Vodafone possède 67,06% de Mannesmann

Le groupe britannique Vodafone AirTouch a reçu hier soir 67,06% d'acceptation de son offre d'échanges sur le groupe allemand Mannesmann, annonce-t-il ce matin. Le niveau d'acceptation avait passé la barre des 50% dès mercredi pour atteindre 60%. Le groupe va maintenant émettre la première tranche d'actions nouvelles destinées aux actionnaires de Mannesmann. Après la clôture de la bourse de Londres, le poids de Vodafone dans l'indice Footsie sera ajusté en conséquence. D'autres ajustements auront lieu ultérieurement au fur et à mesure que Vodafone émettra de nouvelles actions pour distribution aux actionnaires de Mannesmann. Le groupe britannique, dont l'offre reste ouverte jusqu'au 17 février, a obtenu la semaine dernière la recommandation de Mannesmann pour son offre de quelque 170 milliards d'euros par échange d'actions, la plus grosse jamais lancée. Et conséquence logique de l'échec de son bras de fer avec le britannique Vodafone AirTouch, Klaus Esser, le président du directoire du conglomérat allemand Mannesmann, devra quitter son entreprise en échange quelque 30,68 millions d'euros. Il est déjà prévu qu'il quitte la firme fusionnée après le placement en bourse des activités construction mécanique et pièces détachées automobiles de Mannesmann, moins rentables que les télécoms. Cette opération devrait avoir lieu cet été. A son départ, M. Esser récoltera une prime de 15,9 millions d'euros, détaille même le magazine allemand Manager dans son édition en ligne. En plus, il recevra tous ses salaires ainsi que diverses primes, prévus par son contrat avec Mannesmann, qui arrive à échéance fin juin 2004. De son côté, la Commission européenne, qui a reçu mardi des "engagements" du groupe britannique au sujet de sa fusion avec l'allemand Mannesmann, va maintenant étudier le dossier avant de rendre sa décision, attendue le 28 février. Depuis le 14 janvier, les services de la concurrence de la Commission européenne sont à l'origine d'une enquête préliminaire pour détecter "un certain chevauchement d'activités" de Vodafone et Mannesmann sur le marché européen des télécommunications. Ce n'est donc qu'après la fin de son enquête préliminaire que la Commission donnera le 28 février un avis sur l'opération, notamment si elle "soulève ou non des doutes quant à sa compatibilité avec les règles du marché européen". Les services de Mario Monti, commissaire européen à la concurrence, décideront alors soit d'approuver l'opération, soit d'ouvrir une enquête approfondie qui durera 4 mois.

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