Les Britanniques constituent une "armée Facebook"

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Constituée d'environ 1.500 personnes, militaires de carrière et réservistes, la 77e brigade sera basée au sud de l'Angleterre.
Constituée d'environ 1.500 personnes, militaires de carrière et réservistes, la 77e brigade sera basée au sud de l'Angleterre. (Crédits : Reuters)
L'armée du Royaume-Uni comptera à partir d'avril une brigade spéciale uniquement dédiée à la guerre "non létale" sur les médias et les réseaux sociaux.

Internet et les réseaux sociaux sont de plus en plus au centre des préoccupations, non pas seulement des gouvernements, mais aussi des armées. Celle du Royaume-Uni notamment s'apprête à créer une force spéciale entièrement dédiée à la "guerre non létale " de la communication, rapportait dimanche 31 janvier le site du quotidien britannique The Guardian.

Constituée d'environ 1.500 personnes, militaires de carrière et réservistes, la 77e brigade, basée dans le Sud de l'Angleterre, verra le jour au mois d'avril. Elle aura notamment la responsabilité de surveiller les médias et les réseaux sociaux voire de tenter de contrôler ce qui sera publié. Le recrutement de soldats compétents en matière de journalisme et de community management sera lancé dès le printemps.

 Une guerre "moderne" pas nécessairement violente

"Les actions de l'adversaire dans un champ de bataille moderne peuvent aussi être affectés par des moyens qui ne sont pas nécessairement violents", explique un porte-parole de l'armée britannique cité par The Guardian, pour qui l'initiative est "essentielle afin de relever les défis des conflits et de la guerre modernes".

Les campagnes de désinformation menées dans le contexte de la crise ukrainienne ou par Daech ont sans doute contribué à l'apprentissage de la leçon. Mais l'expérience acquise lors des actions menées contre les mouvements d'insurrection en Afghanistan est aussi à l'origine de l'initiative, explique The Guardian.

Les armées américaine et israélienne sont d'ailleurs déjà engagées dans la "guerre médiatique", souligne The Guardian. Pionnière en la matière, la deuxième est active sur les réseaux sociaux depuis 2008-2009: aujourd'hui, elle est présente sur 30 plateformes en six langues différentes.

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Commentaires
a écrit le 05/02/2015 à 11:34 :
la France pour faire idem?
Pour effectivement lutter contre les campagnes de désinformation menées dans le contexte de la crise ukrainienne, de la lutte contre Daech, et autres, comme lorsque les anglais ou les américains débitent des débilités sur la France, BBC, Fox News, .......
a écrit le 05/02/2015 à 10:26 :
De telles unités existent déjà en russie, mais elles ne sont pas gérées par l'armée. Ce sont les services de sécurité intérieure qui s'en occupent. Les employés ont des taches essentiellement de communication sur les reseaux sociaux et dans les commentaires de la presse en ligne. Bref le fameux web 2.0. La "ligne éditoriale" est sous-entendue et il y a en général 2 types de profils : ceux qui font ça pour l'argent et ceux qui font par convictions politiques. Il y a des services en plusieurs langues, dont le français.
a écrit le 05/02/2015 à 10:25 :
La propagande et la censure ne date pas d'hier sur le net... Mais je vais finir par croire que le fait de ne pas avoir de compte fassebouk me rend suspect...
Réponse de le 05/02/2015 à 11:37 :
FessesBuk ou pas, le FSB te surveilles......

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