Allemagne : l'excédent commercial s'est contracté en octobre

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L'excédent commercial allemand a diminué au mois d'octobre, s'élevant à 15,8 milliards d'euros, contre 16,9 milliards le mois précédent d'après les chiffres de l'Office fédéral des statistiques Destatis.

Il accuse légèrement le coup. L'excédent commercial allemand a diminué en octobre. Il s?est élevé à 15,8 milliards d'euros en données brutes, contre 16,9 milliards en septembre, a annoncé lundi l'Office fédéral des statistiques Destatis. En données corrigées des variations saisonnières, il s'établit à 15,2 milliards d'euros. C?est un peu moins que ce que prévoyait le consensus d'analystes interrogés par l'agence Dow Jones Newswires.

Grand atout de la première économie européenne, les exportations allemandes se sont élevées à 98,5 milliards d'euros. Ce qui est nettement plus que le mois précédent, où elles avaient été de 91,7 milliards d'euros poursuit Destatis dans un communiqué. Les exportations ont aussi bondi sur un an, où elles étaient de 89,1 milliards d'euros. L'Office des statistiques note d'ailleurs que sur un an les exportations ont progressé de 14,6% dans les pays hors Europe. Leur augmentation se limite en revanche à 7,8% sur le Vieux Continent, alors que la zone euro reste engluée dans la crise.

Les importations progressent à grands pas

De leur côté, les importations ont également augmenté, mais évidemment de manière plus marquée. Elles atteignent 82,7 milliards d'euros en octobre, contre 74,8 milliards d'euros le mois précédent, et 78,1 milliards un an plus tôt. Au total, entre janvier et octobre, l'Allemagne a exporté pour 924,4 milliards d'euros et importé pour 765,1 milliards d'euros.

Enfin, la balance allemande des comptes courants (qui prend en compte la balance commerciale en données brutes, la balance des services, des revenus et des transferts financiers), a également reculé à 13,6 milliards d'euros. En septembre, elle avait été de 17,3 milliards d'euros, un chiffre révisé à la hausse par rapport à celui annoncé début novembre.
 

(avec AFP)

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a écrit le 11/12/2012 à 5:48 :
Espérons que le temps où l'Allemagne et la France se mettaient d'accord avant un sommet pour imposer leur solution aux autres soit révolu, parce-que c'est bien cela qui a conduit l?Europe au bord du précipice et qui a permis à l'Allemagne de s'engraisser aux dépens des autres économies européennes, ceci grâce à son excédent commercial chronique qui lui permet d'exporter son chômage aux dépens des pays importateurs!
a écrit le 10/12/2012 à 14:25 :
Il est où notre germanophobe de service, allias Truk ????
a écrit le 10/12/2012 à 12:21 :
Rien de bien nouveau outre Rhin ! Quand ils ont un excédent de 16 milliards, on constate chez nous un déficit de 7 milliards !!! Il en est encore qui se demandent bien comment cela est possible, à commencer par nos politiques (enarques, médecins, avocats...) qui n'ont jamais mis les pieds dans une entreprise, encore moins si elle est industrielle... Ajoutez y la mainmise de nos syndicats - visionnaires et constructifs commme chacun le sait - la charge fiscale sur les entreprises et les salaires, et toujours personne oser poser le vrai diagnostic afin d'envisager sérieusement d'arrêter le massacre.
Réponse de le 11/12/2012 à 6:57 :
@ Ben voilà,
La disparité des compétitivités à l'intérieur de l'Union Monétaire est surtout due à des facteurs naturels et immuables (taille du marché intérieur, position géographique, topographie du pays, climat, ressources et richesse naturelles (matières premières), taille du pays, natalité (faire venir de la main d'oeuvre hautement qualifiée des pays voisins, comme tentent de le faire les allemands, coûte moins cher que d'élever des enfants et de les former soi même) etc, etc.) S'il est vrai que la France et l'Allemagne pourraient arriver à une compétitivité comparable il n'en est pas de même pour d'autres pays de la zone Euro. Ces disparités de facteurs naturels ne peuvent être compensé par le dumping social, comme l'exgige Merkel, qui en fait le sait trés bien mais qui veut profiter au maximum d'une sitiúation qui avantage l´Allemagne.
Appliquer la loi du plus fort entre pays aussi differents que ne le sont les pays de l'union monétaire ne peut aboutir qu'à un échec. Il faut donc modifier les traités de façon à eviter les déséquilibres des balances commerciales!
a écrit le 10/12/2012 à 11:21 :
L?Europe, surtout du sud, se vide de son sang et agonise.
Dû à l énorme excédent commercial de l Allemagne (16 Milliards par mois, je répète : PAR MOIS, en moyenne et ceci depuis 17 ans) l Euro est surévalué pour la plus part des autres pays de l'Union monétaire. Cette surévaluation favorise les importations et pénalise les exportations, de la le déficit de la balance commerciale de la plus part des pays de la Zone Euro dont la France, de la le chômage en général mais surtout des jeunes et les déficits budgétaires qui en découlent par manque à gagner.
Pire encore, les bénéfices réalisé par les entreprises allemandes dans les pays déficitaires de la Zone Euro sont en grande partie réinvestis en dehors de celle-ci, souvent dans les pays de l'ancien bloc soviétique, ce qui en fait n est autre qu une fuite de capitaux légale. Conséquence, le centre politique et économique de l UE se déplace vers l est, plaçant ainsi l Allemagne au centre de celle-ci.
Le chômage des jeunes dans les pays déficitaires qui en découle oblige beaucoup de jeunes hautement qualifiées à chercher fortune sur d autres continents, ce qui est non seulement une tragédie humaines mais équivaut à un drainage de cerveaux qui à long terme s avérera tragique économiquement pour toute l UE.
Il faut revoir les traités pour pouvoir arriver à une plus grande convergence des économies de la zone Euro et à une répartition horizontale du travail entre les pays membres si nous voulons réussir l' Europe.
a écrit le 10/12/2012 à 10:16 :
Amusant de lire nos "journalistes" qui réussissent à titrer avec le terme "contraction" tandis que les nouvelles sont exclusivement bonnes. 1ere bonne nouvelle: "les exportations allemandes se sont élevées à 98,5 milliards d'euros. Ce qui est nettement plus que le mois précédent, où elles avaient été de 91,7 milliards d'euros poursuit Destatis dans un communiqué. Les exportations ont aussi bondi sur un an, où elles étaient de 89,1 milliards d'euros." C'est bon. Ce qui est encore "mieux" c'est que les importations ont donc nettement augmentées. L'économie allemande soutient d'une manière considérable la zone euro à travers ses imporations. Pour le trimestre dernier, effectivement les importations allemandes ont progressé (légèrement) en zone euro et se sont légèrement inclinées en dehors. Par contre les exportations allemandes progressent à un rythme spectaculairement plus élevé en dehors de la zone euro qu'intra euro. Et enfin, la "contraction" (légère baisse, je dirais) de l'excédent commercial est une bonne nouvelle.
Les mauvaises nouvelles sont pour l'économie française; dépendante de la zone euro (la france en % exporte presque 3 fois ! plus que l'Allemagne) dépends donc de l'acteur principal de la zone euro, l'Allemagne. D'où l'intérêt pour la France que l'Allemagne reste incliné à préserver l'Euro, ce qui était une certitude, commence à ne plus en être, car l'Allemagne pourrait être tenter d'une scission (Nord sans la France / Sud) ou d'une sortie en solitaire. Certes, il n'y aura que des "perdants"; mais l'indépendance économique croissante et constante (même avant de la création de l'euro!) des 17 pays de la zone euro de l'Allemagne et de ses succés dans les marchés en dehors, pourrait être très tentant. Ceux qui seraient tentés de croire que d'un coup un nouveau mark "fort" pourrait booster les exportations française, lisent l'historique de 60 ans de stats des excédents allemands.
Réponse de le 10/12/2012 à 11:02 :
Critiquer les autres et leurs économies (Allemagne, Grande-Bretagne, Etats-Unis...) est un bon moyen pour ne rien faire soi-même. Là est l'ambition de la France et d'une majorité de français depuis 30 ou 40 ans : l'immobilisme ! En dépit de ses discours Sarkozy a été très bon dans cet exercice, mais il faut bien reconnaître que François Hollande est le champion absolue en la matière.
a écrit le 10/12/2012 à 10:00 :
La disparité des compétitivités à l'intérieur de l'Union Monétaire est surtout due à des facteurs naturels et immuables (taille du marché intérieur, position géographique, topographie du pays, climat, ressources et richesse naturelles (matières premières), taille du pays, natalité (faire venir de la main d'oeuvre hautement qualifiée des pays voisins, comme tentent de le faire les allemands, coûte moins cher que d'élever des enfants et de les former soi même) etc, etc.)
S'il est vrai que la France et l'Allemagne pourraient arriver à une compétitivité comparable il n'en est pas de même pour d'autres pays de la zone Euro.
Des pays aussi peu industrialisés que le Portugal, la Grèce et autres ont donc peu de chance d'arriver à la même compétitivité que l'Allemagne (à moins de devenir des paradis fiscaux).
Leur demander d'augmenter leur compétitivité par le dumping social et par le dumping des salaires et illusoire. Des pays comme la Chine, l'Inde et autres pays asiatiques ne peuvent être égalés en ce qui concerne le dumping social.
Seule solution, les accords doivent être modifiés de façon à permettre aux pays ainsi désavantagés de développer et de protéger leur économie contre des économies plus fortes afin d'arriver au sein de l'Union Monétaire à une plus grande convergence des économies.
Il est aussi important d'arriver à un partage horizontal du travail pour éviter l'exil de jeunes souvent hautement qualifiés dans les pays périphériques (Portugal, Espagne, Grèce 50% de chômage des jeunes).
Il faut tenir compte de la réalité, l'Allemagne étant le pays économiquement le plus fort de la Zone Euro a pu profiter de l'endettement des autres pays pour développer son industrie aux dépens des autres économies de la Zone Euro.
L'exemple allemand restera espérons le une exception, il nous faut maintenant trouver un remède au mal et aux préjudices causés aux autres économies de l'Union Monétaire Européenne par des traités imposés par l'axe franco-allemand et qui se révèlent être avantageux surtout pour l'économie allemande!
Réponse de le 10/12/2012 à 12:01 :
@Machiavelli Il y a des pays qui sont pauvres parce que l'Allemagne est riche. Il y a des pays qui se sont endettés parce que l'Allemagne est riche. Aucun pays, même pas la Grèce était obligé d'adhérer à l'UE ni à l'Union monétaire avec l'Euro. Aucun ressortissant de l'Europe du sud est obligé d'aller travailler en Allemagne, la France les accueillerait certainement à bras ouverts. Les travailleuses et travailleurs français étant épuisés à 50 ans forcés de prendre la retraite leurs céderaient volontiers leur emploi il y aurait donc moins de chômeurs au pays du sud. Tout ça est tellement logique, seul les politiques ne comprennent rien! Pourquoi ne demandent-ils pas leur peuple?
Réponse de le 10/12/2012 à 12:17 :
@Machiavelli - j'ai oublié, il y a même des Français obligés de quitter leur pays pour habiter ailleurs, en Belgique , par exemple!!

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