Christian Noyer : "nous avons un bazooka qui passe par les banques"

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L'accord trouvé entre la quasi-totalité des membres de l'Union européenne doit répondre à toutes les incertitudes et permettre de détendre les taux d'emprunt des Etats de la zone euro, a déclaré vendredi Christian Noyer, membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE).

Interrogé sur LCI, le gouverneur de la Banque de France a ajouté que l'idée que les banques françaises puissent avoir besoin d'un soutien financier public était "totalement erronée".

Les pays de la zone euro ont entamé vendredi une vaste refondation qui doit les porter rapidement vers une plus grande intégration économique et budgétaire.

"C'est un accord qui répond à toutes les incertitudes et à toutes les critiques qui ont été formulées contre la zone euro", a dit Christian Noyer. "Ça doit permettre de détendre les taux."

"L'Europe et la zone euro en particulier vont repartir de l'avant", a-t-il ajouté. "C'est une opération réussie, il y a tous les ingrédients qu'il faut pour que la confiance revienne et que tout reparte."

Il a jugé "totalement erronée" la décision Moody's d'abaisser vendredi les notes de BNP Paribas, Société générale et Crédit agricole, l'agence de notation expliquant qu'elles pourraient avoir besoin d'aides publiques.

"C'est d'ailleurs assez bizarre", a-t-il ajouté, en soulignant que les banques françaises avaient passé tous les tests de résistance et que leur besoin en capital est "très inférieur aux bénéfices qu'elles ont accumulés sur les neuf premiers mois de l'année 2011".

"BAZOOKA"

L'Autorité bancaire européenne a relevé jeudi les besoins de recapitalisation de 71 banques européennes pour qu'elles puissent faire face à la crise de la dette souveraine.

Pour les banques françaises, le déficit de capital à combler se chiffre à 7,3 milliards d'euros contre 13,1 milliards pour les banques allemandes.

Christian Noyer a jugé que malgré cette pression sur les banques, "il n'y a aucun 'credit crunch', aucun risque de credit crunch", même si l'on constate "un ralentissement très faible" de la distribution de crédits en France.

Interrogé plus largement sur les agences de notation, il a déclaré que "dans les circonstances actuelles, leurs dernières décisions sont très mal motivées".

L'une des principales agences, Standard & Poor's a mis lundi sous surveillance avec implication négative les notes de 15 pays de la zone euro, dont la France.

Interrogé sur les décisions annoncées jeudi par la BCE, notamment les lignes de financement sur trois ans, il a répondu : "Nous avons un bazooka qui passe par les banques."

"Il n'y pas besoin de quelque chose de plus massif", a-t-il ajouté. "Nous avons une façon d'injecter de la liquidité qui doit permettre de contribuer à faire baisser le taux des obligations d'Etats."

La BCE a baissé jeudi ses taux d'intérêt pour le deuxième mois d'affilée et annoncé de nouvelles mesures de soutien aux banques étranglées par la crise avec des appels d'offres pouvant aller jusqu'à trois ans.

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Commentaires
a écrit le 19/12/2011 à 6:33 :
et c'est cela le gouverneur de la banque de france !!!!!
tout va bien gouverneur ?? alors va te coucher !!! car si tu te trompes aïe pour ta réputation !!!!
comment les banques pourraient-elles aller bien sachant que les pays de la zone ? en particulier la Grèce, la France, l'Italie, l'Espagne risquent bien de faire défaut et là.....
a écrit le 11/12/2011 à 20:26 :
Christian Noyer écrit: " si a France ne peut pas payer ses fonctionnaires, je demanderai à la BNP, la S.G, etc., d'emprunter des Euros auprès de la BCE et d'acheter des bons du Trésor". Ce Monsieur est un arnaqueur, et les politiques qui approuvent ces arnaques sont de dangereux illusionistes fossoyeurs de l'Europe.
a écrit le 11/12/2011 à 14:14 :
Christian Noyer ,il porte bien son nom!
a écrit le 11/12/2011 à 13:33 :
On se demande vraiment si les conseillers de l'Élysée regardent la TV ou écoutent à la radio les économistes et autres spécialistes internationaux non politiques pour répercuter l'information vers notre Président.
Je suis surtout venu ici pour remercier La Tribune de permettre à un simple citoyen de s'exprimer sans avoir à justifier de tout son pedigree.
Merci pour la continuité.
Cordialement
a écrit le 11/12/2011 à 11:20 :
Investir sur des titres d'états du sud voire de la france, c'est comme du sub prime avec un risque de perte trés réél. Avce la grece, c'est un plongeon de 50% et peut etre bientot de la totalité. Les banques ne donc peuvent pas se permettre de passer deux fois à la casserole et en plus se faire serieusement degrader . Donc c'est du bazooquette
a écrit le 11/12/2011 à 8:19 :
La City ne manquera pas de mener tout ce qu'elle pourra faire contre l'euro, la BCE et naturellement les 27: pq Cameron lui aurait-il désobéi, puisque c'était sa mission depuis que les Tories sont de +en+ obtus.
a écrit le 10/12/2011 à 19:30 :
M. Noyer nous explique que l?accord de vendredi est un accord quasi-parfait. Mais tout le monde a bien compris que cet accord n'allait en rien résoudre les problèmes de fond à l'origine de la crise actuelle de l'Euro de Maastricht. Et, c?est bien pour cela que les agences de notation vont dégrader les différents pays européens, et en premier lieu la France.
D'une part, le fonctionnement de la BCE n'a pas été modifié. Il faut tout de même rappeler que la BCE est fortement responsable de la crise actuelle. En effet, en menant une politique monétaire dans le seul intérêt de l?Allemagne, elle a tout d?abord été incapable de juguler les bulles de crédit et les bulles immobilières qui se sont propagées dans plusieurs pays avant 2008, et elle a ensuite fortement contribué à la surévaluation de l?euro, cause principale de la désindustrialisation des pays du Sud de l?Europe.
D?autre part, il n?est nulle part fait mention de la coordination des politiques budgétaires. Coordination n?a rien à voir avec discipline budgétaire. L?absence de coordination depuis la mise en place de l?euro a conduit à l?apparition d?importants déséquilibres des balances courantes (qu?il faudra rééquilibrer), essentiellement au profit de l?Allemagne qui pratique une politique de dumping social depuis le début des années 2000 grâce à un blocage des salaires en Allemagne et à des délocalisations en Europe de l?Est.
La politique du chacun pour soi suivie par l?Allemagne mène tout le monde dans le mur, et ne va faire qu?aggraver les déséquilibres actuels. La discipline budgétaire est une condition nécessaire à la réduction des déficits à moyen terme, mais elle n?est pas suffisante. Il faut en priorité de la croissance, point qui est totalement exclu de l?accord de vendredi.
En conclusion, on peut se demander si M. Noyer, en tant que banquier central, est bien indépendant du pouvoir politique en France, comme le voudrait sa fonction. Il a en effet systématiquement tendance à prendre des positions orientées dans le sens du gouvernement, et pas toujours à bon escient.
a écrit le 10/12/2011 à 15:47 :
Ce que veulent les américains, c'est éviter que l'euro soit une" money" de référence qui concurrencerait le dollar ! Chacun sait que les agences de notation qui attaquent l'euro sont a leur botte... Le reste est littérature !
Réponse de le 10/12/2011 à 18:43 :
Pas d'accord avec votre remarque sur les Agences de notations qui seraient a la botte des USA( elles ont aussi degrade la note Americaine).Noyer persiste et signe sur la recapitalisation de nos banques. Moi, je fais confiance aux agences pas a lui. Tout serait donc regle et l'Europe serait prete a repartir vers l'avant. Prenons don note et attendons la suite
Réponse de le 11/12/2011 à 10:14 :
Prenchere a raison, les Anglais en plus et les Chinois en embuscade. Quant à la remarque que les Agences de notation ont dégradé la note américaine, ça n'a rien changé pour les US, seulement faire croire que tout le monde est traité a égalité...
Réponse de le 11/12/2011 à 11:35 :
Ah bon, JB38, la degradation de la note Americaine avait pour but de faire croire que....Quand il s'agit de la theorie du complot, meme les Americains, purtant incroyables, ne vous arrivent pas a la cheville. Ce n'est pas de la faute des agences si les investisseurs decident de toujours faire confiance aux agences malgre la degradation et de ne plus preter aux Europeens a cause de la meme degradation. Arretons de prendre les investisseurs pour ce qu'ils ne sont pas...des imbeciles et des incapables. Les incapables, ce sont les politiques.
Réponse de le 11/12/2011 à 12:59 :
Pardon, lire si les investisseurs decident de toujours faire confiance aux USA malgre la degradation au lieu de si les investisseurs decident de toujours faire confiance aux agences malgre la degradation
a écrit le 10/12/2011 à 15:06 :
Ce que veulent les Merkozy ce n'est pas sauver l'Euro, c'est surtout préserver les avantages acquis pendant des années grâce à des règles très favorable pour eux et qu'ils ont dictée aux autres membres de l'Union Monétaire.
Nous avons en Europe une zone de libre échanges qui en fait a dégénère en und réserve d'exportation pour la France et surtout l'Allemagne.
Dû à l'excèdent commercial exorbitant (14 Milliards par mois) de l'Allemagne et les déficits des balances commerciales des autres pays qui en découlent, les budgets de la plus part de ces pays sont forcement déficitaires, dû au manque à gagner. Les économies de ces pays sont lentement mais surement en train d'être étouffées par la surpuissante économie allemande.
Ces pays ainsi pris au piège ne peuvent plus se libérer, l'Euro ne peut être abandonné par un pays membre que si celui-ci cesse d'être membre de l'UE.
Aucune économie européenne ne pourrait survivre longtemps en dehors de l'UE.
C'est ce qui permet aux Merkozy le chantage qu'ils font sur les autres membres de la zone euro et qui va leur permettre d'imposer à nouveau des règles, qui en fait avantagerons en premier lieu et à nouveau l'économie allemande, puisque la plus forte.
Marche ou crève.
a écrit le 10/12/2011 à 15:00 :
vous n'avez pas intérêt à vous tromper !
par ailleurs, je ne vois vraiment pas en quoi ce sommet à réglé quoi que ce soit sur une dette pharaonique ni sur une croissance anémique.
Il n'y a pas que les marchés, il y a aussi le PME M Noyer

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