La bataille des salaires allemands, clé de l'avenir européen

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Les négociations salariales dans l'industrie métallurgique allemande entrent dans leur phase décisive. L'enjeu : la compétitivité allemande et, au-delà, le rôle du pays dans la construction européenne.

La pression se renforce sur le patronat allemand. Alors que s'ouvre ce mardi la dernière phase de négociations salariale dans la métallurgie, le syndicat IG-Metall a fait débrayer près de 10.000 employés dans les usines du sud de l'Allemagne. La mobilisation a été particulièrement forte dans les usines BMW de Munich, mais aussi chez Siemens. Le syndicat réclame pour les 3,7 millions de salariés concernés par ces négociations, une hausse de 5,5 % des salaires sur douze mois. Le syndicat patronal, Gesamtmetall, est près à accorder 2,3 % sur treize mois à partir de juillet, avec deux mois « blancs » en mai et juin.

Eté chaud en Allemagne ?

Ce type de luttes à coup de propositions inacceptables par les deux parties est certes traditionnel lors des discussions, mais, cette année, la situation est un peu différente des autres. D'abord, parce que le climat social se dégrade outre-Rhin. Selon les statistiques de la BA, l'agence fédérale pour l'emploi, le nombre de salariés grévistes a plus que doublé en Allemagne en 2012, en passant de 14.259 à 35.702 personnes. Le nombre d'heures de travail perdues a augmenté d'un tiers. Les grèves qu'ont connues notamment la Lufthansa ces dernières semaines ont rappelé que les salariés allemands pouvaient aussi lutter pour leurs salaires avec une certaine détermination. Du reste, le chef du comité d'entreprise de Porsche, Uwe Hück, un des négociateurs d'IG-Metall, a promis en début de mois dans les colonnes de la Bild Zeitung un « été de grèves » en Allemagne.

Un climat dégradé

Le climat est d'autant moins serein que les deux parties ont, cette année, de solides arguments à faire valoir. En 2010, l'Allemagne sortait d'une des plus graves récessions de son histoire, avec un recul en 2009 du PIB de près de 5 %. IG-Metall avait alors décidé de donner la priorité au maintien de l'emploi et avait accepté une année « blanche », suivi d'une hausse modérée en 2011. A l'inverse, en 2012, le patronat, fortement encouragé du reste par le gouvernement fédéral, avait consenti à un « rattrapage » avec une hausse de 4,3 % des salaires, justifiée par deux années de forte croissance outre-Rhin. Cette fois, la situation est plus complexe, précisément parce que la récession européenne et le ralentissement allemand peuvent être utilisés par les deux camps.

Pour les syndicats, poursuivre le rattrapage

Du côté des syndicats, on entend vouloir poursuivre le rééquilibrage du partage de la valeur ajoutée outre-Rhin qui est loin d'être achevé. Depuis 2005 dans l'industrie manufacturière, la productivité horaire a ainsi, selon Destatis, l'Insee allemand, progressé de 13 %, tandis que le salaire horaire n'a gagné que 4,8 %. A l'appui de leurs arguments, les ssyndicatsalariés peuvent également avancer que la consommation est devenue un pilier de la conjoncture outre-Rhin et qu'il est difficile à la première économie européenne de s'en passer. L'an dernier, La consommation a apporté 0,8 point de PIB à la croissance de 0,7 % de l'Allemagne et, selon la commission européenne, la consommation devrait être la première contributrice à la croissance cette année et l'an prochain. Pour les négociateurs syndicaux, c'est donc le moment de renforcer cette composante de la croissance par des augmentations de salaires. Enfin, il y a l'argument européen : en pleine crise, une relance de la demande intérieure allemande serait un élément profitable à tout le continent.

Pour le patronat, protéger la compétitivité

Mais les employeurs allemands ne veulent pas s'en laisser compter. Le ralentissement de la croissance allemande cette année, qui passera à 0,4 % selon Bruxelles, s'explique par la déprime des investissements et par le ralentissement des exportations. En augmentant trop les salaires, on risque d'accélérer le report des investissements et de dégrader la compétitivité des produits allemands. Et au final, de dégrader la situation de l'emploi. D'autant que les employeurs savent que, passées les élections fédérales du 22 septembre prochain, ils devront compter avec un nouveau salaire minimum - soit unique, comme le désire la SPD, soit par branches, comme le veut la CDU. Dans certains secteurs, en fonction des négociations politiques, la décision risque de peser sur les coûts des entreprises. Déjà, dans le secteur des services aux entreprises. Du coup, pour relancer la machine industrielle allemande, le patronat réclame une augmentation moindre et plus diluée dans le temps des salaires. Le patronat peut aussi avancer l'idée qu'une relance en Allemagne de la consommation ne sera guère utile aux autres économies européennes dont la politique de dévaluation interne concerne peu les produits de consommations.

Quelle sera la position du gouvernement ?

Les négociations devraient donc être serrées. Et nul doute que l'approche des élections fédérales, le 22 septembre prochain, ainsi que le climat social dégradé viendront peser dans la balance. En 2012, Berlin avait favorisé un accord favorable aux salariés. Mais cette fois, il n'est pas certain qu'il en soit ainsi, car le risque sur la compétitivité allemande serait considérable. D'autant que les salaires ont beaucoup progressé ces dernières années : près de 10 % en deux ans dans le secteur privé. Le gouvernement pourrait être tenté de défendre les positions extérieures des entreprises allemandes dans la mesure où la consommation devrait tenir. Sans prôner une modération salariale, comme dans les années 2000 (qui nuirait à la consommation), Berlin pourrait souhaiter marquer symboliquement un coup d'arrêt aux exigences salariales. Par ailleurs, la pression politique est moins vive : la SPD ne décolle pas et le parti de gauche Die Linke ne dépasserait guère les 7 % des voix, contre 11 % en 2009. Enfin, l'acceptation par la CDU - et peut-être désormais les Libéraux - du principe d'un salaire minimum doit permettre de faire accepter une certaine modération.

Clé du rééquilibrage de la zone euro

Pourtant, une hausse des salaires allemands serait naturelle. Non pas parce qu'elles conduiraient à une hausse de la consommation, mais bien parce qu'elle permettrait de rendre moins difficile le rattrapage engagée par les pays du sud. En effet, une hausse des salaires allemands, en pesant sur la compétitivité des entreprises allemandes, favoriseraient leurs concurrents européens du sud qui, eux, pratiquent la dévaluation interne. Chacun se rapprocherait de l'autre. L'Allemagne n'y perdrait pas forcément en croissance, puisque la consommation des ménages pourrait prendre le relais et que sa compétitivité ne serait pas réduite à néant. Mais ce n'est pas là la logique du gouvernent allemand qui estime que les pays du sud doivent faire des efforts pour se dresser au niveau de compétitivité de l'Allemagne, sans que celle-ci ne renonce à sa position. Autrement dit, elle réclame là une tâche impossible, car si les Allemands ne veulent perdre des parts de marché, en rééquilibrant leur modèle économique, aucun plan d'austérité ni aucune réforme structurelle ne permettra aux Italiens ou aux Espagnols de rivaliser avec les Allemands par leurs propres forces. A moins d'accepter un coût social considérable. La réalité est cependant moins tranchée, puisque les salaires allemands sont en nette hausse depuis 2008. Quoi qu'il en soit, l'évolution des salaires en Allemagne sera une des clés de compréhension de  l'Europe de demain. Et une des clés pour comprendre l'engagement réel de Berlin dans le rééquilibrage de la zone euro.

 



 

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a écrit le 14/05/2013 à 18:24 :
Les salaires allemands ne constituent aucun signal ni incidence pour l'Europe. Il s'agit d'une présentation marketing qu'en a fait Hartz : les allemands sauvent l'allemagne; un autre en d'autres temps l'avait préconisé par la guerre. Autrement il fallait comme tout le monde augmenter les impôts, la TVA, toute méthode qui présente un caractère indirect sur les salaires et une forte inclinaison au définitif. A choisir, le volatil et le marketing ont été préférés. C'est cela qui est remarquable. En France pour diverses raisons ce mécanisme ordinaire a été considéré comme un modèle faisant naître le mythe. A tort. Les allemands viennent nous dire qu'il n'existe pas. Ils savent que les élections vont avoir lieu, qu'un salaire unique pénalisant "à la française" va se mettre en place, que l'euro va baisser et entendent ne pas passer sur leur part à réclamer de la richesse nationnale. Ils appuient sur les secteurs les plus payants. Les entreprises savent que leurs affaires se passent de plus en plus à l'international : la social-démocratie n'aura alors plus lie !. Il est nécessaire que comme je le préconise pour la France les allemands réclament la création d'un fonds privé Deutsche-Aktion pour s'assurer durablement.
a écrit le 14/05/2013 à 11:06 :
Intéressante réflexion, certes délicate et relative mais qui définit les éléments d'une stratégie économique et sociale. Ceci dit, en France, la misère du débat des partis politiques est désolante avec cette guérilla de deux partis clivant un régime présidentiel, benoîtement prétendu démocratique. Que dire d'un despotisme pouvant aller jusqu'au négationnisme d'un résultat référendaire ? Désigner les salaires comme clé de l'avenir européen est un langage logique mais autiste sur l'Europe que ses populations peuvent souhaiter ou vouloir.< De minimis non curat praetor > est une posture grossière d'élites manichéennes et tyranniques avec leur dogme de libéralisme universel. Soixante ans après la seconde guerre mondiale et avec un demi-siècle d'un foirail européen d'antagonismes délétères, il serait sage de remettre en question l'impasse dans lequel on a enfermé les citoyens des 17 ou 27 pays régis à Bruxelles. Attendra-t-on que la Chine ait épuisé le manichéisme occidental pour faire quoi alors ? Le choix dit anglo-saxon n'est que ce foirail ouvert à tous les vents, et avec le Bangladesh comme modèle salarial ; la décadence et les misères sont l'avenir automatique de l'Europe. Les Allemands regarderont de plus en plus vers l'Europe centrale et au delà à l'est ; le Royaume Uni veillera à neutraliser toute réaction dans l'Europe de l'Ouest.
a écrit le 14/05/2013 à 9:37 :
L'Allemagne n'a pas construit son économie pour la laisser ensuite se dégrader. L'Allemagne va donc continuer sur le modèle qu'elle a choisi, c'est à dire libéral. Il n'y a rien à attendre d'une Allemagne qui veut une Europe au service de ses intérêts,(à sa botte en quelque sorte) une Europe anglo-saxonne en fait. Le monde doit être libéral et si possible néo-libéral. Cette évolution devrait engendrer les mêmes effets qu'antan, un creusement des inégalités et inévitablement la montée des nationalismes et les risques qui vont avec.
Réponse de le 14/05/2013 à 10:23 :
Cette évolution devrait engendrer les mêmes effets qu'antan, un creusement des inégalités et inévitablement la montée des nationalismes et les risques qui vont avec.
Un peu comme la Yougoslavie qui a explosé en guerre civile sous la contrainte du néolibéralisme.
a écrit le 14/05/2013 à 8:13 :
C'est vrai que les français déjà surtaxés vont profiter de l'augmentation des salaires des allemands. J'espère qu'ils vont nous faire des virements pour payer les impôts des socialos -écolos qui prélèvent 60 % de la richesse nationale.Ils ont de la chance , ils ont des dirigeants compétents car de notre coté, depuis 20 ans, on n'est pas gâté.
a écrit le 13/05/2013 à 22:38 :
Eux ont une industrie de valeur ajoutée, pas nous et Merkel gouverne l?Europe. C?est un système de référence dans le monde, nous sommes l?opposé.
a écrit le 13/05/2013 à 22:31 :
L'Allemagne est le premier importateur de produits de l'UE. Mais l'UE n'est pas la principale destination des produits allemands exportés. Affaiblir les exportations allemandes ne ferait que renforcer les déséquilibres de l'UE.
Réponse de le 13/05/2013 à 22:59 :
ENFIN ! ENFIN quelqu'un qui a compris. Ah, et je ne croyais plus à un tel miracle ... :-)
Réponse de le 13/05/2013 à 23:11 :
bein en même tps vu la valeur de l'euro !!! il y a peu de pays qui peuvent se permettre le luxe d'importer du 1,38 dollar. c'est pourquoi made in china, made in Bangladesh nous envahi
Réponse de le 14/05/2013 à 0:23 :
@ cad: enfin, c'est peut-être trop tard. Le point de vue des echos ce jour, qui remarque -enfin- que "l'Allemagne prend le large" et que "le déplacement régional de son commerce est spectaculaire" et que les tentatives de voir un "entêtement mortifère de l'Allemagne" et son "rigorisme excessif" qui ménerait au suicide ne semble plus atteindre l'Allemagne "qui larguerait progressivement les amarres du marché européen". Oui, l'Allemagne est encore le champion des importations européennes, mais le 1er fournisseur longtemps de l'Allemagne qui était la France a été déclassé par la Chine et en 1ere position par les USA. "Les dirigeants français sont en retard d'une bataille économique", le langague martial continue, mais les échos sont en retard quand ils dénoncent la myopie française pour avoir raté d'accroitre des parts de marché dans les régions dynamique du monde. Cette myopie concerne qu'un oeil, Et elle est grave. Mais l'autre ne voit pas l'intérêt d'être fournisseur priviligié et principal de l'économie allemande comme ce fut le cas jadis; l'économie française a décroché d'une manière catastrophique sur ce plan et a laissé la place aux autres qui veulent avoir une part du gateau. Si nous continuons comme cela dans le passé et à présent, les miettes seront également pour les autres. Les salaires allemands dans tous cela? Myopie sur le 3eme oeil? Oui, les salaires allemand ont évolué longtemps très favorablement pour les salariés;Il n'y a rien à voir! L''épisode post-réunification et introduction d'un euro sur-évalué pour l'économie allemande explique les graves troubles et pertubations ainsi que cette phase d'adaptation et de modération salariale depuis les débuts des années 2000; l'économie allemande n'avait pas le choix, Aujourd'hui, il y d'autres pays qui n'ont plus de choix à faire...La France va devoir se réformer.
Réponse de le 14/05/2013 à 0:26 :
Les exportations allemandes sont moins sensibles à l'augmentation des prix que celles de la plupart des autres pays. Ce n'est pas quelques dizaines ou centaines d'euros en plus sur des voitures de luxe qui vont faire fuir leurs clients. Même chose pour les machines-outils. C'est bien pour cela qu'un Euro fort ne les handicapent pas trop. Ils peuvent donc supporter une augmentation des salaires dans plusieurs secteurs importants.
Réponse de le 14/05/2013 à 8:36 :
faux :

Les principaux partenaires de l?Allemagne restent en 2011 les pays européens : 70,9% des exportations ; la part du commerce intracommunautaire de biens est de 59,2%. Avec les pays de la zone euro la part des exportations est de 39,5% (dont 9,6% avec la France, 6,5% avec les Pays-Bas, 5,9% avec l?Italie). Hors UE, les principaux clients de l?Allemagne sont les Etats Unis (7,0%), la Chine (6,1%) et la Suisse (4,5%). L?ensemble des ventes allemandes vers les BRIC (Brésil, Russie, Chine, Inde) a représenté 11,4% dont 3,2% pour la Russie.
Réponse de le 14/05/2013 à 17:50 :
et il est à noter que le premier client de l'Allemagne est la France est de loin...
Par contre, l'Allemagne malgré le fait d'une population supérieure de 15 millions à la France achète finalement très peu chez nous.
a écrit le 13/05/2013 à 22:01 :
a quand un salaire minimum en Allemagne??
est-il normal de payé des salariés 5 euros bruts ou moins de l'heure??
Réponse de le 13/05/2013 à 23:05 :
c'est justement ça qui a tué notre agriculture. la télévision ne le dis pas
Réponse de le 14/05/2013 à 17:53 :
Les 5 euros de l'heure c'est pour les travailleurs polonais ou plus globalement de l'Est qui travaillent en Allemagne. C'est la même chose en France ou en Espagne (il y en à même qui pour tout salaire sur 2 mois on eu droit à un tir de chevrotine). Avec un marché du travail non régulé au niveau européen normal que se soit le bazar. Mais le traité instituant un début de règlementation à été refusé (notamment en France par référendum). Donc c'est parti pour durer le temps que la balance se fasse à la manière ultra libérale : Les plus hauts salaire vont stagner le temps que les plus bas rattrapent, et vu le différentiel, ça risque de durer longtemps.
a écrit le 13/05/2013 à 21:48 :
En Allemagne, c'est l'heure du revenu inconditionnel d'existence pour tous :)
a écrit le 13/05/2013 à 21:29 :
Bonjour, ils faut dire qu'ils n'y a plus beaucoups de concurrence en Europe sur la sidérurgie.... IG métal aura son auguementations s'est déjà couru d'avance.... Et oui la perte d ascierlors par la France resteras un fiasco historique.( merci Chichi) . Il n'y a plus rien a faire... Il faudra acheter la ferraille au prix de se monopole de production... La concurrence est le seul moyen d'avoir des prix bas.... Dommage pour nous et tout les européen....
a écrit le 13/05/2013 à 20:54 :
le cout horaire est de 33 euros en allemagne, comme en france,24 en italie, 20 en espagne; rendre l'allemagne peu competitive ne resoudra en rien le glissement dangereux qu'on pris certains pays; c'est pas a l'allemagne de faire n'importe quoi pour rassurer ses partenaires, c'est a tt un chacun de se demander si ce qu'il offre est en adequation avec le niveau de vie qu'il pretend avoir... ft pas confondre
Réponse de le 13/05/2013 à 21:28 :
Vous défendez donc une Allemagne qui fait de la concurrence interne en Europe, par exemple sur la découpe de la viande, en embauchant des salariés des pays de l'est pour moins de 5 euros de l'heure? Vous croyez qu'un alignement des salaires des ouvriers par le bas en Europe nous mènera où? Vous pensez échapper au retour de bâton : des clients avec moins d'argent, des prix à ajuster à la baisse sur le marché intérieur,...
Réponse de le 13/05/2013 à 22:24 :
Je ne comprens pas: Il me paraît que certains vivent sur un autre planète où il n'y a que l'Europe.

Réduire la compétivité allemande n'augmentera pas la competivité des produits des pays du sud. Quelqu'un en Chine qui veut acheter une voiture n'achetera pas l'huile d'olives aux Grecques quand même !

Réduire la competivité allemande ne va pas augmenter la consommation à cause d'une hausse de chomage qui reduit le pouvoir d'achat de pas mal des ménages allemands.

Réduire la competivité allemande va conduire à reduire sa force industrielle et donc toute importation des biens composants produits en Europe, incluant dans les pays du sud et dans la France.

D'ailleurs, ceux qui s'echauffent contre la delocalisation de certains chaines de production allemands (pas tous quand même !) dans l'Europe de l'Est : Cela donne quand même du travail aux autres Européens (Surprise pour certains : "ah bon, les Polonais et Tcheques sont donc Européens?"), ce qui augmente leur pouvoir d'achat et ainsi la possibilité de consommer. Ou pensez-vous que les Européens après laissés sous le joug des sovietiques n'ont pas le droit à participer dans la vie économique qui va de soi tant pour nous en Europe de l'Ouest ?
Réponse de le 17/05/2013 à 10:26 :
a cad , vous avez raison au sujet des pays de l'est , si certaines entreprises ne c'étaient pas installées là bas , quelle serait la situation aujourd'hui ? , hum ? , ben on aurait des tas de sans papiers polonais , tchèques , slovaques , hongrois ect .. a défaut nous avons les roumains et bulgares parce que peu d'entreprises ont investies dans ces pays très délabrés économiquement , pas étonnant que nous subissons une immigration de ces pays là , plus c'est pauvre , moins il y'a de possibilités économiques plus ils immigrent vers des pays qui sont un reve pour eux , c'est pas nouveau , au début du XXeme siècle les irlandais quittaient la pauvre irlande ou la pauvretés et la famine était légion pour les USA et New york en particulier , les USA ont d'ailleurs bien intégré ces nouveaux migrants au fil des décennies , le problème c'est de hisser ces pays de l'est a notre niveau , ce sera très long , n'oublions pas trop vite qu'ils ont été près de 60 ans dans le communisme et que changer mentalités , habitudes sera pas simple , tout est a reconstruire dans ces pays là , les tchèques et slovaques font de gros efforts pour intégrer de leur mieux l'Europe et là chapeau bas au niveau de leurs performances , par contre d'autres états sont plus en difficultés
a écrit le 13/05/2013 à 20:28 :
La crise de Merkelite atteint enfin l'allemagne!

Ils ont raison de se plaindre: que de travailleurs précaires et mal payés dans ce pays!

Et puis cela relancera la demande intérieure!
Réponse de le 13/05/2013 à 23:08 :
et moi qui croyais en écoutant nos médias que tout allé bien en allemagne. deutsch qualitat !!!
a écrit le 13/05/2013 à 20:20 :
Ce partage totalement l'analyse de cet article. Pour rappel il y a 1200.000 de salariés payés 2 euro de l'heure. Il existe même des salariés payés 1? de l'heure (combien?). 80 % des femmes qui travaillent sont en CDD. La pauvreté fondée sur 60% du revenu median est supérieure en Allemagne relativement a laFrance. Le SPD propose un smic a: 7,5 ?!!! Une augmentation des salaires en Allemagne reduira la politique mercantiliste et profitera a l'Europe entière. Bien entendu ce n'est pas en soi LA solution.
Réponse de le 13/05/2013 à 22:26 :
Aaah, le bon vieux mythe des jobs à 1 Euro répété en boucle par ceux qui n'y ont rien compris. Ces fameux jobs à 1 Euro c'est ce que les chomeurs sous assistance étatique peuvent gagner en plus de leur indemnisation chomage ou Smic. Faut quand même pas repeter des anneries ...
a écrit le 13/05/2013 à 19:05 :
Quelle sera la position du gouvernement ? Merkel a le cul entre deux chaises comme on dit, d'un côté les américains lui commandent de mettre de l'eau dans son vin en laissant filer la compétitivité de façon à permettre aux pays du sud de se maintenir dans la zone Euro, la priorité des priorités étant de sauver le soldat Euro ! De l'autre, le patronat ne veut pas en entendre parler. M'est avis qu'elle va tenter de biaiser en faisant bloc avec le patronat jusqu'aux élections puis après...
Réponse de le 13/05/2013 à 20:20 :
Peut-etre difficile à concevoir en France, mais Mme Merkel a peu de choses à dire dans cette affaire. Elle n'a certainement pas d'influence sur les syndicats et très peu de moyens de faire pression sur le patronat.
Réponse de le 13/05/2013 à 20:56 :
Toute autre chose que notre Parfait Modèle Social Francais est difficile à concevoir en France ...
Réponse de le 13/05/2013 à 20:57 :
ig metal va avoir son augmentation de 3.2% et dans un mois on n'en parle plus
a écrit le 13/05/2013 à 18:49 :
La bataille, la guerre contre le socialisme français est la clé de l'avenir européen.
Réponse de le 13/05/2013 à 19:48 :
Votre définition du "socialisme" svp ? Quand les travailleurs gagnent plus que les rentiers par exemple ?
Réponse de le 13/05/2013 à 20:59 :
le socialisme, c'est le stade ultime atteint une fois les gens n'ont plus de quoi manger ( au moins, ca n'a rien de bourgeois, et les gens sont egaux vu que personne n'a a bouffer, ca c'est bien c'est rassurant)... c'est ce que votre ami lenine racontait a beliakov, non?
Réponse de le 15/05/2013 à 7:45 :
La définition du socialisme n'a aucune importance ! Leurs résultats passés,un peu partout,sont assez éloquents ! Réunissez un bon groupe de gens sensés qui proposeront une autre vision de notre société avec un programme réaliste en adéquation avec nos possibilités ET elles sont GRANDES si nous le voulons (avec un brin de Bon Sens et le sens de la JUSTICE pour TOUS et dans TOUS les sens du terme !)

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