de TGV ont été bloqué par les lobbies.
Réponse de le 23/10/2014 à 19:37 :
Ça prend du temps de voir sortir de terre ces gros chantiers d'infrastructures comme ça, surtout dans une démocratie ou il faut respecter certaines règles, en attendant on est toujours en période de convalescence de cette crise profonde bien que de timides signaux de stabilisation soient assez modérés. En tout cas ces investissements une fois terminés vont encore augmenter la productivité des USA.
Réponse de le 24/10/2014 à 17:13 :
Ca serait dommage de rater la sortie de croissance parce que quelques dogmatiques refusent de stimuler leur économie. On voit les résultats contre productif des plans de relance insuffisants en Europe.
a écrit le 23/10/2014 à 15:35 :
Le panel n'est pas assez large pour y voir une réelle tendance, par ailleurs le made in US risque fort de finir en made in mexico .. et même si certaines entreprises relocalisaient, les lignes de productions seront robotisés au maximum.
a écrit le 23/10/2014 à 15:34 :
Oui et le Buy American Act oblige les entreprises a produire aux USA.
a écrit le 23/10/2014 à 15:31 :
C'est la même chose en Europe et en France, mais il n'y a pas d'écho aux publications sur le sujet. La force des USA c'est d'avoir une communication efficace. Par ailleurs, il vont plus vite, car ils ont une politique protectionniste efficace, par exemple en ce qui concerne le coton et les vêtements avec des droits de douane importants, ou sur l'outillage et la mécanique. Les relocalisations sont faites avec l'aide efficace des douanes.
a écrit le 23/10/2014 à 15:27 :
Tirer des conclusions hâtives sur un panel de 252 cadres , me parait être de la loterie .La productivité n'y sera jamais .
a écrit le 23/10/2014 à 14:54 :
Les USA trouveront toujours leurs solutions. Ils ne sont pas prisonniers d'idéologies gauchistes. Le "made in France" ne reviendra pas même quand les salaires seront réduits car on n'investit où il y a un état prédateur.
a écrit le 23/10/2014 à 14:03 :
En France, on comprendra dans 5 ans ce que les ricains ont compris il y a 2 ans.
a écrit le 23/10/2014 à 12:39 :
Oui, tout le monde a des voeux pieux. Moi, j'attends de voir pour croire !
Réponse de le 23/10/2014 à 15:23 :
Attendez pas trop parce que les autres avancent!
a écrit le 23/10/2014 à 11:42 :
J'ai l'exemple d'un amis travaillant en Hongrie pour une banque propriété d'un grand conglomérat américain. Voilà quelques années, il était chef de projet et dirigeait des équipes basées en Inde, désormais il dirige de Budapest des équipes basées aux US, alors que la Hongrie produit de très bon développeurs bon marché...allez comprendre
a écrit le 23/10/2014 à 9:17 :
Après avoir mis le "zone" sur la planète, il quitte le navire pour ce réfugier chez soi! Cela veut "beaucoup dire" sur le futur que l'on nous a construit!
a écrit le 23/10/2014 à 8:52 :
on peut penser global et produire local..... la folie de la mondialisation actuelle a ses limites.....

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