Angela Merkel conditionne l'avenir de l'Europe au succès du plan grec

 |   |  342  mots
La chancelière allemande a mis en garde contre un risque de contagion des difficultés de financement de la Grèce à d'autres pays de la zone euro. Pierre Lellouche et son homologue allemand devraient se rendre à Athènes la semaine prochaine.

Alors que les manifestations du mercredi 5 mai contre le plan d'austérité adopté par le FMI et l'UE ont fait trois morts à Athènes, la chancelière allemande a estimé lors du débat au Bundestag sur l'aide de Berlin aux Grecs, que le succès du plan grec déterminerait "rien de moins que l'avenir de l'Europe, et avec lui, l'avenir de l'Allemagne dans l'Europe."

Selon Angela Merkel, d'autres pays pourraient connaître le même sort que la Grèce si Athènes ne parvenait pas à se sortir de ses difficultés malgré le plan de l'Union européenne et du FMI. Le jour même, l'agence de notation Moody's a annoncé qu'elle envisageait d'abaisser la note souveraine du Portugal "dans les trois mois" en raison de la "récente détérioration des finances publiques et des faibles perspectives de croissance à long terme" du pays.

La crainte d'une crise généralisée de la dette souveraine dans la zone euro fait chuter les bourses qui ont terminé en baisse mercredi, le dollar ayant atteint son plus fort niveau (1,2857) par rapport à l'euro depuis mars 2009.

"Nous sommes à un carrefour", a poursuivi la chancelière. Avant d'ajouter que la Grèce devait recevoir l'aide promise pour empêcher qu'une réaction en chaîne ne menace de déstabiliser le système financier international et européen.

Interrogé par EurActiv.fr sur ces propos, Benjamin Carton, économiste au Cepii a indiqué que cette déclaration, "peut être la plus importante depuis quinze ans", pouvait vouloir dire deux choses : "soit nous allons tout faire pour que ce plan fonctionne, soit, si cela ne marche pas, l'Allemagne et non la Grèce, quittera la zone euro". Une telle situation ferait évidemment éclater la zone euro. Reste que la réussite du plan d'aide à la Grèce pourra difficilement être évaluée avant deux ans, estime Benjamin Carton.


Lire la suite de l'article Merkel conditionne l'avenir de l'Europe au succès du plan grec

Retrouvez toute l'actualité européenne, avec notre partenaire EurActiv.fr

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :