L'UE va ouvrir les négociations avec la Hongrie sur une aide financière

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Viktor Orban, le Premier ministre hongrois - Copyright AFP
Viktor Orban, le Premier ministre hongrois - Copyright AFP (Crédits : AFP)
La Commission européenne s'est déclarée prête mercredi à ouvrir les négociations avec la Hongrie pour l'octroi d'un prêt, après les assurances données par le gouvernement de Viktor Orban de garantir l'indépendance de la Banque centrale.

La Commission européenne a gagné son bras de fer avec la Hongrie. La Commission européenne s'est déclarée prête mercredi à ouvrir les négociations avec la Hongrie pour l'octroi d'un prêt, après les assurances données par le gouvernement de Viktor Orban de garantir l'indépendance de la Banque centrale. "La Commission est prête à entrer dans des négociations sur une assistance financière" à la Hongrie, a dit le porte-parole de la Commission, Olivier Bailly, après avoir indiqué que Bruxelles renoncerait à saisir la justice européenne sur ce point.

"Les éléments de réponse fournis par les autorités hongroises nous permettent de constater que la loi hongroise va être mise en conformité avec le droit européen, et dans ces conditions la Commission est prête à clore la procédure d'infraction", a expliqué Olivier Bailly. En effet, "si les mesures sont prises comme M. Orban s'y est engagé, la garantie d'indépendance de la Banque centrale sera respectée", a-t-il dit. Or Viktor Orban, qui a rencontré mardi le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, "a pris l'engagement de faire adopter ce changement rapidement par le Parlement".

Le pays a été sauvé de la faillite en 2008 grâce à une ligne de crédit de 20 milliards d'euros de la Banque mondiale, de l'UE et du FMI

La Commission estime donc "que la Hongrie a pris les mesures suffisantes et les engagements requis pour entamer des négociations sur l'aide à titre de précaution pour équilibrer sa balance des paiements", selon un communiqué publié peu après l'annonce d'Olivier Bailly. Fin novembre 2011, à la suite de la grimpée de ses taux obligataires et au plongeon de sa devise nationale le forint, la Hongrie avait demandé un prêt de 15 à 20 milliards d'euros au FMI et à l'UE.

Mais les discussions ont tourné court après l'adoption par le pays d'une réforme de la Banque centrale, qui selon le FMI et l'UE portait atteinte à son indépendance. Bruxelles posait une révision du texte comme condition à toute négociation sur un prêt. Lors de la crise financière de 2008, le pays n'avait été sauvé de la faillite que grâce à une ligne de crédit de 20 milliards d'euros de la Banque mondiale, de l'UE et du FMI.

D'autres infractions hongroises dans le viseur de l'UE

Sur d'autres procédures d'infraction ouvertes contre la Hongrie cependant, la Commission a décidé mercredi de saisir la justice européenne, sur proposition de la Commissaire chargée de ces questions, Viviane Reding. Il s'agit d'une part de la loi hongroise visant à réduire l'âge de la retraite des juges, procureurs et notaires de 70 à 62 ans, "étant donné le nombre de personnes concernées et l'impossibilité pour elles de choisir de rester en fonction".

La Commission a "demandé à la Cour de justice d'examiner ce cas en procédure d'urgence" car cette loi devrait s'appliquer dès cette année, a souligné Olivier Bailly, qui a rappelé que si la loi s'appliquait, quelque 10% des juges et 25% des notaires hongrois seraient contraints à prendre leur retraite cette année.

La Commission a également saisi la justice européenne concernant l'agence nationale hongroise de protection des données, en particulier à la suite du limogeage de son président. "L'indépendance de cette autorité doit être garantie par l'indépendance de son président", a insisté Olivier Bailly.

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a écrit le 25/04/2012 à 18:11 :
il y a des regles... si les gens ne veulent pas les respecter, qu'ils ne viennent pas quemander du pognon! on se croirait en france aux guichets ' allocations' de la CAF et de la prefecture
a écrit le 25/04/2012 à 15:40 :
ouais.. par contre la BCE n'a pas l'air très contente hein : http://www.ecb.europa.eu/ecb/legal/pdf/en_con_2012_26_f_sign.pdf

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