Pas de surprise pour l'élection des présidents de conseils régionaux, presque tous à gauche

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(Crédits : © 2009 Thomson Reuters)
Cinq jours après le second tour des élections régionales, les nouveaux élus ont choisi leurs présidents, sans surprise presque tous à gauche, à l'exception de l'Alsace, la Réunion et la Guyane. La gauche entend bien utiliser les régions qu'elle détient pour gêner le gouvernement.

Pas de bouleversement ni de surprise pour l'élection, jeudi et vendredi, des présidents des conseils régionaux issus des dernières élections des 14 et 21 mars. La continuité a prévalu et seuls cinq nouveaux font leur arrivée dans le club des vingt-six présidents de région qui ne comporte que deux femmes, les socialistes Ségolène Royal (Poitou-Charentes) et Marie-Guite Dufay (Franche-Comté), toutes deux réélues.

En métropole, Philippe Richert (UMP), successeur d'Adrien Zeller, a gardé l'Alsace dans le giron de la droite. Le communiste Dominique Bucchini est devenu jeudi président de l'Assemblée de Corse, jusqu'à présent dirigée par la droite, tandis que Paul Giacobbi (PRG) a été élu président de l'exécutif. En juin dernier, Paul Giacobbi était pourtant donné comme potentiel ministre d'ouverture dans le gouvernement Fillon V, après les élections européennes gagnées par l'UMP. 

Outre-mer, les UMP Didier Robert à la Réunion, et Rodolphe Alexandre en Guyane, et le divers gauche Serge Letchimy à la Martinique, ont aussi été élus pour la première fois.

Sitôt réélus, les présidents de gauche ont attaqué le gouvernement en réclamant l'abandon de la réforme territoriale. "Nous, présidents de région, demandons au gouvernement de renoncer immédiatement au projet de réforme des collectivités locales qu'il veut faire adopter à marche forcée au parlement", ont-ils écrit dans une déclaration commune. Le président DVG de Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, en délicatesse pour l'heure avec le PS, n'a pas été associé à cette démarche.

Ils ont demandé également le retrait du projet de loi du Grand Paris et souhaite que le gouvernement lie toute évolution institutionnelle en outre-mer "à une demande préalable" des élus de ces territoires. Ils ont aussi exigé "une nouvelle étape de la décentralisation", avec "les moyens institutionnels et financiers de leur développement".

"Faute d'obtenir satisfaction", ont-ils menacé, les régions "n'auront d'autre choix que de remettre en cause certains de leurs engagements envers l'Etat" qui ne portent pas sur leurs compétences obligatoires, comme le Plan Campus sur les universités, les routes nationales ou le développement du TGV et des lignes à grande vitesse.

Par ailleurs, l'union de la gauche et des Verts a connu ses premiers craquements. Faute d'accord sur certains points du programme de gestion dans les régions où l'opposition est majoritaire, le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon, allié du PCF dans le cadre du Front de gauche, a annoncé vendredi que ses élus "ne participeront pas" aux exécutifs régionaux. "Dans le Limousin et le Nord-Pas-de-Calais, les élus du PCF ont pris une décision identique", affirme également le Parti de gauche.

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Commentaires
a écrit le 29/03/2010 à 4:51 :
PITIE POUR NOS IMPOTS ... REGIONAUX... ca va nous coûter TRES CHER !!!

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