Zone euro : La crise, acte III ?

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L'inflation a brutalement décroché au sein des 17, passant de 1,1 % à 0,7 % en rythme annuel
L'inflation a brutalement décroché au sein des 17, passant de 1,1 % à 0,7 % en rythme annuel
La rechute de la croissance européenne au troisième trimestre est inquiétante. Elle rappelle qu'un danger menace l'Europe très sérieusement, celui de la déflation.

Le pari est raté. La Commission, la BCE et tout ce que l'Europe compte de dirigeants avaient promis un « renforcement de la croissance » au troisième trimestre. Mario Draghi avait même, jeudi dernier, assuré à une salle de presse médusée que la « zone euro était la région qui disposait des fondamentaux les plus solides au monde. » C'est finalement un affaiblissement que l'on observe. A 0,1 % de croissance, le PIB de la zone euro a de facto stagné entre juillet et septembre et s'est affaibli de 0,2 point par rapport à la période précédente.

Un spectre plane : la déflation

La plupart des responsables politiques et des économistes ont donc simplement décalé leur discours pour promettre ledit « renforcement de la croissance » pour le trimestre prochain. Mais en réalité, chacun sait qu'un spectre plane sur la zone euro. Ce spectre, c'est la déflation. Car cette faiblesse de la croissance s'accompagne d'un affaiblissement de l'inflation, ce qui est nouveau au niveau de l'ensemble de la zone euro.

En octobre, l'inflation a brutalement décroché au sein des 17, passant de 1,1 % à 0,7 % en rythme annuel. Une baisse qui, quoi qu'en ait dit Mario Draghi la semaine dernière, a conduit la BCE à abaisser son taux directeur pour contrer cette décélération des prix. La déflation est en effet le cauchemar économique. Un cauchemar dont il est très difficile de sortir.

Le cauchemar déflationniste

Lorsque les prix baissent en effet, les salaires doivent suivre. Sinon, ce sont les marges des entreprises qui reculent. Pour contrer ce recul, les entreprises doivent alors réduire leurs coûts donc bien souvent leurs effectifs, ce qui pèse sur la demande et conduit à entretenir un cercle vicieux pour l'activité.

Mais si les salaires baissent plus vite que les prix, la situation n'est pas forcément meilleure : la chute de la demande sera plus marquée et pèsera, en retour, aussi sur les marges. Ce qui conduira ou à des licenciements, ou à de nouvelles baisses de salaires. Là encore, l'activité risque de se dégrader rapidement. On le voit, la doctrine formulée par Mario Draghi en juillet (et oublié depuis) : « with low inflation, you can buy more stuff » (avec une inflation basse, vous pouvez acheter plus de choses) est un peu simpliste.

Un simple effet de l'énergie ?

En zone euro, on ne peut entièrement exclure l'hypothèse que la décélération des prix s'explique essentiellement par la baisse des prix énergétiques, forcément volatils. Mais l'argument a ses limites : comme l'inflation, la déflation peut être induite par des « effets de second tour » où les agents économiques intègrent la baisse des prix pour déterminer leurs comportements futurs. Du reste, le ralentissement touche d'autres catégories de biens et de services. Or, deux éléments conduisent à rendre inquiétante la situation européenne.

La faiblesse de la croissance peut alimenter la déflation

D'abord, la faiblesse de la croissance depuis près de deux ans en zone euro. Lorsque la baisse des prix intervient dans un tel contexte, les marges des entreprises ont déjà été très fortement mises à contribution. Un nouveau recul des marges ou de la demande risque ainsi de conduire à des décisions rapides : faillites, licenciements, baisses des salaires.

Le credit crunch est aussi en cause

L'autre élément inquiétant, c'est l'absence de liquidités dans l'économie. Pour investir, pour consommer, et donc pour relancer la machine économique, il faut que la pompe à crédits puisse fonctionner. Elle est aujourd'hui désespérément à l'arrêt. Une étude publiée ce jeudi par la BCE pointe une « détérioration perçue » de l'accès des PME aux crédits bancaires et une « augmentation » du taux proposé à ces mêmes PME entre avril et septembre. Or, le risque déflationniste a de quoi inquiéter encore les banques sur la qualité de leurs prêts. Et donc, malgré l'argent bon marché, de laisser le robinet du crédit fermé.

Une simple décélération ?

Reste que la situation au sein de la zone euro est très diverse. On peut identifier au moins trois cas. Certains pays, comme l'Allemagne connaissent certes une décélération de la hausse des prix, mais, avec une inflation annuelle à 1,2 %, ils ne sont guère menacés directement par la déflation.

Une « correction » nécessaire ?

D'autres connaissent un phénomène de « correction », comme la Grèce. Dans ce pays, les prix reculent fortement (-2 % en octobre sur un an), mais ils suivent la baisse des rémunérations et de la demande. Sur un an, au deuxième trimestre, le coût de la main d'œuvre a reculé de 11,1 % en Grèce sur un an. La baisse des prix n'a alors pour objet que de « s'adapter » au nouveau niveau de la demande. C'est pourquoi il a été jugé « sain » par Mario Draghi jeudi dernier. En théorie, une fois le niveau d'équilibre retrouvé grâce à la baisse des prix, la demande intérieure devrait repartir. La même situation pourrait être constatée en Espagne ou au Portugal.

Mais pour être « saine », cette correction n'en est pas moins dangereuse. Car les agents économiques, voyant les prix chuter, pourraient être tentés de restreindre leurs dépenses pour attendre la prochaine baisse. D'autant que le niveau de vie dans ces pays a chuté fortement ces dernières années. Dans ce cas, le « point d'équilibre » risque d'être dépassé et la spirale déflationniste peut toucher ces économies et ruiner leur faible reprise.

France et Italie menacée

La dernière situation, c'est celle où les salaires réels continuent d'augmenter alors que l'inflation ralentit. C'est la situation déflationniste classique décrite plus haut. La France, qui a vu ses salaires réels progresser de 0,2 % au troisième trimestre, alors que le taux d'inflation est passé en zone négative (-0,1 %) en octobre, est peut-être déjà sur le point d'entrer dans cette situation. L'Italie, où le coût de la main d'œuvre a grimpé de 8,2 % au deuxième trimestre, serait également menacée…

« Super Mario », dernier rempart

Devant l'incapacité des gouvernements à agir (et même à prendre conscience du danger), les uns, au nord, par idéologie, les autres, au sud, par manque de moyens, la balle est dans le camp de la BCE. Une nouvelle fois, il revient donc à Mario Draghi de sauver la zone euro. Mais sa tâche sera ardue. D'abord, parce que les armes qu'il a utilisées jusqu'ici se sont montrés inefficaces.

Ensuite, parce que le conseil des gouverneurs de la BCE n'est pas unanime sur le sujet. Plusieurs banquiers centraux, dont les économies sont moins menacées par la déflation, ont refusé la baisse des taux en novembre. Dans la presse allemande, on voit fleurir les éditoriaux faisant de cette politique accommodante une incitation pour les « mauvais élèves » à ne « plus réformer. »

Sa marge de manœuvre n'est donc pas si large qu'il veut bien le dire. Enfin, parce que, on l'a vu, trouver le point d'équilibre en matière de déflation est fort complexe. Et que le danger est immense de voir la zone euro plonger dans la troisième phase de la crise, après celle la crise financière (2007-2009) et la crise de la dette (2010-2013).

 

 

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Commentaires
a écrit le 21/11/2013 à 17:20 :
@Euroseptic : et oui le "grand merdier" s'effondre et vous m'en voyez ravie moi aussi
a écrit le 19/11/2013 à 10:55 :
Factuellement : 200KF de 1994 (salaire d'embauche des cadres sups) = 45k€ de 2014.
Les problèmes actuels sont dûs au fait qu'on ne paye plus assez les salariés. On a transformé 80% de la masse salariale en 99% au smic. Et, paradoxalement, du point de vue de la "constance" de la rémunération, il était plus intéressant d'être au smic, car le smic augmente, lui.
Le salaire médian est une catastrophe. Ceci était volontaire, voulu, on a crée du chomage pour l'obtenir. C'est fini de rigoler maintenant, il va falloir gérer la horde des gens mécontents et très très haineux qu'on a généré.

Pour le reste, les riches possèdant de média sont tous d'accord pour expliquer que, pour que tout le monde soit heureux, il faut réduire les salaires, réduire les charges, et augmenter les prix. Ils prèchent, du haut de l'église qu'ils ont achetée, les discours qui les arrangent.

On peut croire la personne qui parle ou écrit, sans se poser la question de son honnêteté intellectuelle ou de sa légitimité. Mais chacun est libre d'utiliser son cerveau. Mais surtout.. Surtout ! A quoi sert un media quand le quidam moyen ne s'occupe plus de lire ou écrire ou à comprendre, qu'il tape dans le tas?
a écrit le 16/11/2013 à 23:17 :
Maintenant nous entrons dans la phase 3 du "grand merdier européen" , à savoir l"effondrement du système sur lequel sont assis et se repaissent une nuée de fainéants incapables , sauf à assécher les populations actives ,de plus en plus épuisées par les ponctions en tous genres ! Louis le 16e doit se retourner dans sa tombe !!
a écrit le 16/11/2013 à 21:47 :
On parle euro, c est amusant, seulement fait-on une différence entre le PMI, le PMU et le PIB? La bonne blague!
a écrit le 16/11/2013 à 20:53 :
Le pouvoir d achat recule, l emploi recule, la productivité est nulle, l inflation monétaire est une escroquerie, les français sont scandalisés qu on méprise leur travail, l inflation nest pas le but, c est comme étrangler les gens dans les hausses de prix!
a écrit le 16/11/2013 à 20:37 :
Dans le métro en place de chatelet, on entendait au lendemain de l élection une femme parler d un président radin. On se plaint, du chômage de l insécurité et des gens qui dorment dans les couloirs du métro. Comme on se plaint de l euro, ça n est pas la monnaie française, puisqu elle n est pas au niveau… adapté à l industrie basse qu on a faite.
a écrit le 16/11/2013 à 20:19 :
C est amusant les actualités, on nous balance des choux de Bruxelles, des prunots d amérique et on efface la dette grecque pour qu ils puissent danser le sirtaki en pompon. C est le pompon ! Seulement dans les sondages publiés, on relève une forte tendance à la sécession, la croix rouge de la sortie, qu on aime les escargots à l aïl, la dissolution et la démission. Vive la nation et la souveraineté populaire et économique ? Hissons haut, toujours droit devant nous irons jusqu où ? Le poisson Turgot disait point de banqueroute et laissez passer. En France on n a pas d idées mais on a du pétrole, seulement on ne sait pas faire, c est comme pour la finance immobilière ou l export automobile ou de volaille… Doublons encore les codes et les papiers ! Sans offre nous sommes dans les affres, on importe, alors EURO COLLABO !! On joue à zozo et le gros sergent Garcia e viva el pueblo et aux chevaliers du nini ? Ni emplois, ni croissance !
a écrit le 16/11/2013 à 18:11 :
Pour la question de l euro, si les directives européennes ne sont pas appliquées, relativement à la réforme administrative souhaitée par la population, est-on pour autant collabo ? La joyeuse consommation à crédit stimule l import sans politique d offre et d emplois…
a écrit le 15/11/2013 à 11:49 :
Quelle rigolade que ce "story telling"... Donc Super Mario va sauver la mise alors que les gouvernements sont impuissants... Sauf qu'ils sont impuissants à cause de l'Euro, à qui la BCE (et super mario) doit son existence.
En attendant, des pans entiers de notre industrie et de nos talents foutent le camp grâce aux "négociations" superbes de nos élites bureaucratiques qui signent les yeux fermés notre chute. Pourquoi? C'est tout simple: parce que la baisse et l'effacement des états signe aussi la toute puissance de la bureaucratie bruxelloise.
a écrit le 15/11/2013 à 11:17 :
La déflation, c'est surtout le cauchemard de ceux qui vivent à crédit. Pour les autres, c'est une augmentation de leur pouvoir d'achat.
a écrit le 15/11/2013 à 10:16 :
" A 0,1 % de croissance, le PIB de la zone euro a de facto stagné entre juillet et septembre et s'est affaibli de 0,2 point par rapport à la période précédente."
On glose sur une variation de 0,1 % du PIB sans même savoir quelle est la précision de la mesure. C'est pourtant une somme de données provenant d'innombrables sources de nombreux pays, dont on ne peut vérifier la véracité. Et il y a certainement des fluctuations aléatoires dans cette comptabilité. La mesure de l'inflation, éminemment politique, est discutable pour chaque pays, et une moyenne européenne ne signifie rien. Donc ne perdons pas de vue que ces indicateurs reflètent mal la réalité pour les ménages.
a écrit le 15/11/2013 à 10:02 :
Refaire le monde et produire des analyses jounalistiques sur des statistiques mensuelles ou trimestrielles, pour finalement dire tout et son contraire selon un +0,3 ou un -0,1, c'est stupide et stérile....Mais bon j'y suis habitué ici... Comme je suis habitué aux commentaires des lecteurs, entre anti socialiste primaire, ceux qui ne pigent rien à l'économie, les poujadistes de tous poils et les nanars pseudo front national.
a écrit le 15/11/2013 à 9:42 :
Comprendre cette escroquerie européenne et son euro qui va avec : www.upr.fr
a écrit le 15/11/2013 à 9:15 :
Pourtant nous sommes la zone geographique la plus peuplée d'hommes politiques et d'administrations.
y aurait'il un lien de cause a effet?
a écrit le 15/11/2013 à 8:31 :
Comment peut-on parler de risque de déflation quand je constate que les prix des dépenses courantes et nécessaires sont en hausse. Je ne constate pas de baisse sur l'alimentation, le chauffage, les soins, la santé, le transport, l'électicité, le gaz, l'eau, le carburant, le stationnement, les assurances, les petites réparations, les dépannages, les fournitures scolaires, les services à la personne, etc... Ou sont les baisses? En tout cas pas sur la TVA, les impôts et les taxes!!
a écrit le 15/11/2013 à 6:55 :
Alors la déflation correspond à une baisse des prix, et pour l'assumer il faut également envisager une baisse des salaires, afin de ne pas trop mordre dans la marge des sociétés, mais quand les sociétés augmentent leur prix, la on n'entend pas parler d'augmentation des salaires pour conserver la marge. Ça suffit, c'en est trop. L'écart est devenu bien trop grand, et il va se réduire par la force .... des choses.
a écrit le 15/11/2013 à 6:23 :
Comment peut-on parler de risque de déflation quand je constate que les prix des dépenses courantes et nécessaires sont en hausse. Je ne constate pas de baisse sur l'alimentation, le chauffage, les soins, la santé, le transport, l'électicité, le gaz, l'eau, le carburant, le stationnement, les assurances, les petites réparations, les dépannages, les fournitures scolaires, les services à la personne, etc... Ou sont les baisses? En tout cas pas sur les impôts et les taxes!!
a écrit le 15/11/2013 à 6:18 :
depuis 10 les prix montent et les salaires stagnent... les augmentations vont dans les poches de ceux qui ne manquent déjà de rien... qu'ils se débrouillent avec ce qui leur revient en pleine figure. A force d'en vouloir trop on perd tout !
a écrit le 15/11/2013 à 4:46 :
"..les fondamentaux les plus solides au monde". Mario Draghi comme Christine Lagarde qui six mois après la crise de 2008 affirmait "La crise est finie ! (sic)" nous ont habitué à entendre des âneries. Pour sûr que L'Europe est mal en point. C'est peut-être même le début de la fin et c'est tant mieux. Sortir de ce carcan mortel, de cette misère imposée.
Réponse de le 15/11/2013 à 9:11 :
piège: fig. Artifice dont on se sert pour tromper quelqu'un et parvenir à ses fins, pour mettre quelqu'un dans une situation sans issue.

Sans issue: le traité ayant donné lieu au référendum que l'on sait, avec le résultat que l'on sait, scélérat n'a pas prévu de procédure de sortie. Fallait-il y voir une intention? Vu l'énormité de cette lacune, le doute est difficilement permis.
a écrit le 14/11/2013 à 23:42 :
La déflation c'est surtout l'arme ultime des financiers qui ont prêté aux Etats. Si l'inflation s'installe, ils seraient remboursés en monnaie de singe. Avec la déflation, le capital de la dette augmente en valeur. Il y a quelques mois on se réjouissait de certains emprunts à des taux 0%. En période de déflation c'est extrêmement rentable de prêter un gros capital à 0% car dans n+ au moment du remboursement le capital aura pris la valeur du taux de déflation. La dette n'a pas fini de gonfler !
a écrit le 14/11/2013 à 22:38 :
C est surtout l échec de l euros de l Europe et de nos énarques depuis vingt ans on nous promet le meilleur pour demain Les peuples vont virée tous ces incapables !!
a écrit le 14/11/2013 à 22:29 :
C'est le ministre du redressement productif. Avec ou sans sa marinière, il est partout et sur tous les fronts. La crise est finie depuis 2008 par ailleurs. Christine Lagarde nous avait prévenu depuis longtemps.
a écrit le 14/11/2013 à 22:18 :
Les spéculateurs ont de beaux jours devant eux. Le seul effet bénéfique, a court terme, pourrait être une baisse de l'Euro.
a écrit le 14/11/2013 à 21:27 :
Au troisième trimestre, les salaires reels ont augmenté de 0.2% et l'inflation était négative de 0.1%... on aurait donc gagné en pouvoir d'achat ?
Réponse de le 14/11/2013 à 22:21 :
Illusion éphémère et réductrice, relisez, vous n'avez peut être pas tout intégré...
a écrit le 14/11/2013 à 21:09 :
La solution, que chaque economiste digne de ce nom connait depuis son PHD est qu´il faut virer 30% de fonctionnaires et reduire d´autant les pensions versees aux anciens employes de l´Etat et des administration para-publiques.
Réponse de le 15/11/2013 à 4:19 :
Il vaudrait mieux plafonner les revenus des dirigeants d'entreprise ainsi que le versement des dividendes aux actionnaires (fonds de pension etc ...) pour permettre aux entreprises concernées de gagner en compétitivité, car pour le moment ce sont les salariés qui en payent le prix fort par la dégradation de leurs conditions de travail, la précarisation croissante de leur situation financière et personnelle. La plus grande richesse d'une entreprise ce sont ses ouvriers surtout quand ils sont bien formés et payés correctement.
Réponse de le 15/11/2013 à 4:25 :
Il est impossible de "virer" 30% des fonctionnaires, par contre on peut limiter les les primes de certains. Grace à ces primes qui représentent le tiers de la masse salariale de la fonction publique, 653 fonctionnaires sont mieux payé que le président de la République.
a écrit le 14/11/2013 à 20:35 :
La réflexion de super Mario est plus que simplisste ("with low inflation, you can buy more stuff"), car t'achètes pas quand t'as pas d'argent. Quant à licencier ou baisser les salaires, en France c'est impossible. Ne reste donc que la faillite.
Réponse de le 15/11/2013 à 7:05 :
Il a tout a fait raison Mario. Les seuls perdants a ce jeu sont les endetes. En effet, les gens ont compris qu'un credit meme a tayx minim les rends perdants en periode de baisse des prix. Et aussi ils ont compris que le temps des fourmis est arrive.....
a écrit le 14/11/2013 à 20:26 :
Certains font encore confiance aux statistiques de L'INSEE?
Déflation, mon oeil.....
a écrit le 14/11/2013 à 20:14 :
Selon hollande la crise est fini tout va bien, l'incompétent au sommet de l'état.
Réponse de le 15/11/2013 à 7:19 :
Ben, Christine Lagarde disait la même chose!!! Conclusion, que ce soit à droite ou gauche, nous avons affaire à des incompétents.
Réponse de le 15/11/2013 à 9:13 :
Principe de Peter, tout simplement.
a écrit le 14/11/2013 à 20:14 :
les economistes sont vraiment les seuls a observer une chute des prix! quelque soit le supermarché, le prix des biens de premièere necessité (alimentation) , les assurances, l'energie, explosent!!

le fait que le prix des télés HD 3D ou celui des mercedes benz , excusez moi, mais on s'en fiche, voire on s'en bra..le...
a écrit le 14/11/2013 à 19:12 :
France et Italie menacées avec un s.

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