Procès Chirac : un témoin évoque Nicolas Sarkozy

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Le nom de Nicolas Sarkozy a été prononcé ce jeudi au procès de Jacques Chirac quand a été évoquée une association visée par les poursuites et que l'actuel président français dirigeait entre 1991 et 1994.

L'actuel chef de l'Etat, à l'époque maire de Neuilly et proche de Jacques Chirac, était secrétaire général de cette association, appelée "Réussir l'an 2000", a déclaré le président du tribunal, Dominique Pauthe, à l'audience. L'association avait pour objectif, selon les conclusions de l'instruction, de préparer les élections législatives de 1993 et la présidentielle de 1995 pour Jacques Chirac mais elle fonctionnait avec des "chargés de mission" payés par la Ville de Paris, donc par des fonds publics.

Les salaires et charges de cinq personnes, pour un montant d'environ 400.000 euros, sont donc retenus comme détournement de fonds publics à charge de Jacques Chirac, jugé mais absent de l'audience pour raisons médicales.

Entendu comme témoin à la barre, un des anciens "chargés de mission" de Réussir l'an 2000, Hugues de La Rocque, a déclaré : "le seul élu qui y venait, c'était Nicolas Sarkozy". Le parquet et la défense de Jacques Chirac ne lui ont pas posé de questions.

Interrogé hors audience par les journalistes, Hugues de La Rocque a déclaré que Nicolas Sarkozy avait "un bureau de passage" au siège de Réussir l'an 2000, situé au 174 boulevard Saint-Germain, et y effectuait diverses tâches. L'instruction a montré que c'est Nicolas Sarkozy qui avait trouvé les locaux du boulevard Saint-Germain et apporté les premiers fonds à l'association, des chèques de grandes entreprises, alors légaux pour les partis politiques.

Interrogé à l'instruction sur la place de Nicolas Sarkozy à Réussir l'an 2000, Jacques Chirac a répondu, selon une déposition lue à l'audience : "je n'ai pas le souvenir de la composition du bureau de l'association. Elle devait être animée par des hommes et des femmes de bonne volonté".

Nicolas Sarkozy n'est plus venu à partir de 1993, quand il est devenu ministre du Budget. Hugues de La Rocque a expliqué que c'est Michel Roussin, directeur de cabinet de Jacques Chirac, qui lui avait signé son contrat de travail avec la Ville. Pour la première fois depuis le début du procès mardi, ce dernier a alors clairement mis en cause Jacques Chirac. "Je ne suis pas une agence d'emploi au sein de la mairie de Paris", a-t-il dit à la barre.

Prié de dire qui lui avait demandé de recruter et donc de rémunérer sur fonds publics Hugues de La Rocque, il a répondu : "le maire de Paris".

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Commentaires
a écrit le 15/12/2011 à 16:56 :
On traque les braqueurs, les dealers etc... qu'en n'est il de nos politiques en col blanc !
a écrit le 15/12/2011 à 16:54 :
Un deuxième président !


Il faut construire la prison de l' Élisée !
a écrit le 12/09/2011 à 15:23 :
Il est certain que ce Sarkozy a été depuis le début de sa carrière un obsédé du Pouvoir et que pour parvenir au Sommet, tous les coups et toutes les combines étaient permis. Avec Pasqua, Balladur et Chirac, il avait des maîtres comme exemples. Il fallait obtenir de l'argent et des soutiens. A sa sortie de l'Elysée, sa limousine doit l'emmener directement à la Santé pour qu'il réponde du mal qu'il a fait à la France. On pourrait même demander à Mme Joly si elle n'est pas élue de reprendre du service et mener l'instruction. Pauvre France! Jean-Claude Meslin
Réponse de le 19/09/2011 à 9:06 :
Tout a fait d'accord avec ce commentaire. Heureusement que dans les collectivités de proximité ce n'est pas aussi répandu qu'au niveau national.
Réponse de le 15/12/2011 à 18:27 :
Entièrement d'accord avec vous! Mais les preuves resteront-elles intactes quand on sait le poids de la main mise sarkozyste sur tout!

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