Les élections italiennes provoquent des remous sur les marchés européens

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En Italie, l'éventualité d'une "victoire" partagée entre la coalition de gauche de Pier Luigi Bersani à la Chambre des représentants et la droite de Silvio Berlusconi au Sénat, et le score spectaculaire du populiste "Beppe" Grillo fait frémir les marchés financiers. Leur inquiétude? Une instabilité gouvernementale qui risque de faire plonger le pays un peu plus dans la crise.

Les élections italiennes poussent les marchés européens sur des montagnes russes. Ce lundi, les dernières projections de résultats au scrutin législatif italien donnaient la gauche en tête à la Chambre des députés. En revanche, la coalition de Silvio Berlusconi semblait en tête au Sénat. Une issue, qui, si elle se confirme, risque de rendre difficile la formation d'un gouvernement, ce qui pourrait avoir des conséquences sur la gestion de la crise de la dette dans la troisième économie européenne.

Berlusconi en tête au Sénat?

D'après la chaîne Sky TG-24, le camp de Pier Luigi Bersani (Parti démocrate) obtiendrait 34,5% des votes à la Chambre contre 29% pour l'ancien président du Conseil. Au Sénat, c'est ce dernier qui est en tête selon des sondages réalisés par l'Institut Tecne. La droite détiendrait 31,9% des voix contre 28,7% pour la gauche d'après ces projections. Toutefois, compte tenu du système électoral qui prend en compte le poids de chaque région pour attribuer les sièges au Sénat, cette avance ne signifie pas que la coalition de Silvio Berlusconi obtiendra nécessairement la majorité. Les regards se portent donc désormais sur La Lombardie, la Campanie et la Sicile. La première serait acquise à l'ancien Premier ministre selon un sondage mené pour la chaine LA 7.

Les marchés secoués

Sur les marchés financiers, les investisseurs, inquiets des conséquences de cette élection sur la dette italienne, ont réagit rapidement. Dans un premier temps, la Bourse de Paris a grimpé de 2% après la publication de sondages donnant la gauche en tête. De même, celle de Milan grimpait de 4%. Toutefois l'euphorie est rapidement retombée après que d'autres sondages ont indiqué l'avance de la droite au Sénat, laissant augurer des perspectives d'instabilité gouvernementale, et donc d'éventuelles difficultés à résoudre la crise. A la Bourse de Paris, le CAC réduisait ses gains, gagnant 0,41% à 3.721,33 points en fin de séance. Tandis que la Bourse de Milan finissait à +0,6%. De son côté, Francfort terminait à 1,4%, Madrid à 0,2% et Londres à +0,31%.

L'humoriste Beppe Grillo à la troisième place?

La formation d'un gouvernement devra en outre prendre en compte la poussée du Mouvement 5 étoiles, le parti de l'humoriste Beppe Grillo qui atteindrait la troisième place avec environ 26% des voix à la Chambre selon plusieurs projections. De son côté, l'actuel Premier ministre Mario Monti obtiendrait environ 10% des voix.  Les résultats officiels de ce scrutin devraient être dévoilés dans la soirée.

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Commentaires
a écrit le 27/02/2013 à 8:59 :
Espérons en tout cas que vu le résultat des élections en Italie, le temps où l'Allemagne et la France se mettaient d'accord avant un sommet pour imposer leur solution aux autres soit révolu, parce-que c'est bien cela qui a conduit l'Europe au bord du précipice et qui a permis surtout à l'Allemagne, moins à la France, de s'engraisser aux dépens des autres économies européennes, ceci grâce à son excédent commercial chronique vis-à-vis des pays plus faibles, ce qui permet à l'Allemagne d'exporter son chômage vers ces pays.
La production industrielle en Italie a baissé de plus de 25% depuis 2007, alors que les salaires et le coût du travail sont plus bas en Italie qu'en France et même qu'en Allemagne.
Ce qui prouve que le partage du travail à l'intérieur de l'Union Monétaire est la vrai cause du problème. L'Allemagne, le plus forte, ayant accaparé le haut de gamme.
Il serait grand temps de revenir à un minimum de protectionnisme si nous ne voulons pas aboutir à un nouveau colonialisme inter-européen.
a écrit le 26/02/2013 à 9:25 :
En ce qui me concerne je ne voterai plus pour un parti voulant rester dans l'euro et qui ne remettra pas en cause la commission européenne non élue la BCE et sa dictature. Comme je ne vota pas FN je voterai blanc un point c'est tout.
Réponse de le 26/02/2013 à 12:29 :
Apprenez que vivre c'est prendre le risque de mourir. Prenez votre courage à deux mains et agissez en adulte responsable en votant pour un parti qui n'a jamais tenu les reines du pouvoir entre ses mains mais qui est autant maltraité que les patriotes par crainte d'un renversement de l'ordre établi. Les contre-pouvoirs d'autrefois sont à présent tous corrompus alors faites comme les italiens et luttez pour retrouver votre liberté!
a écrit le 26/02/2013 à 9:17 :
l'Italie ayant quasiment réglé ses problèmes de déficit,tant budgétaire que de balance commerciale , il lui faut maintenant retrouver une croissance et/ou un chômage moins fort . En ayant un gouvernement qui ne fait rien , elle a une bonne chance d'y arriver ...le pire aurait été un retour des lois de protection de l'emploi qui bloquaient toute embauche "officielle" dans ce pays .
a écrit le 25/02/2013 à 22:48 :
La question qui se pose est la suivante : l?humanité doit-elle vivre ou bien mourir parce qu?un bureaucrate l?a décrété, telle est la question. Partisans de la vie, du bonheur, de la liberté, du progrès, tout ce qui n?est plus, formez vos bataillons.
Réponse de le 26/02/2013 à 9:19 :
C'est qui qui paye le prix du bonheur facile...
Peut etre pas si evident..
On a vraiment deconne...Y'en a pour 30 ans, si on commence a payer de suite..
Réponse de le 26/02/2013 à 10:05 :
Un grand coup de balai ET on repart à Zéro (comme PIAF !) Ne serait-ce pas possible ??? En 1958 on était au même point (avec les précurseurs des matons d'aujourd'hui !) Et fin 59,début 60 PINAY nous a fait le FRANC LOURD Et c'est reparti ,mais dés 1968 ,on a remis les politicards en place ! La suite nous a amené ICI ,chez Normal 1er ! trouvera-t-il un nouveau PINAY ??? Ce serait une belle surprise ! On peut rêver .....,non ???
a écrit le 25/02/2013 à 20:29 :
Encore Silvio? Il n'y a pas un âge limite pour se présenter aux élections en Italie? En tout cas merci pour la baisse sur les marchés, ça faisait longtemps...
a écrit le 25/02/2013 à 19:55 :
A la tombée des premiers résultats vers 17 h00 , les bourses étaient en hausse soit disant se réjouissant des résultats puis pa ta trac , chute, qui joue avec les bourses de cette manière ? En fait, l?Italie est ingouvernable car le peuple Italien comme les autres dont le Français n?a toujours pas compris, l?état catastrophique du pays. Malheureusement, seule la faillite proclamée obligera à prendre les mesures nécessaires en attendant, que les grillons Italiens et les cigales Françaises continuent à chanter.
Réponse de le 26/02/2013 à 2:59 :
Comparons donc l' etat social de notre Pays avec le bon eleve europeen, l' Allemagne.
Surprise : Augmentatioon de la productivite et de la production, mais augmentation aussi de la pauvrete et pauperisation des classes moyennes a vitesse grand V .
Il fait qqfois bon d' etre cancre.
Réponse de le 26/02/2013 à 9:21 :
Oui mais la difference c´est que la plupart des " Pauvres" allemands peuvent encore rouler en Mercedes et se payer des vacances aux Baleares en été...
Si une coalition du gauche en Italie s´allie à la Hollande et autres cancres pour forcer le bras a l´Allemagne, l´Europe risque serieusement d´exploser .... ou du moins de se scinder en 2 blocs.
a écrit le 25/02/2013 à 19:12 :
Merci aux Italiens pour ce vote courageux et qui confirme le rejet de cette europe anti-démocratique. Monti nommé par Goldman Sachs à moins de 10% c'est énorme.
Réponse de le 26/02/2013 à 0:19 :
Oui merci aux Italiens! Le peuple à parlé et ce n'est qu'un début.
Réponse de le 26/02/2013 à 6:32 :
Le peuple, les peuples se rebiffent. 2014 pourrait bien être l'année de tous les dangers avec des millions de gens dans les rues (livre "les corps indécents") Problème : on sait comment ça commence mais on ne sait jamais comment ça fini. Cette Europe c'est l'Europe de la pauvreté, de la misère et du malheur. Plus de mille fabriques fermées en France en seulement 3 ans. A quoi servent l'armada d'élus en tous genres incapables de prendre des dispositions pour protéger nos usines de la la concurrence asiatique comme nous prévenait il y a très longtemps Maurice Allais, prix Nobel d'économie ?
a écrit le 25/02/2013 à 18:55 :
Et si l'Italie envoyait l'Euro et l'Europe vers le fond ? Et si c'était le début de la fin de l'aventure européenne qui laisse des dizaines de millions de gens sur le carreau ?
Réponse de le 26/02/2013 à 7:38 :
Ca serait une excellente chose pour les peuples européens de sortir de cette Europe dictatoriale et qui mène les européens vers la misère aux profits des banquiers et des multinationales.

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