Les ampoules à incandescence en voie de disparition

La généralisation des ampoules à basse consommation prendra effet progressivement entre 2009 et 2012. Jugées plus efficaces sur le plan énergétique, elles doivent toutefois faire leurs preuves sur le plan technique.

Mardi 1er septembre sonnera le glas des ampoules à incandescence de 100 watts (W). L'arrêt de leur commercialisation résulte de la directive européenne de 2005 relative à l'écoconception des produits. S'y substitueront les ampoules à basse tension, dont la sobriété énergétique s'inscrit dans la droite ligne des objectifs environnementaux de l'UE.

En moyenne, une ampoule basse tension est cinq fois moins "énergivore" qu'une ampoule classique à filament et aurait une durée de vie dix fois plus longue. Une aubaine pour les consommateurs qui pourraient, selon la Commission européenne, réduire leur facture de 50 euros par an.

Mais les ampoules basse consommation ne sont pas la panacée : composées de mercure à hauteur de 5mg par ampoule (une quantité qui reste faible), elles doivent intégrer de manière impérative une filière spécifique de recyclage. La collecte ne se fait pas par le biais du ramassage classique d'ordures ménagères, sous peine "d'en faire supporter un coût important au consommateur", explique Eric Guerquin, président de l'UFC Que Choisir Ile-de-France. "Le principe juridique veut que le fabricant soit responsable de ses produits", poursuit-il. Conformément à la directive européenne relative aux déchets d'équipements électriques et électroniques (DEEE), il revient donc au producteur de verser une écocontribution en échange de la valorisation des ampoules usagées.

En France, il incombe à l'organisme agréé Récylum de facturer au producteur la somme de 0,20 euros par ampoule. Pour les particuliers, la collecte se fait dans les points de vente des ampoules ainsi que dans les déchetteries. "7000 meubles de collecte ont été disposés en métropole, mais le gros de la collecte ne se fera que dans quatre ou cinq ans", explique une responsable de Récylum.

En effet, le calendrier communautaire prévoit une élimination échelonnée des ampoules incandescentes (75 W en 2010, 60 W en 2011, 40 W et moins en 2012). Les consommateurs bénéficient donc d'un sursis s'ils ne souhaitent pas se convertir aux néons et autres diodes électroluminescentes (dites LED).

Certains se sentent affectés par le manque d'esthétique du produit : "leurs détracteurs pensent que ce n'est pas beau", soutient Eric Guerquin. Mais le facteur le plus dissuasif serait d'ordre technique : "il semblerait que ces ampoules supportent mal d'être allumées et éteintes fréquemment", poursuit le président de la section francilienne de l'UFC Que Choisir. Une anomalie fâcheuse qui annihilerait les vertus de longévité prêtées au produit.


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Commentaire 1
à écrit le 09/10/2009 à 13:41
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QUID DU MERCURE CONTENU DANS CES LAMPES; faire provision d'anciennes avant leur totale dispoarition. On doit pouvoir "tenie" 30 ans avec un petit stock.

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