Bruxelles met en garde le Portugal contre le non-respect des mesures d'austérité

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La Commission européenne a demandé dimanche au Portugal de respecter les objectifs définis dans le cadre de son plan d'aide, après le rejet par la cour constitutionnelle de plusieurs mesures d'austérité recommandées par les créanciers du pays.

Carton jaune pour Lisbonne. Bruxelles a rappelé dimanche à la capitale portugaise la nécessité de maintenir le cap d'austérité -afin de respecter les objectifs définis dans le cadre de son plan d'aide- après le rejet de certaines mesures par la cour constitutionnelle. Vendredi, celle-ci a en effet jugé discriminatoire et donc contraire à la Constitution, la suppression des 14e mois de salaires versés aux fonctionnaires et de pensions aux retraités, de même qu'une réduction des allocations chômage et maladie. Cette décision, qui a privé le gouvernement portugais d'économies allant, selon les estimations, de 900 millions à 1,3 milliard d'euros, a compliqué singulièrement la réalisation de ses objectifs budgétaires, définis en accord avec les créanciers internationaux du pays dans le cadre du plan de sauvetage de 78 milliards d'euros accordé en mai 2011 par l'UE et le FMI.

Le Premier ministre fait fi des critiques et maintient le cap

Le Premier ministre Pedro Passos Coelho, critiqué de toutes parts pour une politique de rigueur, jugée excessive, a toutefois souligné qu'il n'y renoncerait pas. "Le gouvernement respectera tous les objectifs du programme d'aide et réaffirme le respect des engagements intérieurs et extérieurs de l'Etat portugais", a assuré le chef du gouvernement.

Ce dont la Commission européenne n'a pas manqué de se réjouir. Celle-ci dit ainsi avoir "confiance dans le gouvernement portugais pour rapidement identifier les mesures nécessaires pour que le budget 2013 respecte les objectifs budgétaires" à atteindre (un déficit de 5,5% du PIB cette année). Elle salue le fait que le gouvernement ait confirmé ses engagements dimanche soir, "sur le plan budgétaire et en terme de calendrier".

Un éventuel allongement des prêts

Mais elle avertit que "tout écart des objectifs du plan d'aide ou leur renégociation neutraliserait les efforts déjà accomplis par les citoyens portugais ou prolongerait leurs difficultés". "La mise en oeuvre continue et déterminée du programme d'aide offre le meilleur moyen de restaurer une croissance économique durable et d'améliorer les perspectives d'emploi au Portugal", insiste Bruxelles dans un communiqué. "Dans le même temps, c'est une condition préalable à un éventuel allongement des prêts accordés au Portugal", poursuit l'exécutif européen.

Et pour cause, une décision doit théoriquement être prise samedi lors d'une réunion des ministres des 27 à Dublin sur un éventuel allongement des prêts accordés à l'Irlande et au Portugal, deux pays de la zone euro sous assistance financière. Les 27 ont déjà donné un accord de principe qui reste à confirmer. Ils ont demandé à la troïka, qui rassemble les principaux bailleurs de fonds du Portugal et de l'Irlande, de présenter "la meilleure option possible" pour rallonger les maturités des prêts.

Reste que le Parti socialiste, principale formation d'opposition, réclame une renégociation du plan d'aide qu'il avait pourtant lui même sollicité en avril 2011 alors qu'il était au pouvoir.

POUR ALLER PLUS LOIN :

>> Le Portugal obtient un nouveau délai pour réduire son déficit

 

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Commentaires
a écrit le 15/04/2013 à 8:33 :
vive le chomage au portugal
a écrit le 08/04/2013 à 22:11 :
Une seule solution: Bruxelles doit mettre en garde et envoyer les panzer si la mise en garde n'est pas respectée. Un peu d'énergie que diable!
a écrit le 08/04/2013 à 16:39 :
Ce que peut dire Bruxelles ,ça rentre par une oreille ....le taux à 10 ans pour le Portugal 6,40.Certes tout cela peut bouger dans le temps,mais cela donne une idée de la dégringolade de ce charmant pays au demeurant.Il n'aurait jamais du croiser l?Europe sur sa route comme la Grèce,Chypre,l'Espagne etc...Ils n'ont pas les fondamentaux économiques de l'Allemagne,oui nous non plus .Quand à la logique du tous les pays (zone euro) doivent être exportateurs même les plus véhéments doute de cette brillante stratégie .
a écrit le 08/04/2013 à 14:13 :
Bruxelles! Bruxelles garde chiourmes...
a écrit le 08/04/2013 à 14:09 :
La commission européenne fait les courses pour qui?
Réponse de le 14/12/2015 à 23:01 :
je n'aime pas Sarkozy qui n'a pas réformé le pays mais nkm est pire.
Réponse de le 14/12/2015 à 23:02 :
Ne serait-elle pas de l'X? Je n'ai aucune confiance dans cette personne.
a écrit le 08/04/2013 à 13:43 :
Ils peuvent tourjours essayer la methode chypriote. Ca a marché sur l´ile donc pourqoui pas au Portugal.
Ponction de 10 % sur tous les comptes bancaire dimanche prochain et le trou est bouché.
Voilà !
a écrit le 08/04/2013 à 12:55 :
une seule solution sortir de l'euro.
a écrit le 08/04/2013 à 11:41 :
Dans une démocratie, les Eurocrates n'ont pas droit à la parole.
L'Europe n'est pas encore une fédération, ni une confédération.
a écrit le 08/04/2013 à 11:38 :
Après avoir encensé le Portugal il y a quelques semaines pour ses efforts maintenant les menaces. Donc on coupe les dépenses sur l'éducation (c'est sûr que ça va aider à retrouver de la compétivité une main d'oeuvre non formée) et tous les programmes sociaux. Dans le pays ou la main d'oeuvre est la moins chère d'Europe.
Ne viendrait il pas à l'esprit de la commission et du conseil des ministres que la politique menée dans toute l'Europ est contreproductive ? les exportations portugaises hors d'europe ont augmenté de +20% mais elles commencent à souffrir en Europe : peut être parce que toute l'Europe ralentir encore y compris le vertueux Nord... cherchez l'erreur. Avec les revenus en chute libre, l'investissement qui ne trouve aucune source de financement, la consommation privée en chute on attend quoi du budget portugais ? des études montrant que sur les 4% de deficit portugais 3.5% sont conjoncturels c'est à dire lié à une baisse de rentrées fiscales et non pas dû à la structure elle même du budget. Bref si la croissance auportugal était de 2% il serait en excédent budgétaire nominal. CQFD
a écrit le 08/04/2013 à 10:07 :
Bruxelles aucentré sur son nombril nous emm....
Réponse de le 08/04/2013 à 14:14 :
+ 1000
a écrit le 08/04/2013 à 10:03 :
Au visage, subtilement masqué avance la dictature de Bruxelles...! Il faut préciser que les mesures exigées par les eurocrâtes sont selon la Constitution Portugaise, qu'intègre le Traité de Lisbonne, anti-constitutionnelles. Donc Bruxelles exige qu'un peuple, au demeurant souverain, renie les principes sur lequel se fonde une démocratie. Donc la CEE, n'est plus démocratique et cette "crise" n'est qu'une vaste tenture qui vise à l'omnipuissance de la finance sur les destinées de nos peuples. Ainsi depuis, le hold-up chypriote, l'Europe n'en finit plus de mourir à ses propres idéaux fondateurs, cela s'apelle le "reniement" et aussi la perversité érigée en dogme.
Comme dans les années 30, et cette période nommée " la montée des périls", cette fois ce n'est pas la France déjà en proie à l'amateurisme des politiciens professionnels, formés à l'ENA et autres Grands Corps ( malades? ) hexagonaux, mais bien la Démocratie et les valeurs fondatrices de nos vies fondées sur l'Humanisme, qui se vaporisent à la froide lueur du cynisme et de la comptabilité orientée par une oligarchie sans autre nation que leur intérêt de classe.
Réponse de le 08/04/2013 à 11:10 :
Tout à fait exact et pourtant, je ne vois guère poindre d'infléchissement. Les Etats se sont auto-inféodés. Les socialistes portugais protestent mais en cas d'alternance, ils feraient exactement pareil. Idem dans chaque pays. La profession de foi européiste est plus forte que tout et emporte tout sur son passage, dussent les peuples en crever. Menace, chantage, marche forcée: les gouvernements baissent la tête, renient leur pays et sacrifient à tour de bras, sans le moindre état d'âme. Je me demande où se trouve l'issue pour en finir avec ce système sachant que c'est justement ce système qui verrouille tout.
Réponse de le 08/04/2013 à 11:10 :
Bruxelles devrait se mefier de ses tentations totalitaires. Sinon, le prochain a boire le bouillon, ce pourrait bien etre elle. Cette commission n'avait deja pas grand chose de democratique. Les derniers evenements montrent qu'elle ne respecte rien. Pourquoi devrait-on alors la respecter ?
Réponse de le 08/04/2013 à 13:52 :
@ Bruxelles....: + 1
Réponse de le 08/04/2013 à 16:19 :
+1
a écrit le 08/04/2013 à 9:26 :
On joue là une partie de poker ! D'un côté, la Cour Constitutionnelle qui ne croit pas que Bruxelles osera appliquer les pénalités pour non respect des engagements européens, de l'autre, la Commission Européenne qui NE PEUT PAS se désavouer et perdre sa crédibilité et, par suite, sa raison d'être...
Réponse de le 08/04/2013 à 10:31 :
Ils croient jouer au poker alors que c du strip-poker, quand la marée va baisser on verra qu ils seront tous a poil !
a écrit le 08/04/2013 à 9:10 :
Etre dur et impitoyable avec les faibles et arrangeant et mou avec les puissants...
Réponse de le 08/04/2013 à 10:15 :
quand ont pense à tout cette argent en niche plus de 30000 milliards avec les impots sur ce frics pourris pas besion d'austérité mrS , politicars de M BIEN AU CHAUD MAIS la sa va péter il serais temps d'ailleus
Réponse de le 08/04/2013 à 14:14 :
++++ 10000
a écrit le 08/04/2013 à 9:07 :
Cette commission européenne qui passe sont temps à nous menacer y'en a vraiment marre. Si elle croit que ça va durer elle se trompe viendra le jour où la menace s'inversera et je pense que le moment approche. Ils vivent sur notre dos affame les peuples et en plus ils ont le culot de nous menacer.

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