Se passer de la Troïka ? Schulz a une solution pour la Grèce

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Martin Schulz, le président du Palement européen
Martin Schulz, le président du Palement européen (Crédits : reuters.com)
Le président du Parlement européen estime que la Grèce pourrait rendre compte directement à l'Union européenne et au FMI plutôt qu'à la troïka (Commission, BCE, FMI).

Exit la "troïka" ? Le gouvernement grec d'Alexis Tsipras a prévenu qu'il comptait se défaire de la tutelle de cet organe composé de la Commission européenne, du FMI et de la Banque centrale européenne (BCE) représentant ses créanciers internationaux. Et le président du parlement europée, le social-démocrate Martin Schulz entrevoit une solution assez simple : que la Grèce traite directement avec la Commission et le Fonds monétaire international.

"Le contrôle de la mise en oeuvre effective des réformes promises pourrait aussi se faire sous une autre forme", a suggéré M. Schulz dans les colonnes de l'hebdomadaire allemand Tagesspiegel am Sonntag. "Le gouvernement du pays pourrait faire cela lui-même et rendre compte des résultats aux partenaires de l'UE et au Fonds monétaire international."

Martin Schulz a été le premier responsable européen à se rendre à Athènes après l'arrivée au pouvoir du Premier ministre Alexis Tsipras. Il a jugé que le gouvernement grec était "en quelque sorte pris au piège". Pourtant, la semaine dernière encore, il qualifiait lui-même d'"irresponsable" le refus catégorique du parti Syriza de traiter avec la troïka. Même Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, serait favorable désormais à la suppression de la "troïka" formée pour gérer l'aide financière accordée à la Grèce, selon le quotidien allemand Handelsblatt

"Ils ont promis des choses pendant la campagne électorale qu'ils veulent appliquer rapidement mais ils ne peuvent pas, parce qu'ils veulent mettre fin au programme" d'aide financière. "Il faut qu'ils sortent de ce piège", a fait valoir M. Schulz.

Alexis Tsipras doit s'adresser au Parlement grec dimanche soir, dans un discours de politique générale très attendu, et présenter les grandes lignes des propositions qu'il soumettra mercredi à Bruxelles à ses partenaires de l'Eurogroupe. La Grèce veut en finir avec l'austérité imposée depuis 2010 et souhaite alléger le poids de son écrasante dette.

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Commentaires
a écrit le 09/02/2015 à 15:07 :
La seule solution qu elle se barre au plus vite et on se debrouillera sans elle
Réponse de le 09/02/2015 à 15:24 :
Vous vous chargez de rembourser ce qu'on leur a prêté? Moi pas ou alors qu'on annule notre dette aussi et qu'on sorte de l’Europe et l'euro aussi si il le faut !
a écrit le 09/02/2015 à 12:31 :
C'est drôle de voir que les souverainistes dont tout le monde se moquait il y a 15 ans avec maastrich : les devilliers et autres avaient raison sur toute la ligne. La seule chose que l'europe a su mettre en commun : c'est le pognon , et c'est le pognon qui va la détruire.
Que disait bossuait déjà : à oui : «Dieu se rit de ceux qui déplorent des effets dont ils continuent de chérir les causes».
a écrit le 09/02/2015 à 12:24 :
les pauvres grecs pleurent sur leur malheur, eux qui pendant 15 ans n'ont pas payé de tva,d'impôts fonciers, d'impôts locaux, eux qui ont joué les cigales qui se moquaient des foumis. Aujourd'hui ils réclamment l'argent des épargnants europeens : les fourmis dont ils se sont moqués eperduement pendant des années. En plus ils accusent l'allemagne de tous les maux mais dans les années qui viennent de s'écouler : qui les a volé : leur diaspora politique corrompu qui a placé l'argent volé au peuple en les planquant des banques suisses comme papandréou & tous les autres. Au lieu d'accuser l'allemagne, ils feraient mieux de réquisitionner les patrimoines de leurs propres élus qui les ont mis là ils sont car l'allemagne n'a rien à voir avec leur malheur.
Réponse de le 09/02/2015 à 15:04 :
C est inexact.
L'Allemagne a grassement rémunéré les élites greques corrompues pour qu'elles acceptent les prêts des banques allemandes permettant d'acheter le matériel militaire allemand. L'industrie de l'armement et les banques allemandes et françaises sont responsables, à part égale avec les armateurs grecs et autres politiques corrompus, de la situation actuelle.
Au lieu de vous en prendre aux grecs pour les pertes subies par les pays preteurs, prenez vous en à votre banquier, qui a spéculé sur la dette grecque, qui a perdu, et qui a ensuite refourgué ses créances douteuses à la France. Car c'est pour le sauver lui, et VOTRE épargne prise en otage par les banquiers français, que de l'argent a été prêté à la Grèce!

Qaund on ne sait pas comment les choses fonctionnent, on ne dit rien.
Réponse de le 09/02/2015 à 15:15 :
Ils ne "réclament" en rien de l'argent "des épargnants" (sic).

Refuser de rembourser un prêt de votre part n'est pas vous demander de l'argent en plus.
a écrit le 09/02/2015 à 7:33 :
A SalLuste : On n' aide pas la GRÉCE . On aide les banques Grecques et les marchés financiers !(vous savez l'ennemi de Hollande)
Quand réalisera t-on que le système est entièrement au service de ceux qui l'on mis au point ?
Réponse de le 09/02/2015 à 8:41 :
+1
a écrit le 09/02/2015 à 1:44 :
Ce n'est pas ce qu'on pourrait appeler une "idée"... Non mais, ils n'ont pas fichu la troïka à la porte pour accepter ensuite une troïka light...
a écrit le 09/02/2015 à 1:44 :
Tout ce bourdel est dû à ce que le nord de l'Europe, avec l'Allemagne à la tête, a triché. Ils ont voulu faire un grand marché pour que l'Allemagne ait à qui vendre ses produits sans efforts: voisins, voir même frères européens, dans le même bateau, même monnaie sans avoir a payer trois francs par marc, promesse d'union sociale et politique (l'Europe des citoyens), une seule nation, un nouvel état: Les États Unis de l'Europe face aux États Unis d'Amérique du nord. Les états du sud, plus pauvres, ont rêvé avec la promesse de devenir riches comme l'Allemagne. Ils ont comencé à acheter BMW, Audi, Lidl, Bosch, Siemens, etc... et c'est là qu'ils se sont trompés. Ils sont tombés dans le grand piège de la vrai Europe: l'Europe des marchands.
Réponse de le 09/02/2015 à 12:00 :
Comme c'est pratique d'avoir des coupables n'est ce pas? Ca évite de devoir se remettre en question? Et puis les méchants du nord contre les pauvres gentils du sud qui se font avoir. Ca ne vous a pas encore effleuré l'esprit que si les grecs en sont la ou ils en sont aujourd'hui c'est en grande parti a cause d'eux. Quand on favorise l'evasion fiscale et que l'on vit a crédit il arrive forcement un jour ou on vous présente la facture. Malheureusement cela touche comme d'habitude les petits. Les armateurs eux sont bien tranquille et ne payent toujours pas d'impots. Avant de fustiger les autres et de vous vautrer dans le populisme de bas étage regardez d'ou vient le problème.
a écrit le 08/02/2015 à 22:58 :
162 milliards d'euros.

Dimanche 8 février 2015 :

Tsipras évoque l'obligation historique à réclamer le remboursement d'indemnités de guerre à Berlin.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a évoqué dimanche l'obligation historique et morale de son pays à réclamer le prêt forcé et des indemnités de guerre à l'Allemagne, un sujet sur lequel Berlin a déjà dit non.

« Il y a une obligation morale envers notre peuple, envers l'Histoire, envers tous les peuples européens qui se sont battus et ont donné leur sang contre le nazisme, une obligation historique à réclamer à l'Allemagne des indemnités de guerre et le remboursement du prêt forcé », a dit M. Tsipras en concluant son discours sur son programme de politique générale devant le Parlement.

Le parti de la gauche radicale Syriza d'Alexis Tsipras réclame une somme d'environ 162 milliards d'euros à l'Allemagne, soit l'équivalent de la moitié de sa dette publique de plus de 315 milliards d'euros.
Réponse de le 09/02/2015 à 3:50 :
70 ans apres la fin de la deuxieme guerre mondiale ce genre de demande parait un peu hors de propos. Mais nous francais, lorsque nous serons dans la meme situation que la Grece a force de ne rien faire en terme de reforme, nous pourrons toujours ressortir la question des reparations de 14-18..
Réponse de le 09/02/2015 à 8:17 :
Et je tiens juste à dire que Poutine a réglé des dettes de l'époque des Tsars, donc aussi stupide cela puisse paraître c'est toujours possible.
a écrit le 08/02/2015 à 20:01 :
Si on n' aide pas la Grèce, je me retire au doux pays de Russie, comme Depardieu et sans le moindre état d'âme.. Fuyons cette UE pourrave, cette démocrature..
Réponse de le 08/02/2015 à 21:13 :
Oui, retirez-vous! Des gens qui demandent aux autres de passer au crachoire, au nom d´une solidarite contraignante ne sont pas desirable en UE. Les trockystes DEHORS!
Réponse de le 08/02/2015 à 21:24 :
On fait que ça aider la Grèce
a écrit le 08/02/2015 à 18:15 :
Le président du parlement doit s'occuper du bon fonctionnement de ce dernier, la politique est réservée au pouvoir exécutif. De quoi se mêle donc M. Schulz?
Réponse de le 08/02/2015 à 20:06 :
Vous avez tout à fait raison et pour être honnête, je viens juste d'apprendre que M. Schultz est président de ce parlement qui ne sert, dans la majorité des cas, qu'à recaser ceux qui ne sont pas élus chez eux.
Cordialement
Réponse de le 08/02/2015 à 21:54 :
Comme tout bon socialiste, il ne s'occupe pas de ce qu'il devrait faire mais s'occupe de celles des autres en donnant bien évidemment des leçons!!!!!
a écrit le 08/02/2015 à 18:13 :
les grecs ne sont pas seuls et les mêmes règles s' appliquent à tous . La petite Grèce a triché depuis toujours ; c'est un sport national . Ce n'est pas un état mais une mafia organisée sans foi ni loi . Au trou !
Réponse de le 09/02/2015 à 1:50 :
Et c'est vrai que la troïka, imposant une politique sans le moindre mandat souverain et faisant avaler à la Grèce des prêts ineptes, et Goldman Sach maquillant des comptes afin de tromper tout le monde sont, eux, des gens au-dessus de tout soupçon.

Il n'y a guère que les personnes n'ayant pas pris la peine de se renseigner sur l'histoire récente de la Grèce pour nous sortir de telles inepties sans le moindre argument (parce que traiter les autres de "mafieux" en amalgamant les politiques et le reste de la population, c'est, comment dire...).
a écrit le 08/02/2015 à 17:56 :
Ce changement est de la sémantique. Je ne vois pas comment on peut exclure la BCE du processus puisque c'est elle et le FMI qui ouvrent le robinet.
C'est une histoire de gros sous. Les objectifs de la Grèce sont de recevoir encore de l'argent, de ne pas rembourser quoi que ce soit et de rester dans l'union (pour recevoir encore de l'argent). En bref le beurre, l'argent du beurre et la fermière.
Les politiques pensent que cela serait un désastre psychologique si la Grèce sortait de la zone mais ce n'est pas vrai. Demandez autour de vous qui est dans la zone et qui n'est pas dans la zone Euro.....
Cordialement
a écrit le 08/02/2015 à 17:46 :
Question pourquoi avoir construit une structure de type troika au sein de l’Eurozone,poser la question c'est déjà y répondre.Si le mode opératoire de la commission était fonctionnel politiquement et économiquement,il n'y aurait pas besoin du soutien ni du Fmi ni de la Bce.Nous voyons là encore les limites de la construction bancale des traités européens divers et avariés.Comme dit la pub cela ne marchera jamais,maintenant nous en sommes sur.
Réponse de le 08/02/2015 à 19:53 :
Mieux vaut que le sinistre financier grec soit porté par le monde entier (FMI) plutôt que par la seule Europe (BCE). C'est évident.
a écrit le 08/02/2015 à 16:47 :
si on n n'aide pas les Apollon helvetes je vais m'installer a Gstaad comme notre ami Jhonny

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