Embargo russe : jusqu'où iront les ministres européens de l'Agriculture ?

 |   |  973  mots
L'embargo russe coûterait 5 milliards d'euros à l'UE, selon un chiffrage émanant de la Commission européenne.
L'embargo russe coûterait 5 milliards d'euros à l'UE, selon un chiffrage émanant de la Commission européenne. (Crédits : reuters.com)
Les ministres de l'Agriculture de l'Union européenne se réunissent ce vendredi pour un conseil extraordinaire à propos de l'embargo russe sur les produits alimentaires. Une rencontre qui devrait être surtout axée sur le montant total alloué aux agriculteurs pour faire face à cette situation.

Pêches, nectarines et autres produits périssables ont vu leur sort réglé en urgence. Pour tout le reste, soit toutes les catégories de produits concerné par l'embargo russe sur les produits alimentaires, les ministres de l'Agriculture de l'Union européenne réunis ce vendredi à Bruxelles devraient prendre des décisions. Dans ce contexte évidemment, chaque filière agricole dans les pays les plus directement touchés tente d'obtenir le plus possible de Bruxelles.

  • Quelles sommes déjà débloquées?

En cas de crise sur le marché agricole, six mesures extraordinaires peuvent être prises: des retraits de produits, la non-récolte (ou la récolte de produits non mûrs), la promotion, la formation, l'assurance-récolte afin de préserver les revenus des agriculteurs et la participation aux frais mutuel. Un fonds spécial doté à hauteur de 420 millions d'euros doit servir à ces mesures.

Sur cette somme, quelque 33 millions d'euros ont été débloqués le 11 août pour les pêches, les nectarines, principalement produits en Italie, en Espagne, en Grèce et en France. Sept jours plus tard, 125 millions d'euros ont été ajoutés pour les fruits et légumes périssables.

Par ailleurs, le 3 septembre, la direction générale de l'Agriculture à la Commission européenne a confirmé son projet d'ajouter 30 millions "au financement par l'Union des programmes de promotion dans le cadre de la PAC, en plus des 60 millions d'euros prévus chaque année dans le budget de la PAC".

Chaque année, dans le cadre de la politique agricole commune, des projets de promotion des produits agricoles dans l'UE ou ailleurs sont co-financés pour moitié par Bruxelles (à hauteur de 60% s'ils s'adressent à des enfants). L'enveloppe est donc rallongée cette année, pour les projets qui seront déposés d'ici fin septembre. Le but des "actions de promotions"? Trouver de nouveaux débouchés dans "l'UE et en dehors", a vanté Dacian Ciolos, le commissaire européen à l'Agriculture, cité dans un communiqué.

  • Quelles mesures supplémentaires?

Nathan Subramanian, professeur au sein de l'école britannique Warwick School of economics analyse pour La Tribune:

"Certes, l'impact global de l'embargo russe est insignifiant puisqu'il représente seulement 1% des exportations européennes. Mais au cas par cas, certains pays et filières sont plus touchées que d'autres.

De fait, la production de fromage est affectée à hauteur de 33%, celle du beurre à 28%, selon une note de la Commission européenne.

L'universitaire britannique ajoute:

"Et dans un contexte de crainte de déflation, surtout sur les fruits et légumes, le sujet est très sensible, des mesures additionnelles seront donc probablement prises."

Le chercheur anticipe plutôt des paiements supplémentaires ponctionnés sur le fonds de la PAC, observant dans le montant des sommes déjà allouées - environ 200 millions d'euros déjà "utilisés" sur 400 - un signe de la volonté de laisser une marge de manœuvre. "Je doute qu'ils aillent au-délà", anticipe-t-il, notamment en raison des "difficultés économiques actuelles" et peut-être du manque de soutien de certains pays moins touchés ou, comme le Royaume-Uni, plutôt opposés à l'idée de dépenser encore des fonds européens, surtout si c'est dans le cadre de la Politique agricole commune.

  •   Quelques désaccords dans le camp français

"On a la possibilité, s'il le faut d'aller plus loin" grâce à la réserve de 420 millions d'euros du fond d'aide de la PAC, a d'ailleurs rappelé le ministre français de l'Agriculture, Stéphane Le Foll, lors d'une allocution jeudi.

Mais des organisations professionnelles comme les Chambres d'agriculture et les coopératives agricoles (Coop de France) souhaitent que les ministres aillent plus loin. Ils veulent que d'autres fonds européens soient mobilisés. Une option que le ministre français de l'Agriculture rejette, tout comme la mise en place d'aide spécifiques à la France. Toutefois, un travail devrait être mené par FranceAgrimer, organe chargé notamment des études statistiques pour le ministère, qui vise à "cibler les besoins" en faisant des "choix stratégiques".

La FNSEA, la fédération représentative des syndicats d'agriculteurs français, de son côté souhaite également que les ministres aillent plus loin que la PAC, indique son président Xavier Beulin à La Tribune. Il détaille d'autres mesures souhaitées comme une modulation des sommes allouées aux agriculteurs pour qu'ils retirent une partie de leur production car:

"Le prix de référence de l'UE pour la pêche nectarine est de 27 centimes alors que son coût de revient pour un agriculteur en France est situé entre 80 centime et un euro le kilo."

Idem pour les mesures de "stockage" des produits laitiers, financés à hauteur de "200 euros les 1000 litres" dans toute l'UE alors qu'en France, il en coûterait entre "350 et 400 euros" pour produire cette quantité. Enfin, la FNSEA attend beaucoup des mesures de soutien à la promotion, qui seront appliqués en France dans les prochaines semaines via des campagnes vantant le "manger français".

À Bruxelles, le représentant du gouvernement français défendra une demande d'aide supplémentaire pour trouver de nouveaux déboucher à l'étranger et relever les niveaux de production que les agriculteurs sont autorisés à retirer du marché (en les donnant par exemple). Le but: éviter la surabondance qui aboutirait à un effondrement des prix.

  • D'autres types de réponses possibles

Outre un déblocage des aides, d'autres leviers pourraient être actionnés. Nathan Subramanian pointe:

"Je ne serai pas surpris si des mesures comme la limitation des importations hors-UE pour laisser plus de place aux productions intra-européennes sur le marché soient décidées. Et puis les consommateurs se rendront compte que les pommes polonaises ou les pêches françaises sont meilleures et moins chères que des produits importés du Chili ou d'ailleurs."

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 06/09/2014 à 21:30 :
les produits français passent par le maroc où on leur change leur étiquete en "fabriqué au maroc" , donc on triche en france, on sait tricher .
a écrit le 06/09/2014 à 14:27 :
Par ces comportements de bac à sable de ces élites immatures États-uniennes et européennes, c'est encore le contribuable européen qui va encore payer...
a écrit le 06/09/2014 à 10:56 :
LES PRODUIT SANCTIONS PASSENT PAR L E NORD DE L AFRIQUE ? LE COMMERCE NE SARETTE JAMAIS ? CELA SE VOIE CAR LES FRUITS ET LES LEGUMES ET LA VANDE NE BAISSE PAS EN FRANCE ? ON CONTINUE A NOUS MENTIR???
a écrit le 06/09/2014 à 8:51 :
Emprunt russe, la France a largement contribuée à la relance industrielle de la Russie, mais les dirigeants russes ont la mémoire courtes puisqu'ils ont refusé d'indemniser plus de 300000 porteurs français d'obligations d’État russe. Pourquoi devrions nous rembourser des navires que nous ne livrerons pas? Les russes ont une dette envers nous et ils viennent nous faire chier, tout en menaçant d'autres pays européens.
Les agriculteurs européens doivent choisir comment labourer leurs terrains, à coup de tracteur ou à char russe?
a écrit le 06/09/2014 à 6:15 :
Ou comment le maître du Kremlin se joue des atermoiements occidentaux pour avancer ses pions en Ukraine et ridiculiser ses adversaires.
"Poutine joue aux échecs et je crois que nous jouons aux dames." Voici le constat cinglant de Mike Rogers, président de la commission du renseignement de la Chambre des représentants, au sujet des agissements du président russe dans l'est de l'Ukraine. Et les faits lui donnent raison. Depuis la chute du président pro-russe Ianoukovitch en février, Poutine n'a cessé de souffler le chaud et le froid sur le pays, se posant en médiateur diplomatique de la crise, tout en avançant soigneusement ses pions sur le terrain.


Après s'être emparé à la surprise générale de la Crimée en mars, le maître du Kremlin a évoqué vendredi pour la première fois l'idée d'un "statut étatique" pour le Donbass (région est de l'Ukraine). Un bras d'honneur au nouveau président ukrainien Petro Porochenko, ainsi qu'aux chancelleries occidentales qui le soutiennent. "En Ukraine, Poutine considère ses intérêts stratégiques vitaux engagés", souligne Arnaud Dubien, directeur de l'Observatoire franco-russe à Moscou. "Il considère toute victoire militaire ukrainienne dans l'Est comme une perspective inacceptable et fait en sorte que cela ne se produise pas."
Tombant le masque, Vladimir Poutine a loué vendredi pour la première fois les succès des "insurgés de Novorossia" - comprenez les insurgés pro-russes -, alors que le même jour, l'Otan a dénoncé la présence d'un millier de soldats russes dans le Donbass. "Ils s'étaient perdus à la frontière", s'était-il expliqué quelques jours auparavant pour mieux justifier la présence de dix parachutistes russes à l'est de l'Ukraine. Interrogé à ce sujet par le président de la Commission européenne, Poutine se serait montré pour le moins menaçant : "Si je le veux, en deux semaines je prends Kiev", aurait-il lancé à José Manuel Barroso, selon le quotidien italien La Repubblica.


L'ambiance était pourtant toute autre il y a à peine une semaine à Minsk, en Biélorussie, où Vladimir Poutine et Petro Porochenko échangeaient une nouvelle poignée de main, lors d'une réunion cruciale avec l'Union européenne pour trouver une issue à la crise. À l'issue de la rencontre qu'il a qualifiée de "très bonne", le président russe se disait même prêt à "tout faire" pour la mise en place d'un processus de paix en Ukraine, après la conclusion d'un accord sur l'aide humanitaire en Ukraine.

Aucun état d'âme


Or, la réunion a coïncidé avec le lancement d'une contre-offensive éclair des insurgés pro-russes, qui ont réussi en quelques jours à mettre en déroute l'armée ukrainienne dans une vaste zone allant du sud-est de la région de Donetsk, à la frontière russe à l'est, et au sud jusqu'au port stratégique de Marioupol.
Sûr de sa force et volontiers provocateur, Vladimir Poutine est allé jusqu'à demander aux insurgés d'ouvrir un "couloir humanitaire" pour les soldats ukrainiens encerclés dans l'Est. "La force de Poutine réside dans sa capacité à s'autoriser tout un panel de moyens, sans aucun état d'âme pour poursuivre son objectif de déstabilisation de l'Ukraine", analyse Camille Grand, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique. "Il alterne entre le visage diplomatique de celui qui recherche un compromis, et celui d'un homme qui est partie prenante des combats sur le terrain."


La stratégie rappelle quelque peu celle employée par le président russe pour sauver Bachar el-Assad en Syrie. "Nous ne sommes partisans ni d'Assad ni de ses opposants, mais nous souhaitons mettre un terme aux violences et éviter une guerre civile de grande échelle", affirmait Vladimir Poutine en juin 2012. Or, quelques jours plus tard, il torpillait les négociations de paix de Genève 1, censées aboutir au transfert du pouvoir à un gouvernement syrien de transition sans Bachar el-Assad. Pendant ce temps, la Russie bloquait à l'ONU toute résolution condamnant le massacre de civils en Syrie, tout en continuant à armer le régime syrien.
Coup de maître


"Grâce à son statut de membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU, la Russie a réussi à se poser comme médiateur du conflit [syrien] tout en étant partie prenante de cette guerre", souligne le chercheur Camille Grand. Bis repetita un an plus tard. Le 4 septembre 2013, Poutine se dit prêt à soutenir une action armée en Syrie si les preuves établissant l'usage d'armes chimiques sont "convaincantes" et "que l'ONU donne son feu vert". Or, à peine une semaine plus tard, il sauve Bachar el-Assad des bombardements occidentaux en concoctant un plan diabolique sur le démantèlement des armes chimiques syriennes. Un véritable coup de maître qui rétablit le président syrien comme interlocuteur de la communauté internationale et signe par là même la mise à mort de la rébellion syrienne modérée.

Il faut dire que le maître du Kremlin a été profondément agacé par l'intervention de l'Otan en Libye en 2011, rendue possible par l'abstention de la Russie au Conseil de sécurité de l'ONU. Il avait dénoncé à l'époque une action militaire qui a "transformé la situation interne en conflit armé". La résolution du Conseil de sécurité de l'ONU "ne donne pas le droit d'intervenir dans une affaire interne et de défendre un des deux camps", s'était-il insurgé, comparant l'intervention de l'Otan à une "croisade de l'époque médiévale". C'est-à-dire très exactement ce qu'il est en train de faire en Ukraine !


Piéger les Occidentaux


Depuis la chute de Kadhafi, le président russe prend un malin plaisir à piéger les Occidentaux sur les autres théâtres de guerre. "Il allie une forme d'opportunisme à une certaine brutalité", pointe Camille Grand. "En ce sens, il possède toujours un coup d'avance sur l'Occident, qui lui permet de réaliser ses intérêts à court terme et de satisfaire son opinion publique." En Syrie comme en Ukraine, Poutine tire à son avantage le refus occidental d'intervenir et d'armer ses alliés.


"Personne de sensé ne peut souhaiter qu'il y ait une guerre avec la Russie. Il faut rester raisonnable", a d'ailleurs admis vendredi Laurent Fabius, dans une interview à France 24. "Mais il faut, par une pression de plus en plus forte, faire que la Russie renonce."


Problème : "C'est une vue d'esprit que de penser que le renforcement des sanctions peut arrêter Moscou", insiste Arnaud Dubien. "Celles-ci ne toucheront véritablement l'économie russe que d'ici plusieurs mois. Or, le calcul de Poutine est que l'issue de la crise ukrainienne se joue dans les semaines qui viennent."


Le directeur de l'Observatoire franco-russe l'assure, la stratégie de Vladimir Poutine est des plus logiques. "En soutenant les insurgés pro-russes, Poutine crée un rapport de force sur le terrain pour obliger Kiev à négocier directement avec les insurgés, et consentir à de difficiles concessions sur l'est de l'Ukraine." "La grosse difficulté de l'Occident est le décalage de temporalité", renchérit Camille Grand. "Poutine impose un rythme changeant d'heure en heure alors que le processus de sanctions occidentales se déroule sur des mois. Nous jouons sur une octave de piano, Poutine sur l'ensemble du clavier."
Par Armin Arefi Libé
a écrit le 06/09/2014 à 5:31 :
Si les agriculteurs français par exemple n'auront plus de débouché vers la Russie, ils pourront toujours vendre leurs produits aux restos du coeur qui sont toujours plus demandeurs. Aucun problème donc.
a écrit le 06/09/2014 à 4:02 :
Tous ces problèmes à cause de l'envahisseur Poutine dont le FN et l'Upr sont collabos en France. Lamentable.
Réponse de le 06/09/2014 à 19:17 :
@Poit, le N.. Mon ami, j'écris 3 lignes en-dessous, UPR, sourcé, irréfutable, êtes-vous dans une forme d'apnée qui coalise votre oxygène dans vos...talons...???!!!
a écrit le 06/09/2014 à 3:20 :
pas grave, on envoie nos produits agricoles français au maroc pour changer leur étiquette en made in maroc.
Et en bielo russie, pour changer l'étiquette en made in bielo russie !
Intelligents les français !!!
a écrit le 05/09/2014 à 23:55 :
L'agriculture française souffrira plus que d'autres de cet embargo. Parce que des pays rois de la duplicité, comme la Pologne (ils haïssent les Russes mais adorent leur argent), avantagés par leurs coûts salariaux bengladeshis, vont en compensation de la perte du marché, inonder la marché intérieur européen qui n'a pas le droit de se défendre (règles UE). Est-ce le but recherché ou non, on assistera au final à une application brutale de la théorie de Ricardo, qui achèvera de livrer chaque pays à la merci de l'Union.
Réponse de le 06/09/2014 à 3:41 :
Si c'était le cas les prix auraient déjà beaucoup baissé car les fruits sont périssables. Et ce n'est pas le cas malgré les quantités en jeu. Donc votre analyse n'est pas la bonne.
a écrit le 05/09/2014 à 17:13 :
ne sommes nous pas les dindons de la farce avec cet embargo ? l'agrculture, l'armement,...
a écrit le 05/09/2014 à 14:17 :
C'est vraiment incroyable que cette Europe soit incapable ni soutenir ces agriculteurs ni réguler l'importation des produits agricoles provenant de Russie, vraiment ce double standard est une preuve d'incapacité de l'Occident pour soutenir son économie. Alors que les Russes bloquent les produits agricoles européens, les agriculteurs sont concurrencés par le dumping agricole de la Russie et des USA.
Réponse de le 05/09/2014 à 15:43 :
Les accords de libre échange que négocie l'Europe et les USA vont finir de délabrer la filière agricole. Pendant que l'OTAN prépare son invasion américaine en Europe, les agriculteurs français sont assiégé par la mondialisation.
Réponse de le 05/09/2014 à 16:07 :
Les accords de libre échange que négocie l'Europe et les USA vont finir de délabrer la filière agricole. Pendant que l'OTAN prépare son invasion américaine en Europe, les agriculteurs français sont assiégés par la mondialisation. Et il n'y a pas que l'agriculture qui va être considérablement altéré par ce traité de libre échange.
Réponse de le 05/09/2014 à 18:52 :
Pour information préoccupez vous de savoir qui a fait l'Europe au début et vous aurez la réponse a votre question. (les Monet et Schumann qui étaient-ils et surtout d'où viennent-t-ils.)
Ce n'est pas avec nos dirigeants que nous allons sortir de cette Europe. Lamentable.
Réponse de le 05/09/2014 à 19:37 :
@jean Vous n'avez visiblement pas compris le rôle de l' Europe, l'Europe avec à sa t^te des atlantistes c'est servir les intérêts atlantistes contre les intérêts intérêts nationaux et européens, L'Europe est sous tutelle américaine, toutes les décisions prises sont favorables aux US.. Visionnez sur le site UPR "qui gouverne réellement la France et l'Europe..."de François ASSELINEAU vous aidera à ...comprendre, tout y est sourcé et irréfutable..
a écrit le 05/09/2014 à 10:48 :
du séjour à New York VIP offert par Obama à Hollande....rien n'est gratuit au pays de l'oncle Sam. séjour, qui va couter cher à nos entreprises, à notre industrie de l'armement et à nos agriculteurs...on est vraiment dirigé par des branquinioles mégalos, larbins de l'Otan des USA...dire que sur la Syrie, il a faillit transformé notre armé en force aérienne d'Al Qaida
Réponse de le 06/09/2014 à 3:57 :
En Syrie l'ONU avait décidé l'année du début du conflit à majorité une intervention pour séparer les bélligérants et mettre de l'ordre. C'était possible mais Poutine a mis son droit de veto. D'où le résultat, plus de 190.000 morts, un pays détruit et l'EIL. Donc n'accusez pas à tort les Etats-Unis quand c'est Poutine dont le FN et l'Upr sont collabos en France, le principal fautif.
a écrit le 05/09/2014 à 10:22 :
Jusqu'à lécher les pompes d'Obama!
a écrit le 05/09/2014 à 10:03 :
Il est grand temps de laisser le champ libre aux producteurs maraîchers européens sur leurs marchés domestiques et de limiter l'importation de produits étrangers. Du bon sens...
a écrit le 05/09/2014 à 9:56 :
sur l'autel de la soumission à Washington et à Bruxelles....clap clap clap les socialistes...
Réponse de le 06/09/2014 à 3:57 :
N'importe quoi.
a écrit le 05/09/2014 à 9:55 :
dans cette posture ? Les USA, qui sont à l'initiative de l'expansion de l'Otan aux portes de la Russie sont les grands artisans et bénéficiaires de cette crise....que dirait Washington si Moscou venait installer des rampes de missile à sa frontière mexicaine ?..Hollande, se fait le vassal des néo-conservateurs américains comme Blair fut celui de Bush. Nous aurions tout à gagner à plus de relation avec la Russie, mais ça, l'oncle Sam ne le veut pas. Lui, qui projète de nous croquer tout cru avec son traité transatlantique. La posture de la France, d'Hollande va à l'encontre de notre interet national...Que lui a promi Obama, ou que savent la NSA pour avoir fait de nous un tel paillasson.?..car oui, le pays auquel nous nous sommes soumis, c'est celui là même qui espione nos dirigeants et nos entreprises, et ce de manière industrielle (snowden-nsa)...
Réponse de le 06/09/2014 à 3:58 :
Propagande poutinienne habituelle sans fondements.
Réponse de le 06/09/2014 à 18:20 :
Mexique, argument nul!
Kaliningrad? Transnistrie? Pas aux frontières de L'Europe?
a écrit le 05/09/2014 à 9:27 :
Côté chiffres, les dés seront toujours pipés à Bruxelles. On a parlé dans un premier temps que l'embargo russe coûterait 5 milliards d'euros à l'UE, maintenant on parle de 8 milliards quand on sait que la Russie doit encoore durcir ses embargos. Et puis ça sert à quoi un fonds de 420 millions d'euros quand on sait que les pertes aux filières agricoles s'élèvent à quelques milliards ? encores des mesures pour la photo, on parle pas des manifestations des agriculteurs européens à Bruxelles... la grogne monte.
Réponse de le 06/09/2014 à 4:01 :
Poutine a voulu la guerre et a été à l'origine de nombreux morts en Ukraine (près de 3000). Ces morts et la liberté des pays en Europe méritent quelques efforts pour ne pas revoir l'URSS revenir.
a écrit le 05/09/2014 à 8:21 :
ça n'a pas d'importance , c'est le contribuable qui paie pour l'incompétence des politiques, comme d'habitude.
a écrit le 05/09/2014 à 7:58 :
Vive les importations Russes ! On en a marre de tous ces aventuriers de politiciens qui nous ruinent avec une sottise accablante !

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :