Grèce, Espagne... : une facture qui tutoie déjà les 100 milliards pour la France

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Après la Grèce, l'Irlande, le Portugal, c'est au tour de l'Espagne, traversée par une grave crise bancaire, de faire appel à l'aide européenne. L'occasion de faire un bilan de ce que la France a déjà payé ou apporté en garantie. Et de ce qu'elle pourrait avoir encore à payer... On approche les 100 milliards d'euros qui théoriquement doivent être remboursés. Un jour.

Avec le plan d'aide à l'Espagne, la question de la facture de la politique sauvetage de l'euro pour la France se pose à nouveau. Tour d'horizon des montants en jeu.

Les prêts bilatéraux à la Grèce

Premier volet de la facture : les prêts accordés dans le cadre du premier plan d'aide à la Grèce. 110 milliards d'euros ont ainsi été attribués aux Grecs, dont 30 milliards venant du FMI et 80 milliards partagés entre les 26 autres pays de l'Union économique et monétaire au prorata de leur participation au capital de la BCE. Pour la France, ce prorata s'élève à 20,91 %, soit 16,73 milliards d'euros. Une partie de la somme n'a pas encore été versée et sera intégrée au second plan d'aide pris en charge par le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Pour la France, la facture s'élève aujourd'hui à 11,4 milliards d'euros. Cette somme, qui a pris la forme de prêts bilatéraux à 5 % à la République hellénique, a alourdi la dette française, mais n'a pas influé jusqu'à présent sur le déficit public, car la contrepartie existe encore, autrement dit, la Grèce n'a pas fait défaut. C'est seulement en cas de défaut que la somme perdue sera portée au déficit français.

Le FESF

Le sauvetage du Portugal et de l'Irlande ont été pris en charge par le FESF et par le Mécanisme européen de stabilisation financière (MESF) qui est un fonds de 60 milliards d'euros adossé au budget de l'Union européenne, donc sans conséquence directe sur les finances françaises. Ce MESF a prêté 22,5 milliards d'euros à l'Irlande et 26 milliards d'euros au Portugal. Le FESF a, lui, pris en charge 43,7 milliards d'euros. Ces sommes sont levées sur les marchés par le FESF avec la garantie des Etats au prorata de leur participation dans le capital de la BCE. Elles sont considérées comme de la dette, mais pas comme du déficit puisque les sommes ne sont pas concrètement versées. Le FESF est enfin l'instrument du deuxième plan de sauvetage de la Grèce. En tout, le FESF pourrait lever 144,6 milliards d'euros pour ce plan. L'ensemble des sommes à garantir pour le FESF est donc de 192 milliards d'euros. La contribution française se montera à 21,83 % (puisque Grèce, Irlande et Portugal ne peuvent participer) de cette somme, soit un total de 41,9 milliards d'euros.

Le MES

Le successeur du FESF, le MES, aura une structure différente. Il disposera d'un capital permanent en cash de 80 milliards d'euros versé par les Etats à hauteur de leur participation au capital, là encore calqué sur le capital de la BCE. Ce capital permettra ensuite au MES de lever jusqu'à 500 milliards d'euros sur les marchés. Ces emprunts du MES, qui sera une institution permanente, ne seront donc plus « garantis » directement par les Etats, même si ces derniers devront éponger d'éventuelles pertes et ne seront donc plus comptabilisés comme de la dette. Mais il faudra donc payer d'abord. Le capital du MES sera constitué en trois phases : 32 milliards d'euros en 2012, autant en 2013 et 16 milliards d'euros en 2014. Pour la France, l'ensemble de sa contribution sera de 16,24 milliards d'euros, dont 6,5 milliards d'euros dès cette année.

Ce qui ne peut pas (encore) être chiffré

Vient ensuite la facture qui ne peut être chiffrée : celle liée à une éventuelle recapitalisation de la BCE pour faire face à des pertes sur ses rachats d'obligations souveraines sur le marché, celle liée à des pertes des aides versées par le MESF auxquelles le budget européen ne pourrait faire face, celle liée aux pertes éventuelles du MES et enfin celle liée au système de paiement interbancaire européen Target 2. Dans ce dernier cas, le contribuable français ne mettrait la main à la poche qu'en cas de sortie d'un pays débiteur de la zone euro. Le montant de ce débit sera partagé entre les banques centrales restant dans l'Union économique et monétaire.

L'inconnue espagnole

Enfin, dernier point, l'aide à l'Espagne. Le FESF ou le MES verserait 100 milliards d'euros au Royaume pour aider ses banques. Selon les calculs actuels, la contribution de la garantie française serait de 20,31 milliards d'euros. Mais si l'Espagne ne participe pas à sa propre aide, il faudra recalculer les contributions sans celle du Royaume ibérique qui est de 12,75 % aujourd'hui. Dans ce cas, la contribution de la France passerait à 25 %, soit 25 milliards d'euros. Les négociations entre l'UE et l'Espagne permettront de déterminer la part de l'Espagne et donc celle de la France. Il faudra également déterminer si le Royaume entend continuer à assumer sa garantie sur les prêts précédemment accordés par le FESF. Dans la négative, la France pourrait "récupérer" 6,1 milliards d'euros d'engagement supplémentaire.

La facture finale

Au final, la facture est composée d'élément très divers. Si l'on ajoute la contribution au MES, les prêts accordées à la Grèce et les garanties du FESF, la dette française pourrait au final grossir jusqu'à 94,54 milliards d'euros, soit pas moins de 4,73 % du PIB hexagonal.
 

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a écrit le 13/06/2012 à 8:04 :
Voilà un article bien utile pour Marine Lepen!La tribune évolue
a écrit le 12/06/2012 à 16:07 :
Tiens ! moi FMI te donne 30milliards ! ... DAMNED ! la dette européenne donnerai-t-elle de la valeur à un billet vert qui ne vaut absolument rien ? ... MAIS C'EST LA FETE !!! 30milliards qui passent du public aux banques privées (droit banquaire qui lie l'etat et ses banques, impression des billets, marché compensation ...) ... utilisés par les banques qui spéculent sur le marché obligataire (on va pas se gêner) et alimenter le marché des produits financiés dérivés sur le marché Shadow Banking (Monopoly géant créé par JP, Lehman &Co) ... produits "blanchis sentant bon l'Euro", utilisés par les hedges funds (actions au porteurs, grandes familles) et nos chères banques (en filiales offshores) ... pour re-investir le tout conjointement dans notre économie bien réelle (sans un rond en poche c'est fort !!!). Immobilier, actions, LBO & Co tout absolument tout y passe ... il n'y a jamais eu autant de milliards qu'en ce moment et de valses d'actionnaires !!! BREF : ON SE FAIT COUILLONNER DANS LES GRANDES LARGEURS !!! quand aux élections ... tout va continuer comme avant !!! L'europe doit courber le dos et se parer de haillons pour porter le fardeau d'une dette qu'un systeme opaque et sans contrôle (bâle III, on rigole) utilise pour racheter en dur nos terres, nos droits, nos technologies, nos matières premières et nourriture, demain notre eau et notre air ... et devenir nos nouveaux maîtres ... c'est ca le nouvel ordre mondial. Une fois l'Europe bien à genou à 650? de salaire moyen et un taux de chômage de 15-20%, on nous trouvera une bonne raison pour une bonne guerre ... la c'est le royaume des marches d'armement pendant 10ans ... puis de la redistribution ... de la reconstruction ... de l'endettement et on recommence ... PA.SS.I.O.NANT ! CANDICE J'ARRIVE !!!
a écrit le 12/06/2012 à 14:50 :
Cet article sobre et précis illustre la monstruosité des mecanismes qui ont été choisis pour tenter de réduire la crise. Ces mécanismes ont été parfaitement compris et dénoncés par de nombreux économistes et se résument à transferer les mauvaises créances privées vers les états et donc la collectivité. Pour ne pas trop choquer les populations, ce transfert est présenté, comme dans le dernier cas espagnol, comme une garantie et non un paiement, ce qui est un leurre de plus.
Pourquoi devons nous accepter ces solutions contraires à tous les principes d'une économie de marché et atrocement injustes pour les nouvelles générations? il est grand temps de lever l'impunité, morale et financière, des acteurs de ce triste désastre et de mettre acteurs privés, régulateurs et responsables europééns devant leurs responsabilités.
a écrit le 12/06/2012 à 11:54 :
Le renflouement des banques espagnols n'a rien à voir avec la crise de l'Euro, exception faite des pertes qu'elles ont comptabilisées sur la moitié de la dette de la Grèce. Une grande partie des produits toxiques dont elles se sont gâvées avant 2008 sont toujours dans les bilans et hors -bilans - qui a pu s'imaginer qu'ils se sont volatilisés comme par enchantement ? Plus des prêts immobiliers accordés à des propriétaires et promoteurs avides incapables de les rembourser dès lors que les prix de l'immobilier ont baissé, comme ce fut le cas aux Etats Unis avec les subprimes. Mêmes maux, mêmes effets.
a écrit le 12/06/2012 à 11:10 :
Imaginez vous la peur des Allemands sur le montant de la facture à payer en vue d'une possible faillite de la France. On devrait mettre notre Mr Kohl en prison pour avoir accepter l'Euro dans le temps en contrepartie de la réunification. Merci Mr Mitterand.
a écrit le 12/06/2012 à 10:21 :
Ce qui est sûr c'est que je ne voterai plus aux élections européennes.
a écrit le 12/06/2012 à 9:50 :
Le gros souci, toujours le même, c'est que nos dirigeants laissent les financiers diriger le monde... Tant que l'on n'aura pas le courage politique de les envoyer aux enfers, on restera dans la même situations, c'est à dire une économie virtuelle qui tue l'économie réelle. A quand quelques hacker astucieux qui saboteraient les ordinateurs qui font du "speed trading"? une bonne attaque en règle de toutes les bourses concernées, qui provoquerait une bonne grosse catastrophe financière qui toucherait essentiellement ceux qui spéculent, sur tout et n'importe quoi! Quant aux petits investisseurs, cela ne changera pas grand chose pour eux, ils se font déjà plumer!
Réponse de le 12/06/2012 à 10:30 :
Vous inversez causes et conséquences. Ce sont les politiciens qui sont allez voir les banquiers pour leur demander des prêts afin de le redistribuer en aides sociales et salaires de fonctionnaires, et non les banquiers qui sont venus trouver les politiciens avec des revolvers pour les obliger à prendre des crédits !
Réponse de le 12/06/2012 à 10:33 :
Vous avez raison, laissons la planche à billets tourner à tout va sans aucun contrôle...
Réponse de le 12/06/2012 à 11:06 :
La planche à billets ne tourne pas ; la planche à dettes, si. Les politiciens, non contents de nous spolier dès aujourd'hui, hypothèquent l'avenir de nos enfants. Il n'y a aucune alternative à la baisse massive des dépenses publiques.
Réponse de le 12/06/2012 à 11:11 :
@carpatrick : l'Etat fournit la plance a billet et l'encre.
Réponse de le 12/06/2012 à 12:20 :
@Fulvio

Inverser les causes et conséquences. Tout dépend de sa sensibilité politique
Mais en faisant abstraction de cela, comment expliquer à 80% de la population qu?il faut se serrer la ceinture alors que leurs salaires couvrent à peine leurs besoins. C?est au moins le cas pour la moitié d?entre eux. Pour les autres, c?est plus facile mais sans dépenses excessives. Restent les 20% qui bénéficient du système
Comment expliquez-vous que les écarts de revenu entre les plus riches et les plus pauvres se soient démultipliés ?
Comment expliquer qu?il n?y a plus d?argent et qu?on trouve des centaines de milliards pour venir au secours des banques.
C?est quand même les banques qui ont fait preuve de laxisme en accordant des prêts trop facilement mais pas aux bon demandeurs, en spéculant sur des bénéfices irréels
Certes, il faut aider les banques car c?est là qu?est notre argent, mais il faut changer leur comportement. Ce n?est pas le plus facile.
Quand je pense a la situation bancaire d?il y a 30 ans ou tous les services bancaires étaient gratuits. Ils se payaient en plaçant notre argent et les banques se portaient bien. Aujourd?hui tous les services bancaires sont payants. Pour les banques, c?est une recette supplémentaire importante. Mais cela ne suffit pas
Depuis plusieurs années on vit avec des bulles économiques : bulle internet, bulle immobilière et on recommence avec comme exemple Facebook. Il n?y a pas de limite à l?avidité des financiers.
On privatise les recettes et on mutualise les pertes
On a effectivement 2 problèmes :
- La mondialisation qui entraine une baisse de notre compétitivité. Nos couts salariaux, nos règles environnementales sont trop couteuses. Mais faut-il s?aligner sur ces pays ? Et même sur l?Allemagne avec les mini jobs a quelques centaines d?euros. C?est le rêve des détenteurs de capitaux mais est-ce raisonnable ?
- Les dépenses probablement trop importantes de l?état, mais jusqu?ou aller ? Supprimer les prestations sociales ? diminuer les retraites ? Supprimer tous les services d?état en zone rurale sous prétexte que la population est plus faible ?
Quel part de notre déficit est du à nos dépenses et quel autre à la baisse de nos recettes : exonération de taxes, baisse de la croissance ?
Pour revenir à la compétitivité des entreprises, les exonérations de charges, le remplacement de la taxe professionnelle par une autre 3 fois mois couteuse n?ont pas été suffisantes. Que faut-il en plus ?

Faire des économies OK, mais il faut que cela soit équitablement réparti

Ouvrons les yeux! On est dans une guerre économique. Il faut obtenir une économie encore plus libérale, éliminer toutes charges sociales, toute aides sociales, faire baisser les salaires
Et quand on sera au bout, comment feront ils pour continuer à augmenter leurs bénéfices

Comment expliquer qu?aujourd?hui, on prête à l?Allemagne avec des taux proches de zéro. Sinon par une spéculation sur la fin de l?euro avec demain un Mark fortement réévalué. Tout bénéfice pour les préteurs. Et pour cela, tous les coups sont permis
a écrit le 12/06/2012 à 9:23 :
A cela il faut ajouter les couts du programme de FH.
a écrit le 12/06/2012 à 9:18 :
Après les politiques s'étonnent du taux d'abstention qui augmente d'élection en élection. Tout est corrélé, UE et économie. Les français en ont marre de voir qu'il n'y en a que pour cette Union Européenne qui ne tient que par la volonté de quelques dirigeants entêtés, avec le soldat euro qu'il faut à tout prix sauver pour ne pas à perdre la face, quitte à laisser ruiner et piller les pays les plus faibles. C'est cela la triste réalité de cette Europe merveilleuse dont on nous rebat les oreilles à chaque fois qu'on ose la remettre en question. Un jour, ces gens-là devront rendre des comptes !
Réponse de le 12/06/2012 à 11:09 :
L'euro n'est qu'un outil ; l'outil n'est pas responsable du refus de travailler de nombreux pays. Les pays faibles le sont parce qu'ils n'en foutent pas une ramée. Qu'ils ne s'en prennent qu'à eux-mêmes de leur impéritie et fassent enfin les réformes indispensables !
Réponse de le 12/06/2012 à 12:50 :
@Faibles
En attendant on est obligé de payer pour eux car sinon nous coulons aussi et vous dites que l'euro n'est qu'un outil ? L'euro est désormais une machine infernale qu'il va falloir arrêter et le plus tôt sera le mieux.
Réponse de le 12/06/2012 à 19:24 :
@Faibles
Certes l'euro est un outil mais une union monétaire ne peut marcher qu'avec des pays qui partagent des aspects similaires tant économiques, que socioculturels ce qui est loin d'être le cas en zone euro. Les grecs, pas plus que les français d'ailleurs, ne deviendront des allemands ! Et puis, avant de répéter bêtement ce que vous disent les médias sur les grecs "fainéants", sachez qu'ils travaillent plus d'heures que les allemands (source ODCE). Et vous-même, monsieur-le-donneur-de-leçon, seriez-vous prêt à renoncer à 20, 30, 40% de votre salaire ou de votre retraite et à payer des impôts sur votre voiture, par exemple, comme c'est le cas actuellement en Grèce ? Renseignez-vous un minimum avant de dire n'importe quoi !
a écrit le 12/06/2012 à 8:05 :
pas grave.; on va emprunter, pas cher, car on reste les plus forts, surtout une fois que François ( notre président) aura fait plier la finance et Angela...

le remboursement du capital ne pose pas probléme, si la France gagne l ' euro ( de foot , évidemment ), l' autre " ? " , on s ' en tape
Réponse de le 12/06/2012 à 9:28 :
A en croire certains journaux cela représente 300 euros par français pour 100 M et 1000 e minimum pour l ensemble des aides ( espagne grece irlande ..) ; rapporté a l IR cela représente au moins 4000e pour les foyers fiscaux qui le payent mais pas grave ...
a écrit le 12/06/2012 à 7:28 :
on s'endette pour sauver les pays endetter,si dans l'avenir un defaut de paiement
se presente qui vas s'endetter pour nous?
Réponse de le 12/06/2012 à 9:17 :
a t'on le choix ?!
Réponse de le 12/06/2012 à 9:22 :
les chinois et les amis des pays du golfe. Mais, la, c'est une autre affaire.
Réponse de le 12/06/2012 à 11:10 :
Oui on a le choix ! Dire stop au niveau gouvernemental qui représente la souveraineté du peuple français ! 1ère mesure: interdire les déficits budgétaires et obliger les crédits budgétaire de 3% mini .
2 eme mesure rétablir le droit de la France et des autres pays européens qui le voudront de battre monnaie !
3 eme mesure rétablir des droits de douane avec les pays non européens qui spolient nos capacités de production.
4 eme mesure réformer le mille feuille politique
5 eme supprimer l ir et l isf
6 eme mesure autoriser les emprunts directs de l état à 1% a la banque centrale et remplacer la totalité de la dette à 30 ans au lieu de faire des court termes .
.... Il y a de nombreuses solutions mais il faut abattre les murs que nos politiques se sont construits et qui deviennent un carcan .
a écrit le 12/06/2012 à 7:25 :
alors on s'endettes pour aider les pays endettes ,en cas de defaut de paiement qui v'as
s'ndetter pour nous?
a écrit le 12/06/2012 à 7:00 :
Fillon avait annoncé la France en faillite il y a 5 ans avec des caisses vides. 2012, la France est pétée de thunes et fait des dons dans tous les sens : 100 milliards pour la Grece, bientot 20 pour l'Espagne. Qui n'en veut !?
Réponse de le 12/06/2012 à 9:32 :
Je me souviens bien des réactions à gauche comme à droite après ces déclarations de la mi 2007 (il me semble).

Personne ne voulait l entendre , encore moins agir...

Quant à ces additions de milliards, il seront levés sur le marché via le FESF ou le MES et ne sont le plus souvent que de la garantie. Si l on part du principe qu aucune contrepartie ne fera défaut !
a écrit le 12/06/2012 à 6:26 :
Quand je pense que ma banque me réclame des agios pour 15 jours de retard...
Réponse de le 12/06/2012 à 11:11 :
Et si vous aviez 15 jours d'avance ? Facile, non ?
a écrit le 12/06/2012 à 5:08 :
recherchant la panacée ?
a écrit le 12/06/2012 à 3:11 :
Tout simplement un bout d'Espagne ou de Grèce appartient désormais à l'Europe et ses associés. Pas de panique, c'est un peu comme quand votre banque récupère votre appartement pour le vendre aux enchères.
Réponse de le 12/06/2012 à 9:25 :
Pas de panique !? Et quand ce sera " un bout " de France ou d'Italie qui viendra s'ajouter à cet énorme congloméra d'absurdité ( car on ne pourra pas continuer d'arroser avec un tuyau percé) ce sera toujours pas de panique ? ... grosse fatigue !
a écrit le 12/06/2012 à 0:20 :
Alors qu'une aide de 100 milliards d'euros (une bagatelle) est accordée à l'Espagne, on parle déjà des difficultés de l'Italie! Par ailleurs, l'Irlande et même la Grèce veulent maintenant bénéficier des mêmes conditions que celles consenties à l'Espagne! L'Europe ne pourra continuer à redresser son économie toujours avec plus de dettes. Les dettes vont la rendre de moins en moins compétitive à cause du renchérissement des crédits, et par conséquent freiner sa croissance....donc m^me de ce côté pas grand'chose à espérer. A continuer dans cette voie, une rupture Nord / Sud de l'Europe est à craindre, les pays du Nord constatant que leurs efforts d'assainir leurs finances sont réduits à néant par les laxistes du Sud. Quand on lit les commentaires des lecteurs allemands, on constate qu'ils sont beaucoup plus pessimistes que leurs dirigeants politiques, surtout les dirigeants du parti social démocrate et des Verts, ces lecteurs mettent en cause les manquements à la démocratie, d'autant plus que les traités européens sont bafoués, et qu'ils n'ont pas leur mot à dire! Tôt ou tard, l'union économique européenne avec sa monnaie unique,
semble vouée à l'échec; cela pourrait fort bien arriver sous la pression de la rue!
a écrit le 11/06/2012 à 23:45 :
prêtons, prêtons, de toute façon c'est de l'argent qui n'existe pas! on prête ce qu'on a pas, et si on les avait ces milliards, il faudrait mieux boucher (un peu) le trou de notre propre dette. On peut reculer, et reculer encore pour mieux sauter ensuite... dans le vide! préparez vous à la faillite inéluctable de la France... Mais bon, on pourra toujours emprunter à l'Espagne et à la Grèce (entre autre)... pauvre France! pauvre Europe!
a écrit le 11/06/2012 à 23:07 :
On ne peut plus prétendre à aider les autres pays de l'europe, et pourtant on les aides financièrement on devrait plus aider les Français au lieu d'aider d'aider des pays qu'on sais que l'argent qui leur aies données ne seras pas responsable, et à croire qu'en France on à aucun problèmes financier - la preuve - on à aider la grèce l'espagne plus l'italie, et les français ils disent quoi RIEN car il y à une telle pagaille en FRANCE, qu'on ne sais plus qui on aide et qui on n'aide pas.
a écrit le 11/06/2012 à 22:50 :
Enfin ! Un article sur ce que la folie européenne va nous coûter, sans compter les défaillances à venir et ... cerise sur le gâteau,... les intérêts de notre propre dette qui est, aujourd'hui, de 1732 milliards d'euros, c'est à dire ... impossible à rembourser. Si seulement cela pouvait faire réfléchir les français de vont de Charybde en Scylla.
Réponse de le 12/06/2012 à 11:12 :
Mais si ! Il est tout à fait possible de se désendetter, sans crise majeure. Il ne manque que la volonté politique de sortir du socialisme.
a écrit le 11/06/2012 à 22:28 :
C'est la croissance à crédit que la France revendique et souhaite poursuivre.
a écrit le 11/06/2012 à 22:21 :
Ne nous affolons pas, dans les pays développés, couverts de dette, il existe des ressources, les riches. En gros, il semble que le système est viable tant qu'il y a des actifs. Donc 1360 milliards d'assurances vie. Les déficits sont une épée de Damoclès sur les populations, pourquoi elles ne pourraient se défendre? N'oublions pas une chose: nous sommes dans l'hiver de Kondratief la chute après la stagnation depuis 2000. Donc 1929 plus dix égalent 1939, 2009 plus dix égalent?... cela fait beaucoup de neuf!
a écrit le 11/06/2012 à 21:47 :
Le pire c'est que ces sommes sont dilapidées pour sauver ce qui est justement à l'origine du mal : l'Euro ! C'est assez incroyable... L'Euro qui tue la compétitivité des pays les moins productifs, puis dégrade leurs exportations, donc, à terme, leur budget, donc, qui gonfle leur endettement. Débarrassons-nous de cette monnaie folle avant qu'elle ne brûle toutes nos industries !
Réponse de le 11/06/2012 à 22:37 :
Truk n'a toujours rien compris au film. Ce n'est pourtant pas faute de lui avoir expliqué.
Réponse de le 11/06/2012 à 22:51 :
Que Dieu t'entende ami Truk !
a écrit le 11/06/2012 à 20:59 :
le système est fait pour vous maintenir en "esclavage" jusqu-à la fin des temps ou biens jusqu'àce que le système s'écroule! La BCE prête au banques à 1% et les banques prêtent suivant les Etats entre 2% et + de 6% pour les plus endettés. Cherchez l'erreur, le crime profité bien à quelques uns!! Quand vous aurez compris que l'on nous ment depuis 40 ans! Regarder cette vidéo
http://www.agoravox.tv/actualites/economie/article/l-arnaque-du-systeme-bancaire-35368
a écrit le 11/06/2012 à 20:22 :
mais en remplacant un fonctionnaire sur 2 nous economisons 500 millions d'euros par an sur les profs et les policiers Dans 200 ans nous aurons remboursé
Réponse de le 11/06/2012 à 20:54 :
rien n'est trop beau pour sauver les banques :-))
a écrit le 11/06/2012 à 20:21 :
Elle est belle cette Europe ? Ils sont vraiment bons tous ces parlementaires (élites des nations !!!!) A quoi donc sert d'aller ,de suivre des formations dans les grandes écoles ? Ah ,oui,les pauvres demandent donc ils nous ont donné !
Réponse de le 12/06/2012 à 6:01 :
Et pourtant vous faites partis de ceux qui les ont mis au pouvoir.
Réponse de le 12/06/2012 à 7:26 :
Pas certain ; vous dites ce que vous peut etre avez fait !j'ai toujours voté cela est vrai mais , pas toujours pour ceux qui promettent sans en avoir les moyens .Je n'ai pas fait d'écoles de commerce mais des écoles techniques qui m'ont appris à résoudre la plupart des problemes sans mettre en danger la vie de la société ni des employés .
a écrit le 11/06/2012 à 20:13 :
on ne s en sortira pas, la dette appelle la dette, plus on aidera plus on s endettera et plus un nouveau pays ne pourra plus tenir ses engegements et il faudra l aider et ainsi de suite.

l endettement se repartie sur un nombre plus en petit de pays deja enormement endette. on est tellement riche que l on donne des milliards, alors que l on a des tonnes de pauvres en france. on paye les abus des autres pays...alord qu l on paye deja nos abus....

et dire que j ai vote oui a l euro....
a écrit le 11/06/2012 à 19:30 :
40 ans de socialisme : une facture qui avoisine 1800 milliards de dettes et 5 millions de chômeurs. Ce ne sont pas ces pauvres petits 100 milliards qui vont changer quoi que ce soit.
Réponse de le 11/06/2012 à 20:11 :
Si ça compte, car aujourd'hui si on veut vraiment relever le pays et entamer une diminution de la dette, il n'y a pas de " petites économies" et 100 milliards... c'est pas rien ! J'espère juste qu'ils sont déjà comptabilisés dans le programme de Hollande car s'ils doivent s'y ajouter, ça ne va pas faire rire du tout ! Le temps de la rigueur et des "mauvaises lettres de l'alphabet" arrivent à grands pas et le soldat François aura beaucoup de mal à sauver le soldat France ...
Réponse de le 11/06/2012 à 20:57 :
40 ans de socialisme ?? qu'est-ce qu'il faut pas lire comme c.. sur ces forums !! les USA et la Grande-Bretagne sont aussi socialistes ? Ce qui nous a coûté le plus cher c'est certainement le soutien sans faille à une vision délirante de l'économie qui ne correspond à rien. Ce que certains appellent l'ultra-libéralisme et qui n'est en fait que la collusion entre le fric et la politique et qui a grassement vécu sur l'endettement.
Réponse de le 11/06/2012 à 22:22 :
M'enfin Gross Deutschland et Tatie Angela vont sauver le monde !
Soyez un peu confiant à la fin !
Réponse de le 12/06/2012 à 13:34 :
@ Henri

Je ne crois pas non... (je sais, c'était du second degré)

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