Pourquoi le gouvernement grec relativise la décision de la BCE

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Selon le ministère grec des Finances, la décision de la BCE met la pression sur l'Eurogroupe pour progresser rapidement vers la conclusion entre la Grèce et ses partenaires d'un accord qui bénéficie à chacun
Selon le ministère grec des Finances, la décision de la BCE "met la pression sur l'Eurogroupe pour progresser rapidement vers la conclusion entre la Grèce et ses partenaires d'un accord qui bénéficie à chacun" (Crédits : Reuters)
La décision de la BCE, mercredi, de priver les banques grecques d'une de leurs sources de financement n'a "pas de répercussions négatives" sur le secteur financier du pays qui reste "totalement protégé" grâce aux autres canaux de liquidités toujours disponibles, a déclaré le ministère grec des Finances dans un communiqué.

Le coup de force de la BCE ne fait pas trembler le gouvernement grec. La banque centrale européenne a annoncé le soir du mercredi 4 février qu'elle cessait d'accepter les titres grecs comme collatéraux, privant ainsi les banques grecques d'une de leurs sources de financement.

La décision de l'institution européenne a accéléré les craintes d'une asphyxie financière de la Grèce. Mais les banques grecques pourront bénéficier d'un mécanisme d'urgence, appelé ELA, qui leur permet de recevoir des fonds de la Banque de Grèce en cas de crise de liquidité.

Un système bancaire grec "totalement protégé"

Grâce à ce mécanisme et "selon la BCE elle-même, le système bancaire grec reste suffisamment capitalisé et totalement protégé", a précisé le ministère grec des Finances. Et d'ajouter que cela n'aura "pas de répercussions négatives" sur le secteur financier du pays.

Selon le ministère grec, cette décision de la Banque centrale européenne (BCE) "met la pression sur l'Eurogroupe (la réunion des ministres de Finances de la zone euro, ndlr) pour progresser rapidement vers la conclusion entre la Grèce et ses partenaires d'un accord qui bénéficie à chacun" sur l'avenir de la dette grecque et des réformes économiques du pays.

Plus tôt dans la journée de mercredi le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, en déplacement à Francfort, avait évoqué des "discussions fructueuses" avec le président de la BCE Mario Draghi.

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Commentaires
a écrit le 06/02/2015 à 18:05 :
@patrickb
pour que les amendes rapportent des milliards il faudrait d'abord que les Grecs aient de quoi les payer ! Si vous connaissez un peu la Grèce vous savez dans quel état sont les finances des familles grecques.
a écrit le 05/02/2015 à 15:43 :
Effacer la dette pour en recommencer une autre ? Il faut des réformes profondes en Grèce. Ceux qui connaissent le pays autremenbt qu'à la plage savent que c'est un pays bordélique où personne ne respecte rien, ni personne. Les amendes pour non-respect du code de la route par exemple pourraient rapporter des milliards. Je ne plaisante pas, car les gens font vraiment n'importe quoi !!! Si La Tribune veut, j'ai de nombreuses photos de ce que j'avance et je peux en prendre d'autres, car le problème est quotidien :-)
a écrit le 05/02/2015 à 14:30 :
Resultat du match Schäuble - .Varoufakis aujourd hui à Berlin = zéro à zero.
Schäuble a pas bougé d un millimetre et il fallait s y attendre.
C est au tour de Varoufakis de jouer ! attendons la suite !
a écrit le 05/02/2015 à 14:19 :
ce que, dans son exemplairtologie et sa remarquable honnêteté intellectuelle bien connue, LT "oublie" systématiquement de dire dans ses aculets, c'est que la troïka ne repose sur aucune base légale et est, de ce fait, totalement illégitime et illégale et que, en plus, la BCE engrange depuis des années un formidable trésor de guerre sur le dos de la Grèce et des Grecs. Ce que LT "oublie" aussi de dire, c'est qu'aucun pays européen n'a intérêt à voir la pseudo aide à la Grèce stoppée car cette fausse "aide" (mais véritable génocide) RAPPORTE chaque année des dizaines de millions d'euros à plusieurs pays européens qui vivent aux crochets des Grecs. Notamment la France. t LT "oublie" toujours de dire que la pseudo-"aide" à la Grèce est systématiquement détournée par les Européens : moins de 15 % de l'"aide" arrive dans le pays tandis que le reste tombe automatiquement dans les caisses de la CE, de certains états-voyous (france et allemagne en tête) et de quelques banques peu connues pour leur honnêteté (dont une certaine banque française qui se la joue agricole). Tsipras et Syriza sont non seulement le seul espoir de la Grèce, mais aussi de l'europe. Quoiqu'en disent les nervis, les profiteurs, les arnaqueurs et les pleutres.
Réponse de le 05/02/2015 à 16:14 :
Cherchez des sources à vos affirmations, vous verrez que vous vous trompez.
Réponse de le 06/02/2015 à 10:25 :
"aculets" acul limite des parcs à huitres vers la mer aculets limites de quoi?
"aculets" aiguillons de certains insectes, piqures de rappel?
en terme économique mot inconnu de la langue française.
Bien sur c'est toujours sympa et original d'inventer un nouveau mot, mais le lecteur se demande vraiement de quoi on parle.
a écrit le 05/02/2015 à 11:30 :
C’est probablement un bluff qui vise à éviter une accélération de la Fuite des capitaux et une accentuation de la crise financière en Grèce. Le gouvernement grec joue une partie de poker menteur avec les institutions européennes, mais n’a pas les cartes requises pour arriver à ses fins : rester dans l’euro tout en appliquant son programme. Il va falloir qu’il renonce à l’un ou à l’autre.
a écrit le 05/02/2015 à 11:16 :
Ah ce Zizou, quelle carrière: footeux génial, distributeur de coup d' boule,entraineur, et le voilà maintenant ministre grec.
Réponse de le 05/02/2015 à 11:29 :
Lol !!!
Excellent ça !!!!!
a écrit le 05/02/2015 à 11:08 :
Vive la démocratie. Les grecs ont voté pour une politique précise. Leur vote ne pèse rien. Le nouveau Premier Ministre arrive avec des paroles sages: il ne s'agit pas de ne pas payer, mais de revoir les conditions qui pressurent la Grèce. Une majorité d'observateurs estiment que on ne peut pas continuer à étouffer un pays. Que fait la BCE? Elle sert encore plus la corde qui étrangle le pays. On devrait écrire, qui étrangle ses habitants. Que veulent les autorités européennes? Réserver le même sort à la plupart des pays de l'UE.
Réalisent-on le danger politique? A moins que l'on ne cherche à faire monter les extrêmes droites pour faire peur au gens. On voit bien le danger de ce raisonnement.
Le Premier Ministre grec n'est pas venu avec un discours de gauchiste. Il n'a pas dit: je vais tout casser. C'est ce qui inquiète les technocrates de la Commission Européenne. C'est un discours modéré, qui commence à réorienter leur dogmatisme ultra libérale. Ils méprisent les peuples, le suffrage universel et toute forme de discussion. Ils ne connaissent que le diktat. Ils viennent, une fois de plus d'en administrer la preuve.
Réponse de le 05/02/2015 à 12:59 :
tout à fait d'accord avec vous.
a écrit le 05/02/2015 à 10:38 :
@Tony D'accord avec vous paradoxalement la Grèce est en position de force dans cette négociation. Ils peuvent dire (foutus pour foutus ou sauvés pour sauvés) et se concocter une sortie de l'euro, dans ce cas ce sont bien les pro-européens qui tremblent.
a écrit le 05/02/2015 à 10:32 :
La finance est prête à agir (ou réagir). Mais je ne peux pas croire Que le gouvernement Grec n'ait pas d'alternative.
a écrit le 05/02/2015 à 10:23 :
Les grecs devraient faire défaut sur sa dette, Après tout l'Allemagne a bien fait défaut 3 fois sur sa dette au 20ème siècle en 1914, 1953 et 1990. Ce serait le mieux pour le peuple grec. Mais il est à parier que cela cassera le début du frémissement de la reprise européenne.
a écrit le 05/02/2015 à 10:13 :
.. il suffit de voir le cours de toutes les banques grecques ce matin pour constater que seul le gouvernement grec est optimiste (bien obligé de tenir un discours positif): gageons que d'ici la fin de la semaine, un grand établissement bancaire grec sera en rupture de liquidités (pour dire les choses très gentillement).
Réponse de le 05/02/2015 à 11:17 :
Le cours des actions? Qui croit donc encore que celui-ci signifie quoi que ce soit?
a écrit le 05/02/2015 à 10:03 :
Pour ne pas perdre la face et si une nouvelle orientation est faite a la dette, l'Allemagne demandera que cette méthode soit étendue a toute la zone euro!
a écrit le 05/02/2015 à 9:38 :
La partie qui se joue actuellement nous montrera si les institutions européennes actuelles sont capables de mettre en balance orthodoxie économique, sens politique et compassion pour les peuples. L'échec d'une négociation provoquant une sortie de l'€ (donc un défaut) de la Grèce sera un clash politique et humain énorme.
a écrit le 05/02/2015 à 9:11 :
Cela va pousser a la création de monnaie locale pour les échanges en attendant le retour d'une monnaie nationale!
a écrit le 05/02/2015 à 9:09 :
on a l'impression d'assister à une partie de poker: assez effarant pour ne pas dire effrayant.
a écrit le 05/02/2015 à 9:08 :
La Grèce ne pèse pas lourd dans le PIB de l'Europe, flamber c'est bien mais cela ne dure pas longtemps!
Réponse de le 05/02/2015 à 9:44 :
Pensez vous que la France, l'Italie, L'Espagne, l'Irlande, la Belgique, le Portugal pèsent assez lourd ? Et que dire des pays baltes dont la dette progresse chaque année 30 fois au moins plus vite que leur PIB... 16 pays sur 28 ont déjà dépassé le point de non retour... Les autres nous rejoignent et vite...
On ne vas pas pouvoir se cacher trés longtemps derrière les grecs.... Quand le doigt montre la lune, l'idiot regarde le doigt....
Réponse de le 05/02/2015 à 10:49 :
vous allez pleurer des larmes de sang lorsque viendra le tour de l'espagne, puis... de la France.

Les grecs en riant vous diront" allez, bosse feignasse de français!"

Et ils auront raison.

Les frankaoui, peuple de révolutionnaires de salons qui rêvent d'une vie de grands bourgeois...
a écrit le 05/02/2015 à 9:02 :
Il faut que la Grèce ne cède pas, quitte à un crash financier planétaire...Le pays est en position de force !
Réponse de le 05/02/2015 à 15:59 :
@Tony: position de force ? sa défaillance la mettra dans une situation telle que son seul choix sera de rejoindre l'Empire ottoman qu'elle n'aurait d'ailleurs jamais dû quitter :-)

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