Allemagne : un salaire minimum surtout symbolique

Le principe du salaire minimum est acquis outre-Rhin. Mais quelles seront ses conséquences sur l'économie allemande ? Sans doute modérées.
(Crédits : reuters.com)

Angela Merkel a donc accepté le principe d'un salaire minimum généralisé unique en Allemagne. Une décision d'abord politique, puisqu'il s'agissait pour elle d'arracher l'accord de la SPD pour une « grande coalition » et éviter de nouvelles élections. Mais les conséquences de ce choix seront économiques. La presse allemande, du reste, n'a pas hésité pas à parler de « révolution » dans le modèle économique allemand.

La portée de cette « révolution » est difficile à évaluer exactement, car si le principe est connu, la forme et les modalités de ce « salaire minimum » devront encore être déterminées par les négociations entre SPD, CDU et CSU, puis par la loi. La SPD réclamait un niveau de 8,50 euros par heure. Angela Merkel tentera-t-elle d'abaisser ce niveau ? Comment sera déterminée la revalorisation de ce salaire minimum ? Comment sera-t-il articulé avec les accords de branche et les salaires minimums existants ? Autant de questions en suspens qui peuvent décider de l'impact réel du salaire minimum. Pour autant, il est possible de tracer quelques lignes de ce que pourrait être l'économie allemande avec un salaire minimum.

1. Le salaire minimum va-t-il détruire la compétitivité allemande à l'export ?

Selon une étude récente de l'institut allemand DIW, le coût global d'un salaire minimum à 8,50 euros a été évalué pour les entreprises allemandes à 3 % de leur actuelle masse salariale. Le coût n'est pas neutre avec une inflation à 1,2 % pour les entreprises, il n'est pas non plus insurmontable. Néanmoins, cette image globale ne dit pas tout.

Le « miracle » allemand s'appuie d'abord sur une industrie restée plus importante dans l'économie qu'ailleurs. C'est cette industrie qui exporte. Selon l'étude déjà cité, l'industrie manufacturière verra son coût salarial augmenter de 2 % avec un salaire minimum à 8,50 euros. C'est donc moins que la moyenne.

Globalement, les grands groupes industriels allemands ont déjà largement délocalisé la partie de leur production qui offre la plus faible valeur ajoutée, notamment dans des pays comme la Slovaquie. C'est, du reste, une des raisons du rétablissement, au milieu des années 2000, de la compétitivité allemande. Les grands groupes industriels, Mittelstand compris, devraient donc ne pas vraiment souffrir du salaire minimum. Selon le DIW, le surcoût pour les entreprises de plus de 200 personnes atteindra 1 % seulement.

En revanche, une partie des fournisseurs de ces groupes vont souffrir. Les petites entreprises industrielles et les sociétés de services aux entreprises vont être plus nettement frappées par cette mesure. Tout dépendra alors du marché. Si ces entreprises parviennent à imposer des hausses de prix à leurs clients, l'industrie exportatrice perdra un peu plus de compétitivité. Reste qu'il ne faut pas oublier le cœur du réacteur de la compétitivité allemande: sa qualité et sa capacité d'innovation qui lui donne souvent une avance sur ses concurrents et, partant, un monopole de fait et une capacité à dicter ses prix. De quoi amortir le choc du salaire minimum.

En revanche, certains secteurs qui jouent plus directement sur la compétitivité prix comme l'agriculture devraient être fortement touchés. Dans le secteur de l'agro-alimentaire, l'Allemagne a récemment gagné beaucoup de parts de marché par une vraie pression sur les salaires. Ce secteur sera le plus touché, selon le DIW, par l'effet « salaire minimum » avec un surcoût de 6 %. Dans ce cas, le secteur devra sans doute s'inventer un nouveau modèle. Ou passer massivement au travail au noir.

2. Le salaire minimum va-t-il favoriser la consommation ?

C'est un des arguments des partisans du salaire minimum allemand : ce sera un coup de pouce à la consommation, donc à la demande intérieure et donc au grand « rééquilibrage » européen souhaité désormais par la Commission européenne. Du reste, l'OCDE a fortement soutenu l'introduction d'un salaire minimum en Allemagne.

Premier élément: 17 % des salariés allemands touchent aujourd'hui moins de 8,50 euros par heure. L'effet sera donc réduit à cette partie de la population. Selon l'étude de la DIW, le salaire horaire brut moyen des salariés qui, aujourd'hui, touchent moins de 8,50 euros devra être relevé de 37 %. Mais l'effet richesse ne sera pas aussi fort que ce chiffre peut le laisser penser. Il s'agit en effet d'un « salaire brut. » En voyant leur salaire augmenter, les salariés vont également voir leurs cotisations sociales et leur impôt sur le revenu augmenter. Or, l'impôt sur le revenu allemand est très progressif et les hausses de salaires sont souvent englouties par l'impôt (c'est ce qu'on appelle outre-Rhin, la « Kalte Progression », « progression froide »).

Prenons un exemple. Un salarié payé pour 40 heures par semaines 6,5 euros par heure est imposé sur le revenu à un taux de 6,86 %. A 8,50 euros, son taux d'imposition passe à 12,03 %. Concrètement, ceci ramène sa hausse de salaire de 24,6 % en brut à 19,6 % après effet de l'impôt sur le revenu, soit une « perte » sur la hausse de salaire annuel de 1109 euros. Pour un employé de ce type, la hausse avant cotisations sociales sera donc concrètement de 2731 euros par an, soit 228 euros par mois.

Mais là encore, la situation est complexe. Car le travail peu payé en Allemagne est très précarisé. Il concerne à 54 % des salariés dans le cadre de contrats de « minijobs » (en allemand, « geringfügig Beschäftigung » ou « faible occupation »). Ces contrats exemptés de charges permettent de toucher jusqu'à 450 euros par mois pour 15 heures de travail par semaines maximum. Le cas de ces minijobs n'est pas encore tranché, notamment le maintien de leur exemption de charges. Si le salaire minimum leur était appliqué tel quel, la rémunération pourrait passer à 510 euros par mois pour 15 heures, hors effet d'imposition. On voit que l'effet resterait réduit, même pour celui qui cumule les « minijobs. »

Bref, l'effet sur le revenu des Allemands ne sera pas nul, mais il ne sera pas majeur non plus. Selon la DIW, « l'effet du salaire minimum unique sur le pouvoir d'achat sera limité. »

D'autant que le salaire minimum devrait avoir un effet inflationniste, notamment dans le domaine de la vente de détail. Le secteur des biens de consommation sera en effet un des plus touchés par le salaire minimum. Ses coûts augmenteront de 4 %. Comment cette surcharge sera-t-elle absorbée par la vente de détail, habituée outre-Rhin à une très vive concurrence liée aux prix ? Les marges du secteur sont très étroites et les faillites fréquentes. Praktiker, une des chaînes de distribution de bricolage et de jardinage les plus répandues outre-Rhin a ainsi mis la clé sous la porte cet été. On peut donc s'attendre à une augmentation des prix qui pourrait peser sur la consommation et réduire l'effet du salaire minimum sur ce dernier. Au final, l'impact sur la consommation sera très limité.

3. Le salaire minimum mettra-t-il fin au « miracle allemand de l'emploi » ?

C'est une des grandes critiques avancées par les économistes allemands. Dans leur récent rapport, les « Cinq sages » ont mis en garde contre les conséquences sur l'emploi du salaire minimum, notamment pour les petites entreprises, dans le secteur des biens de consommation et en Allemagne de l'est. Les employeurs ont, vendredi, prévenu qu'il ne fallait plus compter désormais avec le niveau actuel d'emploi…

Les « Sages » estiment que le niveau de 8,50 euros, qui représente 62 % du salaire médian allemand est trop élevé. Ils en veulent pour preuve que ce niveau est supérieur à celui de la France (60,1 %) qui, outre-Rhin, représente l'exemple même de l'échec économique du salaire minimum… Et il est vrai qu'il sera plutôt dans la moyenne haute en Europe. Les économistes allemands, s'inspirant de la vision néoclassique, estiment que le salaire minimum détruit les emplois s'il est supérieur au « salaire d'équilibre » et n'a aucun intérêt s'il est inférieur.

L'effet sur l'emploi sera déterminé par la capacité des entreprises à intégrer le surcoût. Comme l'essentiel de ce surcoût sera concentré sur un secteur de la consommation aux marges déjà faibles, on peut en effet considérer que cette capacité est faible. Mais la hausse de la consommation, faible on l'a vu, pourra-t-elle néanmoins compenser cette pression ? Aucune étude n'a pu, en fait, vraiment évaluer l'impact sur l'emploi.

Car le marché du travail allemand a des capacités de résistance à ce choc. D'abord, la flexibilité reste importante. Les réformes Hartz ne seront pas abolies par l'introduction du salaire minimum. Surtout, la situation démographique de l'Allemagne va maintenir une pression positive sur la demande de travail. Dans de nombreux secteurs, notamment les services, les salaires faibles étaient de toute façon intenables, compte tenu de la faible productivité de l'Allemagne et de la baisse attendue de la population active.

Surtout, l'Allemagne ne passe pas de rien à tout. Des salaires minimums sont déjà imposés dans de nombreux secteurs depuis plus de 15 ans. Et, malgré eux, le chômage a fortement baissé depuis 2005 outre-Rhin. Dans le bâtiment, où le salaire minimum a été introduit en 1999, il n'y a pas eu de catastrophe de l'emploi. La grande majorité des salaires minimums de branche mis en place sont, du reste, supérieurs aux 8,50 euros par heure. Bref, là encore, l'impact promet d'être réduit.

Conclusion : un changement de mentalité

Le salaire minimum ne détruira pas à lui seul le modèle allemand. Pas plus qu'il ne sera capable de réduire les inégalités et la pauvreté. En revanche, ce qui est désormais contesté avec ce principe du salaire minimum, c'est le principe énoncé jadis par Gerhard Schröder et qui a dominé les priorités de l'Allemagne depuis dix ans : « ce qui est social, c'est ce qui créé des emplois. » Pour la première fois depuis dix ans, l'Allemagne prend un autre pari. Les entreprises et les consommateurs l'accepteront-ils ? De là dépend le succès du salaire minimum.

 

 

 

 

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Commentaires 46
à écrit le 25/11/2013 à 15:40
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J'ai lu dans un commentaire que " les 4 ou 5 bateaux qui seront fabriqués a Cherbourg ils vont faIre venir des equipes de travailleurs roumains". Est ce vrai ?? Donc la France pratique aussi le dumping , faut arreter de mentir.

à écrit le 25/11/2013 à 9:53
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Quand le Français ne sait plus quoi faire puisqu'il ne sera jamais au niveau des Allemands, il se réjouit de croire que les méchants Allemands ne gagnent que 2 EUR l'heure et doivent travailler pour 400 EUR le mois. Ja klar! Rêvez bien! La femme de m...

à écrit le 24/11/2013 à 15:54
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A quand les 35 heures?

à écrit le 24/11/2013 à 15:42
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Cette question de salaire minimum est certainement justifiée mais il ne faut pas rêver: Cela ne concerne que quelques corporations de métiers simples et certainement pas l´industrie productive , la ou l´Allemagne fait son beurre. Dans tous ...

à écrit le 24/11/2013 à 15:33
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Kris@ : allez voir ce qui se passe sur les chantiers naval de Cherbourg. C est encore pire que dans les abattoirs situés pres de la frontiere polonaise. Personne ne force ces gens a venir travailler à des "conditions d esclave" s...

à écrit le 24/11/2013 à 15:24
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L'Allemagne a une bonne vision de ce qu'il faut faire, et ne pas faire. Un SMIC aussi élevé que celui que nous avons en France est un catalyseur à chômage. Mieux vaut payer une personne sans qualification 800 - 900 Euro par mois dans une entreprise q...

le 24/11/2013 à 16:50
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En France, Un ouvrier en construction c'est 1500 euros pas d'impot sur le revenu, 35 heures. Un cadre, c'est 2100 euros, 50 heures et 400 euros par mois....Salaire/heure...l'ouvrier gagne.

à écrit le 24/11/2013 à 12:20
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----------- ABATTOIRS ALLEMANDS « Si nos abattoirs ferment les uns après les autres, c’est aussi parce que l’Allemagne embauche des salariés payés à 400 euros par mois », a lancé le ministre du Redressement productif. Pour une fois, Arnaud Montebo...

à écrit le 24/11/2013 à 9:37
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Le salaire minimum risque surtout de faire s'y axer l'ensemble des salaires, comme en France, où les gens raisonnent en 1.1, 1.4 fois le smic, 2.2 etc. De même il y aura des pressions sociales pour faire monter ce minimum car concernant de plus en pl...

le 24/11/2013 à 12:58
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"alors qu'un salaire minimum augmente directement le coût du travail donc crée du chômage." = par contre, un taux horaire minimum permet d'éviter le genre de dérives qu'on a vu en Allemagne à savoir des salariés payés de 3 à euros bruts de l'heure. ...

à écrit le 24/11/2013 à 4:57
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2 % d'augmentation de la masse salariale dans l'industrie, c'est 2 % de 13 % de la valeur de la production , soit 0,26 % de cette valeur . C'est ce qui est censé changer quelque-chose à la compétitivité prix de l'industrie allemande ? 10% d'augme...

à écrit le 23/11/2013 à 19:24
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Le salaire minimum est une régulation un peu dépassée car en effet inefficace du point de vue économique. Il faudrait lui préférer une des deux mesures suivantes plus modernes et plus révolutionnaires que les suisses d'ailleurs discutent très largeme...

à écrit le 23/11/2013 à 14:35
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11 % (en réalité au moins 13%) de chômeurs on est les meilleurs.On loue des "appartements" de 8 m2, 7 m2, voire 1,56 m2, on est toujours les meilleurs!

à écrit le 23/11/2013 à 12:26
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Votre exemple est assez hallucinant mais symptomatique d'un état d'esprit. Vous nous expliquez lien à l'appui qu'un salarié qui verrait son salaire brut augmenter de 24.6% ne verrait son net augmenter que de 19.6% et que c'est pas bien parce qu'il pa...

le 24/11/2013 à 9:52
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D autant plus que le gars qui est payé 8,50 eur / hr. sera certes imposé a la source comme tout le monde mais en fin d´année il va pratiquement tout recuperer du Fiananzamt apres avoir soumis sa declaraqtion fiscale qui prendra en compt...

le 24/11/2013 à 13:05
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@ désolant, j'ai pensé la même chose que vous en lisant ce passage de l'article. On voit bien que le journaliste n'est pas concerné par la difficulté qu'on certaines personnes à finir leurs fins de mois et dont chaque euro compte. Je trouve même qu...

à écrit le 23/11/2013 à 11:31
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Le problème de cette nouvelle Europe agrandie c'est justement ces nouveaux pays de d'Est avec qui nous devons partager qui pèsent dans cette crise , Bruxelles n'est pas capable de gérer cette situation , alors nous allons vers l'implosion à cours ter...

à écrit le 23/11/2013 à 9:53
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C'est bien aux grandes puissances économiques comme l'Allemagne de devenir des leaders en matiere sociale ;car elles ont les moyens de l'assumer

à écrit le 23/11/2013 à 9:08
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Fondamentalement le rêve du PS (bartolone, montebourg, hollande...) serait que L'Europe soit a l'image de la gauche française cet a dire étatiste, égalitaire et antilibérale. D’où les violentes attaques ad hominem contre Merkel et Barsso. Comme l’écr...

à écrit le 23/11/2013 à 8:25
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À l'Allemagne esclavagiste...! Compétitivité=esclavage? croissance=pollution. Apprenons à vivre autrement et c'est possible...!

le 23/11/2013 à 9:27
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qu'il ne soit trop tard.

à écrit le 23/11/2013 à 8:18
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L'Allemagne à une croissance minable de son PIB, un taux de pauvreté en hausse, tout ça avec des excédents colossaux. Ça sent le syndrome japonais... Bienvenue en déflation les gars !

à écrit le 23/11/2013 à 8:18
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merkel a fait le pas ,demandé par bruxelles maintenant à la france de faire ses reformes elle n'a plus d'ecuse et il y va de la credibilité de bruxelles

le 23/11/2013 à 19:31
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Rien à voir avec Bruxelles dont se fiche complètement Merkel (comme nous d'ailleurs). Par contre il vous a peut-être échappé qu'aux dernières élections ce sont les trois partis de gauche qui ont dépassé 50% des élus du Bundestag...donc la moindre des...

à écrit le 23/11/2013 à 7:41
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Allez Mme Merkel, encore un effort pour être républicain.

le 23/11/2013 à 21:22
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En quoi Merkel pourrait elle être plus républicaine ?

à écrit le 23/11/2013 à 0:14
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Le coût salarial va augmenter de 2 % dans l'industrie, si on prend le cas d'une voiture dont les couts salariaux représentent 15 % à 20 % du cout total, l'impact pour une voiture de 20000 euros sera de plus 70 euros ! La crise assurée chez Volkswagen...

à écrit le 22/11/2013 à 22:47
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en tout cas pour moi qui travaille en Allemagne en tant qu ingenieur, je peux dire qu au moins ici il y a du travail meme a 50 ans alors qu en France a 45 on vous considere déjà trop age. Le logement en location est BEAUCOUP moins cher qu en France e...

le 23/11/2013 à 8:19
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Euh... Non merci ! Nein Danke !

le 23/11/2013 à 11:49
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Content de savoir qu'à 50 ans vous avez toujours du travail puisque vous êtes partis pour bosser jusqu'à 70, le patronat allemand refusant de laisser un peu des ses bénéfices pour que vous partiez un peu plus tôt.

le 24/11/2013 à 2:07
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Les français aussi sont partis pour travailler jusqu'à 70 ans. Et même un peu plus tard, vu que le système des retraites n'est pas financé.

à écrit le 22/11/2013 à 22:23
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On apprend dans les papiers qu on se met à la subvention à la volaille. Et on subventionne aussi les banques en faillite ! Et on ferme les entreprises de transport routier ? Seulement les fonctionnaires bénéficient toujours de la sécurité contre la p...

à écrit le 22/11/2013 à 21:36
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C'est vraiment pénible de toujours entendre parler de dumping des allemands ... Ils ont fait le choix de maintenir les gens en activité plutot que de leur verser une rente pour rester à la maison à rien faire. Ils ont aussi fait le choix de faire en ...

le 23/11/2013 à 8:21
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"Rester à la maison à ne rien faire...rente" : vous parlez des sociopathes aigris qui passent leurs journées à commenter sur LT ?

à écrit le 22/11/2013 à 18:57
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" Allemagne: un salaire minimum surtout symbolique " Alors c' est la fin de l' Europe et de l' Euro. Le dumping avec l'esclavage des employés et la non consommations des citoyens allemands qui biaisent toute croissance des autre pays européens est...

le 23/11/2013 à 17:54
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L'Allemagne est forte car la France est faible. Faite vos devoirs et ça ira mieux aux lieux de constamment gémir.

à écrit le 22/11/2013 à 18:43
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Concernant le salaire minimum, l'économiste peut être contre, le travailleur payé moins de 8 euros de l'heure en Allemagne serait plutôt pour. Notons que l'économiste n'a pas arrêté de se tromper ses dernières années, il serait donc logique pour une...

le 22/11/2013 à 23:11
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Je dirais même qu'il faut l'écouter attentivement pour faire l'exact opposé...

à écrit le 22/11/2013 à 18:20
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Les Allemands ne veulent pas que l'état ou le gouvernement se mêle des affaires entre employeurs et salariés cad partenaires sociaux, les Allemand sont anti-socialistes, par leur expérience faite dans le passé. Quand est-ce qu'on comprendre ça en Fra...

le 22/11/2013 à 19:37
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Vous non plus vous ne savez pas grand chose à commencer par l expérience Allemagne du nazisme et bien peu du socialisme comparativement. Ne mélanger pas tout et remettez vous dans les livres d histoire !

le 23/11/2013 à 18:01
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Donc 19h37 donc le nazisme c'etait de 1933 a 1945 et le communisme de 1945 a 1989 mais heureusement qu'ils ont plus d'expérience du nazisme... Z êtes bien français vous pour dire des conneries pareilles.

à écrit le 22/11/2013 à 17:58
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Une interdiction à l'Allemagne d'employer des personnes très sous payées. Quelle date! la fin d'une partie de l'esclavage TEUTON!!!!!!!!!! Ca se fête, je vai boire une bière..

le 22/11/2013 à 18:13
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oui mais aller consommer une bière française.

le 22/11/2013 à 18:25
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Personne n'est obligé d'aller travailler en Allemagne, pourquoi les pauvres exploités ne se présentent-ils pas en France pour un emploi, payer au SMIC? Le fameux plombier polonais n'est pas venu en France. Pourquoi?

le 22/11/2013 à 19:01
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Pourquoi le fameux "PLOMBIER POLONAIS" n'est il pas en France mais en Allemagne?

le 22/11/2013 à 19:07
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Les ressortissants de certains pays européens ne se précipitent pas à venir travailler en France.. Bizarre, même le plombier polonais ne vient pas. "La Tribune", journal "paper" était sérieux.

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