L'Irlande se montre optimiste quant aux chances d'allègement de sa dette

Le pays compte sur ses six mois à la tête du Conseil de l'Union Européenne pour convaincre les Européens de la nécessité d'allonger la durée de remboursement et de recapitaliser rétroactivement ses banques qui avait été sauvées grâce aux finances de l'Etat.
Nous aurons besoin du soutien de l'Europe, a déclaré mardi le vice-Premier ministre irlandais, Eamon Gilmore. Copyright Reuters
"Nous aurons besoin du soutien de l'Europe", a déclaré mardi le vice-Premier ministre irlandais, Eamon Gilmore. Copyright Reuters

Depuis le 1er janvier et jusqu'au 30 juin 2013, c'est l'Irlande qui assure la présidence tournante du Conseil de l'Union européenne. Elle succède à Chypre et précède la Lituanie. Mardi, à l'occasion de cette prise de fonctions, les dirigeants irlandais ont affiché leur confiance dans un accord avec les créanciers du pays pour réduire le fardeau de sa dette colossale provoquée par le sauvetage de son secteur bancaire.

Le retour sur les marchés financiers, avec le placement mardi de 2,5 milliards d'euros de titres de dette, à un taux de 3,35% "montre le chemin parcouru" depuis le plan de sauvetage du l'Irlande mis en ?uvre en 2010, selon son vice-premier ministre Eamon Gilmore.

Allonger la durée de remboursement

Mais le gouvernement a besoin de l'aide des Européens pour alléger le poids de sa dette. Et il compte bien sur ses six mois de présidence européenne pour faire avancer son dossier, alors que se profile pour fin mars une échéance de remboursement de 3,5 milliards d'euros, soit l'équivalent de la réduction du déficit pour cette année, au prix de nouvelles coupes dans les dépenses et hausses d'impôts.

Selon Dublin, deux mesures pourraient permettre cet allègement : un allongement de la durée de remboursement et des taux d'emprunts contractés auprès de la Banque centrale européenne; une recapitalisation de manière rétroactive par le Mécanisme Européen de Stabilité (MES), des banques sauvées en leur temps par l'Etat et donc par les contribuables irlandais. La première doit être décidée par la Banque Centrale Européenne (BCE), avec laquelle des négociations sont en cours, et la seconde passe par un accord avec la zone euro. Le ministre des Finances, Michael Noonan, a assuré avoir "bon espoir que l'Irlande aboutisse à un compromis" sur les deux mesures qu'elle demande.

POUR ALLER PLUS LOIN:

L'Irlande espère un accord sur la dette de ses banques d'ici juin

(avec AFP)

 

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Commentaires 3
à écrit le 09/01/2013 à 8:51
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Qu'ils augmentent d'abord l'IS des sociétés établies en IRL avant de réclamer de l'argent du MES (le notre en fait).

le 09/01/2013 à 9:36
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c'était ça le secret du tigre celtique , le dumping fiscal pour faire venir les entreprises à condition que ce soit les autres pays européens qui paient les dettes :-) , nos politiciens sont trop lâches pour remettre en cause ce système ou pour fair...

le 10/01/2013 à 10:47
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Vous n'avez vraisemblablement pas analyse la situation et l'histoire récente de l'Irlande avant de poster vos commentaires. L'Irlande a effectue un ENORME redressement fiscal, avec d'impressionnantes hausses de taxes et coupes budgétaires (27 milliar...

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