Le dialogue entre l'Eurogroupe et la Grèce est rompu

 |   |  1135  mots
Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe
Jeroen Dijsselbloem, président de l'Eurogroupe (Crédits : © Francois Lenoir / Reuters)
A Bruxelles, Grecs et Européens n'ont pu se mettre d'accord. L'Eurogroupe demande la poursuite de l'ancien programme, ne veut plus négocier et donne une semaine aux Grecs pour accepter. Athènes refuse de renouveler les conditions et les buts de ce programme.

Bloquées. Les « négociations » entre les ministres des finances européens, regroupés au sein de l'Eurogroupe, et la Grèce ont tourné court ce lundi 16 février. Un peu après 19 heures, la réunion s'est achevée sur un constat d'échec. Le ministre grec des Finances, Yanis Varoufakis, a refusé de signer la « déclaration commune » que lui avaient préparée ses homologues européens. Comme mercredi dernier, mais cette fois, il n'y aura pas eu besoin de coup de fil à Athènes. Le refus a été immédiat.

Ce que disait le texte rejeté

Pourquoi ? La déclaration proposait que la Grèce demande « une extension de six mois de l'actuel programme. » Autrement dit, il s'agissait de demeurer dans le même cadre que celui existant depuis 2012. Les Européens promettaient d'appliquer ce programme « avec la flexibilité prévue. » En retour, la Grèce devait s'engager à ne pas prendre de « décisions unilatérales » et à financer toutes les exceptions au programme qu'elle prévoyait d'engager. Enfin, Athènes devait dégager les « excédents primaires appropriés. » Yanis Varoufakis a d'emblée rejeté ce projet comme « absurde et inacceptable. » « Ceux qui formulent de telles propositions perdent leurs temps », a-t-il ajouté.

Pourquoi la proposition n'était pas acceptable pour Athènes

Pourquoi un tel rejet ? En réalité, l'Eurogroupe n'a pas bougé d'un pouce par rapport à mercredi. Pire, en entrant dans le détail, son discours s'est durci. En imposant une poursuite de l'actuel programme, les Européens ne cherchent en effet rien d'autres que le renouvellement des « engagements » pris en mars 2012 lors de la signature du mémorandum. En interdisant « tout mouvement unilatéral », ils obligeaient les Grecs à se déclarer vaincus, puisque toute décision, y compris celles issues du programme électoral de Syriza devait désormais faire l'objet d'un accord des « institutions », autrement dit de la « troïka. » Dès lors, signer une telle déclaration, c'était accepter inévitablement pour Alexis Tsipras de maintenir l'emprise de la troïka (ou de ce que son équivalent dans les faits) dans la définition de la politique économique grecque. C'était accepter « d'aménager » le régime d'austérité et c'était accepter implicitement les objectifs fixés en 2012.

Habituelle stratégie européenne

La proposition était donc, du point de vue grec, inacceptable. Elle était une manœuvre assez commune des institutions européennes consistant à promettre de la « flexibilité », donc une des aménagements à l'appréciation de la troïka, autrement dit du possible, contre du « dur », du « réel », des objectifs fixés et, surtout, une cage de fer institutionnelle : celui de refuser « toute acte unilatéral », donc de refuser la souveraineté économique de la Grèce. Ces manœuvres ont jadis assez bien fonctionné, notamment dans le cadre de l'application du pacte de stabilité ou, en 2012, lors du fameux « pacte de croissance » de François Hollande ou encore, lorsque l'on a promis une renégociation sur la dette à Antonis Samaras en 2012. Mais elles sont inacceptables pour un gouvernement fraîchement élu, voulant rompre avec la politique d'austérité et bénéficiant d'un fort soutien populaire.

Accepter pour gagner du temps ?

Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, tout comme Pierre Moscovici, commissaire européen à l'économie, ont expliqué que cette extension était la seule façon de pouvoir bénéficier de temps pour pouvoir « discuter d'un autre programme. » Mais là aussi, c'était un leurre, puisque l'acceptation de cette décision faisait perdre à Syriza une partie de sa crédibilité et que, ne pouvant plus bénéficier d'une indépendance dans sa politique économique, le gouvernement grec aurait négocié en position de faiblesse. Pourquoi refuserait-il en effet dans six mois ce qu'il a accepté aujourd'hui ? Alexis Tsipras ne peut se comporter comme Antonis Samaras qui a cru les promesses des Européens sur la restructuration de la dette en mars 2012 et qui en a été pour ses frais. En Grèce, on se souvient qu'on ne négocie pas avec la troïka en position de faiblesse. D'où cette fermeté du gouvernement grec.

Ce que veut Athènes

Que va-t-il se passer à présent ? Rappelons ce que veut Athènes : un « programme pont », basé sur des objectifs différents et laissant une marge de manœuvre importante au gouvernement grec permettant à Athènes de faire face à ses obligations pour 2015, notamment le remboursement des dettes détenues par la BCE (6,8 milliards d'euros à payer cet été), mais en permettant l'application de mesures promises dans le cadre d'un excédent budgétaire primaire raisonnable. On voit que le différend n'est pas qu'une question de vocabulaire.

L'Eurogroupe ne négocie plus

L'Eurogroupe ne veut pas en entendre parler. Jeroen Dijsselbloem a même de facto mis fin aux négociations officielles. La seule chose que peut faire Athènes désormais, c'est demander une extension du programme existant.  Donc accepter le texte qu'elle vient de refuser. C'est seulement à cette condition que l'Eurogroupe se réunira à nouveau vendredi. Le ministre néerlandais ferme donc le rideau : il faut accepter le programme ou assumer les conséquences d'un refus. Et sinon ? Evidemment, nul ne veut en parler.

Victoire de Wolfgang Schäuble

Cette attitude montre que le camp allemand l'a emporté. Et au sein du camp allemand, celui de Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances partisan de la méthode forte contre la Grèce. Encore une fois, ni la France, ni l'Italie qui, voici encore une semaine, appelait à la négociation, n'ont bronché. Mercredi, la BCE va décider de la prolongation ou non de l'aide à la liquidité pour le secteur financier grec. Toutes les conditions d'une sortie de la Grèce de la zone euro (« Grexit ») semblent se dessiner.

Options pour l'avenir

Si réellement le camp de Wolfgang Schäuble a pris le pouvoir au sein de l'Eurogroupe, autrement dit si Angela Merkel, convaincue qu'une « éjection » de la Grèce est surmontable pour la zone euro, a donné son feu vert à un « Grexit », alors ce scénario semble difficilement évitable. Car, de son côté, Alexis Tsipras ne peut céder. Il se condamnerait à endosser les habits de ses prédécesseurs. Ce serait un suicide politique et idéologique, car n'oublions pas que Syriza et son allié, l'Anel, ont promis de mettre fin au pouvoir de la troïka et à l'austérité. Mais si Angela Merkel n'a voulu qu'impressionner Athènes pour tenter de faire céder le nouveau gouvernement grec par une attitude de fermeté, alors, plus l'on s'approchera de l'inévitable issue du Grexit, plus les Européens tenteront de ramener la Grèce dans le jeu de la discussion en modérant leur approche. Reste que ce soir, les positions semblent de plus en plus irréconciliables.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 18/02/2015 à 6:59 :
La Grèce, une politique de gauche normale, emprunter un maximum, frauder par derrière, hurler contre les capitalistes, refuser de rembourser ces dettes et finir isolé et appauvri (voir la situation du Vénézuela).
USA et GB, une bonne politique de droite, rembourser ses dettes avec de nouveaux emprunts ( aux allemands, aux japonaux, aux émirs ) à 1% d'interêt, connaître la croissance et la prospérité sans trop se fatiguer.
Bien entendu la majorité des commentaires ici trouve la politique de la Grèce excellente ...
Réponse de le 19/02/2015 à 11:02 :
DS "rembourser ses dettes avec de nouveaux emprunts" ,j'en ai causé à mon banquier réponse de celui-ci " C'est cela oui, j'en causerais à mon cheval".
a écrit le 17/02/2015 à 19:09 :
si vous voulez faire plaisir a rb, elu ps, fred, et consors, titrez plutot ' l'allemagne intolerante et raciste envers les grecs refuse de faire un cheque ad vitam eternam pour payer les degats de ww2 - a ceux qui passent leur temps a les traiter de nazis- , et de toutes les guerres qu'on va lui trouver sur les 5000 dernieres annees'!!!!!
ca au moins, ca ferait recette !
a écrit le 17/02/2015 à 18:54 :
Lorsque la poussière sera retombée, disons dans 5 ans, on sera très surpris de comprendre à quel point les Eurocrates n'ont pas saisi qu'ils avaient perdu la main haute sur les évènements en février 2015.
Cela tient à leur arrogance doctrinale, à leur croyance futile qu'ils puissent continuer en permanence à agir sur le réel.
Il y a une règle ésotérique appelée loi d'airain qui veut que toute chose finisse par se retourner en son contraire.
Nous y arrivons (patience): faillite du néo-libéralisme, effondrement de l'empire anglo-américain, implosion de l'Union Européenne...
a écrit le 17/02/2015 à 16:18 :
Rappelons que les propositions du gouvernement grec sont des propositions sociale-démocrates modérées si on les place sur un éventail de propositions dse familles de gauche.
La dérive aveugle depuis 30 ans de cette famille politique dans l'acceptation des dogmes ultra-libéraux conduit aujourd'hui (au delà des turpitudes de l'instant dans l'hémicycle!) à de cruelles impasses pour cette famille politique. D'une manière quasi mécanique , un phénomène de relève se met à jour, la nature ayant horreur du vide.
Concernant la situation financière en Europe , en Grèce et en France, je partage cette idée que le "marché" aime les situations politiques claires et stables. La permanence du positionnement de Syriza dans cette période de tempête n'est pas forcément une mauvaise chose.
Les futurs investisseurs iront en Grèce en connaissance de cause , des rentabilités indexées sur une politique de croissance , fonds prédateurs...prière d'aller voir ailleurs!
a écrit le 17/02/2015 à 16:09 :
Le problème, c'était de faire l'union politique avant l'union économique
On a mis la charrue avant les bœufs, voici le résultat
a écrit le 17/02/2015 à 15:03 :
"Cette attitude montre que le camp allemand l'a emporté. (...) Encore une fois, ni la France, ni l'Italie qui, voici encore une semaine, appelait à la négociation, n'ont bronché."

Ce n'est pas le camp "allemand" mais le camp d'une majorité d'européens. Près de la moitié des états de l'UE font face à des défis énormes en termes de dépenses publiques et de réformes. La seule Grèce ne peut bénéficier de concessions lorsque tout le monde, y compris des états moins riches qu'elle (Lituanie) , se serrent la ceinture.

Alexis Tsipras a été élu sur un mensonge tout comme l'avait été François Hollande. La réalité nous rattrape toujours. Dommage que les électeurs tombent dans le piège des promesses électoralistes fumeuses.
Réponse de le 17/02/2015 à 18:42 :
ne confondez pas peupel et gouvernement. Nombres de personnes en Europe du Sud et en irelande n'ont pas oublié à quelque sauce ils ont été mangé.... et les couleuvres qu'ont leur a fait avaler pour "restaurer leur competivité". Bla bla bla
l'allemagne est hypocrite (et la france avec) en 2010 le premier ministre grec avait proposé de faire enterriner le programme d'ajustement par référendum. Ce à quoi MERKOZY ont crié gare .... bref ce programme n'est pas accepté par les grecs. Autre hypocrisie : pourquoi avoir refuser à la Grèce le choix qu'elle avait fait de déclarer une faillite et de ne pas rembourser les banques ? apres tout d'autres pays l'ont fait du nord au sud de notre beau monde : islance argentine, russie..... pourquoi ? car il fallait à tout prix sauver les banques allemandes de la faillite qui les guettaient dans un tel scénario, transférer le risque vers le contribuable européen et ensuite crier au vol du gentil contribuable européen qui avait permis de "sauver la grèce".

sauver la grece c'est : une dette passée de 120% à 175% du PIB (apres décotte), un chomage de 8% à 27% etc etc etc etc.... AUCUNE des reformes organisée par la troika n'a permis d'attaquer le vrai probleme : l'évasion fiscale des riches grecques ? car cette evasion fiscale béneficie a de nombreuses banques européennes qui l'a capte, et la stocke au luxembourg., et qui s'éleve à 2 fois la valeur du déficit public grec !!!!
qui controle la troika ? qui controle les plans d'austérité? quel organe democratique permet d'équilibrer les pouvoirs dans ce jeu ?
en grèce au portugal ou en irlande ?
a écrit le 17/02/2015 à 13:38 :
Je trouve étonnant que personne ne relève l'extrême duplicité de la position allemande. Ils ont accepté la Grèce alors même que leurs experts leur dressaient un tableau affreux de la réalité des chiffres. Ils ont voulu une zone à leur mesure, organisée et taillée de manière optimale pour faire main basse sur leur concurrence locale et prendre l'ascendant. De quoi se plaignent-ils maintenant? Bien entendu ils veulent forcer l'intégration. Ils ont signé des accords transatlantiques destinés à rendre à termes les deux zones uniques. Ils ne peuvent renoncer et doivent coûte que coûte continuer à imposer cette intégration, malgré les apparentes incartades mineures destinées à museler les critiques. Ils ne font pas d'enfants, mais veulent ceux des autres pour payer leurs retraites. Ils veulent sauver la Grèce, mais uniquement en sauvant leur propres banques et en évitant la contagion, dont tout le monde sait la situation mais dont personne ne parle. Ils veulent une Europe des régions, morcelée pour réduire l'influence politiques des autres états nations, mais ne reconnaissent pas de processus démocratique permettant aux peuples concernés de dire ce qu'ils en pensent. Et nos idiots utiles de soit-disant élites françaises leur emboitent le pas, ne voyant pas ou croyant pouvoir se moquer des conséquences de ces choix. En attendant, jour après jours et sous les prétextes les plus variés et fantoches, on nous impose règlement après règlement détruisant nos défenses, renforçant les privilèges des monopoles et des rentes, étouffant notre industrie, affaiblissant nos capacités capitalistiques. Tout cela finira mal.
Réponse de le 17/02/2015 à 23:08 :
Tres juste
a écrit le 17/02/2015 à 12:57 :
Il y a un certain panache dans l'attitude jusque boutiste (et un peu irresponsable ) de Tsirpas. En tout état cause si le divorce avec l'UE se confirme, cela va être intéressant de voir en grandeur reelle ce que donne une politique de type gauche radicale : ce ne sera plus du bla bla du style Melanchon et on pourra juger sur pièce!
a écrit le 17/02/2015 à 12:28 :
Beau système qui dit "impossible de sortir de l'Euro" quel qu'en soit le cas de figure un peu comme un pilote d'avion sans siège éjectable! et il faudrait faire confiance à ses constructeurs? Si la Grèce sort d'autres pourront suivre sous la pression des retraités par exemple en France avec la réduction des retraites qui semble se profiler.…etc L'Europe de la finance a bien vécu. Une nouvelle vie s'annonce.
a écrit le 17/02/2015 à 11:34 :
il parait que la Grèce nous tient par les .... cojones... cad que la cigale va gagner contre la fourmi..
moi , je crois qu'il faut passer à l'addition maintenant, ça coûtera ce que ça coûtera , mais il vaut mieux maintenant que plus tard....et surtout il parait que grâce au Père Noel la Grèce peut sortir de l'euro et retrouver le dynamisme économique et les grecs un excellent niveau de vie. C'est tout ce que je leur souhaite mais je suis prêt à payer pour voir.. A mon avis ça calmerait les illusionnistes en France qui rêvent de faire pareil , ça vaut pour tous les pays du club med européen
Réponse de le 17/02/2015 à 12:15 :
"Les données publiées en octobre 2014 par Eurostat font apparaitre deux phénomènes : la hausse quasi générale de l’endettement public et la baisse, quasi générale également, des déficits publics, au sein de l’Union européenne." Est-ce que ça éclaire quelque peu votre lanterne Mr Paldir ?
Réponse de le 17/02/2015 à 13:18 :
Pas en France... l'irréductible fonctionariat et les corporatismes en tout genre bloquent toute réforme même positive...
a écrit le 17/02/2015 à 10:58 :
J'espère que la Grèce va tenir et respecter les promesses électorales tout à fait sensées faites à son peuple et qui sont indispensables à la relance de base de l'économie.
Tous les économistes sérieux, le FMI en tête admettent que trop d'austérité nuit à une relance de l'Europe.
J'espère que les Grec vont leur mettre bien profond à tous ces Moscovici serviles larbins de l'Allemagne et des multinationales.
Réponse de le 17/02/2015 à 12:16 :
D'accord avec vous mr Canard
Réponse de le 17/02/2015 à 12:55 :
J'espère que vous avez envoyé votre chèque pour payer le programme communiste fait avec notre argent

Les demagos internationaux !!!
Réponse de le 17/02/2015 à 12:57 :
Je pense que c'est vous qui prendrez la carotte. A moins que comme Moscovici vous ne soyez pas imposable!!!!!!!! Votre commentaire est pathétique
Réponse de le 17/02/2015 à 15:09 :
"Promesses électorales tout à fait sensées" ??

Comme embaucher des fonctionnaires, relever le niveau des pensions, nationaliser des industries lorsque le taux d'endettement atteint 170% et que le pays est incapable de rembourser ses créanciers DEUX MOIS APRÈS LES ÉLECTIONS ?
a écrit le 17/02/2015 à 10:40 :
Et on fait quoi maintenant ? Après la politique du pire ? On jette les Grecs dans les bras des Russes qui n'attendent que ça, juste pour sauver l'ego d'un petit président hollandais de l'Eurogroupe alors que Varoufakis était tout à fait d'accord pour signer un texte moins dictatorial, présenté par Moscovici ??? Honteux, l'Europe s'en mordra les doigts !
Réponse de le 17/02/2015 à 12:21 :
Ce que va faire l'Europe est assez simple à deviner. Comme en Ukraine l'U.E. va s'employer à discréditer le pouvoir et à "instruire" les opposants. Il est probable que les Américains donnent un coup de pouce à cette stratégie car l'effondrement de l'Europe ne les arrangent pas (TTL Notamment). De plus, ils sont experts en la matière. Des jours sombres se préparent. Mais si Syriza est renversé, les jours ne seront certainement pas plus clairs...
a écrit le 17/02/2015 à 10:34 :
Ce journaliste (Romain Godin) ne fait pas son travail correctement. Il a un parti pris évident et ne retient que les informations qui servent son point de vue. C'est du militantisme, pas du journalisme.
Réponse de le 17/02/2015 à 11:24 :
il ne pense pas grand chose de ses lecteurs
Réponse de le 17/02/2015 à 12:01 :
Et n'imagine qu'à vos yeux, le seul militantisme qui vaille, est celui qui va dans votre sens.
Il a ses opinions, il les exprime. On a encore le droit ou il faut vous demander une autorisation ?
Réponse de le 17/02/2015 à 16:38 :
Non, j'attends qu'un journaliste parle de tous les points de vue et donne toutes les informations. Non pas qu'il donne son seul point de vue, ni le mien, mais qu'il nous aide à nous construire notre point de vue à chacun. C'est ce qui fait l'intérêt et le rôle de ce métier, et justifie qu'on le finance.
a écrit le 17/02/2015 à 10:27 :
Il devient urgent de virer ce Schauble, un incapable et intolérant de première et qui bloque tout processus de négociations. En plus, il s'en fout de la démocratie. Cela prouve qu'il faut recréer une autre UE débarrassée de ces financiers qui ne sont pas au service des populations, bien au contraire. Ils en font la preuve tous les jours !
Réponse de le 18/02/2015 à 13:56 :
il ne s'en fout pas de la democratie mais ne veux pas payer pour les voeux des autres !
Soit on est dans un groupe et on suit les regles du groupe
Sinon on sort du groupe

Il faut juste assumer ces choix avec ces consequences !
a écrit le 17/02/2015 à 10:26 :
ce programme o combien ambitieux de la nouvelle élite grecque n´est malheureusement réalisable qu´en dehors de la zone euro...!
a écrit le 17/02/2015 à 9:58 :
Les grecs ont bien raison; le rapport de force est de leur côté, ils n'ont rien à perdre, le "grand capital" et l' Europe beaucoup !
Réponse de le 17/02/2015 à 10:26 :
"les grecques n'ont rien a predre";non mais je reve! en cas de GREXIT faire le plein d'essence leur coutera 1 Million de drachmes, a part ca!
Réponse de le 17/02/2015 à 11:52 :
@Tony: on est 3 et ils sont 100 000, on fait quoi, on les encercle ? Le chantage de la Grèce peut fonctionner si les acteurs ont peur de perdre leur mise. Je coris toutefois que des pays comme l'Allemagne en ont marre de donner sans voir le bout du tunnel. Il faut à un moment donné accepter ses pertes et passer à autre chose :-)
Réponse de le 17/02/2015 à 12:09 :
@je me marre : Ce qui arrive au Grecques sera administré à tout les pays Européens (y compris l'Allemagne) c'est mettre en esclavage tous les peuples européens par une caste de mafieux. Toutes les dettes sont illégitimes, elles servent justement pour asservir ces peuples. Le combat Grecque est gagné d'avance, car les politiques européens, caniches des USA ne peuvent pas se permettre de perdre la Grèce qui a une solution de sortie : la Russie et la Chine. Surtout en se moment où les USA sont à la manœuvre de partout : Ukraine, Syrie .... Comme l'empire Romain leur empire est en train de s'écrouler et ils savent que bientôt les Russes et les Chinois vont leur donner le coup final.
Je paris donc sur un renversement du gouvernement Grecque comme en Ukraine (coup d'état fomenté par les USA). Seule solution pour cette caste de mafieux
a écrit le 17/02/2015 à 9:45 :
Depuis le début, c'est la Grèce qui nous tient et les gesticulations allemandes n'y feront rien. Une grande partie de l'aide que nous fournissons à la Grèce ne va en réalité qu'aux entreprises franco allemandes qui ont beaucoup vendus sans état d'âmes aux grecs. Les perdants sont ceux de l'UE qui aident au financement et qui n'ont rien vendu aux grecs.
a écrit le 17/02/2015 à 9:19 :
Tout le monde sait qu'il y aura un accord, le jeu diplomatique veut simplement que cela prenne du temps.
a écrit le 17/02/2015 à 8:51 :
ah, ces allemands intolerants qui refusent de sponsoriser a hauteur de 60 milliards tous les 3 ans des gens qui ne payent pas leurs impots, n'ont meme pas de cadastre, ont des chauffeurs de taxi aveugles ( enfin ' qui touchent les allocations aveugle') et font tout au noir!
quel egoisme, pas vrai?
Réponse de le 17/02/2015 à 12:41 :
"Ne payent pas leur impôts.." une généralisation pour caractériser une minorité.. car en effet la majorité qui payent rapporte peu à l'Etat, et la minorité qui fuit (les riches quis e planque en Suisse, etc..) fait perdre beaucoup. Il est temps d'oublier vos préjugés!

ps: une remarque sur la TVA (non payée) aurait été beaucoup plus intelligente.
Réponse de le 17/02/2015 à 17:35 :
La TVA est un impôt.
a écrit le 17/02/2015 à 8:48 :
Quelle est la crédibilité d'un pays qui n'aurait pas de cadastre et qui aurait falsifié ses comptes pour entrer dans l'Union Européenne...
Je regardais un reportage sur Envoyé Spécial où les journalistes se lamentaient sur ce pauvre pays victimes bien sûr des vilaines et méchantes multinationales...
Il aurait fallu les virer de l'UE dés le début point barre, la position allemande est la plus crédible. En France, on a une dette certes, mais l'état a un patrimoine et reste solvable aux yeux des créanciers
Réponse de le 17/02/2015 à 9:08 :
Quand on sait que Goldman Sachs a aidé la Grèce à falsifier ses comptes pour répondre aux conditions de son entrée dans l'Euro.

Par ailleurs, les banquiers se sortent de toutes leurs magouilles, malversations et arnaques en tout genre (LIBOR, EURIBOR, ...) sans jamais être inquiétés par la justice.

On peut en effet se poser la question de la crédibilité de TOUS les gouvernements occidentaux.
Réponse de le 17/02/2015 à 10:06 :
"Quelle est la crédibilité d'un pays... qui aurait falsifié ses comptes pour entrer dans l'Union Européenne..." N'oubliez pas de rajouter : "avec l'aide de Goldman sacks", sans quoi l'histoire ne serait pas tout à fait exacte.
Réponse de le 17/02/2015 à 16:08 :
ça n'explique pas l'absence de cadastre...
Réponse de le 17/02/2015 à 17:39 :
en quoi l'aide de Goldman Sachs résuit la responsabilité des grecs? C'est quand même un comble, bientôt on nous dira que ça été fait malgré eux et que les européens leur doivent des dommage. Quelle fumisterie. Ou serait la grêce sans l'euro et l'europe??? Même pas au niveau de la Roumanie, mais voilà ils ont pris la grosse tête.
Réponse de le 17/02/2015 à 18:44 :
"Greek cadastre" -> premier resultat sur Google !
D'autant plus decevant que vous ne le sachiez pas, d'autant que c'est Napoleon qui l'a mis en place !
Vous pensiez peut être qu'en Grece on réglait les conflits de voisinage a coup de fusil ?
Réponse de le 18/02/2015 à 9:34 :
faux, la Grece a mis en place un système de cadastre efficace que sous la pression de L'Union Européenne
Je vous invite a vous rendre sur le Theparthenonpost pour plus de détail
En 2011, le gouvernement grec en était rendu a indexé une taxe sur la consommation d’électricité faute de données fiables permettant de prélever une taxe foncière...
Réponse de le 18/02/2015 à 11:50 :
détails avec un s et indexer desolé
a écrit le 17/02/2015 à 8:45 :
Bon je résume: la Grèce est dans la position d'une mule sur un chemin de montagne et qui ne veut plus avancer par peur du vide.. Et pourtant, il faut bien se sortir de là.
a écrit le 17/02/2015 à 8:40 :
Osons un referendum en France pour savoir si les contribuables français sont d'accord pour régler la dette grecque que nos elites ont diminué de 20 milliards, "généreusement" et sans notre avis
Toujours généreux avec l'argent public. La Grèce doit sortir de l'euro dans l'intérêt général
Réponse de le 17/02/2015 à 18:46 :
Le meme referendum a eu lieu en Grece il y a peu : voulez vous continuer a payer pour rembourser les banques allemandes qui ont speculé sur la dette grecque ? (sachant que 90% des fonds alloués a la Grece servent a rembourser ses créditeurs).
On appelle ca une élection, et les grecs ont dit non. Que dirons les Francais ?
a écrit le 17/02/2015 à 8:36 :
L'erreur de base de M.Tsipras est de croire qu'un surendetté peut "négocier" avec son banquier. On sent bien que l'un est coincé, et que l'autre ne peut qu' examiner des solutions pour éviter la faillite de son débiteur. Et la situation de .a Grèce est tendue, ayant, c'est déjà pas si mal puisque la France n'y arrive pas, réussi à stabiliser sa dette, maintenant, compte tenu de l'inflation, en diminution de 2 pour cent pas an. Courage M.Tsipras, il faut faire un aveu de mensonge envers vos concitoyens, ou d'erreur, et poursuivre vos efforts..
Réponse de le 17/02/2015 à 12:28 :
faillite. Juste défaut sur sa dette. Si la Grèce décide de reprendre le drachme, tous les bons du trésor grecs sont automatiquement libellé en drachme. La monnaie perd 30%, les créanciers pareil !! La Grèce ne peut déjà plus se financer sur les marchés. Maintenant, vous voulez parler des fraudeurs grecs, c'est bien. Aller voir comment a évolué la dette grecque entre le début du plan "d'aide" de la troïka et maintenant. Ensuite demandez vous pourquoi nos dirigeants ont accepté de se substituer aux créanciers privés (essentiellement des banques) sur la dette grecque ?
Réponse de le 17/02/2015 à 12:36 :
quand une dette est faible le créancier a toutes les cartes en main pour faire plier le débiteur, mais quand une dette devient énorme, c'est le débiteur qui reprend le dessus. Et la, le créancier n'a plus qu'une alternative négocier ou bien tout perdre.
C'est ce qui est en train de se passer en ce moment et comme le nouveau gouvernement a un mandat du peuple grecque pour mettre en œuvre cette nouvelle politique, l'Europe va devoir plier ou alors à quoi sert la démocratie. Autant nommer des technocrates pourquoi pas à vie pour gérer l'Europe: On appellerai ça une dictature.
a écrit le 17/02/2015 à 8:28 :
Comment un gouvernement grec, français, allemand ou autre pourrait-il signer un document qui en substance porte la suspicion sur son propre peuple ?

Les élections générales viennent de se tenir en Grèce. L'Ex coalition au pouvoir (UMp/PS/FN) vient d'y être battue par une autre qui a dans son programme les fameuses réformes que chacun appelle de ses vœux (réforme de l'administration, réforme de l'impôt, chasse aux privilèges...). Par rapport à l'Europe cette nouvelle coalition indique vouloir honorer ses dettes dans la limite du supportable en l'indexant sur la croissance par l'émission d'outils de type keynesiens.
Accepter de signer le texte "Merkel" serait reconnaitre "de facto" le caractère forcément truqueur du peuple grec.Dire en substance "Vous avez raison , nous les Grecs sommes tout de même à surveiller de près, on continue à rester sous contrôle de vous, les gens d'Europe du Nord qui êtes tellement mieux organisés, voire civilisés!"
Un gouvernement ne peut accepter un tel outrage.
a écrit le 17/02/2015 à 8:16 :
Merci aux socialistes grecs qui ont spoliés les Grecs, se sont enrichis grace à la corruption et ont mentis aux Grecs et aux institutions internalionales (dont l' Union Européenne) pendant plus de 30 ans. Maintenant, grace aux socialistes, c'est la banqueroute de la Grece et "Grexit" ! Et dire qu'on a les mêmes (Hollande, Valls, Sapin, Fabius) au gouvernement en France. Sniff , sniff, sniff ! ! ! !
Réponse de le 17/02/2015 à 8:40 :
Les spoliateurs étaient tout aussi bien socialistes (clan Papaandreou) que conservateurs (clan Karamanlis) .C’est pourquoi la victoire de Syriza est une vraie opportunité politique mais aussi sociale, sociétale et sociologique de faire les réformes attendues en Grèce.
Réponse de le 17/02/2015 à 9:40 :
Regardez vos amis de l'UMP dans l'état ou ils ont laissé le pays en 2012, regardez le PIB en 2002 et en 2012, regardez le commerce extérieur en 2002 et en 2012, regardez les comptes sociaux en 2002 et en 2012, vous êtes tellement aveuglé par votre haine d’avoir perdu le pouvoir en 2012 que vous en êtes à raconter n'importe quoi, quand à la droite Grecque elle n'a visiblement pas fait mieux que le Pasok, elle était aussi nulle
a écrit le 17/02/2015 à 8:09 :
La Grèce doit sortir de la zone Euro, et on verra ce que vallent tous ces vendeurs de reves!
a écrit le 17/02/2015 à 7:58 :
La situation de la grecque merite sans doute d'etre rexaminee/revisitee : mais qui peut croire serieusement qu'une approche "a la Melenchon" puisse mener autre part que dans le mur.
a écrit le 17/02/2015 à 7:34 :
C'est une évidence. C'est un petit pays, sans industrie. Les grecs vont sortir de la zone euro et pouvoir annuler leur dette. Les créanciers, notamment le FMI et les européens peuvent faire une croix sur l'argent qu'ils ont prêté aux Grecs.
Réponse de le 17/02/2015 à 7:53 :
De toute façon ils ne paieront pas. Alors autant arrêter de de leur " prêter" des milliards.
a écrit le 17/02/2015 à 5:07 :
on ne peut qu'approuver la position de l'eurogroupe qui refuse de céder au chantage grec.
ceci dit si les grecs présentaient un plan crédible d'une fiscalité sérieuse qui soit appliquée et qui implique l'église et les fameux armateurs , un budget qui prévoit une sensible réduction de leurs plans militaires peut être y aurait il à discuter ?
Sinon je en vois pas comment garder ce pays dans la zone euro ou ils n'auraient malais du rentrer
a écrit le 17/02/2015 à 1:11 :
Vous avez "oublié" de signaler que Monsieur Varoufakis s'est vu présenter deux documents, l'un par monsieur Moscovici, qu'il était tout à fait d'accord de signer, et ensuite, un deuxième document provenant de monsieur Dijsselbloem qui était "très" différent et qu'il a refusé de signer.
Réponse de le 17/02/2015 à 17:41 :
ragots grecs, que Moscovici a démentis.
a écrit le 17/02/2015 à 1:01 :
M. Godin fait croire que M. Moscovici défendait la même position que M. Dijsselbloem. Par contre, M. Varoufakis a prétendu d'avoir négocié au préalable avec M. Moscovici une déclaration qu'il était toujours prêt à signer tout de suite. De quoi se mêle ce membre de la Commission lors d'une décision à être prise par le Conseil des Ministres? Il doit être complètement aveugle à méconnaître les tendances à l'intérieur du Conseil, car l'opposition aux propositions grecques est bien large et non pas limitée aux seuls Allemands.
Réponse de le 17/02/2015 à 1:14 :
Vous doutez de la bonne foi de Mr moscovici ???
Sa veste ........
a écrit le 17/02/2015 à 0:28 :
Article naturellement biaisé comme les Citoyens en ont l'habitude. Mais qu'á cela ne tienne, le nouveau gouvernement á Athen réagit très bien. Cette attitude est á encourager. Même si les Grecs revenaient á leur Drachme, ce ne serait pas la fin du monde, le nouveau gouvernement aura tout de même pensé d'abord á sa population et non aux banques. Les conséquences (inhumaines) des mesures anti-sociales de la Troika en Gréce sont de plus en plus visible. De toutes les façons, c'était prévisible, IL N'EXISTE AUCUN PAYS DANS LE MONDE QUI S'EST BIEN SENTI APRÉS L'ARRIVÉ DU FMI. Si l'Europe pouvait ne se reste que avoir 2 TSIPRAS, toutes ces agitations (vent avant la tempête) qui la secouent depuis un bon bout de temps et qui ont abouti aux attentats de Paris/Danmark seront sûrement évitées á l'avenir. Dans les anciennes négociations de la Troika, il n'a jamais été question de sauver la population grecque, mais plutôt au contraire question du sauvetage des banques européennes au détriment des populations. Un exemple très pathétique: la privatisation des Aréoports grecs estimée au départ á 50 milliards d'Euro a été réduit au final á 10 milliards d'Euro. Ca c'est du COLONIALISME pur et simple.
Réponse de le 17/02/2015 à 3:52 :
sauf que ..... vous oubliez de dire, très volontairement, que l'aide apportée à la Grèce a été une aide pour payer ses fonctionnaires et uniquement les avantages sociaux : mais comme la France et d'autres pays d'Europe, quand on emprunte pour engraisser ses fonctionnaires et que l'on maintien une population sous le seuil de pauvreté comme savent si bien le faire les communistes et la gauche de façon générale (bon moyen d'être réélu), on prends le risque gigantesque d'un effondrement financier : le retour à la Drachme n'est pas grave en soi-même, mais alors qui paie les fonctionnaires inutiles et rentiers : personne sinon une dévaluation qui ruine tout le monde !!!!!!!!!!!!!!!!!!! mais l'effondrement de votre pays, vous n'en avez cure, et c'est votre droit : vous allez payer faire payer très cher le peuple grec pour vos conneries !!!!
Réponse de le 17/02/2015 à 9:25 :
Vous oubliez de dire qu' engraissé les fonctionnaires d'un pays en fond des "collaborateurs" zélé, même si la population n'est pas d'accord!
Réponse de le 17/02/2015 à 10:04 :
@ Bertrand sur les 200 M€ prêtés à la Grèce 70% sont allés dans la poche des banques. Alors dire que cet argent a servi à payer les avantages sociaux des grecs est exagéré.
Les prêts européens avaient pour but avant tout de sauver les banques grecques mais au delà les banques allemandes, françaises etc qui étaient engagées en Grèce.
Quand à votre analyse sur le fait que les pays empruntent pour engraisser leurs fonctionnaires, c'est méconnaître une des causes de l'endettement de nos pays: La baisse généralisée des impôts dans un premier temps et depuis les années 80 et plus recemment la crise qui a transformé les dettes privées en dettes publiques (voir l(Irlande et l’Espagne) . Pour maintenir le niveau de vie des citoyens et également la croissance les dirigeants des pays européens ont fait le choix de l'endettement. Et ça risque de durer encore très longtemps quand on voit les dégâts des politiques d'austérité. Pour finir, la baisse mondiales des impôts des plus riches a dégagé des monceaux de liquidités qui doivent se placer quelque part. La dette des pays est de ce fait un des meilleurs placement qui existe.
Réponse de le 17/02/2015 à 16:34 :
Les banques ont déjà renoncé à une partie de leur prêt il y a 2 ans. Là il ne s'agit plus des banques, mais des organismes d'Etat financés et garantis par l'impôt. Ce que les grecs ne paieront pas sera payé par les autres peuples d'Europe, français compris. Des milliards remis aux grecs, ce sera des milliards qui vont alourdir la dette des autres pays, France comprise.
a écrit le 17/02/2015 à 0:24 :
MM. Varoufakis, Tsipras et le peuple grec sont des héros.
Réponse de le 17/02/2015 à 3:55 :
absolument, ce sont des héros : quand la Grèce reviendra à la drachme, et que vous ne pourrez plus payer vos chers fonctionnaires que vous engraissez pour rien, le peuple grec paiera l'addition !!!!!
a écrit le 16/02/2015 à 23:59 :
Je trouve étonnant que personne ne relève l'extrême duplicité de la position allemande. Ils ont accepté la Grèce alors même que leurs experts leur dressaient un tableau affreux de la réalité des chiffres. Ils ont voulu une zone à leur mesure, organisée et taillée de manière optimale pour faire main basse sur leur concurrence locale et prendre l'ascendant. De quoi se plaignent-ils maintenant? Bien entendu ils veulent forcer l'intégration. Ils ont signé des accords transatlantiques destinés à rendre à termes les deux zones uniques. Ils ne peuvent renoncer et doivent coûte que coûte continuer à imposer cette intégration, malgré les apparentes incartades mineures destinées à museler les critiques. Ils ne font pas d'enfants, mais veulent ceux des autres pour payer leurs retraites. Ils veulent sauver la Grèce, mais uniquement en sauvant leur propres banques et en évitant la contagion, dont tout le monde sait la situation mais dont personne ne parle. Ils veulent une Europe des régions, morcelée pour réduire l'influence politiques des autres états nations, mais ne reconnaissent pas de processus démocratique permettant aux peuples concernés de dire ce qu'ils en pensent. Et nos idiots utiles de soit-disant élites françaises leur emboitent le pas, ne voyant pas ou croyant pouvoir se moquer des conséquences de ces choix. En attendant, jour après jours et sous les prétextes les plus variés et fantoches, on nous impose règlement après règlement détruisant nos défenses, renforçant les privilèges des monopoles et des rentes, étouffant notre industrie, affaiblissant nos capacités capitalistiques. Tout cela finira mal.
Réponse de le 17/02/2015 à 3:57 :
il est très évident que les grecs paient les retraites allemandes !!!!!!! on y croit !!!!!!!!
Réponse de le 17/02/2015 à 17:44 :
regsrdez un peu combien d'enfants font les grecs, vous serez surpris. En tous cas ils ne vont pas payer votre retraite c'est sûr, déjà qu'il se font payer les leurs.
a écrit le 16/02/2015 à 23:47 :
Et pendant ce temps la nius on continue de creuser le notre de déficit...les politiques ne seront plus, que le peuple devra payer (soit directement par l impôt, soit par l inflation qui va ronger notrre épargne)
a écrit le 16/02/2015 à 23:28 :
Il y a plus de 2000 ans ils inventaient la démocratie , et ils y retournent . Souhaitons leur la réussite . Et peut être les rejoindrons nous un jour .
Réponse de le 17/02/2015 à 3:59 :
la démocratie c'et bien quand on a de l'argent, si on en a pas, on bosse et c'est ce que devrait faire le peuple grec : la gauche a toujours nié le travail et est très heureuse de vivre au crochet des autres : ce crochet va bientôt casser et là.......
Réponse de le 17/02/2015 à 8:34 :
La gauche ; depuis 2012 on la cherche , si pour vous Hollande est de gauche c est que vous êtes plus à droite que la soi-disant extrême. Il n y a que les nantis pour jouer au jeu de dupes de droite et gauche . Pile tu perd , face je gagne ,
Réponse de le 17/02/2015 à 12:31 :
@ Bertrand. mais les grecs "bossent" plus de 2000 heures par an, quand un allemand travaille moins de 1400 heures par an.
On peut facilement analyser les dégâts de la politique menée depuis 2008:
Dette: 113% du PIB en 2008 - 177% en 2013
Chômage: 7,7% en 2008 - 27% en 2013
PIB: 233 M€ en 2008 - 182M€ en 2013
revenu médian en 2008: 10800€ - 8640€ en 2013
Cela donne l'ampleur de ce que les grecs ont du subir .
Quand à cette gauche qui nierait le travail, arrêtez avec cette image d’Epinal. C'est bien actuellement les politiques austéritaires de droites mis en œuvre dans une grande partie de l'Europe qui sont en train de tuer l'emploi, et donc les revenus des salariés.
Il faut laisser la possibilité au gouvernement grecque après un vote démocratique de mettre en œuvre la politique pour laquelle il a été élu. Aujourd'hui selon les derniers sondages, 70% des grecs soutiennent le nouveau gouvernement.
L'Europe, et surtout l’Allemagne auraient-ils peur que la politique qui serait mise en œuvre en Grèce démontre son efficacité et décrédibilise la politique d'austérité prônée encore aujourd'hui et que cela fasse tache d'huile en Europe? On peut se poser la question au vu des réactions instance européenne. Leur dogmatisme va finir par tuer l'Europe.
a écrit le 16/02/2015 à 23:22 :
Monsier Godin. Votre article est fortement biaisé - cf en particulier le choix de vos mots. Les faits, rien que les faits svp, et ceci de part et d'autre. Sans parti pris svp. Ensuite, à nous lecteurs de nous forger notre opinion!
Réponse de le 17/02/2015 à 0:46 :
Je vous dirais bien de lire les dépêches AFP et reuters pour avoir des faits, mais les articles de Godin sont plus factuels que la propagande des agences de presse!

Les journalistes n'ont pas pour métier d'exposer des faits sans aucune explication!
a écrit le 16/02/2015 à 23:05 :
Ca va être délicat, comme "négociation" style syndicat. Celui des pauvres contre celui des riches. Mais ... tu vas voir qu'ils vont faire rouler la dette en la recouvrant par d'autres en chantant victoire des deux cotés.
a écrit le 16/02/2015 à 23:03 :
Visiblement, on est bien parti pour que la Grèce quitte l'Euro. Alors la Grèce va devenir pas plus chère que la Turquie et attirer les touristes en grand nombre. En plus, la Grèce va redevenir libre des contraintes imposées par l'Eurogroup, elle pourra faire tourner sa planche à billet, embaucher les fonctionnaires licenciés... On se demande même pourquoi le gouvernement grec cherche à discuter.
Réponse de le 17/02/2015 à 10:16 :
Je vois pas aucun problème pour eux si ils quittent l’Eurozone parce que ils gagneront le montant non négligeable des devises grâce au tourisme.
Réponse de le 17/02/2015 à 12:01 :
Ils feront comment pour payer leurs fonctionnaires puisque les rentrées d impôts sont mini mini pour cause de fraude généralisée ?
a écrit le 16/02/2015 à 23:02 :
Les politiques "européens" ce sont ceux qui semblent étonnés que les promesses faites aux électeurs grecs soient tenues ?... Ils demandent (et menacent) qu'elles ne le soient pas ! Parce que d'habitude en Europe, quand un peuple vote "mal"... on recommence jusqu'à ce qu'ils votent bien. Ou alors on se passe de son vote.
C'est un nouveau concept de pouvoir qui vaut son pesant de cacahuètes !...
Réponse de le 16/02/2015 à 23:26 :
Je réponds mais mon commentaire ne passera pas, comme d'habitude.
Cher Nesposle.
Je crois que les politiques européens respectent, comme vous et moi, le vote des citoyens grecs mais, à mon humble avis, le problème se pose d'une façon différente: c'est une histoire de gros sous. ? Nous en sommes au 2ème ou 3ème plan (peut-être plus) de sauvetage de la Grèce et la question est simple: devons nous continuer à alimenter le tonneau des danaïdes ? Monsieur Romaric Godin emploie des termes "romantiques" pour expliquer la situation mais nous n'en sommes pas là. Je répète: on parle de gros sous et qu'on ne vienne pas me rétorquer que le Grexit serait une calamité psychologique pour l'Europe.
Posez les questions suivantes autour de vous:
- Nombre de pays dans la Communauté Européenne ?
- Combien de pays font partie de la zone Euro ?
- Citez moi trois pays qui ne font pas partie de la zone euro ?
Je suis persuadé, qu'avant les élections en Grèce et le remue ménage qui a suivi, les gens, dans leur très grande majorité, ne savaient pas que la Grèce était dans la zone euro.
De toute façon, Gexit ou pas, la Grèce ne remboursera jamais.
Cordialement.
a écrit le 16/02/2015 à 22:49 :
L'Italie a peut-être eu tort de maintenir sa décision d'achat de 90 F35 : ce sera plus dur de les payer en lires... Remarquez, nous on risque de sortir trop tard, alors on n'a pas vraiment de leçons à donner...
Réponse de le 17/02/2015 à 4:04 :
si nous sortons de la zone €, alors vous pouvez faire adieu à vos économies !!!!
a écrit le 16/02/2015 à 22:37 :
Je croix que l'eurogroupe groupe des milliardaires et des capitalistes en veut vraiment à la Grèce. La Grèce un pays que tout le monde lui doit beaucoup, ne doit rien à personnes
Si le précedent gouvernement grec a signé des accords avec cet eurogroupe qu'il s adresse aux signataires de 2012 et non au nouveau gouvernement grec de SYRIZA de Mr. Tsipras ?
Réponse de le 16/02/2015 à 22:54 :
La signature de 2012 a etai faite entre la GRECE et l Europe et non entre SAMARAS et L Eurogroupe!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 16/02/2015 à 23:03 :
Ah ben c'est pratique comme raisonnement. Donc on peut effacer toutes les dettes de la France souscrites par les précédents gouvernements?
Comment on peut dire que la Grèce ne doit rien à personne? Les dettes elles existent quand même? Je suis favorable à une solidarité europénne, évidemment. Mais la politique de la table rase serait trop facile. Car à la fin, il en faut bien un qui paie les pots cassés. Et il faut que les efforts soient équitablement répartis. On va effacer l'ardoise de la Grèce parce que c'est un petit pays (donc financièrement l'Europe le supporterait) et qu'elle a inventé la démocratie il y a 2500 ans? et pendant ce temps on va continuer les cures d'austérité en Espagne, au Portugal ou en France ?
Réponse de le 16/02/2015 à 23:52 :
Je suis d accord, ce sont les mêmes grecs qui ont votés pour xsipras hier que ce qui ont reconduits les différents gouvernement jusqu a faire faillite. La ficelle est grosse. ON devrait faire pareil en France, on laisse courrir les déficit et après on FN en disant "c est pas bien les autres, fallait faire comme si ou comme ça". C est lâche
a écrit le 16/02/2015 à 22:25 :
Les chances sont bonnes; il était temps.
Réponse de le 16/02/2015 à 23:20 :
Si le grexit est perçu comme une punition, il ne faudrait pas que la Grèce s'en sorte miraculeusement bien, sinon l'euro va voler en pièce et ca ne nous arrangera pas. N'oublions pas que les grecs gardent en main l'atout du prêt forcé allemand, quoi qu'en disent ces derniers, car il n'a jamais fait l'objet d'un accord explicite. Certes c'est une goutte d'eau par rapport à la dette grecque, mais politiquement c'est un sacré piège pour merkel. Les dés ne sont pas encore jetés...
a écrit le 16/02/2015 à 22:19 :
Vous oubliez de dire que c'est le Portugal, l'Irlande, l'Espagne et l'Italie qui ne veulent pas entendre parler de la victimisation de la Grèce!
Vous faites la le jeu du communisme primaire qui est de taper sur l'Allemagne. Qu'ils aillent trouver de l'argent ailleurs ces Grecs qui ne trichent et veulent que les autres payent pour eux.
Je préfère payer 1000euros aujourd'hui pour qu'ils partent plutôt que 2000 pour qu'ils restent et en redemandent 2000 dans un an...
Qu'ils partent et qu'ils se débrouillent entre eux pour récupérer l'argent qu'ils ont bien camouflé.
Réponse de le 16/02/2015 à 22:41 :
félicitations pour la finesse de l'analyse! Vous avez compris bien partiellement la situation: lisez justement l'article de M. Godin sur l'absence de "l'axe du sud" pour enrichir vos sources.
Réponse de le 16/02/2015 à 22:56 :
BRAVO !
Réponse de le 17/02/2015 à 5:02 :
Quand je voit vos commentaire se sera un plaisir de voir la france tiers monde , y passer aprés la Gréce on verra si tu dira pareil. L euro appartient a la Gréce aussi. Plutôt que de raconter des conneries monumental ouvre un livre. A titre d info la bce va sortir un QE pour que la France qui n a de grand que ses rater dans la politique , qui a une dette qui ne cesse d augmenter emprunte à moins d 1% la Grece emprunte entre 9 et 10% .Vous arriver à comprendre comment on peut aider la Gréce. A non vu que dans la démocratie française l avis du peuple ne compte pas . Encore une fois la question est de donner moins d intérêt au banque et de créer un emprunt a 3 % pour la Grèce et tout le monde est comptant.
Réponse de le 17/02/2015 à 8:21 :
Les prêts de l'Europe à la Grèce sont à 2.5% déjà. Ou avez vous vu ce 3%?
a écrit le 16/02/2015 à 22:08 :
M. Godin, merci pour vos analyses qui se détachent du mainstream.
La question est: dans un contexte géopolitique très tendu (Ucraine, Egypte, Lybie) peut l'Allemagne se permettre un caprice idéologique contre la Grèce? Dans un contexte macroéconomique qui dément toutes les hypothèse de référence du néolibéralisme (Excelgate sur Rehinardt et Rogoff; aveu d'analyses erronées de la part de M. Blanchard; QE de la part de la BCE; Taux directeur négatif en Suède) vaut il la peine de fragiliser l'euro alors que la seule piste de sortie est celle d'une politique de liquidités très volontariste (voir la BOJ et la récente inversion de tendance de l'économie japonaise)? M. Schauble pense vraiment que l'austérité expansive soit encore défendable?
J'ai l'impression que la classe dirigeante allemande se montre encore une fois -l'histoire ne se roule pas comme un tapis- incapable d'être hégémonique. Dominatrice, oui, en imposant des rapports de force. Mais hégémonique -au sens de créer un consensus politico-économique sur sa vision du monde, jamais jusqu'à présent.
a écrit le 16/02/2015 à 22:08 :
Le seul qui était optimiste avant la réunion de l'eurogroupe c'était qui? Sapin!
Personne ne parle de lui, mais il n'a toujours rien compris: la France suit la Grèce de loin, oui de loin mais à un rythme constant; bravo M Sapin! 2015 sera une bien mauvaise année pour les finances publiques dont les dépenses ont si bravement soutenu le PIB (+1,9%) en 2014 (+ 2 % en 2013) Oublions le petit déficit de -4,4% du PIB...Et les finances privées des français vont bien souffrir, BOUH!
a écrit le 16/02/2015 à 22:01 :
Tout ne semble pas etre compris de la meme facon en Grece. En effet, sur la chaine SKAI, apres les conferences de presse, il semblerait que le mot est: il y a espoir de.... Je ne comprend donc pas pourquoi les positions sont irréconciliables.
Réponse de le 16/02/2015 à 22:59 :
Rien a croire, les Grecs ments comme ils respire, je suis une parmis eux et je le connais bien.....................
Réponse de le 16/02/2015 à 23:00 :
Hier Mr Godin nous expliquait pourquoi et comment la Gréce allait imposer son point de vue aux membres de l'UE .Ceux ne lisent donc pas notre excellent "économiste "??

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :