Le scénario d'un gouvernement Monti II se précise

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Un nouveau parti politique veut créer une "base électorale" pour le président du conseil italien qui semble ouvrir la voie à sa reconduction.

Le scénario d?un maintien de Mario Monti à la tête du conseil des ministres italien se précise. En Italie, les voix favorables à la reconduction de l?actuel chef du gouvernement se multiplient et tendent à se structurer politiquement. Ce week-end, le patron de Ferrari, Luca di Montezemolo, a lancé un nouveau mouvement, Italia Futura, qui, affirme-t-il, veut « créer la base électorale qui manque pour la réélection de Mario Monti.» 6000 personnes étaient réunies à Rome pour « fonder une troisième république qui rétablisse la crédibilité internationale du pays. »

Scénario pour début 2013

« La possibilité qu?au début de l?an prochain Monti franchisse le Rubicon est un des refrains les plus fredonnés du moment », souligne le quotidien turinois la Stampa qui appartient comme Ferrari, à la famille Agnelli, propriétaire de Fiat, et qui, ce lundi, forge les grandes lignes du retour dans l?arène politique de Mario Monti. En janvier, le président du conseil pourrait accepter d'accoler son nom, sinon son soutien actif, à une coalition centriste formée d?Italia Futura et de l?autre parti centriste, l?Udc, de Pierluigi Casini. Cette coalition s?appellerait « Monti pour l?Italie. » Les élections législatives se tiendront en mars ou avril 2013.

Monti moins catégorique

Mario Monti commence du reste à préparer le terrain. Samedi, à Koweït, il s?est montré moins éloigné du débat qu?à l?accoutumée. Il s?est même dité inquiet, assurant qu?il ne pouvait « garantir le futur » concernant la poursuite des réformes. Alors que le centre-gauche tient actuellement ses primaires, avant celles du centre-droit, Mario Monti continue à se montrer « au-delà des partis », mais il insiste aussi sur le fait qu?il est le seul garant de la confiance internationale de l?Italie.

Pas de personnalités fortes

Actuellement, les sondages restent difficiles à décrypter. Le centre-gauche est certes en tête, mais avec moins de 30 % des intentions de vote. Le centre-droit et le parti anti-Monti de Beppe Grillo viennent ensuite avec 15 à 18 %. L?Udc, quatrième, n?est plus qu' à 6 %. Mais surtout, nul ne semble dans la classe politique, prêt à s?imposer comme incontournable. Du coup, la voie semble grande ouverte vers un gouvernement Monti II.

 

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Commentaires
a écrit le 20/11/2012 à 6:29 :
Depuis environs 18 ans l'Allemagne a un excédent de la balance commerciale de 16 Milliards PAR MOIS en moyenne. Excédent réalisé principalement en Zone Euro et grâce à l'endettement des pays importateurs de biens allemands (y compris l'armement pour la Grèce). Malheureusement les bénéfices ainsi réalisés par les grosses entreprises allemandes ont très souvent été réinvestis en dehors de la Zone Euro dans les anciens pays du bloc soviétique et non pas dans les pays ou ils avaient été réalisés, avec pour conséquence le chômage des jeunes dans les pays déficitaires dont la France. L'Allemagne déplace ainsi le centre de gravité économique et politique de l'Europe vers l'Est, ce qui la met au centre de l'Europe.
La France est en partie responsable de ce développement, les accords imposés par l'axe franco-allemand aux autres membres de l'UE avantagent surtout l'Allemagne, la France n'ayant pa su en profiter !
a écrit le 19/11/2012 à 15:47 :
Scenario de science-fiction....

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