Chemunex : L’arrivée à l’équilibre de nouveau d’actualité

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La sécurité alimentaire, nouvel eldorado des investisseurs ? Listériose, vache folle, dioxine, l'accumulation des scandales attire de plus en plus l'attention des investisseurs vers les seules véhicules cotés susceptibles de profiter de l'essor des moyens de détection des infections microbiennes. En ligne de mire, Chemunex, société introduite sur le Nouveau marché en juin 1998 et cotée sur le marché des valeurs de croissance européennes, Easdaq. Avec ses machines ChemScan et D-Count, la société propose des procédés ultrasensibles de détection des contaminations. L'intérêt comparatifs de ces produits sur les gammes existantes ? La rapidité de leur utilisation, potentiel gain de temps et, donc, de trésorerie pour la clientèle finale.Après une chute de près de 80 % à 0,5 euro au cours de ses premiers mois de cotation, la valeur a récemment rebondi pour enregistrer un gain de près de 700 % à 4,5 euros ces six dernières semaines, parallèlement à une explosion des volumes. Et même si le titre a subi, lundi, quelques prises de bénéfices, son évolution reste largement favorable. A telle enseigne que la valeur se paye désormais plus de vingt fois le chiffre d'affaires attendu au cours de l'exercice présent.En plus de l'effervescence sectorielle consécutive aux scandales alimentaires, la valeur bénéficie de perspectives d'activité et, surtout, de rentabilité encourageantes. De quoi réduire le scepticisme des marchés sur la viabilité de la société. C'est ce que les investisseurs ont retenu de l'annonce, au milieu du mois de février, d'une progression de 60 % à 3,8 millions d'euros du chiffre d'affaires au cours du premier semestre de son année fiscale, clos fin décembre. En substance, les procédés de la société recueillent enfin les suffrages de la clientèle. D'où les perspectives de montée en cadence des ventes et la dissipation des incertitudes sur le calendrier d'arrivée à l'équilibre de l'entreprise, structurellement déficitaire pendant ses premières années d'existence." A l'occasion de réunions publiques, des utilisateurs se sont félicités de l'intérêt du D-Count pour l'amélioration globale de la qualité de leur processus de fabrication et de leurs produits, ainsi que pour la réduction des coûts d'inventaire et des pertes de matière première ", se réjouit Louis Foissac, Pdg de Chemunex. Une perspective encourageante pour le groupe, dont les dépenses en recherche et développement ont déjà absorbé la majeure partie des fonds levés en 1998, tout en grevant la rentabilité. En dépit d'un accueil favorable des clients dans des secteurs aussi divers que la cosmétologie, l'industrie et les eaux minérales et d'une marge brute de 48,3 % au cours des six derniers mois de 1999, contre 46,3 % au cours de la période équivalente en 1998, la société a affiché une perte nette de 15,4 millions d'euros au premier semestre de l'année fiscal, soit l'équivalent de 62 % du chiffre d'affaires sur la période. On comprend dès lors la sensibilité des investisseurs à toute amélioration des perspectives d'activité.

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