Faurecia : L'effet Sommer Allibert compensé par la perspective d'une faible rentabilité en 2000

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L'appréciaton du titre Faurecia n'aura pas duré. Après s'être adjugé 6,7% à 45,7 euros en clôture hier, le titre a plongé dés le milieu de la matinée pour clôturer à 43,3 euros.Faurecia a pourtant publié hier soir de bons résultats pour le premier semestre 2000. Le chiffre d'affaires de l'équipementier, qui s'élève à 2,89 milliards d'euros, enregistre une hausse de 17,7%.Pour le deuxième trimestre, le CA du groupe atteint 1,46 milliards d'euros, soit une hausse de 13,4%, précise la société. L'activité des systèmes d'échappement en augmentation de 36,2% du CA est la plus dynamique.En début de matinée, les investisseurs ont réagi positivement à la publication de ces résultats, le titre s'adjugeant 2,63% à 46,9 euros vers 10h30, avant de connaître une baisse à 44,6 euros peu après."Faurecia craint en effet que la rentabilité de l'année 2000 ne soit pas au rendez-vous. Le groupe commence à communiquer à ce sujet, ce qui explique la baisse du titre en milieu de matinée", explique un anayste.Faurecia pâtit en effet de la mauvaise conjoncture frappant les équipementiers automobiles et dont la cause principale est la forte pression exercée par les constructeurs automobiles sur les prix de vente et les délais d'approvisionnement. Entre le début septembre et la mi-mars, le cours de Faurecia a ainsi chuté de plus de 45% à 36 euros.Pourtant, le titre Faurecia s'est apprécié de plus de 6% hier suite aux rumeurs évoquant la cession du groupe d'équipement auto et de revêtements de sol, Sommer-Allibert, à un équipementier automobile.Depuis plusieurs mois, Faurecia envisageait un rapprochement avec Sommer-Allibert. Or, hier l'équipementier s'est désengagé de l'offre qu'il considère trop peu généreuse et a laissé la place au français Valeo et au canadien Magna, désormais favoris."Tant que Faurecia envisageait sérieusement le rachat de Sommer-Allibert, le titre du groupe chutait, les investisseurs préférant investir sur la "proie" plutôt que sur le "prédateur". L'abandon de Faurecia hier a donc rassuré les investisseurs et le titre s'est apprécié", précise un analyste.L'an dernier, l'équipementier français, né de la fusion entre Ecia et Bertrand Faure et détenu à 55,2 % par le groupe PSA avait vu son résultat net s'accroître de 80,7 % à 56,2 millions d'euros, sous l'effet de la croissance du chiffre d'affaires (+ 8,2 % à 4,26 milliards d'euros) et d'une baisse " significative " des prix d'achat.Fin mars dernier, la société investissait 35,8 millions d'euros dans l'acquisition de deux nouvelles usines dans le Haut-Rhin et dans le Doubs destinées à fournir Peugeot Mulhouse et Peugeot Sochaux en sièges à partir du premier trimestre 2000.

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