Wolfgang Schaüble veut faire taire le débat croissance-austérité... et donc la France

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Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble. Copyright Reuters
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Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a estimé jeudi que le débat récurrent entre la croissance et l'austérité devait cesser, la croissance étant indispensable à la zone euro.

Le dernier sommet européen de la mi-mars a été celui d'un revirement dans les discours, en plaçant la croissance et l'emploi au coeur des débats. A l'occasion d'une rencontre avec Pierre Moscovici à Strasbourg, le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, a estimé jeudi que le débat entre la croissance et l'austérité devait cesser, la croissance étant la priorité pour la zone euro. Faux débat donc ? Pas évident. Il est un point sur lequel tout le monde s'accorde, la croissance est indispensable et il faut tout faire pour la retrouver. Ce qui est déjà une avancée en soi, tant les discours de l'avant sommet des 14 et 15 mars divergeaient sur ce point. Mais la vérité n'est pas si simple.

Désaccord sur la méthode

D'un côté l'Allemagne et les pays du nord considèrent qu'ils agissent déjà pour la croissance en offrant une garantie pour l'octroi d'aides aux pays du sud de la zone euro en pleine consolidation fiscale. Ainsi Wolfgang Schaüble a-t-il appelé ce jeudi tous les pays européens à participer aux efforts pour combler les écarts de compétitivité entre le nord et le sud de la zone euro. Seule manière pour le sud de la zone euro selon lui de retrouver le chemin de la croissance.

De l'autre, il y a le camp des pays du sud de la zone euro s'exprimant ce jeudi par la voix du ministre français de l'Économie Pierre Moscovici. Pour lui, le retour vers la croissance passe par la consolidation budgétaire des pays en proie à des difficultés, mais aussi par une politique de relance des pays du nord, dont l'Allemagne, pour y relancer la demande intérieure et rééquilibrer les balances commerciales au sein de la zone euro. Ce qui permettrait aux entreprises des pays du sud de retrouver des débouchés à l'export et de relancer l'activité devenue atone suite aux plans d'austérité. L'Allemagne est pour l'heure opposée à cette solution.

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a écrit le 07/04/2013 à 13:34 :
Je lis ici et la que les pays du nord savent gerer leurs finances publiques.
Certes, mais au prix d' une moderation salariale depuis 10 ans.

Cette politique de desinflation competitive que les europeistes feignent d' ignorer cree de fantastiques desequilibres sociaux. Renseignez vous un peu concernant le taux de pauvrete qui explose en Allemagne, l' ecart entre pauvres et riches qui lui aussi connait une croissance phenomenale.

Stoppons de considerer cette Allemagne comme le modele a suivre.
a écrit le 05/04/2013 à 14:21 :
Il faut boycotter les produits allemands : seul moyen de relancer la zone euro et la france.
Réponse de le 05/04/2013 à 15:36 :
Super la solution : tu veux mettre des allemands au chômage pour faire travailler des français. C'est comme quand on dispose d'un litre et qu'on essaie de remplir deux bouteilles d'un litre. Si tu transvases de l'un vers l'autre en espérant qu'elles finissent pleines toutes deux, tu as plus de chance d'avoir des pertes que des gains.
Réponse de le 05/04/2013 à 15:55 :
Mais la zone euro elle est cuite... Ouvrez les yeux.. Aucun rapport avec les produits allemands qui eux se vendent parce que les entreprises ne croulent pas sous les prélèvements de l'état comme chez nous. Vous n'avez sûrement jamais compris le fonctionnement d'une entreprise..! Il faut sortir de l'europe et de l'euro et virer nos incapables. Tout le reste n'est que littérature.
Réponse de le 05/04/2013 à 16:13 :
@@Fab pas besoin de sortir de l'Europe et de la zone euro pour virer les incapables. la multiplicité des monnaies et des coûts de la vie entre différents pays n'arrange que les exploiteurs qui en jouent. Le reste n'est que lavage de cerveaux privilégiant les rustines aux vrais solutions.
a écrit le 05/04/2013 à 7:41 :
De toute manière la voix de la France et son influence dans l'Europe bof bof bof....
a écrit le 04/04/2013 à 23:48 :
Comme a son habitude l'Allemagne veut bien que l'on retrouve la croissance pour acheter ses produits mais ne veut pas du tout la retrouver chez elle pour une consommation intérieure. Alors elle n'aura rien car les Pays du sud ne sont pas prêt de la retrouver
Réponse de le 05/04/2013 à 9:49 :
Au moins les allemands ont montré comment il faut faire pour s'en sortir, ils ne passent pas leurs temps à chialer et se lamenter et à chercher des boucs émissaires comme nous, qui préférons faire les indignés que de mouiller la chemise
Réponse de le 05/04/2013 à 13:07 :
L'Allemagne, s'en sortir ? Les entreprises allemandes à l'export certes, mais la demande intérieure est en berne, avec une aggravation du seuil de pauvreté. Arrêtez donc de prendre l'Allemagne comme modèle social.
a écrit le 04/04/2013 à 23:13 :
La France est en relance depuis combien de temps ? Cette politique de relance permanente (les grands projets etc) a-t-elle porté ses fruits ? A-t-elle reduit la dette de la France ?
a écrit le 04/04/2013 à 21:40 :
Rien contre la France, rien contre l'Espagne. On reste amis et chacun fait ce qu'il veut dans son pays. L'Euro est une catastrophe, aussi bien pour les Allemands comme pour les Francais. Le 14. avril 2013 naissera à Berlin un nouveau parti politique "Alternative für Deutschland", avec comme programme phare la sortie de l'Euro. Nous avons tous bien vecu avant l'introduction de l'Euro et nous allons reparer cette bêtise. Je tiens à rapeller quand même qu'il s'agissait d'une exigence de Mitterand pour son accord avec notre réunification. Bon, on peut se tromper et on resta amis quand même?
Réponse de le 05/04/2013 à 3:01 :
L'Euro est une catastrophe parce-que il n'y a pas encore d'Europe.
Tout ce que nous avons c'est une zone de libre échange avec monnaie unique.
L'Europe il faut encore la faire et si on la fait il faut la faire bien ou revenir en arrière et remettre les douanes pour protéger les économies faibles (jusqu'à 60% de chômage des jeunes en Espagne)
Réponse de le 05/04/2013 à 10:24 :
Si vous pensez à l'Europe fédérale, c'est une impasse pour la simple raison qu'une union de transfert, le socle budgétaire, est irréalisable. J'ajouterais que politiquement, je trouve ce projet à vomir.
Réponse de le 05/04/2013 à 14:21 :
@Clyde, c'est faisable, mais pour cela il faut le vouloir et le faire. Si vous vomissez l'union de l'espèce humaine et préférez l'individualisme et le chacun pour soi, je vous suggère de vous acheter une île et de vous déclarer indépendant du reste du monde.
a écrit le 04/04/2013 à 17:58 :
Faut-il sortir de l'Euro de Jacques Sapir, éditions du Seuil (2012)
De la Grèce à l'Italie, en passant par l'Irlande, le Portugal et l'Espagne, la zone Euro est en feu. La Monnaie Unique censée nous protéger se révèle un piège dangereux. Tout cela avait été prévu car les défauts structurels de la Zone Euro étaient notoires et bien connus des économistes.
L'Histoire dira la responsabilité de nos gouvernements qui, par idéologie, par conformisme et parfois aussi par lâcheté, ont laissé la situation se dégrader jusqu'à l'irréparrable. Elle dira aussi l'immense culpabilité de ceux qui ont cherché à imposer une Europe Fédérale en contrebande, par le biais de la Monnaie Unique, à des peuples qui n'en voulaient pas.
Aujourd'hui, c'est aussi une certaine conception de l'Europe qui agonise. La crise actuelle solde à la fois les erreurs d'une financiarisation à outrance et la faute politique que furent le Traité de Lisbonne et le Déni de Démocratie qui suivit le référendum sur le projet de Traité Constitutionnel en 2005.
Faut-il dans ces conditions, sortir de l'Euro ? Ce livre tente de répondre à cette question. Il se propose d'examiner la crise actuelle, de mettre en évidence tant ses origines que la conjonction de politiques particulières qui l'ont rendu inévitable. Il entend montrer au lecteur comment nous en sommes arrivés là, à partir des espoirs - pour certains réels et pour d'autres imaginaires - qui avaient été mis dans l'Euro à l'origine. Il se propose enfin de montrer les solutions possible qui s'offrent à nous, et d'évaluer objectivement si nous avons un intérêt à rester dans l'euro.

Réponse de le 04/04/2013 à 19:02 :
L'eternel discours anti-euro aigri et xenophobe ressort apres chaque article. Et pourtant notre politique économique devastatrice et anti entreprise a été sauvée par l'euro, et il faudra bien qu'un jour on sorte la france de cet esprit datant de l'occupation ou on maniait une monnaie bidon et ou on comptait mettre de l'ordre avec des ticket de rationnement. A l'epoque le méchant c'etait l'Angalis et l'Americain qui pourtant mourraient pour nous libérer. Ajourd'hui, les Allemands nous servent de caution financière, car c'est leur credibilité qui maintient notre pouvoir d'achat, et tout le monde leur en veut. La responsabilité de nos gouvernements, c'est la démagogie et l'aveuglement, le repli sur soi et la xenophobie mais il y eu parfois quelques lueurs de bon sens, la prise de conscience que nous ne pouvons pas etre seuls contre le monde entier et la construction de l'europe et de l'euro.
Réponse de le 04/04/2013 à 19:25 :
les euro béats ça existe aussi
Réponse de le 04/04/2013 à 19:26 :
Pourriez-vous faire un bilan objectif de 20 ans d'UE et d'euro sur l'aspect économique et démocratique ? Formidable ? Non c'est une CATASTROPHE. Faut être aveugle pour ne pas le voir. Votre argument concernant l'isolement est une vaste blague reprise par tous les europésites. Parce que la suisse ou la norvège sont des pays isolés ?
Réponse de le 04/04/2013 à 19:33 :
@Euro fort : tout à fait d'accord. Mais cela n'empêche pas des divergences dans les priorités des différents pays européens. Les préoccupations électorales des uns et des autres ne leur permettent pas de rechercher les convergences et de décider des buts à atteindre. On est tous dans le même bateau. Il faudra finir par l'admettre, et arrêter les questions stériles du genre "à qui la faute ?, il faut rester, sortir ?, dans l'euro, dans l'Europe, à une vitesse, à trois ? etc." Ce sont des propositions qu'il faut pas des questions. Des défauts et des problèmes il y en aura toujours.
Réponse de le 04/04/2013 à 21:27 :
sortir de l'euro...pas envie d'argumenter...voir les économistes compétents...qui sont d'accords pour sortir de cette Europe
Réponse de le 05/04/2013 à 11:06 :
@ Euro Fort: vous cumulez les tares européistes, des assertions avec le point d'orgue sémantique: le vocabulaire anxiogène qui se veut décrédibilisateur. "anti-euro aigri, xénophobe, repli sur soi". Ne manque que fasciste, nazi, peste brune, bruits de bottes, relents nauséabonds, z'heures les plus sombres de notre histoire. Allez, un petit effort.
a écrit le 04/04/2013 à 17:51 :
Encore un guignol qui parle de croissance comme s'il s'agissait de la solution miracle ...
Réponse de le 04/04/2013 à 19:37 :
@Thargor
La croissance est nécessaire, encore faut-il définir quelle croissance. Certainement pas une croissance dans un système qui épuise les ressources énergétiques.
Réponse de le 04/04/2013 à 22:00 :
Le problème ne vient pas de l'euro mais de l'absence totale de politique économique européenne doublée par un état français peu rigoureux et des entreprises qui ont vécu longtemps avec le mot "dévaluation" comme seul outil d'ajustement. Comment se fait-il que la France recule année après année? l'état français est délirant! Il ferait mieux de soutenir les entreprises et favoriser les industriels comme en Allemagne que de n'avoir que le mot "taxes" à la bouche. Pour aider les plus pauvres, notre pays doit être riche et fort, et ce n'est pas le cas. enfin, la France vit dans un monde irréel, se croyant encore une grande puissance et refuse la main tendue des autres états européens prêts au fédéralisme....le réveils era dur!
Réponse de le 05/04/2013 à 11:12 :
Tiens, Eurofédéral, ça faisait un moment. Bla bla bla politiques économique européenne, bla bla bla aider les pauvres etc... J'attends toujours que vous m'expliquiez comment vous mettez en place une union de transfert, condition préalable puisque socle budgétaire et financier du fédéralisme. Je vous rappelle les données: pour l'Allemagne, c'est transférer (donner hein, pas prêter) entre 8 à 12 % du PIB chaque année aux pays plus pauvres. C'est à dire entre 220 et 330 milliards d'euros par an. Vous bloquez devant cette équation ? Et quand nous en sommes à 4 prix Nobel d'économie qui expliquent les vices de construction de l'euro qui conduisent dans le mur les plus faibles en premier, ça vous inspire quoi ?
Réponse de le 05/04/2013 à 11:39 :
@Clyde : Le blablabla de Clyde est de retour. Il veut casser de l'Euro. Et il va nous expliquer que le retour à l'époque bénie du franc est nécessaire, que l'inflation doit remonter au dessus de 8% et que les dévaluations compétitives doivent renforcer l'industrie française, qui n'utilise pas de pétrole. On attend toujours qu'il explique quel bonheur ça va nous apporter.
a écrit le 04/04/2013 à 17:44 :
vu les affaires qui leur tombent sur le coin de la gu..., les francais deviennent tt a ft champion du manque de credibilite... meme les grecs ne trichent pas autant
Réponse de le 04/04/2013 à 18:11 :
Les grecs ne jouent pas dans la même catégorie, les comptes en Suisse, contiennent des dizaines ou des centaines de millions d'euros, pas 600 000 euros, ...ils ne trichent pas c'est une institution.
a écrit le 04/04/2013 à 17:28 :
Au lieu de quitter cette europe de m... et l'euro et de redresser nos finances, notre économie par des prélèvements et taxes considérablement allégés, nous en sommes au mariage pour tous.....! Qui a dit que ce Pays était intelligent ?
a écrit le 04/04/2013 à 17:10 :
La France veut entrainer l'Allemagne dans la politique facile de relance par la consommation qui passe obligatoirement par la "planche à billets", comme le font depuis un long moment déjà les USA.
Mais c'est cette politique qui a été menée depuis plus de 20 ans et qui conduit au désastre de la dette que nous connaissons.
On essaie de nous faire croire qu'une croissance financée par du déficit est une vraie croissance alors que c'est une farce et un artifice de présentation des comptes.
La vraie croissance passe par obligatoirement un accroissement des exportations.
La consommation intérieure ne suffit pas.
Réponse de le 04/04/2013 à 18:18 :
Le financement par de la dette permet de faire des réformes pour relancer la croissance. Ce n'est pas une farce, sans moyen vous ne ferez rien, ni même des économies (logique implacable), et ce même avec la meilleure des volontés car vous n'avez aucune marge de manoeuvre. Autrement dit pour bénéficier d'un contexte propice à la création de richesse (qui conditionne les exportations) et la stabilité, on a plus d'autres choix que de financer par de la dette ces-mêmes réformes (et pas pour payer des retraites ou je ne sais quoi d'autre). Cependant on a déjà passé le point de non-retour vis-à-vis des règles qu'on s'est nous même fixées; soit on les changent, quitte à sortir de l'euro, soit ca ne repartira jamais.
a écrit le 04/04/2013 à 17:08 :
Depuis 2008 on s'enfonce,cette europe a échoué parce que bati sur du sable,ha elle
est belle la solidarité europeenne,taux à 10 ans 12% pour la Gréce,1,19 pour l'Allemagne.
Nous mettrons tout en oeuvre pour que l'euro sombre merci la commission,vous nous sauvait la vie.
a écrit le 04/04/2013 à 17:07 :
Le salaires ont augmenté en Allemagne en 2012 plus que partout ailleurs en Europe et plus que les gains de productivité. Cette relance n'a eu aucun effet sur la France. L'austérité à la française qui consiste à augmenter les charges des entreprises pour payer le train de vie de l'état est stupide. La dernière bourde en date est la mutuelle obligatoire : prélever les entreprises pour alimenter les compagnies d'assurance. L'état ferait mieux de laisser les entreprises mieux payer le personnel et augmenter le pouvoir d'achat si elle le peuvent (qualité et productivité à la hauteur), et parallèlement diminuer ses propres dépenses de fonctionnement notamment ses interventions économiques. Cela n'aurait rien de ruineux, ni austère, l'argent serait employé au mieux et irait dans le sens de la croissance.
Réponse de le 04/04/2013 à 17:21 :
+10000
Réponse de le 04/04/2013 à 17:59 :
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/10-raisons-sortie-de-l-union-europeenne
Réponse de le 04/04/2013 à 18:03 :
Oui sauf que réduire les charges des entreprises n'implique qu'assez rarement des hausses de salaires...surtout en France...pas plus qu'une hausse des investissements ou de la RD. Au mieux ca fait des villas et des Porsche Cayenne pour quelques uns...
a écrit le 04/04/2013 à 17:02 :
arrêter avec ce désastre qu est l europe reprenons nos billes et faisons comme avant cela allait super bien
maintenant s il faut devenir allemand alors notre président ne sert a rien
dorénavant je n irai plus voter puisque l on parle que des allemands et ils sont si et ils sont la
c est les meilleurs
Réponse de le 04/04/2013 à 17:31 :
@manquepasdair : Oui, ça allait super bien ! c'est pour ça qu'il y avait un contrôle (jusqu'en 89) des change, des dévaluations tous les deux ans et une inflation de 8 % en moyenne. ça allait tellement bien qu'il a fallu inventer les "serpent monétaire européen" (après 89) pour stabiliser les changes et éviter d'avoir, comme l'Angleterre, à demander l'aide du FMI. Mais on pourrait aussi revenir à Louis XIV et comme ça on serait (presque) tous des serfs, mais quelle grandeur !.
Réponse de le 04/04/2013 à 18:04 :
@GE92. Vous semblez satisfait des résultats catastrophiques qui vont d'ailleurs empirer et que nous connaissons grâce à votre Europe des banquiers des combines et des pots de vin. Quand au fait de revenir en arrière méfiez vous que dans un proche avenir vous ne regrettiez pas Louis XIV.
Réponse de le 04/04/2013 à 19:38 :
@madame la marquise : voir la vérité du passé ne veut pas dire être satisfait du présent. Il ne s'agit pas de mon Europe, mais de la notre, de l'endroit où on est objectivement. Mais vous êtes peut-être déjà ailleurs...où il n'y a ni combines ni pots de vin, et beaucoup de serfs.
a écrit le 04/04/2013 à 17:00 :
Il ne faut compter que sur nous mêmes et ne rien attendre des Pays du Nord qui, eux, savent gérer et qui se moquent de Pays comme le nôtre, soviétisé, écrasé sous les prélèvements, les taxes, les retenues, les ponctions...! ils savent très bien que, dans ces conditions, il n'y aura aucune croissance en France. Nous sommes sur la liste des médiocres..!
Réponse de le 07/04/2013 à 13:31 :
Les pays du nord savent gerer leurs finances publiques certes, mais au prix d' une moderation salariale depuis 10 ans.

Cette politique de desinflation competitive que vouu feignez d' ignorer cree de fantastiques desequilibres sociaux. Renseignez vous un peu concernant le taux de pauvrete qui explose en Allemagne, l' ecart entre pauvres et riches qui lui aussi connait une croissance phenomenale.

Stoppons de considerer cette Allemagne comme le modele a suivre.
a écrit le 04/04/2013 à 16:48 :
Effectivement il faut de la croissance de l'ordre de 2,5% à 3 % pour la France et d'autant plus pour l'Allemagne : alors avec des prévisions de 0.8% celà tient du ridicule : sans croissance, c'est les deficits qui se creusent, la dette qui s'accroie et les emplois qui disparaissent !!!
L'austérité n'a pas le beau rôle et ainsi que la rigueur , seule la croissance economique et les exportations feront que la France et l'Allemagne, ainsi que les autres pays de la zone Euro pourront relancer leurs economies : idem trop d'impôts axphixient la croissance economique alors les 75% , au panier des mauvaises idées !!! La social-democratie doit changer le changement et un bon remaniement ne serait pas de trop dans le contexte crispant de la politique actuelle !!!
Réponse de le 04/04/2013 à 18:09 :
Erreur de chiffre, la croissance ca sera 0 cette année. L'austérité bloque la consommation des ménages => L'effondrement de la consommation provoque la baisse des marges des entreprises => La baisse des marges des entreprises provoque la baisse des investissements en terme d'innovation, d'emplois, de développement de nouveaux marché + la faillite de ceux qui sont incapables de réduire leurs coûts => La baisse de l'innovations entraine une perte de compétitivité (baisse de la valeur perçue vis-à-vis de la compétition international) + L'augmentation des dépenses de l'état en terme d'allocations sociales à cause du chômage => Hausse des impôts + Exil fiscal => Le reste on le connait, dégradation des conditions salariales, augmentation de la pauvreté, complexification à outrance à cause de la multiplication de mesurettes inefficaces, etc... Il manque quelque mécanisme mais c'est là l'essentiel de la cause à effet. L'austérité n'est pas un remède qui soigne le malade en le tuant, l'austérité ne soigne rien, ca tue tout court! On ne pourra pas relancer la croissance sans dévaluer notre monnaie (plus possible), dégrader drastiquement notre qualité de vie (baisse des salaires, suppression des acquis, ...) ou faire exploser notre dette public (plus possible non plus).
a écrit le 04/04/2013 à 16:32 :
Pour trouver des débouchés il faut que les produits se vendent. Exemple : l'industrie automobile. Il y a de moins en moins de clients pour PSA et renault.
Réponse de le 04/04/2013 à 17:37 :
et vous roulez en quoi svp?
Réponse de le 04/04/2013 à 17:56 :
Le problème ce n'est pas que les français ne roulent pas en Renault/PSA (ils ne conduisent plus du tout d'ailleurs), c'est que plus personne dans le monde ne roule en Renault/PSA, et ça c'est bien plus grave.
Réponse de le 04/04/2013 à 20:16 :
A habemus nimportnawak : qu'est ce que vous pouvez débiter comme lieux communs et énormités ! Au kilomètre ! C'est assez impressionnant... Non que je veuille particulièrement défendre Renault (je m'en fous : les bagnoles c'est un truc de rentiers prostatiques) mais l'alliance Renault Nissan, c'est juste le 3ème constructeur mondial devant VW...Si les marques françaises souffrent, c'est que leurs pays de débouchés vont très mal sur le plan économique.
Réponse de le 04/04/2013 à 23:42 :
Ah bon? Moi qui pensais que la cause de leurs déboires étaient le manque de compétitivité dû à l'euro et leurs infrastructure de production en majeure partie situé en UE et fonctionnant à 60% de leurs capacités, provoquant par la même occasion une dégradation de la valeur perçue de leurs véhicules face à la luxieuse "deutsch qualitat" allemande et l'excellent rapport qualité/prix des constructeurs asiatiques. Puisque d'après vos dires, tout les marchés émergents roulent en Clio, ca devrait être bon, non? On me signale pourtant dans l'oreillette que ce qui sauve Renault in-extremist, c'est Dacia et que le principal marché de croissance à l'heure actuelle, c'est la Chine, on m'aurait donc menti?
a écrit le 04/04/2013 à 16:23 :
Voilà pour ceux qui croient encore à une "autre Europe" que nous, Français, arriverions à imposer aux 26 autres Etats par notre seule volonté ! Sortons de ce bousin tant qu'il en est encore temps ! Article 50 du TUE.
Réponse de le 04/04/2013 à 16:47 :
il faut sortir de l'europe pour qu'ENFIN la France n'ai vraiment plus rien a dire. L'Allemagne l'avait compris depuis longtemps, les methodes qu'elle a utilisée par le passé ont montré qu'elles sait en tirer les lecons... Le problème c'est que la France à toujours subit, pkoi? parce qu'on a notre fierté déplacée, et qu'on est pas foutu de faire bouger les choses, l'election de Flambi 1er est suffisament représentative, chacun est d'accord pour que l'autre paie, mais par contre payer soit-même boudiou non... Les Allemands se sont juste adapté à la mondialisation, et c'est en faisant ca qu'on a du poids. La France a comme l'Allemagne vecu au dessus de ses moyen, on peut encore rectifier le tir, mais non, on préfère engueuler les gens qui on réagit.
Si tout le monde avait fait comme l'Allemagne, la difference entre l'Allemagne et les pays du sud auraient été plus faibles et l'Europe plus forte. C'est pas la France qui pourra contrer des puissance comme Europe-USA-Chine et bientot Inde...
Réponse de le 04/04/2013 à 17:51 :
Croyez-vous un instant que les Usa allaient tolérer d'avoir une zone économique (euro)
dans leur sphère d'influence supérieur à eux.Non évidemment,le prochain rendez-vous c'est 2015 avec le traité euro-atlantique là les choses sérieuses vont commencer.
Croyez-moi les canailloux y a longtemps qu'ils préparent leurs dossiers,ça va pas être du traité de Maatrisch à l'emporte pièce celui-là.
Réponse de le 04/04/2013 à 19:44 :
@ mais oui... "Si tout le monde avait fait comme l'Allemagne" !!! Réfléchissez un instant : croyez-vous vraiment que tous les pays peuvent être exportateurs nets ? @ Kirk : contrairement à ce qu'on vous raconte à la télé, les Etats Unis d'Europe sont un vieux rêve américain d'après guerre avec deux buts atteints aujourd'hui : délimiter une zone géostratégique sous l'égide de l'OTAN pour contrer la menace soviétique de l'époque et former une zone de libre échange unique pour faciliter et uniformiser les échanges commerciaux.
Réponse de le 04/04/2013 à 22:13 :
@TC, pas besoin de '!!!'. C'est fou comme les médias on de l'impact... Faire comme l'Allemagne ne signifie pas être exportateur net, mais s'adapter a la mondialisation, à savoir avoir une puissance économique, à savoir comme le Japon. Justement si les autres pays d'Europe se bougeaient un peu on aurait une armée européenne et flambie ou sarkoone n'investiraient pas des milliards pour une armée française devenue obsolète. Les Chinois n'ont pas attendu. Nous on préfère, une fois de plus, se tirer des balles dans le pieds (cf. 1re et 2nde guerre mondiale), plutot que de s'unir intelligement pour être devant. On y arrivera que lorsqu'on aura compris qu'on a pas besoin des USA pour avancer, de Gaulle l'avait compris, les Français non... Ils ne sont unis qu'une fois que c'est la merde...
Réponse de le 05/04/2013 à 10:35 :
Les usa ont une stratégie,créer 4 sphères économiques à l'échelle planétaire,ça va pas être facile à mettre en ?uvre ,mais ils sont très patients,et surtout pour eux c'est vital,
admettre la chine comme 1ére puissance économique ça m'étonnerais que ça passe.
Les européens dans tout cela ,les idiots du village global,empêtrés dans 800 ans et + d'histoire (guerre et paix).la dernière traite du traité de Versailles (50 Milliards de marks-or la punition du traité de Versailles de 14-18) a été signé en 2010.Vous croyez que les allemands vont nous baiser les pieds.On n?arrête pas l'histoire des peuples ,ce qui n?empêche pas le bizness of course..
Réponse de le 05/04/2013 à 11:57 :
@mais oui : on ne s'adapte pas au libre-échange (le terme mondialisation n'est pas approprié puisqu'elle a toujours existé depuis que les hommes ont commencé à commercer entre eux), on le subit et c'est valable autant pour les pays émergents qu'occidentaux. Vous parlez du Japon, mais justement le Japon a toujours basé son économie sur les exportations, il avait d'ailleurs une balance commerciale excédentaire jusqu'en 2011, année de la catastrophe de Fukushima. Qui plus est, l'Etat nippon a le contrôle du taux de change de sa monnaie contrairement à tous les Etats de la zone Euro et peut donc, comme il le fait actuellement, dévaluer pour regagner en compétitivité.
a écrit le 04/04/2013 à 16:21 :
ça fait 4 ans que sa potion amère ne marche pas. Le meilleur moyen de masquer un échec est de demander aux critiques de se taire. Oui à la rigueur dans la dépense publique, non à l'austérité.
L'austérité est contre productive. Elle devait ramener la confiance, c'est complétement raté. Les consommateurs ne consomment plus et les entrepreneurs réduisent la voilure faute de débouchés. Et inutile de compter naïvement sur les exportations.... Même les Allemands en prennent conscience. Indiens, Chinois et Brésiliens n'acceptent les produits européens que s'ils sont produits sur place.
Réponse de le 04/04/2013 à 17:52 :
... que si ils sont produits sur place et que si ils apportent une véritable valeur ajouté par rapport à ce que eux possèdent déjà. Vu les capacités d'investissements dans l'innovation des entreprises française comparée à celle des pays émergents, c'est pas gagné et ca risque de durer. La boucle est bouclée. Seuls rescapés, les entreprises qui ont déjà dompté l'international et dont les performances permettent de financer de nouveaux projets, les vins et spiritueux et le luxe; le reste c'est déjà sous l'eau et ca continue de couler. Montebourg peut bien jouer du pipo, il n'empêchera pas le monde de tourner sans nous.
Réponse de le 04/04/2013 à 20:50 :
En pleine "forme" son pépère : si les français sont si mauvais, comment expliquez-vous que les grands groupes français sont en pleine forme et que des entreprises de taille intermédiaire, certes pas assez nombreuses, embauchent et exportent y compris des produits de haute technicité ? Pourquoi s'arrache-t'on nos ingénieurs vu qu'ils sont si médiocres selon vous ? À part enfiler des perles, vous avez fait quoi de votre vie, vous ?
a écrit le 04/04/2013 à 16:20 :
Moscovici s'agenouille devant les allemands ! Qui aura le courage de dire non à leurs rêves de domination et de mirador?
Réponse de le 04/04/2013 à 16:34 :
Réponse à un commentaire hors de propos : la cigale et la fourmi ! Inutile de préciser qui est qui.
Réponse de le 04/04/2013 à 16:50 :
moscovici n'a plus voix au chapitre, après ses compromissions...
Réponse de le 04/04/2013 à 17:40 :
Je maintiens mon commentaires sur les rêves de mirador des Allemands , les socialistes français aussi ont les mêmes rêves...
a écrit le 04/04/2013 à 16:15 :
" la croissance étant la priorité pour la zone euro"
LOL !
Réponse de le 04/04/2013 à 16:31 :
Oui, ça serait hilarant, si ça n'était pas aussi dramatique.
a écrit le 04/04/2013 à 16:01 :
Déjà qu'il faut bien voter sinon on est accusé de populisme maintenant il faut parler de ce que veut l'Allemagne. Il faut nous dire à quelle heure doit-on se rendre aux toilettes parce que maintenant je ne sais plus comment faire sans autorisation.
a écrit le 04/04/2013 à 15:50 :
..... mais aussi par une politique de relance des pays du nord, dont l'Allemagne, pour y relancer la demande intérieure : est ce une blague ? Il faudrait expliquer !
Réponse de le 04/04/2013 à 16:17 :
@ventrachoux : http://www.zerohedge.com/sites/default/files/images/user3303/imageroot/2013/04/20130324_Gloy1.jpg
a écrit le 04/04/2013 à 15:48 :
On va te chanter-e l'hyme de la 128 compagnie de CRS Wolfgang!
a écrit le 04/04/2013 à 15:46 :
Jusqu'à quand faudra-t-il entendre "l'Allemagne et les pays du nord considèrent qu'ils agissent déjà pour la croissance en offrant sa garantie pour l'octroi d'aides aux pays du sud" : TOUS les pays prêteurs offrent leur garantie et leur aide, et pas seulement ceux du nord !! Ils sont tous solidaires de la BCE, par définition. Pas seulement les pays du nord. Mais comme disait un allemand célèbre, un mensonge répété mille fois devient une vérité. La leçon a porté ses fruits.
Réponse de le 04/04/2013 à 16:10 :
l'allemand celebre est (pour tous sauf GE92) : Goebbels
Réponse de le 04/04/2013 à 16:46 :
@GE92: La valeur d'une garantie dépend de la crédibilité du garant et des risques perçues. Vous le dites bien, les garanties sont réparties en fonction % du PIB d'un pays du PIB de la zone. La grèce, Chypre, l'Irlande, l'Espagne participe autant à leur propre sauvetage que les "sauveurs". Mais un jour, il faudra revenir au fondamentaux économiques: Les taux d'intérêts en zone euro bas n'ont pas stimulé les pays du Sud à investir dans des projets d'avenir. La situation est à cause de cela difficile. Les taux d'intérêts sont avant tout socialisés par l'Allemagne La zone euro ne serait rien sans les garanties de l'Allemagne et Mr Schäuble a raison de rapeller qu'elle ne pourra pas à l'infini garantir les dettes de plus en plus pourries d'autres états membres de la zone euro. L'aide du Portugal, de Chypre et de la Grèce ne vaut rien! Celle de la France de moins en moins; Les contriubtions sont sur du papier, la valeur du papier dépend des performances de différents membres. La BDF a fait des profits des profits de plusieurs milliards d'euro, la Bundesbaks a fait des provisions pour des risque de pertes à hauteur de 6.7 milliards d'euro. L'insouciance française pourrait s'avérer très dangeureuse pour la France et l'Allemagne et la zone.
Réponse de le 04/04/2013 à 17:18 :
@deni de réalité : Effectivement, l'Allemagne a une politique de gestion du risque différente en provisionnant, alors que la BDF fournit des ressources à l'état. La France essaie de camoufler sa dette par tous les moyens et l'Allemagne montre à ses administrés et ses voisins, comment elle est prudente. Mais si la garantie de l'Allemagne a plus de valeur, cela n'empêche pas qu'elle la doit à l'existence de ses clients, en particulier de la zone Euro, qui d'une part payent au prix fort des intérêts, et d'autre part lui fournissent des excédents. Par les temps actuels elle ne peut pas se permettre de perdre le moindre client. Et elle joue avec le feu avec un discours moralisateur inflexible. La zone euro a très peu de dettes externes et ceux qui ont le plus à perdre sont précisément les créditeurs internes nets, dont l'Allemagne. Ils devraient être gentils avec leurs clients endettés. Mais ils ont l'attitude du FMI sans en avoir l'indépendance. C'est aussi dangereux que le déni français (la dette, quelle dette ?)
Réponse de le 04/04/2013 à 17:40 :
+1
Réponse de le 04/04/2013 à 18:03 :
@GE92: D'accord; les excédents fournis intéressent les entreprises allemandes; mais celles-ci investissent de plus en plus hors zone et hors Europe; vous connaissez les chiffres 39 % des exportations allemandes sont destinés à la zone euro et cette part baisse fortement année après année. Par contre l'Allemagne est aussi le champion européens des importations, les entreprises françaises en dépendent. presque 60 % vont en zone euro. La question de dépendance n'est pas équilibrée, la France s'affaiblit constamment et sur tous les plans; c'est inquiétant et ça inquiète sincérement l'Allemagne. Au point d'investir de plus en plus dans un autre avenir extra-européen, ce ne serait pas bon pour l'Europe.
Réponse de le 04/04/2013 à 19:52 :
@déni de réalité : à mon humble avis, la solution réside dans une convergence plus forte au niveau des objectifs, et le "couple" franco allemand doit se reconstruire. Mais les dirigeants actuels ne semblent pas saisir qu'ils sont à un tournant où ils ont de vraies décisions à prendre et pas des attitudes ou des postures à maintenir. Peut être qu'après les élections allemandes et italiennes à venir, le climat sera plus propice. Ils ont tout à perdre (et nous avec) à vouloir être le chef de file du sud contre le nord. A l'extérieur de l'UE, Est ou Ouest ils rigolent.

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