Différends autour de la hausse du budget de l'Union européenne

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Les discussions s'annoncent ardues entre le Parlement européen et les 27 États membres de l'Union européenne au sujet de la hausse du Budget 2012. Le premier camp réclame 5,2% de hausse des dépenses, le second de la rigueur. Un accord doit être trouvé d'ici la fin de l'année.

Les eurodéputés refusent la rigueur réclamée par les 27 Etats membres de l'Union européenne. Une opposition fermement exprimée à travers l'approbation ce mercredi d'une hausse annuelle de 5,2% des dépenses prévues dans le cadre du projet de budget européen 2012. Sauf que les gouvernements des Vingt-Sept n'envisagent que 2,02% de hausse maximum; ce qui en défalquant le taux d'inflation revient quasiment à prôner un gel des dépenses. "Ce budget (133 milliards d'euros, ndlr) montre que nous voulons renforcer l'Union européenne, que nous voulons une Union européenne compétitive pour relancer la croissance", a souligné Jerzy Buzek, le président du Parlement, avant le vote.

Certes, "la crise requiert de chaque institution qu'elle fasse des efforts", a reconnu l'un des rapporteurs du texte, le conservateur portugais José Manuel Fernandes. Cependant l'UE doit aussi "disposer des moyens nécessaires pour être à la hauteur de l'enjeu", c'est-à-dire se doter d'une stratégie de croissance à l'horizon 2020.

Il n'y a aucune divergence sur les priorités de l'Union, insiste le sous-secrétaire d'Etat polonais aux Finances Jacek Dominik, porte-parole des gouvernements. Néanmoins, ce dernier exhorte les eurodéputés à ne "pas envoyer un signal négatif aux Etats, au moment où ils essaient de consolider leur budget", et de ne pas "créer de nouvelles dépenses pour les Etats".

Or, en vertu des traités européens, parlementaires et gouvernements sont colégislateurs en matière budgétaire. Ils ont jusqu'à décembre pour trouver un consensus. En attendant, un comité de conciliation doit avoir lieu le mois prochain pendant trois semaines.

L'enveloppe globale du budget est fixée sur sept ans et constitue le principal mécanisme de redistribution au sein de l'Union. Le budget 2012 fait partie de l'enveloppe 2007-2013. Les principales hausses budgétaires proposées par le Parlement concernent les dépenses pour la Palestine (+ 100 millions d'euros), la surveillance maritime en Méditerranée, la gestion des flux de réfugiés, la recherche, l'innovation et l'éducation mais aussi l'agriculture avec notamment une enveloppe de 250 millions d'euros pour les producteurs de fruits et légumes et l'aide au développement.

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Commentaires
a écrit le 14/11/2011 à 9:51 :
C'est pas compliqué : il faut sortir de cette habitude d'emprunter. cela ne bénéficie qu'aux banquier. Moi bon père de famille, je ne dépense que ce que j'ai gagné. L'Europe le France doivent faire pareil.
a écrit le 08/11/2011 à 14:03 :
hilarant, l'Europe c'est quoi? de la paperasse!! ils ne devraient avoir aucun budget!! celui ci étant déjà largement prelevé via chaque Etat!! ils ne créent rien mais qu'est ce qu"'ils dépensent!! et ils voudraient des états vertueux? Il faut toujours que l'exemple viennent du haut.. donc, citoyens.. à votre bon coeur!
a écrit le 26/10/2011 à 19:31 :
L'Europe est au bord du gouffre, et ces messieurs les eurodéputés veulent combler la Méditerranée avec de nouvelles dettes... Le poisson pourrit par la tête. 250 millions pour les fruits et légumes... 100 millions pour la Palestine...pour donner l'occasion d'agir aux bulldozers israéliens?

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