Le parlement européen interdit vingt-deux pesticides dangereux

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Après plus de deux ans et demi de discussions, les députés européens ont adopté la directive sur les pesticides visant à réduire leur utilisation en soutenant la promotion et l'utilisation de produits non chimiques.

Le texte adopté par le parlement européen prévoit l'interdiction de vingt-deux substances présentes dans la composition des pesticides pour leur caractère cancérigène, nocif pour la reproduction ou perturbateur sur le système endocrinien. Cette interdiction prendra effet de manière échelonnée : alors que les deux premiers produits (le Carbendazim et le Dinocap) seront interdits dès 2009, les dernières interdictions ne prendront effet qu'en 2018, après expiration des autorisations.

Les plans nationaux des Etats membres doivent comprendre au moins des objectifs de réduction de l'utilisation des produits exprimés par un indice de fréquence de traitement adapté aux conditions spécifiques des Etats membres.

Les Etats disposent de différents moyens pour atteindre ces objectifs. En matière de fiscalité, la directive prévoit la possibilité pour les Etats membres d'accorder des subventions pour l'utilisation de pesticides moins nocifs. Ils peuvent également mettre en place une taxe sur les pesticides pour tous les produits exceptés les produits non chimiques ou les produits pharmaceutiques à faible risque.

En matière de formation, les Etats membres doivent veiller à ce que les utilisateurs professionnels, les distributeurs et les conseillers aient accès à une formation appropriée et soient informés de l'existence de produits phytosanitaires illégaux et des risques qu'ils présentent.

En matière d'information et de sensibilisation, les Etats membres doivent prendre les mesures nécessaires pour faciliter des programmes d'information et de sensibilisation en direction du grand public sur les pesticides et les risques qu'ils comportent. Ils doivent également mettre en place des systèmes obligatoires de collecte d'informations sur les cas d'empoisonnement aigus et chroniques par des pesticides. Il revient enfin aux Etats membres de mettre en ?uvre des programmes de recherche sur des situations dans lesquelles un lien a été établi entre pesticides et effets sur la santé ou l'environnement.

Enfin, en matière de protection du milieu aquatique et de l'eau potable, dans les zones de sauvegarde pour le captage d'eau potable, des mesures supplémentaires doivent être prises pour éviter la contamination de l'eau par des pesticides. Les Etats membres peuvent établir les zones exemptes de pesticides qu'ils jugent nécessaires pour préserver les ressources en eau potable.

Selon le député ALDE français, Anne Laperrouze (libérale), cette législation donne un signal aux industries de protection des plantes. "Elles doivent mettre sur le marché des produits moins dangereux. Cette législation est aussi un signal adressé aux agriculteurs, qui doivent développer une agriculture raisonnée et durable. Ce texte indique enfin aux citoyens européens que l'UE s'occupe de leur santé en retirant du marché des produits peu sûrs".

"Avec ce texte, on ne pourra plus confondre les notions de danger et de risque tout en tenant mieux compte des réalités économiques et agronomiques. Les agriculteurs ont besoin des produits phytopharmaceutiques pour la santé des plantes, d'où la nécessité de règles harmonisées à l'échelle européenne. Mais la recherche d'alternatives plus respectueuses de la biodiversité, des sols, de l'eau et des abeilles doit encourager les industries à innover avec l'accompagnement nécessaire", a indiqué, quant à elle, le député français PPE-DE (droite) Françoise Grossetête.

Commentant le vote en codécision et en seconde de lecture sur le "Paquet pesticides", Daniel Cohn-Bendit, coprésident du groupe des Verts, a déclaré: "c'est un grand jour en faveur de la protection de l'environnement et de la santé des consommateurs. Pour la première fois, il existe à l'échelle mondiale une législation visant à écarter les pesticides hautement toxiques."

De son côté, le Mouvement pour le droit et le respect des générations futures (MDRGF), trouve à cette législation des "points positifs". "Ce texte constitue une première notamment en instaurant des critères visant à exclure les pesticides dangereux. Cependant il faudra batailler ferme pour que la notion de perturbateurs endocriniens soit définie rapidement et de la manière la plus stricte possible", a déclaré François Veillerette, président du MDRGF.

 


Une législation controversée
Face aux préoccupations grandissantes de la population sur l'impact potentiel des pesticides, la Commission a présenté en juillet 2006 un texte visant à limiter la présence sur le marché des pesticides les plus dangereux. L'objectif de cette législation est de protéger la santé et l'environnement d'une utilisation dangereuse ou excessive des pesticides dans l'agriculture. Le paquet de directives inclut un nouveau règlement sur l'usage des pesticides et les règles régissant leur autorisation en Europe et une directive cadre établissant des objectifs communs et des exigences pour un usage durable des pesticides. La législation proposée a été particulièrement controversée sur deux points : le critère de retrait pour les substances utilisées dans la production de pesticides (une interdiction pour les substances qui posent, potentiellement, des risques sévères pour la santé et l'environnement). Et la reconnaissance mutuelle des produits autorisés dans des zones géographiques spécifiques.


 

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Commentaires
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
2018 , apres des discussions de 2 ans et demi , c'est une blague ? alors que des gens alertes sur les dangers de ces produits depuis bien plus longtemps , franchement c'est hallucinant de betise
choisir entre le fric et les interets de certains plutot que de tous est la politique tenue, et je vois pas pourquoi ca changerais ... HEIN , apres tout ca ne nous concerne pas , les jeunes se debrouilleront avec nos dechets. Marrant mais je pense que le souvenir que nous leur laisseront ne sera pas imperissable , lui
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
font rigoler...
comme si les industries chimiques, les plus riches avec les marchands d'armes, ceux qui font et défont les gouvernements, sont à l'origine des conflits dans le monde entier et des crises monétaires vont se laisser faire sans rien dire...
je ne doute pas des bons sentiments du Parlement Européen, mais tant que l' Europe Nation ne sera pas constituée, les assassins qui nous empoisonnent ont encore de beaux jours devant eux.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Mieux vaut tard que jamais... Mais il serait bon de dénoncer parallèlement les lobbies chimiques, pour qui le profit à cour terme a plus d'importance que la santé à long terme. Et si on leur faisait payer le surcoût de santé publique qu'ils ont généré, sur le principe "pollueur payeur". Voilà une chose qu'elle serait bien!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
il y aura-t'il encore des abeilles en 2018 ? après leur disparition , la nôtre est programmée quelques
2ans1/2 plus tard ( EINSTEIN )
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Ce n'est pas si simple, il faut trouver des produits de substitutions, en 2020 il y aura 10 milliards de personnes a nourrir. On ne peu pas se permettre de produire moins sinon on va se retrouver avec le prix des matieres premieres agricoles en forte hausse et on va se retrouver avec des émeutes dans les pays ' pauvres ' comme l'été dernier.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
et le roundup ??
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
La solution en attendant est de manger BIO: c'est au moins une garantie que les plantes n'ont pas reçu les produits incriminés. Et c'est un acte citoyen car nous avons tous les moyens de faire pression sur les grandes entreprises à travers notre consommation quotidienne.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
2018... ça laisse largement le temps à Monsanto et Cie d'en fabriquer encore des saloperies que leurs inféodés de paysans répandront à foison dans leurs champs pour produire encore plus de bio!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Manger Bio c'est bien, mais on produit moins donc on importe plus. Et ces produits importés ne sont pas soumis aux réglementations européennes. Donc ceux-ci sont produits avec des produits phyto interdits en UE. Comment voulez vous que l'agriculture européenne survive dans ces conditions alors que nous ne sommes pas sur un pied d'égalité ac le reste du monde?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
les émeutes de la fin ont plus à voir avec la brevetabilité du vivant et la rentabilité financière qu'avec la réelle capacité à produire
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
vous enlevées les 22 pesticides et vous introduisez les ogm mdr la sans les parabènes et les produits chimiques dans tout domaine.Alors vous vous reveillez d'un sens et de l'autre mdrrrrrrrrrrrrrrrr
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
depuis longtemps ces mesures auraient du être prises mais je lis bien...2018!!de qui se moque t on? Et oui Greenman; le rond up aussi .....
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
vous enlevez les pesticides dangereux et vous introduisez les ogm et bien d'autre produit mdr
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
2018! Effectivement si la preuve est faite de la toxicité de certains produits, pourquoi ne pas remettre en cause les autorisations plus tôt?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
moi je fais une culture bio et je peux vous dire que on nous meme en bateau en tout domaine et quand ils se reveille combien de personnes seras contaminée et combien seront mort .Sans les terrain de culture que l'on pourras + cultivé je ne sait pas mes je me bats + polinisation + de culture memes les mauvais herbes on des therapies homeopathie alors les grands industriels l'argent ses pour vous et nous on n'ai quoi???? et surtout nos enfants????
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
2018 et pourquoi pas les calendes grecques?
Qu'on laisse le temps à ces empoisoneurs de se retourner pour continuer à s'enrichir c'est dur mais beaucoup de salariès qui ni sont pour rien dépendent d'eux, soit. Faut-il pour autant les laisser se goberger jusqu'en 2018 au lieu de les forcer a ponctionner leurs bénéfices au profit de leurs labos de recherche pour trouver une solution avant 5 ans, pour peu qu'ils n'aient pas déja la dite solution dans leurs cartons?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
si on les écoute,on ne pourra plus produire pour nourrir le monde;Il y a énormément d'incohérences,il ne faut plus de mycotoxine et il est question de supprimer les fongicides pour les combattre;note je trouve que le mot pesticide est employé à tors car c'est surtout des fongicides (les moins chers) qu'il est question de supprimer. Au niveau insecticide (qui agissent sur le système nerveux des insectes )il y a moins de retrait me semble t'il ?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
tant qu'on interdira les pesticides nomémet et un par un au lieu de ne faire que la liste des produits autorisés on verra les produits interdits remplacés par des produits similaires et tout aussi dangereux peutêtre plus puisque les controles sont faits par les fabricants
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
MANGER BIO MANGER BIO MANGER BIO MANGER BIO!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
attention vous etes tous des beaux parleurs la famine cela veux dire quoi pour vous?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
bonjours( pesticides OGM homonne de croissance )=pollution de notre organisme immunisation en perille porte ouverte a tout les maladies mangeon bio et naturelle naturelle = santé
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :

Le meilleur moyen est de faire le choix de produits bio et de ne plus acheter leurs poisons....le poids du consommateur , c peut-être de ce côté là qu'il y a un espoir de faire pression..........on peut tjours rêver..............2018 !^on nous prend pour des c....
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
BRAVO NIVOBODE!Natacha fais un effort en orthographe et on te prendra plus au sérieux.Pétrus tu as raison.Y aura-t-il encore des abeilles?
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
quand des groupes comme Monsanto auront un simple reproche ,les poules auront des dents,de la à ce qu'on leur interdise quelque chose c'est une uthopie.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
retirer les pesticides jugés comme les plus dangereux c'est bien pour le consommateur, l'environnement, la santé, etc. mais cela doit se faire en proposant d'autres moyens de lutte contre les nuisibles aux agriculteurs, il faut qu'ils continuent à pouvoir produire de façon rentable pour eux mais sûre. des solutions existent, lutte biologique, protection intégrée, pesticides naturels ou non toxiques et ... bien sûr OGM! je pense qu'il faut responsabiliser nos agriculteurs en leur proposant ces solutions ... il faut donc au minimum de la formation, de l'information et des incitations (subventions bien sûr).
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Oh la la ! beaucoup de véhémence dans vos propos. Je suis technicien en maraîchage conventionnel et j'ai parfois des cas de consciences. Cependant je souris quand j'entend parler de lobbying des sociétés phytopharmaceutiques. Il existe mais n'a d'impact que sur les producteurs conventionnels en mettant à leur dispositions des produits phytos, en tout état de cause, il ne devrait pas avoir d'impact sur votre capacité à choisir ce qu'il y aura dans votre assiette !!
Nous avons le pouvoir, en tant que consommateurs, de choisir de priviligier telle ou telle filière, par nos actes d'achats. Prenons en conscience et arrêtons de fustiger les producteurs et sociétés phytos.
Je fait produire des légumes que VOUS achetez. Changez de filière, il y a le bio, ça existe. Certes, c'est plus cher, mais soyez cohérents, citoyens, moteur.
Ce sont les consommateurs qui feront évoluer les pratiques des producteurs et pas l'inverse.
Il faut juste accepter d'en payer le prix, produit un peu plus cher, moins abondant, visuellement parfois moins beau ou standardisé. Mais bougez vous ! on souffre des cahiers des charges qui nous demandent des légumes sans défauts, à bas prix, toute l'année et on utilise les moyens dont on dispose !!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Eh oui, Seb, pas facile de lire tout ça sans se démonter ! Mais bon, quand chacun devra faire son jardin, le surveiller le soir pour éviter le chapardage, on en reparlera !!
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Mangeons du roquefort plutot que du boeuf aux hormones
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
es integrimes bio ,anti ogm ,nitrates ,produits chimiques ,et tous les autres obligent le bon sens à se braquer dans ces denier retranchement.
Etre gentil avec ceux qui pronent des idées délirantes suffit, les élections europeenne sont importantes
Il nous faut etre volontaire sans apriori,s'engager à fond dans la recherche et ne pas avoir peur des nouvelles techniques
Fort des recherches en tous domaines, la jeunesse s'engage avec optimisme :un défit , un beau challenge
françois céréalier
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
es integrimes bio ,anti ogm ,nitrates ,produits chimiques ,et tous les autres obligent le bon sens à se braquer dans ces denier retranchement.
Etre gentil avec ceux qui pronent des idées délirantes suffit, les élections europeenne sont importantes
Il nous faut etre volontaire sans apriori,s'engager à fond dans la recherche et ne pas avoir peur des nouvelles techniques
Fort des recherches en tous domaines, la jeunesse s'engage avec optimisme :un défit , un beau challenge
françois céréalier
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
vive le bio c'est vrai car moins d'utilisation de pesticides mais attention le cuivre est tout de meme utiliser; et sachez que le cuivre peut etre mortel pour l'organisme et nocif pour l'environnement aquatique . Et comme il a déja été cité prenez en compte que la France importe de plus en plus de produits pour correspondre a la demande du consommateurs (moins cher)et que les pays de provenance ne sont pas soumis aux meme législation que la France qui oblige a ses agriculteurs des cahiers des charges draconiens. Nous sommes tous des acteurs de cette consommation....Faite votre choix
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Chouette ! Alors on va arracher toutes les vignes (sauf le raisin de table) et les champs de tabac ?
+ de 100 000 morts par ans.
De loin les 2 pesticides les plus dangereux !
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
hélas pas assez ferme entre temps,nous avons le temps d'en aborbés!
manger bio là est notre avenir,protégeons notre planéte!
et le rhondup?????
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
Allez voir le film "nos enfants nous accuseront"!
Vous comprendrez pourquoi il est urgent de passer au bio.
Quant à l'argument sur les pesticides et les OGM qui permettraient de nourrir l'humanité, c'est une mensonge éhonté.
a écrit le 09/10/2009 à 13:41 :
on trouve des produits chimiques partout, dans l'air, l'eau, les aliments (résidus de pesticides) sur les lieux de travail ( solvants, colles, vernis, décapants, huiles de coupe, micro particules) et dans nos maisons( déodorants, cosmétiques, biocides, vapeurs de teflon...) pas étonnant que le nombre de cas d'allergies, d'asthme, de cancers chez les enfants augmentent sans compter les maladies neuro-dégénératives...
280 000 nouveaux cas de cancer par an, 150 000 morts par an, bien sûr on peut se dire que c'est
la rançon du progrès et si vous avez un de vos proches qui tombe malade vous pouvez toujours prétendre que 'c'est la faute à pas de chance". On sait que 80% des cancers sont d'origine environnementale. Il serait peut être temps de freiner sur la dissémination de toute cette "soupe chimique"

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