Le parlement grec a adopté le plan d'austérité tandis qu'Athènes s'enflammait

Le parlement grec a approuvé lundi à une majorité de 199 voix et 74 contre sur 278 députés présents la loi d'austérité très impopulaire destinée à assurer l'octroi au pays d'une deuxième aide financière de la part de l'Union européenne et du Fonds monétaire international et à éviter une cessation de paiement. Des violences et des incendies ont éclaté dans le centre d'Athènes pendant que les députés débattaient du texte, qui prévoit notamment 3,3 milliards d'euros d'économies via des baisses des salaires et des retraites.

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"Sur les 278 députés présents, 199 ont voté pour, 74 contre", a indiqué M. Petsalnikos à l'issue du vote au parlement qui comprend au total 300 députés. Le texte a reçu l'approbation des deux principaux partis, les socialistes du Pasok et la droite de la Nouvelle-Démocratie, qui participent au gouvernement de la coalition gouvernementale du Premier ministre Lucas Papademos.

Toutefois, plus d'une vingtaine des 153 députés socialistes ont voté contre le projet et ont été aussitôt radiés du groupe parlementaire du Pasok à la suite d'une décision écrite du chef du parti Georges Papandréou adressée au président du parlement.
De même, 21 députés de droite sur un ensemble de 83 ont voté contre et ont aussi été radiés des rangs parlementaires de la droite à la suite d'une décision du chef du parti Antonis Samaras.

Deux des seize députés du parti d'extrême droite Laos, qui s'est retiré cette semaine du gouvernement pour protester contre les mesures drastiques d'ajustement de l'économie grecque, se sont en revanche prononcés en faveur du programme d'austérité. Ces deux députés sont radiés du groupe parlementaire du Laos.

A l'issue du scrutin, un homme s'est dressé dans la tribune du public du parlement pour crier "laisse parler le peuple, M. le Premier ministre". Il a aussitôt été maîtrisé.
Juste avant le début du vote, M. Papademos avait solennellement insisté sur l'importance du choix présenté aux parlementaires: "avancer avec l'Europe et la monnaie unique" ou précipiter le pays dans "la misère, la banqueroute, la marginalisation et l'exclusion de l'euro".

80 000 manifestants

Environ 80.000 personnes avaient manifesté à Athènes et 20.000 à Salonique (nord) contre les mesures de rigueur, dictées par l'UE et le FMI, que les députés s'apprêtaient à voter dans la soirée au Parlement, a-t-on indiqué de source policière. A Athènes, des dizaines de milliers de manifestants avaient commencé à affluer à 15h sur la place Syntagma devant le Parlement et continuaient d'affluer sur les lieux jusqu'à 18h malgré les gaz lacrymogènes tirés par la police pour disperser la foule.

En marge des manifestations anti-austérité, plus de dix bâtiments, vides, étaient en flamme hier soir dans le centre d'Athènes, incendiés pour la plupart par des jets de cocktails molotov, a-t-on appris auprès des pompiers et de la police. "Une dizaine de bâtiments sont en flammes, dont la plupart à cause de cocktails Molotov", a indiqué à l'AFP Nikolaos Tsongas, porte-parole des pompiers. Selon lui, les véhicules de pompiers ne peuvent pas s'approcher des lieux des sinistres en raison du nombre de gens dans les rues. Selon la police, qui a appelé les citoyens à aider les pompiers à participer à la lutte anti-incendie, le nombre de bâtiments en feu s'élevait à 18.

Dans la rue Stadiou, un bâtiment d'un étage, siège d'un magasin de cristaux de luxe et le cinéma voisin brulaient encore vers 19h45 malgré l'intervention de deux brigades de pompiers. Le magasin à l'enseigne Kosta Boda, voisin d'un cinéma, brûlait depuis une heure lorsque les pompiers sont arrivés vers 19h Le toit en céramiques s'est effondré, les flammes passant au dessus et gagnant le cinéma Attikon, un des plus connus de la ville.

Dans la soirée, la rue Stadiou où se trouve le magasin en feu et le cinéma, qui part de la place Syntagma, a été le théâtre d'affrontements entre la police et des groupes de manifestants. Le sol de la rue est jonché de bouts de marbre utilisés comme munitions par les manifestants.

Pendant ce temps, les débats au parlement sur le vote des mesures d'austérité contestaient dans la rue se poursuivaient. Antonis Samaras, président de la Nouvelle Démocratie (droite) représenté au gouvernement de coalition, a appelé les députés à voter le paquet de mesures prévoyant à la fois un désendettement et un renflouement du pays en échange de mesures réduisant le niveau de vie des Grecs, un moment "déterminant et crucial" dans l'histoire de la Grèce.

Un "puit sans fond"

Le Premier ministre grec Lucas Papadémos grec a mis en garde contre le "chaos économique" en cas de rejet, tandis que l'Allemagne a prévenu que la Grèce devait cesser d'être un "puits sans fond"'.

Après trois jours de tensions et de menaces politiques, le Parlement a commencé peu après 14h00 (12h00 GMT) à examiner le projet de loi visant à économiser 3,3 milliards d'euros grâce notamment à une baisse des salaires, des retraites et des suppressions d'emplois publics.

Le vote doit intervenir avant minuit (22h00 GMT), a annoncé le ministre des Finances, Evangelos Venizelos, "parce que lundi matin, les marchés bancaires et financiers doivent avoir reçu le message que la Grèce peut et va survivre".

"Si la loi n'est pas adoptée, le pays ira à la banqueroute", a prévenu le ministre lorsqu'un député communiste a jeté les pages du projet de loi sur le sol de l'Assemblée.

Une vingtaine de députés de la coalition de Lucas Papadémos ont menacé ces derniers jours de voter contre le texte et six membres du gouvernement ont présenté leur démission, mais le Premier ministre conserve théoriquement le soutien d'une large majorité.

A l'extérieur du Parlement, la police a tiré des grenades lacrymogènes pour tenter de disperser des manifestants qui jetaient des pierres et des cocktail Molotov sur la place Syntagma.

Il s'agit de la mobilisation la plus forte depuis des mois de manifestations contre les mesures de sécurité. La plupart des manifestants ont battu en retraite mais des échauffourées se poursuivaient en milieu d'après-midi.

"Il y a du gaz lacrymogène jusqu'à l'intérieur de l'Assemblée", a déclaré un député communiste, Panagiotis Lafazanis.

"PUITS SANS FOND"

Le nouveau plan d'austérité est le prix à payer pour obtenir le déblocage d'un programme d'aide de 130 milliards d'euros de l'UE et du FMI - le deuxième depuis 2010.

La Grèce doit toucher cette somme avant le 20 mars pour pouvoir rembourser un emprunt d'Etat de 14,5 milliards d'euros.

L'Allemagne a fait monter la pression d'un cran dimanche en prévenant que l'Europe attendait des actes et non des mots.

"Les promesses de la Grèce ne sont plus suffisantes à nos yeux", a prévenu le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble.

Evoquant le nouveau plan d'austérité sur lequel les députés grecs doivent se prononcer ce dimanche, le ministre souligne dans un entretien publié par le Welt am Sonntag que les précédents n'ont pas été mis en oeuvre dans leur intégralité.

Wolfgang Schäuble rappelle que les Allemands sont majoritairement favorables à une aide internationale en faveur de la Grèce. "Mais il est important de dire qu'elle ne peut être un puits sans fond. C'est pourquoi les Grecs vont finalement devoir obstruer ce puits. Alors, nous pourrons y mettre quelque chose. Au moins, les gens commencent maintenant à réaliser que cela ne marchera pas avec un puits sans fond.

"La Grèce doit faire ses devoirs pour devenir compétitive, que cela passe par un nouveau plan de sauvetage ou par une autre voie que nous ne souhaitons pas prendre (...)", poursuit-il évoquant une sortie de la zone euro.

Prié de dire si une telle issue est envisageable, Wolfang Schäuble répond: "Tout se trouve entre les mains des Grecs eux-mêmes. Mais, même dans cette éventualité, sur laquelle personne ne table, ils resteraient partie intégrante de l'Europe".

"Nous sommes heureux d'apporter notre aide, mais nous ne devons pas donner à d'autres l'impression qu'ils n'ont pas fait suffisamment d'efforts. Chaque Etat est responsable de lui-même", explique-t-il.

6 mn

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Commentaires 79
à écrit le 17/02/2012 à 13:06
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11 millions d'habitants, 80.000 manifestant. le compte n'y est pas. 3 millions de manifestants auraient pu faire comprendre à Goldman Sachs et à la Trilatérale que leur machination n'avait pas réussie. Les grecques ont choisi la passivité et l'hum...

à écrit le 14/02/2012 à 13:42
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11 millions d'habitants, 80.000 manifestant. le compte n'y est pas. 3 millions de manifestants auraient pu faire comprendre à Goldman Sachs et à la Trilatérale que leur machination n'avait pas réussie. Les grecques ont choisi la passivité et l'hum...

à écrit le 14/02/2012 à 13:05
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Ne serait-il pas judicieux que la Grèce sorte de l'Euro, afin de surveiller la réaction des Agences de notation (Moody's , Standart&poor's....)?? Le peuple grecque maudit ces Agences, et le soutien Européen! (même si sa dette est partiellement éffacé...

à écrit le 14/02/2012 à 10:51
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11 millions d'habitants, 80.000 manifestant. le compte n'y est pas. 3 millions de manifestants auraient pu faire comprendre à Goldman Sachs et à la Trilatérale que leur machination n'avait pas réussie. Les grecs ont choisi la passivité et l'humili...

à écrit le 14/02/2012 à 9:16
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(Pour la Grèce) Sur les chemins de petites pierres, les paysages Sont très humains, accueillant Les senteurs de l?hiver, du lierre Et du romarin. L?été chaud, illuminant, Baigne le promeneur dans les ondes des chants, De blés d?or éparpillés, Et d...

à écrit le 13/02/2012 à 21:34
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Tant que les politiciens européens corrompus seront de mèche avec les banques pour endetter les peuples d'Europe en augmentant les taux d'intérêt de la Grèce à chaque nouveau prêt, rien de bien ne sortira de cette pseudo crise mais réel arnaque des b...

le 13/02/2012 à 22:56
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Les états n'ont aucun potentiel de croissance, sauf par la guerre et le pillage qui l'accompagne. Les entreprises, les individus ont un potentiel de croissance infini, par leur travail et leurs investissements. Il ne faut donc jamais prêter aux états...

à écrit le 13/02/2012 à 20:47
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Hommage aux Grecs qui font enfin le choix du courage et de la justice pour retrouver leur honneur et leur souveraineté : affronter les difficultés la tête haute, assumer les dettes, se mettre au travail avec acharnement sans barguigner plus longtemps...

à écrit le 13/02/2012 à 20:31
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Peuples du monde, soulevez-vous!

à écrit le 13/02/2012 à 20:28
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Le peuple manifeste, c'est logique, c'est lui qui ramasse les bêtises faites par d'autres. Mais la Grèce a l'opportunité de faire le plein de touristes qui fuient les pays qui ont eu un printemps "avec retour du froid". La violence ne peut que détour...

à écrit le 13/02/2012 à 19:48
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pour sauver l'euro, les institutions européennes et la BCE sont prêtes à demander aux parlements de réduire les peuples au servage . Rien ne les arrête plus désormais, ils sont p^rêts à tout pour sauver les économies des gens plus riches. Aucune m...

à écrit le 13/02/2012 à 18:45
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Leurs politiques de gauche comme de droite ont fait les bêtises et comme à l'accoutumé c'est le peuple qui trinque. Le problème est que : les notres ne valent guère mieux !

à écrit le 13/02/2012 à 18:20
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11 millions d'habitants, 80.000 manifestant. le compte n'y est pas. 3 millions de manifestants auraient pu faire comprendre à Goldman Sachs et à la Trilatérale que leur machination n'avait pas réussie. Les grecques ont choisi la passivité et l'hum...

le 13/02/2012 à 21:17
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oui mais les Grecs sauveront l'honneur de leurs femmes, les Grecques. Dur, dur de respecter l?orthographe du français.

à écrit le 13/02/2012 à 17:21
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lL'Europe ne se battera plus contre ses voisins, mais va imploser sur elle-même en cascade en d'effroyables guerres civiles internes. L'aigle à deux têtes renait de ses cendres, pour imposer un nouveau pouvoir Allemand sur l' Europe.

à écrit le 13/02/2012 à 16:49
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un pas de plus vers le fascisme

à écrit le 13/02/2012 à 15:55
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Aucun commentaire, pour un des articles les plus lus... Censure de la part de La Tribune ?

à écrit le 13/02/2012 à 15:25
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11 millions d'habitants, 80.000 manifestant. le compte n'y est pas. 3 millions de manifestants auraient pu faire comprendre à Goldman Sachs et à la Trilatérale que leur machination n'avait pas réussie. Les grecques ont choisi la passivité et l'hum...

à écrit le 13/02/2012 à 15:21
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Et vous croyez que c'est en affamant le peuple grec déjà si affaiblit que ça va arrangé les choses?A force de prendre les petites gens pour des vaches à lait on récolte ce que l'on sème!Vivement que tous les habitants puissent faire un référendum et ...

à écrit le 13/02/2012 à 12:54
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Connaissez vous l'histoire de la cigale et de la fourmi... ?? Les gouvernants ont laissé les Grecs chanter tout l'été, maintenant les Grec trinquent et les gouvernants dansent...

le 13/02/2012 à 13:24
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Très bonne remarque, Toto. Car cela me rappelle un Député commentant le budget voté il y a 1,5 an en GB : "L?Angleterre est maintenant couchée sur un lit de nitroglycérine." Imaginons qu'ils se décident à danser...

à écrit le 13/02/2012 à 12:46
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Dans son livre "le monde d´hier ", Stefan Zweig disait qu il vivait deux fois les catastrophes de son siècele: d´abors parce que, avec son expérience considérable d´historien et sa perspicacité (que je dirais de tout à fait exceptionnelle ), il se...

le 13/02/2012 à 13:19
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Chômage, misère, désespoir.... Aujourd'hui en Grèce, demain en France. Le nombre de suicides va exploser, hélas."Quand des millions de personnes se rendront compte que l'on ne peut plus vivre comme par le passé, la Révolution sera logique et inévitab...

le 13/02/2012 à 14:01
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le capitalisme financier se condamne lui-même, il a réduit ses clients à la misère et n'a pas encore créé ses futurs clients , donc les entreprises feront de moins en moins de profits .... fin de la partie

à écrit le 13/02/2012 à 12:34
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Ce sont nos économies qui partent en fumée ... Nous sommes gouvernés par une mafia ?

le 13/02/2012 à 12:46
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un peu ... les banksters !! L'objectif de tous ces plans est d'éviter aux financiers de faire des pertes .. nous donnons de l'argent aux grecs pour qu'ils puissent rembourser les banques , ils ne nous rendront jamais cet argent donc ce sont les peu...

le 13/02/2012 à 17:27
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Mais sans les horribles banques, pas de prêt aux états, pas de hausse du niveau de vie... Le peuple est-il lui même si parfait que toute erreur lui paraissent si impardonnable? Et si on essayait de se relever tous ensemble, le peuple avec le pouvoir...

le 13/02/2012 à 17:48
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Mais sans les horribles banques, pas de prêt aux états, pas de hausse du niveau de vie... Le peuple est-il lui même si parfait que toute erreur lui paraissent si impardonnable? Et si on essayait de se relever tous ensemble, le peuple avec le pouvoir...

à écrit le 13/02/2012 à 12:32
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Le gouvernement grec montre l'exemple aux autres pays de la zone Euro. On ne peut en effet continuer à s'endetter sans jamais rembourser ! Les gouvernements socialistes n'ont pas montré l'exemple en Grèce ni en Espagne ni en France à l'époque de Mit...

le 13/02/2012 à 14:04
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il faut arrêter les c...ries avec les gouvernements socialistes, nos chers gouvernants nous ont encore plombés de 600 milliards d'euros de dettes en cinq ans et ne sont pas vraiment socialistes. Les anglais ont une dette totale avoisinant les 1000 % ...

le 13/02/2012 à 20:36
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Bien sûr que si, Sarko et son gouvernement sont des socialistes, honteux, officieux, mais socialistes quand même. Ils ont confirmé toutes les lois socialistes des 40 dernières années au lieu de les abroger par paquet. Blair, Obama, Clinton hier, des ...

à écrit le 13/02/2012 à 11:37
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Je m'appelle Hélène... Je m?appelle Hélène?Je suis grecque? la Grèce? quelle étrange tendresse ? Ma ville natale ne s?écrit plus en lettres capitales ATHÈNES mère, marraine ! J?ai décidé sous l??il de cette caméra De mettre fin à mes jours De m?arro...

à écrit le 13/02/2012 à 11:18
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Comme dit ce bon Warren Buffet : "Dans cette guerre des classes, c'est la notre qui est en train de gagner." Pertinent, ce Monsieur...

le 13/02/2012 à 12:04
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pas sur que cette classe gagne à moyen terme. le capitalisme ne survit que lorsque les mesures sociales permettent aux plus pauvres d'accepter leur situation. lorsque ces mesures disparaissent on ne sait pas ce qui peut arriver. en Grèce, même les fl...

à écrit le 13/02/2012 à 11:13
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Je ne suis jamais allé en Grece, mais la situation la bas peut etre comprise car vraisemblablement proche de la notre, simplement plus exacerbée. Nous pouvons l'analyser a la lumière de la situation française et de ce que nous savons de la situation ...

à écrit le 13/02/2012 à 10:42
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Moi si j'étais Grec, je ne paierais plus mes impôts. A quoi bon?!

le 13/02/2012 à 14:13
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c'est la seule solution viable pour le peuple grec. Ne plus rien payer pour obliger le gouvernement à admettre le défaut de paiement total

le 13/02/2012 à 15:19
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Faux, Le Troll. Les impôts sont maintenant accessoires car il faut "gagner sa vie", soit boire, manger, se loger et se chauffer. Ils ont donc gagné le droit de propriété par la dette.

à écrit le 13/02/2012 à 10:39
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ON n'est revenu sous pinochet et viidela c'est pas croyable rien ne se fait contre les peuples tout ca pour faire tomber l'euro merci messieur les americains mais un jour vous paierez la note ca j'en suis sur et se sera bien fait americain go home.O...

à écrit le 13/02/2012 à 10:16
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Ne devrait-on pas, nous Français, se poser en observateurs attentifs de ce qui se passe actuellement dans les rues d'Athènes? Soit pour etre moins surpris lorsque nous vivrons les memes évènements, soit, et ce ne serait pas plus mal, pour une prise ...

à écrit le 13/02/2012 à 10:12
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Quelle leçon pour nos politiques à la veille des élections! On peut poser à chacun d'entre eux désormais la question : allez vous suivre les recommandations de la cour des comptes française, Oui ou Non?? Si Non, comment éviter que la finance internat...

le 13/02/2012 à 10:51
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le plus marrant est que la Cour des Comptes est présidée par un socialiste et que toutes ses recommandations vont à l'encontre du délirant programme de François Hollande. Va comprendre Charles.

à écrit le 13/02/2012 à 10:04
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l'UMPS grec fonctionne plutôt bien

à écrit le 13/02/2012 à 9:59
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et dans 3 mois on recommence pour regler une autre dette donc encore des mesures d'austerite demandees par l'europe et toujours les memes qui trinques et tout ça pour rien car le cercle vicieux est enclanché avec la descente aux enfers du peuple grec

à écrit le 13/02/2012 à 9:52
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278 députés ... pour moins de 5 millions d'habitants !!!!!!!!!! Y' a des économie à faire !

le 13/02/2012 à 10:54
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C'est exact comme nous avec nos 34 000 ou 36 000 communes et autant de maires mais il vaut mieux s'occuper des autres, nous Français sommes un peuple supérieur.

le 13/02/2012 à 11:05
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... chez nous aussi !

à écrit le 13/02/2012 à 9:19
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Bien sûr que le parlement a voté l'austérité (c'était prevu, le suspense n'était que pour faire croire qu'ils hesitaient) : les députés grecs sont les mieux payés des deputés de l'union européenne, bien sûr qu'ils ne veulent pas que cela change ; ils...

le 13/02/2012 à 10:52
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Exactement comme en France ! L'austérité c'est pour le peuple, pas pour la caste.

à écrit le 13/02/2012 à 9:01
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il faut le peuple se révolte contre les partis et hommes politiques grec qui ont été incapables de faire les réformes indispensables! il y a 25 ans un ami grec de salonique me racontait le jemenfoutisme ambiant dans sont pays: pas étonnant qu'il soit...

à écrit le 13/02/2012 à 8:59
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Cette dette et ses solutions deviennent grotesques si cela n'engendrait pas du malheur pour toujours les m^mes la population qui a suivi pendant des années les magouilles des élus VALIDES par l'UE et ses gouvernements, car aujourd'hui le serrage de c...

à écrit le 13/02/2012 à 8:33
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Le choix était entre les difficultés et la misère. Les députés grecs ont choisi les difficultés. Il est souhaitable maintenant que ce peuple redresse la tête et dynamise son économie. C'est son intérêt au premier chef, c'est aussi l'intérêt de l'Euro...

le 13/02/2012 à 10:15
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Je dirai plutot que Les députés grecs ont choisi les deux

le 13/02/2012 à 10:18
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Allez Démosthène, vous aussi bientôt aurez besoin de redresser votre tête quand on amputera votre salaire ou retraite. Comme cela, vous pourrez vous aussi gouter aux difficutés tout en savourant votre misère.

le 13/02/2012 à 11:50
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Je dirais plutôt le choix était entre la misère avec la Troïka qui impose ses choix de politiques budgétaires et la misère sans la Troïka qui laisse au moins aux grecs ses propres choix et sa démocratie intactes.

à écrit le 13/02/2012 à 8:29
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test

à écrit le 13/02/2012 à 8:19
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Voilà les fruits de l'euro ! Les financiers ne gouvernent pas, ils égorgent. Malheur aux nations qui ne peuvent plus battre monnaie ; elles sont vouées à la ruine.

à écrit le 13/02/2012 à 8:01
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Et un petit ouzo pour feter l'ouverture de la bourse la hausse.... Santé

à écrit le 13/02/2012 à 7:44
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Après de bonnes vacances bien méritées ,les sauveurs de l'Europe vont pouvoir mettre à rôtir les populations portugaises .

à écrit le 13/02/2012 à 7:31
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Si le peuple n'est pas d accord et se souleve puis revolution et nouveau gouvernement militaire qui s exclut de l europe. Que vaudront les engagements de remboursements du gouvernement actuel? Moi quand j'emprunte a ma banque on me demande des garant...

à écrit le 13/02/2012 à 7:04
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La France sera dans le même état bientôt. C'est l'abbération des plans de rigueur qui ruine la croissance pour sauver les profits. Concernant la Grèce, qu'on plannifi "un" plan de sauvetage dès le début, je veux bien. Mais qu'on insiste, qu'on persis...

le 13/02/2012 à 12:33
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Même dès le 1ier plan de sauvetage, c'était évident que çà ne fonctionnerait pas ; çà fait des dizaines d'années que le paiement en nature, le non-paiement des impôts, l'exonération des impôts pour les armateurs et pour les églises, la non-existence ...

à écrit le 13/02/2012 à 7:02
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et tout ça pour rien ... dans 2 ou 3 mois, voire même avant, ils seront à nouveau "au bord" de la faillite. La banqueroute est inévitable, sauf à rester sous perfusion de l'Europe pendant des années

à écrit le 13/02/2012 à 6:55
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il est temps pour le peuple grec de penser que vivre au dessus de ses moyens est bon.pour recevoir il faut donner . Et pour cela travailler, produire, ect... moins de jeux de cartes, moins de palabres aux terrasse des cafés.

le 13/02/2012 à 10:13
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N'importe quoi

à écrit le 13/02/2012 à 6:37
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la grece est en feu chaque fois que les allemands font savoir qu'ils ne paieront plus pour des glandouilleurs...

à écrit le 13/02/2012 à 5:35
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2012 la fin d?un Monde 2012 Un nouveau MONDE Le mois Le mois de ?.et le jour j ?? Si cela se produit c?est qu?on la déjà pensé En tout les cas imaginé ! Victorino

à écrit le 13/02/2012 à 3:01
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Grecs, pendez vos oligarques, décapitez les. Nous sommes avec vous et nous ferons la même chose en France si ça continue

à écrit le 13/02/2012 à 1:02
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Voilà ce qui nous attend dans les mois à venir. La rigueur amène la misère et le désespoir. En France ce n'est qu'un début.

à écrit le 13/02/2012 à 0:42
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l?Union Européenne, censée respecter des valeurs aussi fondamentales que les droits de l?Homme crucifie des humains qui ont eu la malchance de naître dans ce pays victime de la bétise des hommes. Mais jusqu'à quand! les hommes resteront insensibles ...

à écrit le 13/02/2012 à 0:33
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Soit les eurocrates / bancocrates comprennent qu'il faut transformer l'euro en monnaie commune - pas unique- et laisser aux grecs, portuguais, espagnols, irlandais.. se reconstruire, soit tout explose Pathétique

à écrit le 12/02/2012 à 23:40
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Intéressant, le cas Grec, il préfigure ce qui va se passer ailleurs en Europe et bientôt chez nous. Les Allemands font les sourds, mais ils vont bientôt entendre parce que le bruit va devenir de plus en plus fort.La droite Allemande, nationaliste che...

à écrit le 12/02/2012 à 22:21
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...faire ? La situation semble sans issue. La Grèce risque de s'enfoncer maintenant dans une période de guerre civile....Triste image d'une Union Européenne qui se tire une balle dans le pieds par des mesures insupportables et condamnant tout un peup...

à écrit le 12/02/2012 à 20:07
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Un tournant de l'histoire... Une Grèce culturellement incapable de respecter la rigueur d'une Europe allémanisée va devoir faire croire qu'elle peut appliquer des principes de vertu qu'elle ne peut viscéralement assimiler. L'euro est probablement tou...

à écrit le 12/02/2012 à 20:04
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Français, regardez bien où meinent les sirènes du socialisme, regardez bien car cela vous pend au nez...

le 13/02/2012 à 10:19
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Il est clair que Goldman Sachs est une émanation du socialisme bien connue... Essayez d'être sérieux.

à écrit le 12/02/2012 à 19:04
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Et voilà où ,va mener les politiques désastreuses de Merkozy : à l'éclatement de l'Europe du Sud dans des conflits sanguinaires ! Vraiment, quelle clairvoyance !

le 13/02/2012 à 10:56
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il a fait effectivement très très froid en France, et personne sauf vous, n'avait remarqué que c'était encore et toujours la faute de Sarkozy. Mettez quand même un chapeau.

à écrit le 12/02/2012 à 18:22
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il est sûr qu'une politique déflationniste va sortir la Grèce de l'ornière. Je vais finir par penser que les allemands sont plus sots qu'ils n'y paraissent...

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