Grèce : dernière ligne droite pour les négociations

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Un accord avec les banques et les créanciers privés doit être trouvé avant fin janvier.

Le compte à rebours est enclenché. Si les représentants de l'État grec et de ses créanciers privés ne parviennent pas à s'entendre sur les conditions de la restructuration de la dette du pays avant la fin janvier, Athènes ne pourra pas recevoir l'aide de l'Union européenne et du FMI. Or la Grèce devra rembourser en mars une échéance sur sa dette de 14,4 milliards d'euros. L'échec des négociations serait donc synonyme de défaut, exacerbant les risques d'éclatement de la zone euro, et donc de nouvelles montées des tensions sur les marchés.

L'accord européen du 26 octobre avait prévu une participation du secteur privé revue à la hausse. Les investisseurs avaient ainsi accepté un échange volontaire de leurs obligations grecques avec une décote nominale de 50 %, contre les 21 % prévus lors du sommet du 21 juillet. L'objectif : faire baisser le ratio de la dette grecque par rapport au PIB de 160 % actuellement à 120 % en 2020 ? niveau jugé soutenable par les autorités européennes.

Alors qu'un accord-cadre avec les banques devrait intervenir début janvier, la Grèce et ses créanciers rencontreraient encore des différends sur plusieurs points, a indiqué vendredi le secrétaire d'État aux Finances grec, Ioannis Mourmouras, dans une interview publiée par le journal « Imerisia ».

Points de friction

Les « points de friction » concerneraient en particulier les coupons que porteront les nouvelles obligations émises par Athènes. Ioannis Mourmouras a toutefois souligné « une convergence sur de nombreux sujets », notamment sur les clauses d'action collective ou le statut de créancier privilégié, assurant une meilleure protection des investisseurs. 

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