Les mauvais élèves de l'Europe ne sont pas toujours ceux que l'on croit

 |   |  304  mots
(Crédits : latribune)
Les derniers chiffres de l'office européen des statistiques révèle quelques surprises. Certains pays d'Europe, et non des moindres, ont enfreint trois fois plus souvent les critères de Maastricht que l'Espagne et l'Irlande. Découvrez lesquels...

"L'Espagne a déjà fait beaucoup, mais elle devra probablement faire plus pour retrouver la confiance des marchés". Le message de la chancelière Angela Merkel, prononcé le 22 octobre devant les jeunes de la CDU, a été quelque peu brouillé dès le lendemain par celui de la France. "Grâce aux efforts de José Luis Zapatero et au sens de la responsabilité de l'opposition, l'Espagne n'est plus en première ligne" de la crise, a tempéré Nicolas Sarkozy, lors du sommet de dimanche.

Si le degré d'appréciation du cas espagnol diffère, la France comme l'Allemagne jouent à jeu égal sur le terrain des infractions aux règles européennes de stabilité budgétaire. Une compilation de statistiques Eurostat réalisée par le site espagnol lainformacion.com donne une perspective intéressante de la crise que traverse actuellement la zone euro.

Entre 2000 et 2010, la France et l'Allemagne se sont retrouvées 14 fois au-dessus des plafonds européens de dettes et déficits publics (60% et 3% du PIB respectivement). L'Espagne, de son côté, enregistre seulement 4 dérapages et l'Irlande, qui a vu son déficit plonger brutalement à 32,4% du PIB en 2010, avait été une bonne élève jusqu'ici, avec 5 infractions recensées.

La Grèce et l'Italie, en revanche, ont suivi un parcours chaotique depuis 10 ans. Même si elle est majoritairement détenue par les ménages, la dette italienne n'est jamais passée sous la barre des 100% du PIB. Le déficit public a en revanche été un peu mieux contenu. La Grèce, de son côté, a suivi une logique de transgression systématique des critères de la dette et du déficit.

Lire la suite de l'article : Les pays en crise ne sont forcément pas les plus dépensiers.
 

Retrouvez toute l'actualité européenne, avec...

Euractiv

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 25/10/2011 à 14:03 :
à quand une gouvernance économique européenne pour mettre enfin de l'ordre et de la discipline ? ceux qui ont refusé le dernier traité avait raison ...
a écrit le 25/10/2011 à 11:15 :
Pourtant la solution est simple. Les obligations qui arrivent à échéance sont prolongées automatiquement avec un rendement indexé sur l'inflation.
Ainsi l'Italie peut petit à petit réduire sa dette sans en arriver à gripper complètement l'économie, comme cela a été le cas en Grèce.
Les créditeurs, banques et particuliers, devraient y trouver leu compte puisque il n'y aurait pas comme en Grèce une décote de 50 à 60%. De plus le rendement indexé sur l'inflation assurerais un maintien de la valeur des obligations.
Réponse de le 25/10/2011 à 15:09 :
C'est valable pour les banques mais pour les particuliers qui ont besoin de leur placement

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :