Les dirigeants européens approuvent le soutien à l'industrie automobile

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Les Etats membres ont appuyé un plan d'inspiration française destiné à soutenir l'industrie automobile européenne en difficulté. La Commission européenne a été chargée de formuler des propositions d'ici fin 2008.

Avant fin décembre. C'est la date à laquelle la Commission européenne devra présenter des propositions pour éviter à l'industrie automobile de perdre en compétitivité, ont décidé les chefs d'Etat et de gouvernement lors du Conseil européen des 15 et 16 octobre. Le Conseil devrait prendre des décisions à ce sujet d'ici la fin de l'année.

L'idée a en effet fait son chemin en Europe depuis que les Etats-Unis ont annoncé, le mois dernier, l'adoption d'un paquet de 25 milliards de prêts bonifiés pour aider les constructeurs automobiles à financer la modernisation de leurs infrastructures.

Le président français, Nicolas Sarkozy, avait quant à lui indiqué, lors de sa visite au salon mondial de l'automobile le 9 octobre dernier, que le gouvernement français prévoyait un investissement de 400 millions d'euros sur quatre ans pour aider les constructeurs dans le domaine de la recherche et innovation des voitures propres.

Cette proposition était une réponse à la demande des constructeurs français et européens, catastrophés après le vote de la commission Environnement du parlement européen le 25 septembre dernier.

Aucune précision n'a été donnée sur les mesures concrètes envisagées. Mais les producteurs automobiles européens demandent un paquet de prêts à faible taux d'intérêt de 40 milliards d'euros, combiné à des mesures incitatives pour mettre à la casse les voitures âgées de plus de 8 ans afin d'accélérer le renouvellement du parc automobile.

Lors de sa visite au salon de l'automobile, Nicolas Sarkozy s'était en outre dit ouvert à l'idée d'un assouplissement des aides d'Etat afin de permettre aux gouvernements de mieux soutenir les constructeurs automobiles et d'autres secteurs en vue d'une transition technologique vers une économie propre.

Mais le porte-parole de la Commission, Johannes Laitenberger, a déclaré à EurActiv.com que les aides d'Etat ne seraient en aucun cas «l'aspect principal» du paquet. Ce dernier couvrira non seulement le secteur automobile, mais également d'autres secteurs de l'industrie européenne.

Les conclusions du Conseil évoquent la nécessité de prendre en compte «la situation spécifique de chacun en veillant à un rapport coût-efficacité satisfaisant».

Les entreprises européennes énergivores préviennent depuis plusieurs mois que les plans de l'UE, qui prévoient des restrictions pour les entreprises en matière d'émissions de CO2, pourraient les obliger à délocaliser leurs industries en dehors d'Europe. La main-d'?uvre y étant moins chère et la législation écologique moins restrictive.

 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Bah au moins on voit comment les français réagissent :
c'est pas glorieux, belle analyse en tout cas
http://www.delitsdopinion.com/1analyses/etat-is-back/
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Oui pour que les constructeurs européens bénéficient eux aussi des subventions comme ceux des US .Une condition au moins qu'ils s'engagent à produirent dans l'Etat d'Europe où se trouve leur siège social. Donc pas de production délocalisée que ce soit au sein de l'Europe ou ailleurs .
Pour ce qui concerne la prime offerte pour renouveler son véhicule à 8 ans, je pense qu'il serait plus juste de baisser les prix du montant de cette prime et ce quelque soit l'ancienneté du véhicule, et cela sans attendre les périodes de crise et de mévente .Mais que veulent exactement ces constructeurs qui semblent bien plus intéressés par les bénéfices que par les volumes de vente ?

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