"Le dernier pilier de l'union bancaire a été construit" (Wolfgang Schaüble)

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Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble.
Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble. (Crédits : Reuters)
Les ministres des Finances de l'Union européenne se sont mis d'accord mercredi soir sur les modalités de restructuration et de fermeture des banques en difficultés de la zone euro, qui doivent désormais être approuvées par le Parlement européen.

Les ministres des Finances européens sont parvenus mercredi soir à un accord sur l'union bancaire. Un projet complexe destiné à éviter une nouvelle crise de la zone euro. Après plus de 12 heures de négociations à Bruxelles, le ministre français, Pierre Moscovici s'est félicité:

"C'est un accord majeur, c'est un accord décisif, c'est un accord de portée historique"

>> Pour la vraie union bancaire, il faudra attendre 2025

"Le dernier pilier de l'union bancaire a été construit", s'est réjoui devant des journalistes le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble - qui a obtenu que le dernier mot, dans la décision de restructurer ou de fermer une banque de la zone euro, ne revienne pas à la Commission européenne - tandis que le commissaire européen chargé des Services financiers, Michel Barnier, parlait de "jour mémorable" et de "changements révolutionnaires dans le secteur financier européen".

Un mécanisme unique de résolution

L'accord permettra la création d'un mécanisme unique de résolution, chargé d'organiser la faillite éventuelle des banques de la zone euro. Ce sera le deuxième pilier de l'union bancaire qui doit permettre d'éviter que les crises bancaires ne rejaillissent sur les finances des Etats de la zone euro.

Sachant que le premier pilier, la supervision unique confiée à la Banque centrale européenne, entrera en vigueur fin 2014 et avait lui aussi nécessité de longues nuits de tractation il y a exactement un an.

Dans le détail:

  • Le mécanisme de résolution démarrera en 2015 et s'appliquera en direct aux 130 banques les plus importantes de la zone euro, ainsi qu'aux banques transfrontalières.
  • Un conseil de résolution sera crée et devra décider de recapitaliser un établissement ou de le liquider.
  • Un fonds unique viendra compléter le mécanisme et servira notamment à organiser la faillite d'une banque ou financer les coûts de restructuration. Il commencera à fonctionner progressivement à partir de 2016 et sera abondé par le secteur bancaire, mais ne sera pas pleinement opérationnel avant une dizaine d'années.
  • Le Mécanisme européen de stabilité (MES), le fonds de secours de la zone euro, sera impliqué dans le dispositif, alors que cette solution butait jusqu'ici sur l'opposition de l'Allemagne. Mais il ne le sera que sous sa forme actuelle, et ne pourra donc pas prêter directement aux banques.

Il va s'agir "d'une union bancaire complexe", a fait observer le ministre suédois Anders Borg, dont le pays n'est pas dans la zone euro, disant "douter qu'elle permette de donner un sursaut de confiance dans la reprise économique européenne".

Quoi qu'il en soit, un accord était indispensable avant la fin de l'année pour que le texte puisse être discuté avec le Parlement européen et définitivement adopté avant les élections européennes de mai 2014. Sachant que le sommet européen bruxellois de jeudi et vendredi sera le dernier de l'année.

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Commentaires
a écrit le 19/12/2013 à 15:30 :
Mettre un pilier sur des sables mouvants ou sur un sol dont on ne connait pas la composition , faut vraiment rien connaitre en géologie bancaire .
a écrit le 19/12/2013 à 9:44 :
Sacré Wolfgang toujours le mot pour rire,on va contrôler 128 banques sur 6000.
Réponse de le 20/12/2013 à 13:41 :
Ce qui compte c est de contrôler et maitriser ces 128 banques-monopoli, celles qui on conduit au débacle financier en Europe.
Pourquoi perdre son temos a contrôler des petites banques d´épargne regionales qui ne savent même pas écrire le terme "Investment banking".
Wolgang Sch a tres bien agit, cela dans l ínteret de tous les épargnants pour
protéger. leurs placements et pas seulement ceux des epargnants allemands.
Réponse de le 21/12/2013 à 9:46 :
papa fox Ce qui a crée la crise de façon endémique ,c'est justement le maillage des banques entre elles.Ne contrôlant que partiellement cette ensemble,tout cela sera sans effet.Les principales banques européennes sont mondiales,nos inspecteurs vont avoir de sacrés notes de frais.

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