Sauvetage grec : la Finlande va-t-elle devoir renoncer à ses petits avantages ?

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Berlin aurait mis la pression pour annuler les garanties collatérales négociées par Helsinki avec Athènes. Mais, du côté d'Helsinki on se dit toujours en discussions.

Les informations sont contradictoires ce vendredi matin. D'un côté, le site EUobserver.com annonce que, sous la pression de Berlin, la Finlande avait abandonné les garanties négociées avec Athènes dans le cadre du plan de sauvetage grec.

Le site Internet cite de manière anonyme une personne travaillant pour le cabinet du ministre des finances finlandais Jutta Urpilainen : "La solution avec la Grèce trouvée la semaine dernière est caduque mais les négociations continuent pour trouver une autre solution".

Mais le discours officiel est quelque peu différent : l'octroi de collatéraux en échange de la participation de la Finlande au plan d'aide à la Grèce est une condition préalable absolue, a déclaré vendredi une autre source gouvernementale finlandaise.

S'exprimant sous le sceau de l'anonymat, le responsable finlandais a démenti cette affirmation. "Il semble qu'il y a eu un malentendu. Notre demande reste tout à fait d'actualité. Les collatéraux sont une condition préalable absolue à la participation de la Finlande à ce plan d'aide.", ajoutant même : "les discussions se poursuivent sur la manière de rendre ces collatéraux possibles."

Déjà, mardi 24 août, la Finlande avait menacé de se retirer du plan d'aide à la Grèce si son exigence d'obtenir des collatéraux en échange de ses prêts n'était pas satisfaite, a prévenu mardi le Premier ministre finlandais. Interrogé pour savoir si la Finlande pourrait se retirer dans le cas où les collatéraux lui seraient refusés, Jyrki Katainen avait répondu: "Oui".

Jurisprudence

Pourquoi autant de remue-ménage autour de la Finlande, qui contribue somme toute peu au plan d'aide à la Grèce ? Simple : de tels accords collatéraux créeraient une fâcheuse jurisprudence. L'effet tâche d'huile a d'ailleurs déjà commencé : l'Autriche, les Pays-Bas et la Slovaquie veulent également profiter de conditions privilégiées.

L'agence de notation Moody's s'est d'ailleurs inquiétée de ces petits arrangements entre amis : "La tentative d'accord finno-grec sur un collatéral soulève des inquiétudes sur la volonté et la capacité de certains dirigeants de la zone euro à appliquer les mesures nécessaires pour préserver la stabilité de l'union monétaire européenne", juge l'agence de notation.

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Commentaires
a écrit le 01/09/2011 à 10:50 :
Une fois encore, lees dirigeant grecs ne sont pas les seuls responsabel de cette situation. Les vrais responsables, ce sont les banques qui les ont incité à s'endetter de plus en plus avec des infos pipées, dans le seul but de provoquer cette situation pour déstabiliser l'Europe. Ne nous leurrons pas: une Europe forte mettrait à mal pas mal de Banques américaines, mais aussi européenne.

L'erreur de tous les politiques, c'est de ne pas avoir suffisamment tapé du poing sur la table, de s'être repliés sur leur petite stratégie nationale en raison de motifs électoraux plus qu 'écoomiques.

La vision à court terme des financiers est bien connue, et provoque beaucoup de dégâts. Quelle tristesse de constater que nos dirigeants sont de la même engeance...

Seule solution: montrer que nous existons, et nous manifester violemment soit pour faire changer l'échelle des valeurs, soit pour mettre à la porte tous ces foutriquets et les remplacer par des gens de conviction saines, qui sauront raisonner avenir et développement durables plus que pognon, pognon et encore pognon ... et pouvoir.
a écrit le 28/08/2011 à 11:39 :
L'abstention aux prochaines élections européennes risque d'être considérable.
a écrit le 27/08/2011 à 10:57 :
Il y a des dirigeants européens qui doivent s'en mordre les doigts d'avoir rejoint la zone Euro (ou leurs prédécesseurs) et beaucoup de Français aussi ont ou auront des regrets quand on leur présentera la note de la Grèce et autres pays en faillite. Bien sûr que les Finlandais ont raison, la Grèce ne remboursera jamais, tout cela est de la poudre aux yeux. Ce sont les Danois qui doivent bien rigoler : pas d'euro, pays en croissance sans problèmes financiers !
Réponse de le 28/08/2011 à 11:21 :
Surtout que les français ont rejeté le vote de 2005 . malgré toute la pédagogie (h24) qui avait été faite . Au final on a décidé pour nous .
a écrit le 27/08/2011 à 7:57 :
La Finlande ou l'Allemagne, si elle ne sont pas prétes pour l'union monétaire et le solidarité qu'elle exige et bien qu'elle la quittent.
On ne les retiens pas!
Réponse de le 27/08/2011 à 11:03 :
Solidarité = être d'accord pour que les autres payent . Aucun pays n'est prêt (du moins sa population, les dirigeants c'est autre chose) à payer pour les frasques des Grecs et autres profiteurs, donc ils devraient tous quitter l'Union monétaire !
Réponse de le 29/08/2011 à 5:07 :
Mais si l'Allemagne est en mesure de prouver sa solidarité c'est grâce à L'Union Européenne et à l'Euro.
L'Allemagne à un excédent de 15 Milliards d'Euro par mois en moyenne, surtout avec les autres pays de la Zone Euro.
C'est grâce à ça que l'Allemagne a pu arriver à développer son industrie de la sorte. L'endettement de la Grèce et d'autres pays a permis à l'industrie allemande de se développer. C'était en quelque sorte une aide à la conjoncture allemande.
-On ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre-
a écrit le 27/08/2011 à 7:18 :
Tout ce chahut finlandais pour des raisons électorales prouve bien, que contrairement à l'Europe non démocratique, elle se soucie de son peuple!
a écrit le 26/08/2011 à 13:57 :
c'est beau l?Europe! chacun pour soit et dieu pour tous.la Grèce doit payer pour ses conneries et ceux qui ont signé pour cette Europe trop nombreuse doivent l'aider .les fourmis doivent aider les cigales.mais faut que ces dernières se mettent à bosser.fini les 14 mois de salaires et l'économie au noir!(bon pour la dernière je rêve un peu).
l?Allemagne a fait le boulot donc c'est possible,faut juste un peu de courage des politiques(là aussi je rêve encore plus)les notre pensent d'abord carrière juste devant l?intérêt public.
Réponse de le 26/08/2011 à 15:07 :
Commençons par regarder du côté de Goldman Sach qui a conseillé la Grèce pour son intégration à l'euro, par nos anciens dirigeants européens qui ,en toute connaissance de cause, ont volontairement fermé les yeux sur la situation des PIGS par idéologie, par le déni de droit que constituent les violations des articles 123 et 215 des traités européens qui interdisent à la BCE de racheter des obligations souveraines... Voilà de quoi faire avant d'accuser grecs, français, italiens et consorts de tous les maux du monde pour oublier que ce sont les dirigeants qui ont imposé l'Europe de Bruxelles CONTRE la volonté des peuples.
Réponse de le 26/08/2011 à 16:31 :
100% d'accord avec Bastien! Faisons savoir que nous sommes très nombreux à penser ainsi. Peut-être même majoritaire. N'en voulons pas aux Grecs, mais à leur ''élite'' (sic!) politique, et à la nôtre. Il faut virer ces malfrats, qui utilisent l'idée de démocratie contre les individus qui les élisent (Y a-t-il le choix?). Et qui sont à la botte des puissances d'argent (multinationales de tout poil, banques, agences de notation...)
a écrit le 26/08/2011 à 11:47 :
L'Europe souffre de son acéphalie. Il existe des Etats aux USA dont la faillite (avérée) est autrement plus dangereuse pour les Etats Unis que la Grèce pour l'Europe. La présence de l'autorité Fédérale permet d'y remédier. A quand les Etats Unis d'Europe, faudra-t-il un coup de botte au derrière de nos amis russes ?
Réponse de le 26/08/2011 à 12:48 :
Je ne vois pas ce que viennent faire les Russes dans votre raisonnement ? Quand aux Etats-Unis d'Europe ils sont morts avant de naître en 2005 avec d'ailleurs l'UE qui disparaitra comme l'union latine en 1905... par la vanité des politiques comme en 1905 avec la même finalité 10 ans plus tard comme en 1905...
Réponse de le 26/08/2011 à 15:11 :
Le monde des bisounours ne cesse de m'étonner. Mais connaissez-vous au moins les USA ? D'un bout à l'autre, tous parlent la même langue. La FED, qui, je le rappelle, est une banque PRIVEE, fait tourner les rotatives plein pot pour racheter avec des dollars bidons les créances fédérales dont vous nous dites le plus grand bien. Ils ont même acheté de l'or-papier dans des proportions astronomiques ces trois derniers jours, ce qui valorise d'autant l'or physique dans le monde.
Et vous nous dites que la solution est fédérale ? Je pense que vous n'êtes pas en capacité de comprendre le monde actuel.
Réponse de le 26/08/2011 à 16:05 :
Loin de moi l'idée de défendre la politique économique des pays occidentaux (pas seulement des américains), qui nous conduit à la ruine. Mais, pour l'Europe quelle autre solution que de faire bloc, la division nous a conduit au bord de la destruction au XX ème siècle. En face nous avons la Chine, l'Inde, la Russie qui réarme et dont les discours belliqueux mériteraient plus de publicité. Les querelles de clochers ne sont plus de mise quand sonne le tocsin.
Réponse de le 26/08/2011 à 16:40 :
A quand les prochains accords de Munich? Assez de compromissions, dont le seul effet, et donc le seul but, ne nous y trompons pas (çà crève les yeux; seriez-vous aveugles ou endormis?) est de préserver et même d'amplifier les gains et pouvoirs des puissances d'argent et d'elles seules?

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