Gaz et Eaux se rebaptise Azéo et affiche sa sérénité face aux attaques d'UBS Warburg

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La banque UBS Warburg, actionnaire et détentrice de 7,34% des droits de vote de Gaz et Eaux, rebaptisé Azéo, un des holdings de Lazard, a brandi la menace d'une offre publique lors de l'assemblée générale des actionnaires, mais les dirigeants, confortés par le soutien quasi-unanime des votants, disent rester sereins."Si dans un délai de trois mois, le 16 septembre, le conseil (d'aministration d'Azéo) n'a fait aucune proposition, seriez-vous prêts à autoriser un acquéreur éventuel à effectuer les vérifications d'usage (due diligence) dans le but de faire une offre publique d'achat ou d'échange plus proche de l'actif net réévalué?", a demandé lors de l'assemblée l'avocat d'UBS Warburg Thierry Cotty. La banque avait auparavant déposé une résolution demandant notamment que le conseil d'administration d'Azéo "adopte une stratégie claire et cohérente" pour remédier à ce problème et posé huit questions écrites. Mais la résolution a été rejetée à 99,90% par les actionnaires, dont les représentants d'UBS Warburg eux-mêmes, qui ont "par erreur" également voté contre. La banque estime qu'une des solutions pour réduire rapidement le niveau de cette décote pourrait être une fusion des trois holdings de Lazard (Gaz et Eaux, Eurafrance, et Immobilière Marseillaise). "Si la décote ne diminue pas, nous trouverons un acquéreur qui pourrait être Warburg lui-même", a indiqué Thierry Cotty. Fort du soutien massif des actionnaires, le président de Gaz et Eaux, Bruno Roger, longuement applaudi, s'est déclaré "serein", au vu des très bons résultats de la holding et d'une décote qui a déjà fortement fondu (49% au printemps 99 contre 29% "il y a huit jours", a-t-il précisé). Une offre publique sur la holding aurait peu de chances d'aboutir puisque 51% des droits de vote d'Azéo sont aux mains d'Eurafrance (autre holding de Lazard).L'an dernier, Warburg avait déjà tenté de faire pression sur une autre holding, la CGIP, présidée par Ernest-Antoine Seillière, dont la banque détient 10%, pour obtenir une fusion avec la holding-mère Marine Wendel. L'affaire a tourné court car Warburg n'était finalement pas venu à l'AG de la CGIP, et n'avait pas non plus fait parvenir ses pouvoirs.

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