La "folie des loyers" s'invite dans la course à la chancellerie allemande

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Le candidat du SPD, Peer Steinbrück. Copyright Reuters
Le candidat du SPD, Peer Steinbrück. Copyright Reuters (Crédits : REUTERS)
Marché de l'immobilier qui s'enflamme, exclusion des moins riches des centres-villes: l'accès au logement devient une préoccupation de premier ordre en Allemagne et pèsera dans la course à la Chancellerie.

«La folie des loyers». Mietenwahnsinn, c'est ainsi que les Allemands nomment la montée en flèche des loyers dans les grandes villes allemandes ces dernières années. Une étude récente de l'institut berlinois DIW dans les plus grandes villes du pays atteste de cette envolée: le prix du mètre carré à l'achat a ainsi augmenté de 72% à Berlin (loyers: +28%), de 50% Hambourg (+23%) ou de 37% à Munich (+16%). La croissance de la population et des salaires ainsi que la faible construction de logements neufs donnent lieu dans certains quartiers à de véritables «remplacements de population». Témoin de l'effervescence qui règne autour de la pierre, le volume d'échanges du marché a augmenté de 25% en 2012, à 36 milliards d'euros.

En décembre 2012, la Banque fédérale allemande s'est même inquiétée de la naissance d'une bulle immobilière, inquiétude partagée par plusieurs organismes privés (Allianz, Cushman & Wakefield, Immobilienscout). Pour Konstantin A. Kholodilin, spécialiste de la question au DIW, l'Allemagne n'en est pas encore là: «le caractère spéculatif est marginal et les crédits hypothécaires n'ont pas explosé comme en Irlande ou en Espagne avant la crise. Mais on ne peut exclure que ce boom immobilier se transforme en une bulle, notamment si les banques, faute de rentabilité suffisante sur d'autres marchés, abandonne leur politique conservatrice en termes de crédits».

Un thème phare pour la course à la Chancellerie

Et cette question de l'accès au logement est en passe de devenir un thème de campagne majeur. Notamment pour le candidat SPD, Peer Steinbrück, au plus bas dans les sondages et qui n'a plus d'autres choix que de se recentrer sur son pré-carré social (logement, retraites, précarité de l'emploi). Toujours aussi incisif, Peer Steinbrück taxe Angela Merkel d'«immobilisme», lui reproche une «loi sur les loyers scandaleuse» et a promis de réguler davantage les augmentations de prix pour les loyers (15% en quatre ans contre 20% maximum en trois ans aujourd'hui). Une agitation feinte pour la CDU. «Nous avons déjà régulé la hausse des loyers, mais nous pensons qu'une «sur-régulation» des acteurs et notamment des bailleurs, conduira à un blocage du marché, ce qui augmentera in fine les prix. Peer Steinbrück a par ailleurs beau jeu de critiquer la CDU, alors que la politique du logement, notamment en matière de construction, se fait au niveau des communes», explique Esther Uleer, porte-parole de la CDU, à La Tribune. Or, par exemple, dans de la capitale allemande où les loyers ont le plus augmenté depuis 2007, le maire Klaus Wowereit est socialiste.
 

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a écrit le 02/02/2013 à 10:17 :
Il y a un autre phenomème que j´observe dans mon entourage: depuis qq temps: le marché de l´immobilier d´occasion est vide du moins dans les regions où l´ economie marche bien.
Et cette pénurie fait monter les prix c´est évident. Et pourqoui cette pénurie dans un pays a en croire les rumeurs ( fausses!) a une démograhie en perte de vitesse ??.
C est simple : placer de l´argent à 0,5 % ne sert a rien et pour ceux qui veulent acheter ou construire trouvent facilement des prêts bancaires à 2 ,0 ou 2,5 % sur 10-15ans.
Resutlat : Les parents qui ont de l´argent en banque qui ne rapporte rien mais avec l´angoisse une dévaluation (crise de l´Euro) préfèrent prêter le capital de départ à leurs enfants pour acheter sans attendre, tant que les condtions sont propices.
Dans 20 ans il y aura une surabondance sur le marché immo tout le monde le sait mais d´ici là .......









a écrit le 28/01/2013 à 17:32 :
Ce sont les Allemands qui ont imposé l'Euro fort (Euro = Deutsch Mark) et, ce faisant c'est l'Euro qui détruit les industries des pays d'Europe du Sud et même celle de la France. Quand on ne peut plus dévaluer et qu'on a une monnaie trop forte, on coule !
L Allemagne a un excédent Commercial de 210 milliards d'euros, ayant profité essentiellement à son économie (60 % de ses exportations en Europe), la France depuis qu'elle a adopté l'Euro a un déficit de son Commerce Extérieur de 75 milliards d'euros.

L'Euro ayant pour certains euro-atlantistes béats permit de stabiliser le cours des changes des monnaies, occulté par un mal bien plus grand : celui des INTERETS D'EMPRUNTS qui ruinent actuellement la Grèce, l'Irlande, le Portugal, l'Espagne, l'Italie, la Belgique et bientôt la France : quelle belle réussite pour les peuples européens d être mis en servage par l'Euro et les marchés financiers !

Enfin l idée d obliger la France à emprunter, pour ses investissements public, de l argent auprès des banques privées au lieu de la Banque de France, cette décision a été parachevée sous le Président Giscard d Estaing en Août 1973 et imposée dans la Traité de Maastricht. De 1973 à 2010, la dette de la France s est élevée à 1400 Milliards d euros.

Voir les conférences en ligne
http://www.u-p-r.fr/sortie-de-leuro/faut-il-avoir-peur-de-sortir-de-leuro
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/pourquoi-leurope-est-elle-comme-elle-est
Réponse de le 28/01/2013 à 21:04 :
Conclusion: c´est bien de la faute a Giscard si la France emprunte de plus de plus et si les loyers et les prix de l´immo augmentent à Berlin.
Réponse de le 29/01/2013 à 6:30 :
@ ventrachoux,
En tant qu'allemand et fonctionnaire je me dis que pour le moment, grâce a nôtre excédent de la balance commerciale de 16 Milliards PAR MOIS en moyenne et ceci depuis plus de 10 ans. Nous profitons plus que quiconque de l'UE et de l'Union Monétaire, ceci aux dépens des pays moins favorisés que nous. Les quelques petits milliards que l'Allemagne doit verser à Bruxelles tous les ans ne sont rien par rapport à l'excèdent commercial que nous réalisons grâce à cette petite cotisation. Excèdent commercial énorme qui nous permet d'exporter nôtre chômage vers les pays de l'union monétaire économiquement plus faibles et qui, a cause des traités imposés à l'UE et surtout à l'Union Monétaire par l'axe franco-allemand, ne peuvent ni empêcher ni taxer l'avalanche de produits Made in Germany, Made in China, Made in Korea, etc., etc., qui étouffe et empêche leurs propres économies de se développer. Les bénéfices ainsi réalisés dans les pays sur-endettés, y compris la Grèce et la France étant souvent réinvestis par nos grandes entreprises hors de la Zone Euro, souvent dans les pays de l'ancien bloc soviétiques que nous sommes en train de coloniser d'ailleurs en rachetant tout ce qui est privatisé, ce qui va nous donner le contrôle économique sur ces pays. Que la Grèce, l'Espagne, le Portugal et autres affichent un chômage des jeunes qui dépasse déjà les 50% n'intéresse ni M Weidmann, ni M Sarrazin, ni ma pomme, et Merkel s'en balance, en fait cela nous arrange, nous récupérons ainsi l'élite de ces pays, puisque nous manquons de jeunes hautement qualifiés. Quand à M Klaus Regling, qui se dit inquiet pour l'Italie (production industrielle en baisse de plus de 25% depuis 2007), croyez moi, c'est bien le dernier des soucis des Allemands. L'Italie est destinée à faire partie du tiers monde à plus ou moins brève échéance, la France également mais à très long terme. Les accords UE ne garantissent pas une qualité de vie similaires dans les pays de l'Union Monétaire, le fait que les pays pauvres deviennent toujours plus pauvres et les pays riches toujours plus riches le prouve. Une sorte de néocolonialisme en somme. Et qui nous empêchera de quitter ce cirque qu'est l'UE, une fois que nous aurons reconquis en en prenant le contrôle économique, les « Ostgebiete » perdus après la deuxième guerre mondiale? Déjà une bonne partie de ces territoires est au main du gros capital allemand.
Réponse de le 29/01/2013 à 20:50 :
@ alles in deutscher Hand. Ayant vecu de nombreuses annes en Allemagne et etant veritablement feru de culture allemande, je pense que l'Allemagne recupere les fruits juteux d'un travail assidu et hors normes! Eh oui, les Allemands, ils travaillent et savent faire part de consensus dans la gestion des rapports de l'enteprise (sogennante "Mibestimmung"). Par opposition, la France s'est toujours enlisee dans le bourbier herite de la lutte des classes... Personellement, je consomme majoritairement des produits "MiG" et evite de consommer francais des lors qu'un minimum de te "technicite" se presente dans l'objet en question. Mauvais francais diront les mauvaises langues...je ne peux que m'incliner devant la reussite allemande qui ne ne fait pas que s'asseoir economiquement, mais aussi culturellement! La langue allemande et sa culture pesent davantage que hier dans notre vieille Europe...
a écrit le 28/01/2013 à 0:39 :
Oui il est certain qu il y a une augmentation soudaine des loyers mais c ´est un phenomène spécifiques à quelques gande villes en particulier Hambourg, Munich et Berlin.L´une des raisons principale: la ruée d´ acheteurs et d investissseurs etrangers, ceux qui arrivent de la zone Euro du sud avec des malettes pleines de billets.
C est la fuite fiscale qui provoque cette ruée.
Et ceux qui en partissent sont en premiers les jeunes et les étudiants. Il y a eu assez de reportages à la TV alleamdes pour démontrer ce phenoméne.
Ailleurs donc dans toute l´allemagne hors ces quelques grandes villes le marché immo est normal et stable. Lá oú il a a de l´industrie et du travail les loyers sont elevres, et la ou il n y a moins ou pas de travail ils sont extremement bas.
Cette affaire est fortement mediatisée par les promotteurs immobiliers qui ont tout interet a augmenter cet effet bulle immo dans ces quelques grandes villes.



a écrit le 26/01/2013 à 6:24 :
ou - Völkerwanderung - 2eme édition, Die neue Deutsche!
Le nombre d'étranger originaires de pays de l'ancien bloc soviétique, surtout d'origine russe, à Berlin est impressionnant.
J'habite à Charlottenburg (centre ville) et je peux vous dire que la langue que l'on entend le plus après l'allemand c'est le Russe (surtout dans les Lidl et les Aldi).
On vient de terminer à Charlottenburg une église orthodoxe russe d'ailleurs.
Pour la première fois depuis la réunification le nombre d'habitants à Berlin a, grâce aux immigrés, augmenté, et je pense que ce mouvement va aller en s'amplifiant.
Toutes les prévisions pessimistes sur la démographie (on parlait de 60 Millions d'habitants dans 30 ans) sont à revoir. Malgré les primes à la naissance la natalité en Allemagne est encore parmi les plus basses en Europe et cela ne va pas changer. Mais l'immigration prend de l'ampleur. On appelle ses étrangers déjà - Die neue Deutsche ? (les nouveaux Allemands)
Déjà les Turques et les Allemands d'origine turque (nés en Allemagne) représentent une partie importante de la population de l'Allemagne, surtout dans les villes. Mais alors que le nombre des retours au pays chez les Turcs dépasse le nombre des nouveaux arrivés, ceci du au miracle économique turc, il n'en est pas de même en ce qui concerne les étrangers venant de l'est.
Il y a de moins en moins de Volksdeutsche (cela se traduit mal, allemand de souche, serait de ce que je trouve de plus proche)
Il faut tenir compte de cette évolution quand on parle du Modèle Allemand, économiquement cela représente un gain pour l'Allemagne, ces nouveaux venus étant souvent très qualifiés. De plus cela favorise aussi les échanges commerciaux avec la Russie.
Quand à savoir si cela va changer le caractère des Allemands c'est difficile à dire, personnellement je l'espère.
a écrit le 25/01/2013 à 8:13 :
la population allemande était en baisse constante avec un excedent de logements, donc les prix étaient( et sont encore) bas. Il semblerait que depuis un an l'allemagne se repeuple(immigration?), et les besoins donc les prix, sont à la hausse: phenomene tres classique. Ceci dit le deficit de logement est loin d'atteindre celui de la capitale française littéralement engorgée et qui plus est avec peu de possibilités de changer les choses( à moins d'inciter les gens à vivre dans d'autres regions)
a écrit le 24/01/2013 à 22:27 :
Les allemands remonteront les taux d intérêt dans 1 ou 2 ans pour calmer le jeu et la nous tirerons la langue , les grecs et les espagnols couleront à pic , l euro est la monnaie de l Allemagne .
Réponse de le 25/01/2013 à 8:35 :
@ je pense que vous faites erreur, les intérêts ne remonteront que si l'inflation dans la Zone Euro dépasse un certain niveau. C'est ainsi que la Bundesbank opérait du temps du DM d'ailleurs.
Tant que l'Union Monétaire sera dans une période de stagnation et même de récession il n'y aura pas d'inflation (sauf dans un ou deux pays, mais ceci parce-que on aura augmenté les salaires trop fortement). Donc les taux vont rester à leur niveau actuel et pourraient même baisser, ce que certains économistes ne cessent de réclamer d'ailleurs. Il y a 17 pays dans l'Union Monétaire et il sera tenu compte de l'intérêt de ces 17 pays. De plus tant que l'Euro est surévalué il ne convient pas d'augmenter les intérêts. (le cours de change par rapport au $-US devrait selon les experts tourner au tour des $1,10,- pour un Euro alors qu'il est actuellement à $1,34,- pour un Euro
En Euro trop fort incite au gaspillage des énergies (gaz, pétrole) donc pollution. Raison de plus donc de ne pas vouloir un Euro surévalué.
Il n'y a guère que les multinationales surtout allemandes et, en moindre mesure françaises, qui auraient intérêt à ce que nous ayons un Euro fort, ayant énormément délocalisé en dehors de la Zone Euro, un Euro fort rendrait leurs produits Made hors Eurozone moins cher que les produits Made in Eurozone. Ce qui aurait pour consequence de faire augmenter le chômage chez nous (Eurozone).
a écrit le 24/01/2013 à 22:01 :
Ce qui est certain c'est que des Grecs et Espagnoles fortunés achètent des immobiliers en Allemagne, pour placer leur argent. Il faut aider le peuple Grec et Espagnole!
a écrit le 24/01/2013 à 19:17 :
Berlin a été depuis la guerre et jusqu'à la réunification une ville de vieux retraités, d'étudiants (les jeunes allemands de l'Ouest se rendant à Berlin étaient dispensés du Service Militaire) et de militaires étrangers. Dans ces conditions, les prix étaient excessivement bas. Depuis que la ville est redevenue capitale: le gouvernement, beaucoup d'administrations, le corps diplomatique, les lobbies, les sociétés de service ont débarqué en masse dans la ville et les prix augmentent considérablement pour atteindre un prix plus proche de la réalité du marché. Il n'empêche qu'on est encore loin des prix de Paris et de Londres.
Réponse de le 24/01/2013 à 23:49 :
En effet, en Allemagne on se loge pas mal, pour pas trop cher; rien à voir avec le prix des loyers en France, on ne peut donc comparer pour certaines choses ces 2 pays, par exemple....
a écrit le 24/01/2013 à 18:04 :
l'exemple de la capitale allemande est éloquent: +72% des prix de la pierre, bon c'est clair qu'ils partent de rien, mais imaginez le dynamique pour ceux qui n'ont pas de moyen: la gentrification est une des phénomènes économiques "naturels" le plus déprimant de notre super société déjà glauque
a écrit le 24/01/2013 à 18:02 :
Notre gouvernement, toujours en retard d'une information clef, n'avait de cesse de vanter la sagesse de l'Allemagne dans le domaine immobilier. Si la démographie naturelle ne contribue pas à doper la demande, l'immigration professionnelle appelée par une conjoncture économique attractive y contribue puissamment (tout comme le goût des Allemands pour avoir des logements corrects). Donc, là bas aussi, peu d'espoir de voir les prix se calmer....
a écrit le 24/01/2013 à 17:38 :
Le problème c'est qu'il y a 25 ans environ les Vers allemands rêvaient de vivre à la campagne, l'air pur, le calme ... sans savoir ce que veut dire la campagne. Entre temps ils sont âgés ont besoins de médecins, commerce etc. leurs enfants s' y emm... et tout le monde retourne habiter en ville. Voilà, c'est aussi simple que ça. si quelqu'un cherche un appartement ou maison à trifouillis les aubergines, pas de problème, mais dans les villes...!
a écrit le 24/01/2013 à 17:21 :
Contrairement à ce qu'on nous dit, on n'est absolument pas sorti de la crise, on est même pas encore vraiment rentré dedans. Que les indices ait repris, ce n'est en aucun cas parceque les fondamentaux se sont améliorés mais que les liquidités déversées soutiennent artificiellement les cours. Dés lors les valeurs refuges captent les investissement et le marché de l'immo monte. On rigolera moins si il explose, en fait ça dépendra qui, mais les grands propriétaires seront mal...
Réponse de le 24/01/2013 à 23:54 :
ah! nous sommes encore dans la "crise", mais jusqu'à quand y sommes nous? car , en fait, un coup elle est derrière, un coup, on y entre à peine, un coup , on y est en plein dedans, faudrait savoir une bonne fois pour toute! le fait est que l'on nous enfume pour mieux noyer le poisson !! et m.rde !
a écrit le 24/01/2013 à 17:14 :
Les etrangers ..russes roumains tcheques polonais et autres du cote Est. Les Italiens ,les espagnols les grecs les francais et autres du cote Ouest font exploser les loyers en Allemagne . Les allemands sont furieux..les pays a la derive envahissent le pave soudainement.
Réponse de le 24/01/2013 à 18:01 :
ça n'engage que moi, mais j'ai lu récemment un économiste allemand disant que c'était un phénomène très médiatisé, mais finalement complètement marginal en terme de volume...
a écrit le 24/01/2013 à 16:58 :
L'allemagne faisait figure d'exception dans ce domaine mais cela semble changer. Ce qui ne change pas par contre c'est les CSQ d'injection massive de liquidites sur le marche de l'immo qui par nature est peu elastique. Les craintes d'une crise immo en Allemagne sont reelles. Il sera interessant de voir comment Merquel qui a principalement gerer la fortune de Schroeder gerera ce pb. Une chose est sure le risque une crise immo en Allemagne est plutot un risque a ne pas prendre a la legere pour l'allemagne et au dela.

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