La BCE accorde un mois et demi de répit à la Grèce

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La BCE donne un filet de sécurité à la Grèce
La BCE donne un filet de sécurité à la Grèce (Crédits : © Kai Pfaffenbach / Reuters)
Selon le quotidien allemand Die Welt, la BCE accorderait 60 milliards d'euros liquidité d'urgence à la Grèce. Cela représente une peu plus d'un mois et demi pour trouver un accord...

Selon le quotidien allemand Die Welt, la BCE accorderait un volant de 60 milliards d'euros aux banques grecques au titre du programme d'assistance à la liquidité d'urgence (ELA). Cette somme viendra en grande partie remplacer le mode de refinancement direct des banques grecques au guichet de la BCE. Rappelons que pour réaliser ces opérations normales, les banques doivent déposer des « garanties » ou « collatéraux » à Francfort. A partir du 11 février, les obligations d'Etat grecques ne seront plus acceptées comme garantie. Les banques devront se tourner vers l'ELA pour se refinancer.

56 milliards d'euros de refinancement en décembre

Que représentent, en temps, ces 60 milliards d'euros pour les banques grecques ? En décembre, les banques grecques ont demandé 56 milliards d'euros au guichet de la BCE. Pour obtenir les fonds, les banques avaient utilisé 33 milliards d'euros de collatéraux liés à une garantie d'Etat. Ce sont eux qui ne seront plus acceptés par la BCE. Les banques grecques disposent de 17 milliards d'euros de bons du FESF qui sont, elles, encore utilisables et 6 milliards d'effets divers acceptées. L'ELA viendrait donc remplacer 33 milliards d'euros.

Conjectures comptables

A ces chiffres déjà conjecturaux (ils changent chaque mois de quelques milliards d'euros), s'ajoute l'incertitude de l'utilisation actuelle de l'ELA par les banques grecques. Selon les rumeurs non officielles, en janvier, cette utilisation s'élèverait à 10 milliards d'euros. Du coup, on peut estimer grosso modo et avec beaucoup de prudence que la consommation mensuelle de fonds de l'ELA devrait sur un mois s'élever à une quarantaine de milliards d'euros. Avec 60 milliards d'euros, le système bancaire grec devrait donc pouvoir tenir un mois et demi.

Moins de deux mois pour trouver une solution

Comme la décision de la BCE concernant les collatéraux prend effet le 11 février, on peut donc estimer que si la BCE refuse après le 1er mars de renouveler l'ELA, faute d'accord avec les créanciers, la Grèce sera à court de liquidité autour de la fin mars. Du coup, ceci donne deux bons mois aux Grecs et aux Européens pour trouver une issue. Sachant évidemment que si la BCE décide de ne pas renouveler l'ELA à la fin du mois, la pression sur les négociations sera immense.

Chère ELA

Dernier point : l'ELA n'est pas un don. Comme toutes les opérations de refinancement, c'est un prêt qui est facturé au prix fort par rapport aux opérations normales de refinancement.  Il est facturé au taux de 1,55 % contre 0,05 % pour le taux principal de refinancement.

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Commentaires
a écrit le 06/02/2015 à 13:27 :
Bravo à la Grèce et à ce grand Peuple Grecque.

Honte aux voyous de la BCE qui s'octroient le droit d'euthanasier un Peuple que les banques ont pillé.
A la BCE, ils peuvent tous porter la moustache tristement célèbre en 39/45
a écrit le 06/02/2015 à 13:12 :
L'Eurogroupe par Dijsell ...annonce une réunion mercredi en soirée , 48 heures après le coup de jarnac de Draghi.....
On dirait un vieux prof acariâtre qui enchaîne les heures de colle en suivant face à une classe agitée et pense ainsi retrouver son autorité...et après ils comptent commencer par quelle plaie d'Egypte ?
a écrit le 06/02/2015 à 12:49 :
La dette grecque est loin d'être un problème. le véritable problème aujourd'hui, c'est que la BCE engrange un énorme trésor de guerre sur le dos des Grecs et qu'il est important de manipuler le populo décéb=rébré : en effet, bien d'autres pays européens sont beaucoup plus endettés que la Grèce et n'ont aucune possibilité de rembourser leurs dettes; Voilà des chiffres précis... la dette grecque se monte aujourd'hui à 321 milliards (surtout à cause de la pseudo-"aide" européenne qui est une escroquerie organisée - elle avoisinait seulement 100 milliards avant l'"aide - cherchez l'erreur !). L'allemagne pourtant si exemplaire et montrée du doigt en tant que pays à imiter a une dette actuelle de 2.044 milliards (sans parler des 100 milliards de dette de guerre à rembourser à la Grèce). Enfin, la france qui est si prompte à se mêler de ce qui ne la regarde pas, à exploiter les pays voisins et ses colonies et à donner des leçons de morale à tout le monde quand persnne ne lui demande rien, a une dette de 2.031 milliards. Le vrai problème européen se situe en allemagne et en france. Comme toujours, d'ailleurs !
a écrit le 06/02/2015 à 12:38 :
Avez vous vu les dernières modifications des droits de vote des pays de l'UE depuis la dernière admission? Des pays sont exclus, pour parfois plusieurs mois, des votes (rotation). Pour le mois de février, 4 pays sont exclus :
- La France (dans le 1er chapeau, ce n’est tombé ni sur l’Allemagne, ni sur les Pays-Bas, très virulents contre la Grèce)
- La Grèce (qui est pourtant le pays au centre des débats actuels)
- Chypre (qui risquerait de se montrer solidaire de la Grèce du fait de ses soucis récents)
- L’Irlande (qui a fait défaut sur une partie de sa dette détenue par la BCE il y a quelques années et qui aurait donc du mal à prétendre empêcher la Grèce de faire de même)
L’Allemagne vote jusqu’en mai, la Grèce ne revotera qu’en avril (si elle est encore dans l’euro d’ici là).
Ils sont trop forts à Bruxelles pour achever les mourants!
Et cette rotation des votes de pays est quand même sidérante. On nous explique d’abord que l’UE doit être la plus grande possible et que c’est parfaitement gérable. Et ensuite on dit que si tout le monde participe cela ne va pas. Une forme de schizophrénie (pour comparer à "l'autisme" de Poutine)?
a écrit le 06/02/2015 à 9:10 :
Je me demande s'il est bien acceptable d'user systématiquement dans les commentaires de propos tels que "Banksters", notamment lorsque l'on parle de personnes d'institutions telles que la BCE.. une banalisation des aggressions verbales. Les auteurs de ces propos auraient par ailleurs bien du mal à justifier leurs ires.. Nous sommes en France..
Réponse de le 06/02/2015 à 11:23 :
Oui, BH, vous avez cent fois raison ! Mais c'est le rôle de la modération de faire ce rappel à l'ordre...
a écrit le 06/02/2015 à 8:40 :
Ce que les castes de la Commission européenne et de la BCE vont réussir à merveille,

pour le plus grand soulagement de nous tous Citoyens qui travaillons dur pour gagner la misère,

c'est un soulèvement Populaire massif Salutaire dans tous les pays européens du sud,

Portugal, Espagne, Italie, France, Irlande

allons voyons, les Islandais nous ont montré le chemin, les banksters et leurs affidés ont été lâchés,
ils ont eu de la chance, car ils auraient mérité d'être lynchés.
a écrit le 06/02/2015 à 7:58 :
La Grece ne veut pas et ne peut pas payer ses dettes. Qu'elle soit déclarée en faillite comme pourrait l'être une entreprise en cessation de paiement. Qu'elle quitte la zone Euro. Plus on attend, plus ce sera douloureux. Nous sommes tous face à une immense incertitude. Il nous faut crever l'abcès.
Réponse de le 06/02/2015 à 13:43 :
Et, surtout, la Grèce ne doit absolument pas rembourser une « aide » qui n’est qu’escroquerie. Cette « aide » ne rapporte qu’à la BCE, à certains banksters (français notamment) et à quelques états européens bien plus endettés que la Grèce, Allemagne et France en tête. Moins de 15 % de la pseudo-aide arrive dans le pays, le reste étant détourné au profit de la BCE et des européens. En outre, toutes les cours internationales de justice ont déjà affirmé à plusieurs reprises qu’un prêteur prend de facto le risque de ne pas être remboursé et qu’un pays n’est pas tenu de rembourser sa dette s’il n’en a pas les moyens. Il y a une jurisprudence internationale en ce sens. Non, que la Grèce ne rembourse plus un seul euro à des institutions et états voyous qui l’ont escroqué pendant des années !
a écrit le 05/02/2015 à 23:37 :
Ce soir la première chaine de TV allemande (ARD) a modifié le programme de la soirée pour diffuser une interview de Wolgang Schäube suite a la rencontre avec son "collègue" Grec. Ceci démontre l importance du sujet .
Resultat : rien de va plus et la Grece ne peut pas espérer la moindre faveur.
Marche ou crève, cest la devise et C est ce que pensent 80 % des allemands.
a écrit le 05/02/2015 à 20:57 :
Les masques des banquiers et de la nomenklatura européenne tombent , alors qu'ils fusillent au bord des fosses de la précarité les peuples européens ; cyniques , encore , alors que les suicides , la pauvreté des enfants , le désastre sanitaire précipitent les Grecs , comme bientôt nous tous, dans le désespoir absolu....
a écrit le 05/02/2015 à 20:45 :
Beaucoup de poujadisme dans les réactions...
Réponse de le 05/02/2015 à 21:01 :
Le poujadisme n'est-il pas un corporatisme comme les syndicats qui sacrifient les autres au profit de leurs avantages ?
Si vous pouviez définir le poujadisme ...à comparer alors avec les principes républicains dont celui d'Egalité ...
Réponse de le 06/02/2015 à 10:51 :
Voici la définition du poujadisme das le Larousse
" Mouvement politique constitué en France dans les années 1950 autour de l'Union de défense des commerçants et artisans, animée par Pierre Poujade.
État d'esprit revendicatif limité à une expression étroitement catégorielle."

Comme tous les mots avec le temps, ils rentrent dans le langage commun et leur signification s'élargit
l'usage de Boudine n'est pas infondé
On peut parler de poujadisme en lisant certaines réaction et aussi en analysant la politique menée par certain pays
Il en est de meme avec les économistes. Il y a aujourd'hui 2 écoles dont une caste très libérale qui cherche à étouffer les voix des économistes qui ne pensent pas comme eux.
c'est cette caste qui prone l'austérité. Il n'est pas sur qu'elle ait raison.
a écrit le 05/02/2015 à 20:20 :
La Grèce ne doit pas claquer la porte. C'est plus drôle de voir se contorsionner tous ces antidémocrates de l'UE pour sauver leur propre job.
a écrit le 05/02/2015 à 19:48 :
C'est bien la preuve que la Grèce nous tient et que de mois en mois on va continuer à alimenter le puits sans fond.
a écrit le 05/02/2015 à 19:21 :
Face à ce diktat intolérable de la BCE, la Grèce doit claquer la porte de l'UE sans état d’âme et plonger la finance internationale dans un séisme jamais vu, et ça serait pas volé !
Réponse de le 05/02/2015 à 19:43 :
Regardes ce que les bourses (hors Athènes) ont fait aujourd'hui. La finance internationale s'en fiche des Grecs.
a écrit le 05/02/2015 à 19:07 :
je resume l'idee
' tsipras a fait plier l'europe, l'allemagne a genou implore la pitie , expie dans les pleurs, et va donc faire openbar pour l'augmentation massive des salaires des fonctionnaires grecs'
( pour le reste, ca sera 60 milliards qui ne reviendront pas)
Réponse de le 05/02/2015 à 20:37 :
Churchill : vous vous trompez!
a écrit le 05/02/2015 à 17:51 :
De toute façon la Grèce ne remboursera pas ! Alors, pourquoi parler de prêt ? Il faudrait à la Grèce des réformes qui n'ont toujours pas été faites depuis 4 ans....
Réponse de le 05/02/2015 à 17:59 :
Il faudrait surtout que l'Etat soit capable de percevoir l'impôt, à commencer par la TVA. Seulement 20% de la TVA rentre dans la caisse de l'Etat !
Réponse de le 05/02/2015 à 18:12 :
Toujours facile, ça. Quand on parle de prêt, on dit "ah non, ils ne rembourseront pas, parlons d'aide plutôt!". Mais quand ils demandent une restructuration, on leur dit "ah, mais c'est immoral de ne pas rembourser ses dettes. Vous nous paierez tout!"
Réponse de le 05/02/2015 à 18:48 :
Ils demandent seulement une restructuration, la dette allemande, elle a été purement et simplement annulée en 1953.

Sinon, dans votre inconscience, j'allais dire inconsistance, vous ne vous rendez même pas compte que cette politique austéritaire, valable sur tout le continent conduit l'Europe au déclin économique. Même les experts du FMI l'admettent.
a écrit le 05/02/2015 à 17:49 :
En somme, c'est une négociation le pistolet sur la tempe sous l'égide des banksters de la BCE.

Allez-y ici, ceux qui ont plus de courage pour s'en prendre aux peuples pauvres qu'aux oligarques. Allez-y de vos commentaires, de vos signes de servilité envers l'oligarchie qui une fois de plus fait la preuve qu'elle est incompatible avec la démocratie.

Mais cela, on le savait déjà depuis les référendums "respectés" par l'UE comme il se doit.
Réponse de le 05/02/2015 à 18:57 :
Ne vous inquiétez pas, il ne faut surtout pas que les grecques rembourse cette dette illégitime. Les autres pays qui suivront en profiteront. Nous n'avons pas le couteau sous la gorge des oligarques de l’Europe, en effet il suffit de dire que nous sortons de l'Europe pour nous mettre dans le giron Chine-URSS (BRICS) et vous verrez la tronche des USA et de ses caniches !!!
D'ailleurs si la Grèce fait ça, je paris sur un renversement du gouvernement Grecque façon Ukraine !! : la bande d’escrocs qui nous dirige ne peuvent pas ce le permettre.
Réponse de le 06/02/2015 à 10:55 :
Sortir de l'euro pour se mettre dans le giron des BRICS. Ne révons pas. Que les USA fasse la tronche on s'en fout, ce qui compte c'est notre avenir
J'imagine votre tronche quand vous constaterez les dégats et que vous prendrez conscience que du jour au lendemain vous etes devenu pauvre.

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