Chypre : comment on en est arrivé là

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Le président chypriote Nicos Anastasiades (à droite) et son cabinet lors d'une réunion au palais présidentiel à Nicosie, dimanche 17 mars 2013. Copyright Reuters
Le président chypriote Nicos Anastasiades (à droite) et son cabinet lors d'une réunion au palais présidentiel à Nicosie, dimanche 17 mars 2013. Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2013. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Neuf mois se sont écoulés depuis le 25 juin 2012, date à laquelle Chypre a officiellement sollicité l'aide financière des pays de la zone euro pour essayer de contenir les risques pour son économie face aux difficultés de son secteur financier. Samedi à l'aube, un accord a été trouvé entre Chypre et les représentants de la troïka, mais celui-ci inclu des mesures extrêmement impopulaires auprès de la population. La Tribune propose un récapitulatif des différents étapes de cette crise financière, alors que Chypre est le cinquième pays européen à faire l'objet d'un plan de sauvetage.

Depuis l'annonce de l'accord conclu dans la nuit de vendredi à samedi sur le sauvetage de Chypre par la troïka (Union européenne, Banque centrale européenne et FMI), l'affolement gagne les épargnants chypriotes. Et pour cause, en échange d'une aide financière de 10 milliards d'euros, toutes les sommes épargnées dans le pays risquent d'être taxées de manière exceptionnelle. Les dépôts bancaires en deçà de 100.000 euros pourrait être immédiatement ponctionnés de 6,75%, et ceux au delà de ce seuil de 9,9%. Le gouvernement chypriote a par ailleurs accepté de faire passer le taux d'imposition des sociétés de 10 à 12,5%. Pour comprendre comment Chypre est en passe d'en arriver à de telles mesures, La Tribune vous propose un récapitulatif des étapes, depuis la demande d'aide financière par le pays auprès de l'Union européenne, jusqu'à aujourd'hui:

2012

? 25 juin: Chypre demande l'aide financière de la zone euro pour contenir les risques pour l'économie du pays provenant de son secteur financier. La demande intervient après un appel à l'aide de ses deux principales banques qui ont subi des pertes évaluées à 4,5 milliards d'euros en raison du plan de sauvetage pour la Grèce.

>> Après l'Espagne, Chypre sollicite à son tour l'aide de l'Europe

>> Comment Chypre est devenue malade de ses banques

>> Le double visage de Chypre

>> Chypre désormais en catégorie spéculative chez Fitch

? 8 octobre: L'Union européenne appelle Chypre à parvenir rapidement à un accord sur le plan de sauvetage financier proposé par la troïka (UE, FMI, BCE). La troïka demande notamment de réduire les salaires des fonctionnaires de 15%, les prestations sociales de 10%, de diminuer l'aide au logement et les subventions indexées sur l'inflation, et d'augmenter de nouveau la TVA.

>> Chypre sera-t-il le deuxième « cas unique » de la zone euro ?

2013

? 11 janvier : La chancelière allemande Angela Merkel appelle Chypre à mener des réformes.

? 13 janvier: L'agence de notation financière Standard and Poor's (S&P) fait basculer Chypre dans la catégorie "spéculative" en abaissant la note de sa dette à long terme de deux crans à BB+. La catégorie spéculative regroupe les débiteurs qui présentent des risques pour leurs créanciers.

>> Les 5 raisons qui ralentissent l'aide à Chypre

? 21 février: Le directeur général du Mécanisme européen de stabilité (MES) Klaus Regling estime que Chypre présente un risque pour l'ensemble de la zone euro.

>> "Chypre est systémique" selon le patron du MES

? 24 février: Nicos Anastasiades, vainqueur de l'élection présidentielle, affirme comme première priorité de son mandat de restaurer la crédibilité de Chypre.

>> Chypre: le conservateur Anastasiades élu président à une large majorité

>> Chypre: l'aide internationale enjeu majeur de l'élection présidentielle

? 4 mars: Chypre accepte la demande de la zone euro pour se soumettre à un audit sur le blanchiment d'argent, mené par un cabinet indépendant.

? 5 mars: Visite d'experts de l'Union européenne, de la Banque centrale européenne et du Fonds monétaire international (FMI) pour étudier la situation des entreprises semi-publiques du pays.

? 13 mars: L'agence Moody's est la deuxième grande agence de notation à classer Chypre parmi les emprunteurs à risque. Elle dégrade sa note à "Baa3", l'équivalant au BB+ de Standard & Poor's. La troisième grande agence, Fitch Ratings, note encore Chypre "BBB-", la plus faible note possible pour un emprunteur fiable.

? 16 mars: Accord avec la zone euro et le FMI sur un plan de sauvetage d'un maximum de 10 milliards d'euros. En échange, une taxe exceptionnelle de 6,75% sur les dépôts bancaires en-deçà de 100.000 euros et de 9,9% au-delà de ce seuil sera instauré, ainsi qu'une retenue à la source sur les intérêts de ces dépôts. Ces prélèvements devraient rapporter au total 5,8 milliards d'euros. S'y ajoutent des privatisations et une hausse de l'impôt sur les sociétés qui passera de 10 à 12,5%.Les besoins totaux de Chypre avaient été évalués à 17 milliards d'euros.

>> Chypre décroche une aide de 10 milliards d'euros

? 17 mars: Le gouvernement reporte d'un jour la session d'urgence du Parlement qui devait entamer le processus de ratification du plan de sauvetage. Le Parlement veut le valider avant que les banques ne rouvrent leurs portes mardi matin, lundi étant férié. Selon la télévision d'Etat, les banques pourraient rester fermées également mardi, dans la perspective d'une prolongation du processus de ratification.

>> Chypre: le parlement se prononcera sur la taxation bancaire lundi

"La solution doit être socialement acceptable"

Ce dimanche, les réactions n'ont pas manqué au sein de l'Union européenne. Le président du Parlement européen Martin Schulz s'est prononcé en faveur d'une protection des petits épargnants. "La participation des investisseurs" a-t-il considérait, tout en soulignant que les petits épargnants locaux ne portent aucune responsabilité dans les problèmes actuels. "La solution doit être socialement acceptable. Elle doit être corrigée par exemple avec une exemption de taxes sous la limite des 25.000 euros de dépôts" a-t-il estimé sur l'édition en ligne de Welt am Sonntag.

Le ministre des Finances britannique George Osborne a de son côté souhaité rassurer ses concitoyens résidants à Chypre. "Pour les gens qui servent dans notre armée, les gens qui servent noter gouvernement à Chypre (...) nous allons verser une indemnité à toute personne frappée par cette taxe bancaire" a-t-il annoncé à l'antenne de la BBC. Il faut dire que la Grande-Bretagne a gardé des relations étroites avec l'île chypriote, le pays comptant 3.500 militaires expatriés sur Chypre.

"La confiance envers Chypre (...) réduite à néant"

Enfin, Anatoli Aksakov, député et président de l'Association des banques régionales de Russie, s'est montré inquiet concernant les avoirs russes à Chypres. Il craint  que ceux-ci soient ponctionnés de quelques 20 milliards de dollars d'un seul coup. "La confiance envers Chypre, comme un endroit sûr pour placer de l'argent, va être réduite à néant" a-t-il déclaré, cité par l'agence d'information Interfax.

Le président chypriote Nicos Anastasiades doit s'adresser à son pays dimanche 17 mars vers 20h, heure française afin d'essayer d'expliquer le plan de sauvetage conclu samedi matin.
 

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Commentaires
a écrit le 22/03/2013 à 7:28 :
Chypre, c'est fini et dire que c'était l'île de mon premier rouble. Chypre, c'est fini pourvu que ça paye un jour !*
a écrit le 18/03/2013 à 11:19 :
Un coup c'est Chypre un autre c'est Chypres.

Choisis ton camp camarade. Y'a bien deux Chypres (La partie nord est occupée par les Turcs) mais bon là on parle de la République de Chypre.

Sans S...

a écrit le 18/03/2013 à 11:13 :
Le problème : pour des raisons de rentabilité d'infrastructure et quoi qu'il arrive, une production en Chypre sera TOUJOURS plus onéreuse qu'une production identique en Chine, même si la population travaillait gratuitement. En conséquence, l'éventuelle taxe - qui ne couvre pas même la totalité de la dette chypriote - ne règlera rien. Elle devra être renouvelée a minima tous les deux ans, avec de moins en moins de rendement (10% de moins d'argent + fuite des capitaux étrangers). La solution : ben je ne la connais pas et pour être clair, si l'on y réfléchit un peu, ce qui est vrai pour Chypre l'est tout autant pour l'extrême majorité des petits et moyens pays qui ne disposent pas d'une rente de matière première.
a écrit le 18/03/2013 à 10:08 :
Voilà maintenant l'Europe convertie en bandit de grand chemin, le monde est fou !

On attend avec impatience la défense d'un tel hold up par les idiots utiles eurobéats !
a écrit le 18/03/2013 à 9:51 :
plus question de faire rentrer d 'autre pays dans l'union.
maintenant,c 'est la guerre ouverte voir petit meurtre entre amis.quand un pays ce retrouve en difficulté,on viens finir le travail.c est le principe d'higlander.on coupe les têtes des plus faibles.
qui sera le dernier défenseur de cette europe qui ne suit qu 'un seul principe.celui des banques qui ramassent toujours les mises.
les paris sont ouvert...
a écrit le 18/03/2013 à 8:53 :
Pourquoi exproprier 6,75% des comptes bancaires de particuliers modestes sans toucher aux "senior bond holders"?
Qui sont les "senior bond holders" qu'on protège ainsi?
Et pourquoi?
a écrit le 18/03/2013 à 7:15 :
l etat va vous confisquer en toute legalite votre epargne mais aucune volonte de nuire aux 2 conseils d administration des 2 banques privees
En guise de compensation des actions vous seront attribuees a des prix discount...
a écrit le 18/03/2013 à 7:08 :
VOLEURS !!!!! HONTE à EUX !! EU=peste et choléra !!!:
a écrit le 18/03/2013 à 7:03 :
...d'une manif pour tous géante et européenne à Bruxelles pour faire trembler les canailles et les coquins au pouvoir. Vous en pensez-quoi ?
a écrit le 18/03/2013 à 6:38 :
C est nul, on recommence ...BIZARRE CES BANQUES!!! L argent disparait ou ???
2 Banques risquent d exploser l economie d un pays !!!
Mais comme nos cheres elites mondiales batissent des fortunes colossales et se permettent par la suite de pavoiser dans les medias modernes leur success story , #sauve qui peut# voici la nouvelle devise mondiale
a écrit le 18/03/2013 à 6:36 :
La création de l'Europe devait nous protéger de tous les maux. Comment en est on arrivé là...C'est bien la question.
a écrit le 18/03/2013 à 5:44 :
On vous parle de taxer le capital ! Que je sache la CSG ne taxe que les intérêts de vos placements, pas le capital... Nous savions que les français avaient un problème avec la maîtrise de la lecture, mais à ce point...
Réponse de le 18/03/2013 à 12:52 :
Oui oui, qu'est ce que l'ISF ?
Rigolo!
a écrit le 18/03/2013 à 5:42 :
Ah bon ? Et pourquoi les épargnants et déposants chypriotes sont-ils taxés alors ? Pour les punir ?
a écrit le 18/03/2013 à 4:33 :
Ce genre de pratique pourrait bien se reproduire dans d'autres pays de l'Euro. Quand la confiance fout le camp, tout fout le camp. Désormais, les banques en Europe sont à fuir ou à utiliser à minima.
a écrit le 18/03/2013 à 0:05 :
Dés mardi,il ne reste plus un seul ? dans les banques chypriotes. Merci l'Europe.
a écrit le 18/03/2013 à 0:00 :
A tous ceux qui geignent ici : 50% des fonds placés à CHypre sont des fonds provenant de Russie (et souvent douteux). Ce que dit cette histoire, c'est qu'il est dangereux de placer son argent dans un paradis fiscal car en cas de problème les états hésiteront fortement à sauver ces banques douteuses.
Réponse de le 18/03/2013 à 7:20 :
Toutes les banques, même francaises, ont de l'argent d'origine douteuse dans les coffres. J'avais juste oublié que le francais moyen était un grand donneur de leçon de morale devant l'eternel.....
Réponse de le 18/03/2013 à 11:51 :
@mdr : vous parlez de vous-même et votre propos n'apporte rien à la discussion. En revanche, celui de Rappel est plutôt pertinent.
a écrit le 17/03/2013 à 23:22 :
Ca n'a rien à voir. Pour chyper ce n'est pas la plus value qui est taxée mais l'épargne elle meme.
a écrit le 17/03/2013 à 23:20 :
Il n'y a pas que la ponction envisagée à Chypre qui soit inadmissible ; l'incroyable quantité de fautes d'orthographe contenues dans cet article placent le pigiste sur le podium des mauvais élèves.
Réponse de le 18/03/2013 à 7:00 :
Quoi que de plus normal que de ponctionner un paradis fiscal. On ne peut pas toujours gagner. Hades, '' place'' et non ''placent''', l'incroyable quantite est au singulier.
a écrit le 17/03/2013 à 23:12 :
Je rappelle qu'en France, la plupart des produits de placements sont taxés à 8% pour la CSG/CDRS et que l'impôt sur les bénéfices des sociétés, sauf cas exceptionnels, est de 33%. Les Chypriotes restent favorisés (entreprises, épargnants de moins de 100 000 euros) ou presque en équivalence (épargnants de plus de 100 000 euros) par rapport à nos concitoyens, même avec ces mesures d'exception. Pas de quoi hurler...
Réponse de le 18/03/2013 à 10:39 :
En France ce sont les intérêts et non les avoirs qui sont taxés. C'est ça qui est inadmissible pour les Chypriotes.
a écrit le 17/03/2013 à 22:36 :
Cette récapitulation d'étapes semble faîte pour répondre à une surprise, sinon une une incompréhension. La réponse est très simple : on en est arrivé là parce que c'est la façon exclusive dont l'euro-groupe et la troïka fonctionnent pour dresser les nations qui rechignent à rentrer dans le rang de la discipline imposée par les hégémoniques despotes de la Finance et de la Monnaie. L'infernal Casino de la Spéculation, à coups de fausse monnaie et de liquides répandus, entretient cette cavalerie financière et monétaire dont la répétition des accidents finit par nécessiter des amputations sur les populations pressurées. Avec le cas de Chypre, on entre dans la gouvernance de pillards. Même le krach de 2007/2008 n'a servi qu'à de bravaches saltimbanques en mal de spectacle un certain temps, et plus de 5 ans après, qu'à la baudruche des G 20 et autres conclaves qui a fini par libérer la complaisance pour les manipulations et élucubrations habituelles. Le résultat est la pérennisation des inventivités financière et monétaire retorses et glauques. La crise financière chypriote n'est qu'un rajout aux crises grecques, irlandaises, portugaises,espagnoles, et, finalement de la systémique escroquerie mondialisée depuis la dérégulation et la désintermédiation de la Monnaie et de la Finance. Habemus Fatalitas et Calamitas !
a écrit le 17/03/2013 à 22:36 :

Comme en Irlande pour préserver une 'fiscalité compétitive' à moins de 15% l'union européenne est encore sollicitée pour Chypre , laquelle union nous impose de plus en plus de règles en laissant beaucoup d'exceptions suivant son bon vouloir ; en contre partie de la solidarité européenne que nous apporte Chypre à part d'être un paradis fiscal et d'acceuillir comme trader chypriote un néerlandais qui nous organise un mélange de viande de boeuf et cheval à l'insu de son plein gré , ce qui en dit long sur tout ce qui est possible à Chypre ; donc les dirigeants Chypriotes , obtenant une aide publique de l'europe , vont faire payer aux citoyens de Chypre le résultat de leur incompétence , les citoyens étant directement ponctionnés dans leur poche , il fallait l'oser ; qu'il y ai des hydrocarbures en sous sol justifie t il de pénaliser tous les citoyens , au parlement Chypriote de décider
Réponse de le 17/03/2013 à 22:51 :
Bien vu le parallèle avec le trader chypriote !
a écrit le 17/03/2013 à 22:25 :
L'UE, c'est comme l'URSS : un système qui ne peut pas fonctionner mais dont les apparatchiks, les idéologues et les bénéficiaires sont prêts à tout pour le faire durer, quitte à y sacrifier tout le reste de la population. Du reste, ils ont raison, car quand cette idiotie s'écroulera, ils perdront tous leurs avantages, tous leurs pouvoirs, et leurs noms seront honnis dans les livres d'Histoire. Honte à eux. Mais en attendant, ils sont décidés à conserver leurs privilèges et leur ronflante importance, aux dépens d'autrui.
Réponse de le 17/03/2013 à 22:35 :
C'est vrai. Sauf qu'en URSS, y a pas mal d"apparatchiks qui se sont trouvés très bien placés pour racheter tout l'immobilier et l'industrie pendant les privatisations. Il est vrai avec le soutien des USA, qui ne profitera peut être pas à nos bureaucrates locaux.
Réponse de le 17/03/2013 à 22:52 :
@bien d'accord. Vous avez raison : il ne faut jamais douter de la capacité des apparatchiks à se recycler une fois tombée la structure qu'ils supportaient à bout de bras. Cependant, tous n'y parviendront pas, et ils le savent. Enfin, en URSS, l'Etat possédait presque tout, et ceux qui le tenaient ont pu le piller à leur convenance. L'UE, elle, ne possède pas grand chose : il sera difficile à MM. von Rompuy, Barroso, Trichet et consorts de s'auto-attribuer des parts d'entreprises publiques à privatiser.
Réponse de le 18/03/2013 à 4:05 :
@truk. +1
Réponse de le 18/03/2013 à 11:03 :
Strictement parlant, on attendait plutôt une référence à l'Allemagne nazie, mais je pense que Truk a quand même gagné son point Godwin. Comparer l'UE et l'URSS, c'est quand même un peu fort, vous ne trouvez pas ? Ils sont où, les goulags, les millions de morts dans les camps, les gens qui disparaissent des photos, le KGB, les statues du Leader Bien-Aimé, etc. ? Restons sérieux ; il y a à redire sur l'UE, et sur l'affaire chypriote en particulier, mais ça n'est pas avec des gros mots que les critiques seront plus crédibles.
Réponse de le 19/03/2013 à 13:08 :
Au contraire : "un système qui ne peut pas fonctionner mais dont les apparatchiks, les idéologues et les bénéficiaires sont prêts à tout pour le faire durer, quitte à y sacrifier tout le reste de la population", je pense que Truk met exactement le doigt ou ça fait mal. Vu les résultats déplorable de l'UE, il fallait bien une explication à ce que celle-ci compte autant de défenseurs : croissance quasi nulle, absence de projet collectif, chômage systémique, conditions de vie branchées sur cycle baisser, esclavagisme moderne dans les anciens pays de l'est...
Du reste, le visage de la honte a changé, lorsqu'on commet l'ignoble, on prend grand soin de l'habiller pour tromper les esprits faibles, ainsi plus de goulags non, mais des routiers polonais et hongrois travaillant 12 heures par jour avec 5 euros pour se nourrir, des employés roumains travaillant sur des plates-formes d'e-commerce dans des conditions déplorables et surveillés par des capots néo-nazis. Hypocrites que nous sommes d'accepter pour les autres dans un espace soi-disant collectif ce que nous n'accepterions ni pour nous mêmes, ni pour nos enfants.



a écrit le 17/03/2013 à 21:44 :
C'est pourtant une magnifique socialisation de pertes de la part d'un pays qui a laissé ses banques gonfler, pardon enfler, à l'extrême... Pourquoi avoir une éventuelle hésitation..?? Et, en plus, sponsorisé par des oligarques russes bien solides car filous. Où est donc le souci..??
Réponse de le 17/03/2013 à 22:53 :
Je comprends pas ce que tu dis. Il faut décortiquer un peu l'analyse
a écrit le 17/03/2013 à 21:34 :
Je suis d'accord. Lorsque j'avais des dettes, parce que je me suis acheté pleins de chose dont je n'avait pas besoin, une maison, un yacht, j'ai fait des voyages, je n'ai pas travaillé et pour pouvoir rembourser mes dettes j'ai demandé à mon voisin sil voulait bien me prêter de l'argent, il a refusé et voulait des garanties, voilà les gens.
Réponse de le 17/03/2013 à 22:08 :
Ca peut justifier qu'on réclame des comptes à un pays, en lui imposant une austérité collective, comme ça s'est passé en Grèce. Pas qu'on aille piquer l'argent des épargnants. Le risque pour les banques, le risque pour un pays est énorme, par ailleurs. Plus personne n'aura confiance dans le système ! Et puis si l'Europe, si l'Etat va se servir, sans rien demander, dans le compte des épargnants, qu'est-ce qui m'empecherait moi, d'aller piller une préfecture, ou d'aller voler dans les magasins ? Cette affaire est très grave. Et que des gens en arrivent à la trouver normale est encore plus désespérant !
Réponse de le 19/03/2013 à 13:15 :
Je pense complètement que l'on est en train de nous tester. La dernière reculade en date visant à exonérer les dépôts de moins de 20 000 euros montre que les technocrates ont avancé un pion pour voir comment cela allait se passer. A coup sur ils se sont dits, on va commencer par un petit pays, dont personne en UE n'a cure, en faisant jouer le ressort médiatique: vocabulaire ambigu sur l'origine des dépôts, minimisation des mesures, etc...
Raté : on n'est pas encore des poulets de batterie, Messieurs de Bruxelles ...


a écrit le 17/03/2013 à 21:32 :
Le problème n'est pas de se demander comment Chypre en est arrivé là : on s'en fout complètement. Le problème c'est de se demander quand nous allons tomber plus bas. Et c'est pour bientôt. Merci les socialos.
Réponse de le 17/03/2013 à 22:17 :
D'accord, mais je vois pas le rapport avec les socialos.
Réponse de le 18/03/2013 à 1:10 :
Vous allez vite comprendre... Encore quelques mois... quelques annees tout au plus...Les chinois en BMW et les Francais a velo... 35 heures, cgt, ecolos: y en a marre de l'anarcho-communisme humaniste atheiste socialiste en France!!! La France est un pays bien triste et les Francais ne s'aiment plus!... Ou on la separe en deux zones (une libre et une socialiste) ou ca va imploser...
a écrit le 17/03/2013 à 21:25 :
Créez la panique non pas chez les "épargnants" mais chez tous ceux qui ont un compte en banque et ils retireront leur argent de cette banque...laquelle ne pourra pas faire face à ces retraits et fera faillite, les banques tombant les unes après les autres comme des dominos. Les élites autistes qui gouvernent l'Europe n'ont décidemment rien appris de la faillite imbécile de Lehman Brothers.
a écrit le 17/03/2013 à 21:21 :
Pensez-vous que virer une petite partie sur Paypal puisse être une bonne idée ?
a écrit le 17/03/2013 à 21:07 :
Il est de plus en plus inacceptable de sauver les banques sans contrepartie. Donc, OK pour faire payer les épargnants de Chypre, d'autant que pas mal sont des comptes douteux avec argent blanchi, argent de fraude fiscale, etc. Il faudrait également faire payer les actionnaires de ces banques, et les détenteurs d'obligations, afin de partager le coût du sauvetage. NON AU SAUVETAGE DES BANQUES SANS CONTREPARTIE.
Réponse de le 17/03/2013 à 21:28 :
Pas de sauvetage mais des nationalisations, comme en Islande.
Réponse de le 17/03/2013 à 21:28 :
Pas de sauvetage mais des nationalisations, comme en Islande.
Réponse de le 17/03/2013 à 22:16 :
Bien d'accord. Mais les contreparties, on en voit rarement le jour. Regardez par exemple l'Angleterre qui a refilé je sais pas combien aux banques en promettant qu'il y aurait des contreparties dont on n'a jamais vu la couleur.
C'est tout bonnement de l'escroquerie.
Il faut arrêter d'opposer le capital et l'Etat. C'est la même chose. L'Etat garantit le capital, et accessoirement la paix sociale pour garantir mieux le capital.
a écrit le 17/03/2013 à 21:05 :
Bravo pour le rappel historique, voilà un vrai article journalistique, celui de reconstruire le fil de l'info.
Réponse de le 18/03/2013 à 10:13 :
... Faux il a été oublié les dates de validation des plans de sauvetage de la Grèce. Chypre est surexposée à la dette Grecque, du coup le sauvetage de la Grèce a entraîné la crise chypriote. Chypre va donc payer très cher le sauvetage de la Grèce.
a écrit le 17/03/2013 à 20:57 :
SVP investisseurs étrangers,politiques...file de droite pour les transferts.Particuliers,salariés...file de gauche pour la collecte.Merci de votre compréhension.
a écrit le 17/03/2013 à 20:46 :
Bon,assez de bla bla il faudrait avancer un peu.A quand et combien la prochaine ponction?Comment ça les comptes seront vidés d'ici là?
a écrit le 17/03/2013 à 20:40 :
La taxe de 6.75 et 9.9 sur les dépôts bancaires, on l'a déjà en France. Elle s'appelle CSG / CRDS car comme la taxe chypriote, elle s'applique à l'argent restant, quelle que soit la source, et de manière "flat".
Réponse de le 17/03/2013 à 20:51 :
+1, ce sera le second pays avec la France ou on taxe 2 fois l'argent:la 1ére par les charges sociales sur le travail et la seconde lorsque tu places de l'argent. Moralité, il vaux mieux garder son argent chez soi.
Réponse de le 17/03/2013 à 20:58 :
Les contributions sociales s'appliquent sur les revenus perçus, autrement dit, pour les plans d'épargne, sur les intérêts et non le capital. A Chypre, on pique directement dans le capital. Et ça, ça ressemble à s'y méprendre à une forme de confiscation pure et simple.
Réponse de le 17/03/2013 à 21:05 :
Vous confondez taxe sur les inter^tés et taxe sur le capital, cela n'a strictement rien à voir. Hors sujet.
Réponse de le 17/03/2013 à 22:19 :
D'ailleurs juridiquement ca me semble vraiment très limite, parce que le droit international ne permet pas de toucher les avoirs des particuliers étrangers comme ça (principe du respect des droits acquis).
Réponse de le 18/03/2013 à 0:13 :
Depuis la nouvelle loi fiscale de 2013,les intérêts supérieurs à 2000? subissent les prélèvements sociaux.
a écrit le 17/03/2013 à 20:12 :
« Maastricht constitue les trois clefs de l'avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d'impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie. » Michel Rocard, 27 août 1992, Ouest-France

« Pour la France, l'Union Economique et Monétaire, c'est la voie royale pour lutter contre le chômage. » Michel Sapin, 11 septembre 1992, France Inter

« C'est principalement peut-être sur l'Europe sociale qu'on entend un certain nombre de contrevérités. Et ceux qui ont le plus à gagner de l'Europe sociale, notamment les ouvriers et les employés, sont peut-être les plus inquiets sur ces contrevérités. Comment peut-on dire que l'Europe sera moins sociale demain qu'aujourd'hui Alors que ce sera plus d'emplois, plus de protection sociale et moins d'exclusion. »
Martine Aubry, 12 septembre 1992, discours à Béthune

« Si aujourd'hui la banque centrale européenne existait, il est clair que les taux d'intérêt seraient moins élevés en Europe et donc que le chômage y serait moins grave. » Jean Boissonnat, 15 septembre 1992, La Croix

« Le traité de Maastricht fait la quasi-unanimité de l?ensemble de la classe politique. Les hommes politiques que nous avons élus sont tout de même mieux avertis que le commun des mortels. » Élisabeth Badinter, Vu de Gauche, septembre 1992

« Avec Maastricht, on rira beaucoup plus » Bernard Kouchner, Tours, 8. septembre 1992.

« Un ?non? au référendum serait pour la France et l?Europe la plus grande catastrophe depuis les désastres engendrés par l?arrivée de Hitler au pouvoir. » Jacques Lesourne, Le Monde, 19 septembre 1992

« Les partisans du "non" sont des apprentis sorciers. [?] Moi je leur ferai un seul conseil : Messieurs, ou vous changez d?attitude, ou vous abandonnez la politique. Il n?y a pas de place pour un tel discours, de tels comportements... » Jacques Delors, Quimper, 28 septembre 1992
Réponse de le 17/03/2013 à 21:30 :
merci pour ce rappel.....tout ce qui allait changer notre" vie, en positif....moins de chômeurs, plus de prospérité etc, etc paroles, paroles, mensonges et gabegie! j'ai apprécié" : "les hommes politiques que nous avons élus sont tout de même mieux avertis que le commun des mortels" Que c'est beau !!ah!ah! heureusement! parce que sinon, ça aurait "pu être pire? ! pire qu'actuellement....plus aucune crédibilité, ni dans cette s..operie dEU, ni confiance dans ces politicards véreux!! souvenons nous + 10000 !
Réponse de le 17/03/2013 à 21:39 :
....n'engagent que ceux qui les écoutent....
Réponse de le 17/03/2013 à 21:52 :
Merci des rappels!!! Tous des menteurs; ils parlent de choses qu'ils ne connaissent pas. Ils font parties d'une conspiration secrete qui les depassent... Les peuples sont manipules... A quand la sortie de cette galere?! A chaque pays ses responsabilites!...
Réponse de le 17/03/2013 à 22:11 :
on y réfléchirait à deux fois. Et avec un peu de chance, l'Europe finira pas pêter Pour ce qu'elle a été capable d'apporter aux peuples, ce ne sera pas une grande perte !
Réponse de le 18/03/2013 à 7:23 :
OH! que c'est bien dit !!!!++100000
Réponse de le 18/03/2013 à 10:08 :
C'est surtout que les politiques se sont arrêtés aux discours. De fait, chacun a voulu conserver son petit pouvoir local au détriment de l'Europe. Le résultat est là : l'Europe est à refaire et la classe politique à virer.
a écrit le 17/03/2013 à 20:11 :
mélanchon a sur la 5 ce soir émission politique a bien exposer les faits et il a tout a fait raison
Réponse de le 17/03/2013 à 20:29 :
Ca me fait mal de le dire, mais Mélenchon a en effet fort bien résumé la situation : nos dirigeants sauvent les intérêts des banques en les aidant à piller les peuples. Le reste...
a écrit le 17/03/2013 à 20:04 :
VIVEMENT QUE L ON TOMBE DE LA MEME MANIERE SUR LES FRANCAIS DETENTEUR DE COMPTE EN SUISSE
Réponse de le 17/03/2013 à 21:54 :
malheureusement cela tombera d'abord sur les
Réponse de le 17/03/2013 à 21:55 :
malheureusement cela tombera d'abord sur les Français ayant des comptes en France
Réponse de le 17/03/2013 à 22:41 :
@Léo - gros jaloux !
a écrit le 17/03/2013 à 19:20 :
Qu'on augmente les impots dans un pays qui réclame l'aide de Bruxelles, ou qu'on impose des restrictions budgétaires, ça peut se comprendre. Mais qu'on pille l'épargne des déposants bancaires, qui ne sont strictement pour rien dans la crise, c'est ni plus ni moins une atteinte à la propriété privée. C'est contraire aux droits de l'homme. Que la population de Chypre se révolte ne me surprendrait pas ! Et que l'Europe en sorte globalement affaiblie et de plus en plus détestée est la suite logique. L'Europe va finir par imploser, et à voir la façon dont elle incapable de s'occuper de ses citoyens autrement qu'en les contraignant ou les pillant ne sera que justice. Et pourtant, je suis un européen convaincu. Ou plutôt j'étais !
Réponse de le 17/03/2013 à 19:51 :
ça n'a effectivement pas de qualificatif !!!!+ 10000
Réponse de le 17/03/2013 à 21:10 :
Pas mal de fonds dans ces banques sont douteux, venant de fraude fiscale, blanchiment d'argent, etc. Alors il est ipossible politiquement de sauver de telles banques et les fonds douteux qui s'y trouvent. IL faut faire payer les déposants de ces banques, même si certains épargnants ne sont pas "coupables". Ils ont mis leur argent dans une banque douteuse et auraient dû se méfier. Ce sont des victimes collatérales de la mauvaise gestion de ces banques; il faudrait aussi faire payer les banquiers en récupérant leurs bonus des dernières années.
Réponse de le 17/03/2013 à 22:03 :
Vous n'en savez strictement rien. Et ce n'est certainement pas aux épargnants innocents de payer pour les autres. Est-ce que vous vous rendez au moins compte de ce que vous dites ? Spolier tout le monde en espérant que dans le tas, les coupables soient punis... Et au passage combien d'innocentes victimes. Que diriez-vous si en France, pour punir quelques trafiquants de drogue, on ponctionnait 10 % sur tous les comptes ? Quand on voit déjà comment les gens ralent dès qu'on augmente les impots !!
Réponse de le 17/03/2013 à 22:23 :
il faudrait carrément faire passer les banquiers au pénal pour tous les délits d'initiés qu'ils ont fait (en sachant toujours à l'avance les aides que les Etats aller apporter alors que leurs actions étaient au plus bas) et les politiques pour trafic d'influences (car on ne donne pas des aides comme ça à n'importe qui sans qu'il y ait de conditions prédéfinies !)
Réponse de le 18/03/2013 à 7:24 :
+1000000 !!!
a écrit le 17/03/2013 à 19:18 :
Ah, dans le genre inventivité fiscale, nous somme momentanément battus !
Voilà maintenant la Taxe sur les comptes bancaires, variante de l' ISF ou l?impôt à la source rétroactif sur les dépôts :
belle trouvaille, ça doit cogiter ferme à Bercy !
On comprend que les russes qui ont plaqué des fortunes à Chypre ne soient pas très contents non plus........................
a écrit le 17/03/2013 à 19:14 :
Ce n'est qu'un hold up "légalisé" par la bande d'incapables qui nous dirigent.
Réponse de le 17/03/2013 à 21:11 :
Vous voulez dire les banques d'incapables je suppose ? Car une fois de plus ce sont les banques qui ont coulé le pays, avant tout : un pays de plus démoli par ses banquiers.
Réponse de le 17/03/2013 à 21:57 :
pays démolis par leurs banquiers avec le complicité active des politiques nationaux ou européens.
a écrit le 17/03/2013 à 18:50 :
La spoliation généralisée va s'étendre à toute l'Europe, exécutée par ceux la memes qui ont mené des politiques irresponsables depuis 30 ans. Flanby se réjouit à l'avance de cette magnifique avancée redistributive Chypriote et compte bien la reprendre à son compte en France.
Réponse de le 17/03/2013 à 21:12 :
Pourquoi vous parlez ici d'une marque de yaourts qui est totalement hors sujet ? Cela n'a rien à voir avec l'article !!!. Votre commentaire est ridicule.
Réponse de le 17/03/2013 à 21:34 :
nous, on a très bien compris, pas vous??? Flanby, c'est Flanby! c'est bien connu !!
a écrit le 17/03/2013 à 18:49 :
Français c'est ce qui vous attend. Fuyez!!!
Tout ça pour financer les politiques dites sociales !!!!
Réponse de le 17/03/2013 à 19:46 :
Ouais, c'est la faute des fonctionnaires chypriotes et des allocataires sociaux si ce paradis fiscal est en faillite.

LOL !
Réponse de le 17/03/2013 à 19:57 :
Ce n'est pour pas financer des politiques sociales. C'est pour donner de l'argent aux banques chypriotes, dans lesquelles les banques allemandes et françaises ont des intérêts.
Réponse de le 17/03/2013 à 21:03 :
Je pense que notre ami kro-magnon se référait uniquement au cas français, et non au cas chypriote....
Réponse de le 17/03/2013 à 21:13 :
Le sauvetage bancaire sert surtout à protéger les intérêts des banquiers, leurs bonus en particulier, sujet de conversation principal des banquiers, qui ont une influence énorme sur les banques centrales, les politiques, etc.
a écrit le 17/03/2013 à 18:35 :
Est ce un enfant de CP qui a rédigé cet article ? Le nombre de fautes d'orthographe est impressionnant...
a écrit le 17/03/2013 à 18:27 :
C'est la fin de la confiance... ils peuvent tout nous prendre... ils n'ont de compte à rendre à personne... sauf leurs employeurs dont ils lechent les semelles....

La honte ne tue pas.... mais je ne voudrais pas les voir expliquer cela à leurs petits enfants... quand l'histoire évoquera ce hold up...
Réponse de le 17/03/2013 à 19:54 :
ah, monsieur, il y a eu pire (si l'on peut dire, dans l'histoire, hélas !), mais ces gens là sont blindés! ce n'est pas la vergogne qui les étouffera , malheureusement !

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